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Elections fédérales 2019

Les moins de 30 ans veulent aller plus vite, plus loin

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Les moins de 30 ans sont la classe d'âge la plus nombreuse à tenter d'entrer au Parlement le 20 octobre prochain lors des élections fédérales. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Si les buts politiques sont les mêmes entre un parti et ses membres plus jeunes, ces derniers veulent emprunter des chemins plus rapides. Cet élan se manifeste aussi parmi les candidatures pour les élections fédérales: les moins de 30 ans y sont les plus nombreux.

« Je crois qu’il est intéressant pour chaque parti de montrer que les jeunes s’identifient à leurs idées », a rappelé mercredi le politologue Werner Seitz à Keystone-ATS. Et pour les jeunes, c’est un bon moyen d’acquérir de l’expérience. »

Reste que les chances d’être élus sont assez faibles, surtout s’ils se présentent sur des listes de jeunes, poursuit le politologue. Les choses sont différentes s’ils sont placés sur les listes du parti: Cédric Wermuth en 2011 et Fabian Molina en 2015, deux anciens présidents de la Jeunesse socialiste, avaient été élus de cette manière, à moins de 30 ans.

Les Jeunes UDC, dont 181 de moins de 30 ans essaieront d’entrer au Parlement dans un mois, ont invité la presse mercredi à Berne. Ils tiennent à se distinguer du parti à l’orée des Fédérales sur plusieurs dossiers. L’explosion des coûts de la santé et l’AVS sont des thèmes prioritaires pour eux, ont-ils dit et estiment que le parti n’a pas suffisamment avancé sur ces dossiers.

Concernant le milliard de cohésion, ils préféreraient que la Suisse verse cet argent dans le fonds AVS plutôt qu’à l’UE: il ne suffit pas d’élever l’âge de la retraite, estiment-ils. Côté santé, ils préconisent une déduction intégrale des primes d’assurance maladie.

Les Jeunes UDC font aussi pression sur le parti pour imposer leur agenda. Ils jugent par exemple que le lobbyisme est trop présent, au sein de la commission de la santé notamment.

Pour les Fédérales 2019, c’est le PS qui lance le plus grand nombre de candidats de moins de 30 ans (255) Les points de convergence entre le PS et sa jeunesse (JS) sont largement majoritaires, a souligné Gaël Bourgeois, porte-parole du PS. Comme divergence, celui-ci voit tout au plus une volonté pour les jeunes d’atteindre plus vite ou par des mesures plus marquées des objectifs identiques.

Pour la politique climatique, la JS aimerait réduire plus rapidement l’empreinte CO2 et diverge sur certaines mesures à prendre. Si on prend la réduction du temps de travail, le volume de la réduction est plus marqué côté JS, même si l’objectif visant à réduire le nombre d’heures hebdomadaires est le même.

L’opposition a été plus marquée lors de la votation sur la réforme fiscale et le financement de l’AVS (RFFA). Sur ce sujet, des recommandations de vote opposées étaient données.

PS et PLR misent sur les jeunes

Après les socialistes, c’est le PLR qui propose le plus grand nombre de politiciens en herbe de moins de 30 ans le 20 octobre prochain, 217 d’après une analyse de Keystone-ATS sur la base de données fournies par l’Office fédéral de la statistique. En plus le PLR compte 27 jeunes de moins de 30 sur ses propres listes.

Les Jeunes libéraux-radicaux et le PLR tirent aussi à la même corde. Ils disent ainsi oui aux accords bilatéraux, oui au mariage pour tous, mais non au quota de genres, a indiqué Maja Freiermuth, secrétaire générale des Jeunes PLR.

Les points de divergence ne manquent pourtant pas. Cela touche par exemple le référendum financier au niveau fédéral, soutenu par les plus jeunes. Ils réclament également la légalisation des drogues douces et la levée de l’interdiction des centrales nucléaires, ce qui ne plaît pas à leurs aînés.

Chez les Verts, le parti souhaite encourager l’achat de voitures électriques, via un système de bonus. Les Jeunes Vert-e-s, avec 200 jeunes de moins de 30 ans en lice le 20 octobre, sont plus critiques face au transport individuel.

Ils défendent les transports publics, a expliqué Kevin Morisod, co-président des Jeunes Vert-e-s Suisse. Toujours à ce chapitre, les jeunes écologistes sont favorables à ce que le prix des billets de transports soit lié au revenu.

