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Suisse

Forte hausse des ventes de produits phytosanitaires en 2021

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Les ventes de produits phytosanitaires ont fortement augmenté en 2021, en raison des fortes pluies qui ont favorisé les maladies (photo d'illustration). (© Markus Zeh)

Quelque 2259 tonnes de produits phytosanitaires ont été vendues en Suisse en 2021. C'est 329 tonnes ou 17% de plus qu'en 2020. La faute aux fortes précipitations qui ont favorisé la prolifération de maladies par exemple dans la viticulture ou l'arboriculture.

Pour sauver certaines récoltes, les exploitants ont fait davantage de traitements, indique lundi l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG). La hausse concerne surtout les produits phytosanitaires autorisés dans l'agriculture biologique. Elle a atteint 1233 tonnes de substance active, soit une augmentation de 36% depuis 2020.

La quantité de produits phytosanitaires utilisés dans l'agriculture biologique dépasse désormais celle utilisée dans l'agriculture conventionnelle. Dans ce secteur, les agriculteurs ont acheté environ 1025 tonnes, ce qui représente une augmentation de 0,35% par rapport à l'année précédente.

Changement de pratique

L'OFAG explique cette évolution par un changement de pratique. Beaucoup d'agriculteurs se sont tournés vers des produits utilisés dans l'agriculture biologique, ce qui explique la croissance des ventes, détaille Florie Marion, porte-parole à l'OFAG, à Keystone-ATS.

Ainsi, les quantités de fongicides enregistrent une augmentation de 187 tonnes par rapport à 2020. Le soufre, le cuivre et le bicarbonate de potassium représentent à eux trois une augmentation de 170 tonnes. Ces trois produits sont autorisés en agriculture biologique.

On observe également une augmentation des ventes de l'huile de paraffine (+154 tonnes), un insecticide admis en agriculture biologique qui a servi de substitution à l'insecticide chlorpyrifos dont l’utilisation a été interdite en 2020.

De moins en moins de glyphosate

Quant aux herbicides, le recul des quantités commercialisées se poursuit avec une réduction de 18 tonnes par rapport à 2020 à 481 tonnes (-3,7% par rapport à 2020). Les ventes de glyphosate ont poursuivi leur baisse. Elles se sont établies à 105 tonnes en 2021, contre 119 un an plus tôt. Elles atteignaient encore 341 tonnes en 2008.

En 2021, le Parlement a adopté un objectif de réduction de 50% des risques liés à l'utilisation des pesticides pour les eaux de surface, les eaux souterraines et les biotopes d'ici 2027 par rapport à la moyenne de 2012 à 2015.

La nette réduction de l’utilisation des produits présentant un risque de contamination des eaux souterraines a déjà permis de réduire de moitié ce risque depuis les années de référence 2012-2015. La tendance est également à la baisse concernant le risque pour les eaux de surface. Dès le 1er janvier 2023, de nouvelles mesures seront introduites pour protéger les eaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Addiction Suisse pour l'interdiction des ventes nocturnes d'alcool

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Boissons alcoolisées en vente dans un magasin (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

La Fondation Addiction Suisse réclame l'interdiction dans tout le pays de la vente d'alcool dans les magasins durant la nuit. Elle met en exergue les bons résultats obtenus avec cette mesure dans les cantons de Genève et Vaud.

Depuis qu'ils ont interdit la vente nocturne de boissons alcoolisées à l'emporter en magasin, Genève et Vaud observent une baisse de 30% des hospitalisations pour intoxication à l'alcool, relève la fondation dans son "panorama suisse des addictions 2023", publié mardi. Le recul est particulièrement fort chez les jeunes.

A Genève, la mesure est en vigueur depuis 2005 et porte sur la tranche horaire de 21h00 à 07h00. Pour Vaud, elle est valable depuis 2015 de 21h00 à 06h00, à l'exception du vin.

Addiction Suisse réitère aujourd'hui son appel pour que l'interdiction de vente nocturne soit généralisée. Elle réclame aussi une hausse générale des prix des boissons alcoolisées et des cigarettes électroniques jetables (puff bars) en vogue chez les jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Travail à temps partiel: les rôles traditionnels ont la peau dure

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Un sondage vient conforter les stéréotypes, qui ont la peau dure. (© KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Selon un sondage sur le travail à temps partiel, une majorité des personnes interrogées est encore attachée au rôle de l'homme comme pourvoyeur principal de la famille. A gauche, on préfère une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Pour les personnes interrogées, le taux de travail idéal pour un père qui a des enfants scolarisés est de 80%, peut-on lire lundi dans le sondage de l'institut privé Sotomo. Pour les mères, le pourcentage idéal est de 60% aux yeux des femmes interrogées. Les hommes le situent eux à 50%.

Répartition égalitaire du travail rémunéré

Les personnes diplômées de l'enseignement supérieur, les jeunes, ainsi que les personnes plus proches des partis de gauche, préfèrent une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Dans la pratique, les mères d'enfants à charge travaillent en moyenne à 55%, les pères à 91%. Les couples et les parents proches des partis de gauche ne travaillent pas moins que ceux proches de l'UDC. De même, les personnes proches de l'UDC ont indiqué le taux d'occupation le plus bas (56%) dans le cas où elles seraient financièrement à l'abri du besoin.

Toutefois, sur cette question, les différences entre les camps politiques sont relativement faibles - en moyenne, les personnes interrogées souhaiteraient travailler trois jours par semaine si l'argent ne jouait aucun rôle.

