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Suisse

Gauche et syndicat refusent de faire un cadeau aux multinationales

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Un comité interpartis a lancé mardi le référendum contre l'abolition du droit de timbre. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les multinationales et les plus riches ne devraient pas bénéficier d'allègements fiscaux supplémentaires. La gauche et les syndicats ont lancé mardi un référendum contre la première étape de l'abolition du droit de timbre.

Le projet est vieux d'une douzaine d'années. A la session d'été, le Parlement a décidé d'avancer par étapes et approuvé la suppression du droit de timbre sur le capital. Les coûts pour l'Etat sont estimés entre 200 et 250 millions de francs.

Participation minimale

Actuellement, le droit de timbre est avant tout payé par les grandes entreprises et les sociétés financières, qui sont déjà sous-imposées, ont rappelé plusieurs orateurs d'un comité interpartis, réunissant les socialistes, les Verts et les syndicats, devant les médias à Berne.

Le secteur financier ne paie notamment pas de TVA, que ce soit sur ses produits ou sur les transactions, a précisé Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. Les revenus du capital ne sont pas non plus imposés. "Il n'est donc que plus juste que le secteur financier paie au moins une taxe d'émission."

"Le droit de timbre, c'est le minimum du minimum pour rétablir une certaine équité entre les acteurs économiques", a abondé Florence Germond. Et la conseillère municipale lausannoise de pointer que les communes sont elles soumises à la TVA, quand elles construisent des écoles ou effectuent toutes autres prestations. Tout comme le restaurateur chez qui l'on boit son café chaque matin.

Pour la socialiste, "il n'est pas adéquat de favoriser un secteur au détriment d'un autre." D'autant plus que les grandes entreprises financières n'ont pas souffert de la crise du coronavirus. Ce sont les PME, généralement exemptées du droit de timbre, qui ont été les plus touchées. Or elles ne bénéficieront pas de la réforme.

La population passe à la caisse

"Le projet suit une nouvelle fois le principe: Faire des cadeaux aux grandes entreprises et laisser la population payer l'addition", a dénoncé Cédric Wermuth, co-président du PS. "En temps normal, cette politique de redistribution du bas vers les haut est déjà inadéquate. Mais au sortir de la crise, elle devient franchement obscène", a complété Florence Germond.

La Lausannoise a également pointé le mauvais timing pour les autorités. "Les finances publiques sont en difficulté suite à la crise du coronavirus. Ce n'est pas le moment de les affaiblir." Pour compenser ses pertes, la Confédération lancera des programmes d'économie qui se répercuteront en cascade sur les villes et les communes. Le financement des transports publics ou des crèches serait notamment touché.

Les recettes fiscales manquantes impacteraient également la politique climatique suisse, a estimé Franziska Ryser, vice-présidente des Verts. Et la conseillère nationale de dénoncer une "faute fatale". "Une politique climatique ambitieuse ne fonctionne qu'avec des finances publiques solides."

Tactique du salami

Le comité s'insurge encore contre la "tactique du salami" décidée par la majorité bourgeoise du Parlement. Après la suppression du droit de timbre sur le capital, ce sont toutes les autres variantes que le projet veut abolir. Les pertes se chiffreraient alors à plus de deux milliards.

Une tactique du salami qui n'en est pas à ses balbutiements, a souligné Cédric Wermuth. Dans les années 1990, le droit de timbre d'émission a été réduit progressivement de 3 à 1% et l'impôt sur le capital supprimé. La décennie suivante a vu plusieurs autres réductions. En 2011, la RIE II a introduit le principe de l'apport en capital, ainsi que l'octroi de privilèges pour les dividendes.

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Culture

La 38e édition du far° à Nyon (VD) incite à "faire connivences"

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Le far° se déroule à Nyon du 10 au 20 août (archive). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 38e édition du far° se tient dès mercredi à Nyon (VD), jusqu'au 20 août. Le festival d'arts vivants veut inciter à faire "faire connivences".

"Cultiver l'art de faire naître les affinités qui nous lient autant que les impulsions à agir ensemble, dans la joie et la confiance que procurent la certitude d'être portés par nos acolytes", c'est l'ambition de cette cuvée 2022, écrivent lundi les organisateurs dans un communiqué.

Le programme, qui comporte une vingtaine de projets, permettra de "réinventer notre rapport au son, à la lumière, à l'obscurité et au sommeil", s'exercer à "porter une attention renouvelée à l'autre", "se plonger en nature" ou encore "désapprendre à raconter".

Trois propositions sont gratuites: "Par la fenêtre orange", de Dream Teen, "..en jumelle · en chanté", de Laurent Pichaud et "Résilience corps fluide", un atelier de Shannon Cooney.