Enfin ces derniers se sont opposés à la nouvelle révision de la loi sur l’asile. Les Jeunes Vert-e-s jugent le compromis de la nouvelle loi insatisfaisant bien qu’ils soient conscients de l’intérêt tant pour les requérants que pour l’Etat d’accélérer les procédures d’asile afin d’éviter de laisser des personnes trop longtemps dans l’incertitude.

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Résultats entérinés à Fribourg, le PDC perd son siège aux Etats

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Beat Vonlanthen a été battu de 138 voix par Johanna Gapany (archives). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le canton de Fribourg a validé définitivement lundi les résultats du second tour des élections au Conseil des Etats. Le socialiste sortant Christian Levrat est arrivé en tête devant la PLR Johanna Gapany, qui éjecte le PDC Beat Vonlanthen.

« Les résultats ont été contrôlés, corrigés et validés », a indiqué la chancelière de l’Etat de Fribourg, Danielle Gagnaux-Morel, lors d’une conférence de presse lundi à Fribourg. Celle-ci intervient au lendemain du 2e tour de l’élection au Conseil des Etats, qui a connu un problème informatique retardant de plusieurs heures l’annonce des résultats.

Le président du PS a récolté 38’372 suffrages et Mme Gapany 31’129. Elle devance M. Vonlanthen de 138 voix. La différence de 20 voix par rapport aux résultats annoncés dimanche soir provient de deux liasses de bulletins, qui n’avaient pas été pris en compte à Morat.

L’erreur a été découverte au cours du comptage manuel, ordonné après la panne informatique, a-t-elle expliqué. Le taux de participation demeure inchangé à 37,1%.

« Aucun recomptage ne sera fait », a précisé la chancelière, la loi fribourgeoise ne le prévoyant pas. Les résultats sont « définitifs » et seront publiés dans la Feuille officielle vendredi. Le PDC, qui demandait un nouveau comptage des suffrages a été prévenu, a-t-elle ajouté. Des représentants du parti du centre-droit ont reçu des explications liées au problème informatique rencontré.

Celui-ci est « un effet collatéral entre la tenue des élections communales sans dépôt de listes et les élections fédérales », selon Mme Gagnaux-Morel. Il ne concernait pas le comptage des suffrages, mais la transmission des résultats, a-t-elle poursuivi. C’est la première fois en 30 scrutins qu’un incident est enregistré.

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Le duo rose-vert triomphe à Genève

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La Verte Lisa Mazzone et le socialiste Carlo Sommaruga entourés par leur partisan en Vieille-Ville à Genève à l'annonce de leur élection au Conseil des Etats. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La gauche genevoise conserve son monopole vert-rose au Conseil des Etats. L’écologiste Lisa Mazzone et le socialiste Carlo Sommaruga ont été élus dimanche lors du deuxième tour de l’élection laissant loin derrière les trois candidats de droite.

Partie unie, la gauche a logiquement gardé les deux sièges laissés vacants par Robert Cramer et Liliane Maury Pasquier. Déjà très largement en tête à l’issue du premier tour, les deux conseillers nationaux Lisa Mazzone, 31 ans, et Carlo Sommaruga, 60 ans, ont maintenu l’écart. La Verte termine loin devant avec 45’998 voix, suivie de Carlo Sommaruga (41’839 voix).

En affrontant une gauche unie, la droite divisée n’avait que peu de chances de passer l’épaule lors de ce scrutin majoritaire. Avec un taux de participation de 32,81%, soit moins que les 39,01% du premier tour, le regain de mobilisation espéré par l’Entente n’a pas eu lieu. Le conseiller national sortant PLR Hugues Hiltpold termine ainsi troisième avec 27’297 voix. Cet échec interrompt sa carrière politique.

Faible mobilisation

Déçu, Hugues Hiltpold déplore le manque de mobilisation de l’électorat de droite. En cause notamment, selon lui, les affaires qui ont ébranlé la droite. Il a constaté de nombreuses réactions à ce sujet lors de sa campagne. Il faudra peut-être miser à l’avenir sur une candidature unique de la droite, comme les Vaudois, a-t-il ajouté.