Positions contradictoires

Dans l'ensemble, les auteurs de l'étude ont constaté chez les personnes interrogées "un champ de tensions considérable" concernant leur attitude vis-à-vis du travail à temps partiel. Ainsi, une majorité est d'avis qu'en raison de la pénurie de main-d'½uvre qualifiée, il faudrait en fait travailler davantage. De même, plus de deux tiers des personnes interrogées estiment "qu'en Suisse, nous travaillons trop".

Cette tension conduit à des revendications politiques apparemment contradictoires. Ainsi, les personnes interrogées sont majoritairement favorables à une place de crèche garantie pour tous et à un soutien financier des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants. "La population se prononce en faveur du soutien des familles, indépendamment de l'effet sur la participation au marché du travail", écrivaient les auteurs de l'étude.

Ces derniers interprètent également comme favorable aux familles le net oui à la semaine de quatre jours : environ deux tiers des personnes interrogées soutiennent une telle réduction de la semaine de travail régulière.

La pression sur les mères passe mal

Selon l'étude, l'exigence récemment accentuée de faire face à la pénurie croissante de main-d'½uvre qualifiée en augmentant le taux d'activité des mères a du mal à passer. Il s'agirait même du groupe que les personnes interrogées mettraient en dernier lieu à contribution.

En revanche, les personnes travaillant à temps partiel et sans enfant suscitent certaines réserves. Ainsi, près de 50% des sondés sont d'avis que les travailleurs à temps partiel sans enfant devraient augmenter leur taux d'occupation afin de contrecarrer la pénurie de main-d'½uvre qualifiée.

En outre, une nette majorité s'est prononcée pour que les travailleurs à temps partiel qui gagnent en réalité bien leur vie n'aient pas droit à des avantages, par exemple en ce qui concerne les frais de garderie ou les primes d'assurance maladie.

Dans le cadre de l'étude, plus de 2000 personnes ont été interrogées à la fin de l'an dernier. Les résultats sont représentatifs pour la population qui parle les langues nationales en Suisse alémanique et en Suisse romande.

L'étude a été réalisée par l'institut de recherche privé Sotomo en collaboration avec l'initiative geschlechtergerechter.ch. Cette organisation veut lancer un débat non dogmatique sur les questions de genre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Début des travaux d'extension du Muséum d'histoire naturelle

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Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse avec des collections comprenant plus de 15 millions de spécimens (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le chantier d'extension du Muséum d'histoire naturelle de Genève s'est ouvert lundi. Les travaux sont programmés de 2023 à 2027. Ils impliqueront la fermeture de l'institution au public durant toute l'année 2024, précise la Ville de Genève dans un communiqué.

Le chantier consiste en la construction d'une nouvelle aile qui sera consacrée à la conservation des immenses et riches collections du musée. L'institution compte aujourd'hui plus 15 millions de spécimens, référencés sur 30 kilomètres de rayonnages. Un nouvel aménagement pour les accueillir "était devenu indispensable".

Le transfert des collections dans la nouvelle aile impliquera une réorganisation partielle des bâtiments existants. L'accueil du public sera amélioré et un nouvel espace dédié aux expositions temporaires sera créé. A l'extérieur, le parvis sera rénové et le parc qui entoure le musée sera repensé.

Le muséum va aussi profiter du chantier pour s'engager dans la transition énergétique. Une centrale photovoltaïque verra le jour et les toitures seront végétalisées. Les besoins en chaleur du nouveau bâtiment seront entièrement assurés par des énergies renouvelables, indique la Ville de Genève.

L'année prochaine, quand le musée sera fermé aux visiteurs, l'institution organisera des activités hors les murs et offrira au public des rendez-vous en ligne. Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse et le musée le plus fréquenté de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Opération de secours de haute voltige dans les Alpes vaudoises

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Plusieurs tentatives de sauvetage par hélicoptère ont échoué. Les quatre skieurs-alpinistes en détresse ont finalement été secourus grâce à une opération terrestre (archive). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Quatre skieurs-alpinistes qui se trouvaient en mauvaise posture près de la pointe d'Aufalle, au-dessus d'Ovronnaz (VS) dans les Alpes vaudoises, ont été secourus dimanche lors d'une opération de haute voltige. Ils sont sains et saufs.

La centrale d'intervention de la Rega a été alertée vers 14 heures, afin de secourir le groupe qui était bloqué dans une paroi rocheuse. Plusieurs tentatives de les récupérer par hélicoptère ont d'abord échoué en raison du mauvais temps, raconte la Garde aérienne suisse de sauvetage dans un communiqué.

Le Secours alpin suisse (SAS) a alors pris le relais pour une intervention terrestre. La colonne de Villars (VD) du SAS a mobilisé huit spécialistes qui sont intervenus depuis le fond du vallon de Nant. Les sauveteurs ont été transportés près du lieu d'intervention en motoneige par une personne privée. Un paysan de montagne a lui mis à disposition un espace chauffé.

Comme il était impossible de communiquer par téléphone en raison de l'absence de réseau, deux secouristes sont restés dans la vallée pour relayer les messages radio jusqu'au quartier général du dispositif à Villars. Sur la barre rocheuse, la descente des personnes en détresse devait s'effectuer en partie au-dessus d’un surplomb rocheux de 80 mètres, par mauvaise visibilité. Les skieurs ont finalement été extraits vers minuit et accompagnés en lieu sûr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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