Selon le président du PLR Genève, Bertrand Reich, « il est clair que la désunion de la droite a joué un rôle important dans ce résultat. Nous ne pouvons que déplorer les conséquences, mais nous devons apprendre de nos erreurs pour le futur », a relevé M. Reich. Ces déclarations font écho à la volonté de l’Entente de maintenir un ticket à deux pour le deuxième tour alors que l’UDC partait seule.

Mission impossible

Cette stratégie n’a pas fonctionné, ouvrant même un boulevard à la gauche qui garde son hégémonie à la Chambre des cantons qui dure depuis douze ans. La colistière du PLR Hugues Hiltpold, la PDC Béatrice Hirsch, termine quatrième avec 22’960 voix. L’ancienne présidente du parti cantonal constate qu’il était impossible de contrer la vague verte.

Béatrice Hirsch a aussi certainement fait les frais des salves des jeunes PLR et UDC qui avaient ouvertement demandé de voter pour Hugues Hiltpold et pour Céline Amaudruz, laissant la PDC sur le carreau. Un groupement d’entrepreneurs indépendants leur avait emboîté le pas. Enfin, le conseiller national PLR Christian Lüscher avait soutenu Hugues Hiltpold en ne mentionnant délibérément pas la PDC.

Score honorable

Au final, l’UDC Céline Amaudruz talonne la PDC avec 21’926 voix. La conseillère nationale estime que son score est honorable compte tenu de l’unique soutien du MCG. Elle se dit préoccupée pour l’avenir du canton en constatant que « ce sont les personnes les plus à gauche du Parlement » qui ont été élues dimanche. La conseillère nationale déplore aussi que ses appels pour un ticket commun avec le PLR n’aient pas été entendus.

Enfin, le candidat atypique Paul Aymon, dit le Prophète, ferme la marche avec 2529 voix. A noter qu’il a plus que doublé ses voix entre le premier et le second tour.

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Un oeil qui rit, un autre qui pleure pour Ada Marra

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La socialiste Ada Marra a expliqué sa défaite par une forte mobilisation de la droite, de l'UDC notamment. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La socialiste Ada Marra, arrivée en troisième position, a déclaré avoir un oeil qui rit et un oeil qui pleure. Elle a expliqué sa défaite par une forte mobilisation de la droite. La gauche restera cependant représentée au Conseil des Etats, note-t-elle.

La mobilisation de la gauche a été belle. « Malheureusement ça n’a pas suffi. Désolée si je vous ai déçus », a déclaré Ada Marra devant ses camarades de gauche, un sanglot dans la voix, une fois l’issue du scrutin connue.

Félicitant les vainqueurs, la conseillère nationale a dit « rester sans voix devant la remontade d’Olivier Français. La leçon à tirer, c’est que l’UDC s’est mobilisée en force », a-t-elle relevé. « La droite, que l’on croyait un peu affaiblie, est là. D’autres éléments entrent en ligne de compte: pour certains, deux femmes c’est trop », a ajouté la Lausannoise.

Quant à être devancée par la candidate verte, la socialiste a dit « en prendre acte. Il n’y a pas eu de biffage. L’élément de gauche actuellement dans le canton, c’est les Verts. Les Vaudois ont davantage fait confiance à Adèle qu’à moi ».

Ada Marra va poursuivre son combat au Conseil national. « Les dossiers de l’AVS, de la santé ne seront pas représentés au Conseil des Etats. Il ne faut pas les oublier. »

« Il y a forcément un peu de tristesse », a ajouté la présidente du parti socialiste cantonal Jessica Jaccoud. L’électorat a préféré l’équilibre gauche-droite. Il a aussi voulu donner un signal fort sur la question du climat. La vague verte a perduré, a-t-elle constaté.

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Olivier Français et Adèle Thorens élus aux Etats, le PS éjecté

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Les Vaudois ont voté dimanche pour un équilibre gauche droite en élisant le PLR Olivier Français et la Verte Thorens au Conseil des Etats. (KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Olivier Français et Adèle Thorens représenteront les Vaudois au Conseil des Etats à Berne. Le PLR et la Verte ont été élus ce dimanche lors du 2ème tour de l’élection à la chambre des cantons. Ada Marra termine 3ème.

L’ancien municipal lausannois et conseiller aux Etats sortant, Olivier Français, a cartonné dans les urnes. Il a renouvelé son exploit de 2015. Troisième au premier tour le 20 octobre, il est parvenu à renverser la vapeur pour le second. Il termine avec 3’000 voix d’avance sur Adèle Thorens et, surtout, avec 10’000 suffrages de plus que la socialiste Ada Marra.

Réaction du PLR Olivier Français :

Olivier Français
Conseiller aux Etats réélu, PLR
Olivier Français Conseiller aux Etats réélu, PLR

Déjà Conseillère nationale, la Verte Adèle Thorens siègera donc à la chambre haute lors de la prochaine législature. Elle a terminé en 2ème position ce dimanche.

Réaction d’Adèle Thorens :

Adèle Thorens
Conseillère aux Etats élue, Les Verts
Adèle Thorens Conseillère aux Etats élue, Les Verts

Malgré son alliance avec les Verts, la candidate du PS n’est pas parvenue à conserver le siège de son parti aux Etats. Ada Marra termine 3ème et dernière de ce second tour dans le canton de Vaud.

Le PS vaudois, jusqu’ici représenté par Géraldine Savary, est donc éjecté de la Chambre des cantons.

Une désillusion et une déception, évidemment, pour Ada Marra :

Ada Marra
Candidate au Conseil des Etats, PS
Ada Marra Candidate au Conseil des Etats, PS

Le PLR Olivier Français conserve son fauteuil. Il sera accompagné de la Verte Adèle Thorens pour la prochaine législature.

Notez encore que la participation pour ce second tour s’est élevée à 37,59% dans le canton de Vaud.

 

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Match à trois au 2e tour des Etats dans le canton de Vaud

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Olivier Français est seul face au duo rose-vert composé d'Ada Marra et d'Adèle Thorens pour le 2e tour au Conseil des Etats. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le suspense devrait être de mise dimanche pour le second tour au Conseil des Etats dans le canton de Vaud. Arrivées en tête le 20 octobre, la Verte Adèle Thorens et la socialiste Ada Marra tenteront de résister à un retour du PLR d’Olivier Français.

Le conseiller aux Etats sortant s’est placé en troisième position (29,23%) à l’issue du premier tour, derrière le ticket de gauche composé d’Adèle Thorens (39,90%) et d’Ada Marra (39,66%). Olivier Français s’était déjà retrouvé dans cette situation lors des précédentes élections fédérales de 2015, ce qui ne l’avait pas empêché de refaire son retard au deuxième tour et, à la surprise générale, d’évincer Luc Recordon.

L’écart à combler s’avère toutefois plus important cette année: il a terminé à près de 19’000 voix d’Ada Marra, alors que son retard s’élevait à environ 14’000 suffrages au premier tour en 2015.

Pour rempiler à Berne, Olivier Français doit s’en remettre à une forte mobilisation à droite, notamment du côté de l’UDC. Contrairement à 2015 lorsqu’ils avaient laissé la liberté de vote, les démocrates du centre ont décidé de soutenir la candidature du PLR pour faire barrière à la gauche. Cette décision n’a toutefois pas été du goût de tous au sein du parti, et il n’est pas certain que les électeurs de l’UDC votent en masse pour Olivier Français.

Coup de crayon

Pour ses deux adversaires, la principale incertitude concerne le renouvellement du vote compact de la gauche. Adèle Thorens ayant réalisé un meilleur score qu’Ada Marra au premier tour, il n’est pas impossible que certains électeurs socialistes biffent le nom de l’écologiste pour préserver leur candidate, et vice versa. Il sera également intéressant de voir si l’élan vert se confirme pour un second tour qui comporte moins d’enjeux.

Autre élément à tenir en compte, le comportement des électeurs des Vert’libéraux. Le parti a rendu l’équation encore plus complexe en appelant à voter pour Olivier Français et Adèle Thorens.

Si Ada Marra et Adèle Thorens l’emportent dimanche, le canton de Vaud serait pour la première fois représenté par deux femmes à la Chambre haute. Il retrouverait un duo rose-vert au Conseil des Etats, comme cela avait été le cas de 2007 à 2015 avec Géraldine Savary et Luc Recordon. Pour Olivier Français, cela marquerait la fin d’une carrière: l’ingénieur de 64 ans a affirmé, au soir du 20 octobre, qu’il quitterait la politique en cas de non-réélection.

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