Le far° est dirigé depuis février dernier par Anne-Christine Liske, mais cette 38e édition porte encore essentiellement la marque de l'ancienne direction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Sept nouveaux chiots Saint-Bernard à Martigny (VS)

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Edène avec un de ses petits. (© Fondation Barry/Déborah Dini)

Sept petits Saint-Bernard ont vu le jour à la Fondation Barry le 31 juillet. Si tout se passe bien, il sera possible de les voir s'ébattre dès la mi-septembre dans les parcs du Barryland à Martigny (VS).

La chienne "Edène du Grand St. Bernard" et le mâle "Gin von Liebegg" ont donné naissance à cinq femelles et deux mâles. "La naissance s'est bien déroulée et la maman et ses chiots sont en très bonne santé", a indiqué lundi la Fondation Barry dans un communiqué.

Les petits Saint-Bernard porteront tous des noms commençant par la lettre M, mais ceux-ci n'ont pas encore été déterminés. La tradition veut en effet que les noms des chiens d'une même portée débutent par la même lettre et chaque portée à une lettre initiale différente en suivant l'ordre alphabétique.

Il s'agit de la première portée pour Edène, jeune chienne de deux ans née à la Fondation Barry. Il en va de même pour Gin von Liebegg. Ce mâle de trois ans est "un étalon reconnu par la Société cynologique suisse", précise la fondation Barry.

Environ 30 Saint-Bernard vivent en permanence à la Fondation Barry et une vingtaine de chiots avec pédigrée naissent en moyenne chaque année au chenil. En attendant de pouvoir voir les petits Saint-Bernard, leur évolution peut être suivie au quotidien via la webcam sur le site internet de la fondation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Palliative Vaud organise une soirée de recrutement de bénévoles

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Palliative Vaud recherche des bénévoles pour l'accompagnement de personnes gravement malades et de leurs proches (photo symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Palliative Vaud recherche des bénévoles pour l'accompagnement de personnes gravement malades et de leurs proches. Une soirée de recrutement collectif se tiendra au CHUV, à Lausanne, le 22 août de 17h00 à 19h00.

La réunion a pour but d'informer les participants sur l'engagement volontaire dans ce domaine et de leur permettre de trouver une activité adaptée à leurs envies et aux besoins des institutions, explique lundi l'association dans un communiqué. Trois précédentes soirées de recrutement avaient été menées entre 2018 et 2021.

Palliative Vaud est soutenue par le Département vaudois de la santé et de l'action sociale. L'association offre une formation de base de huit jours sur une année aux bénévoles. Cette formation est unique en Suisse et n'est accessible que pour les bénévoles en activité au sein d'une organisation partenaire de l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le réchauffement du climat conduit à une "toscanisation" du paysage

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Avec le réchauffement climatique et l'allongement des périodes de canicule et de sécheresse, les paysages de Suisse vont toujours plus ressembler à ceux de la Toscane (Photo symbolique). (© KEYSTONE/EPA/FRANCO SILVI)

Le réchauffement climatique conduit à une "toscanisation" du paysage sur le Plateau et à une "minéralisation" croissante dans les Alpes, s'inquiète la Fondation pour la protection et l'aménagement du paysage. Avec toutes les conséquences sur le capital touristique.

Les périodes de chaleur et de sécheresse de plus en plus longues de ces vingt dernières années modifient le paysage de façon déjà sensible. La perte en eau est la dominante visible dans de nombreux endroits. En se multipliant, elles estompent de plus en plus la dominance du vert et de la fraîcheur au profit des teintes claires de jaune et de brun qui font penser aux paysages secs des vallées de Toscane, écrit lundi la fondation (fp).

Dans l'espace alpin, en haute altitude surtout, les conséquences du réchauffement climatique se manifestent aussi mais différemment. On constate une minéralisation croissante, avec le recul des glaciers et la sécheresse qui l'accompagne, ajoute la fp dans un communiqué.

A défaut d'eau, les moraines mises à nu ne se végétalisent que très lentement. Les torrents et les chutes d'eau des bassins versants non glaciaires se transforment en ruisselets. Là aussi, une situation bien connue en Italie, dans les Alpes piémontaises et ligures, note la fondation.

Selon elle, la perte en eau et la surchauffe grandissantes ont un impact sur la biodiversité et diminuent la variété paysagère. Cette situation réduit aussi la valeur récréative et donc le capital touristique du paysage. Et la fondation de regretter que "l'idéal romantique d'une Suisse 'verte' et riche en eau - modèle pour les nombreuses 'Suisses' d'autres pays - semble se transformer durablement".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Saint-Légier-La Chiésaz va vibrer au son du piano

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Saint-Légier-La Chiésaz accueillera une semaine durant la fine fleur des touches noires et blanches (photo symbolique). (© KEYSTONE/DPA/A3912/_MARCUS BRANDT)

La 33e édition de la Semaine internationale de piano se tiendra à Saint-Légier-La Chiésaz (VD) du 13 au 20 août prochain. Des musiciens de renom feront le déplacement en terre vaudoise.

En ouverture, la pianiste chilienne Edith Fischer, cofondatrice du festival, interprètera un récital avec des oeuvres de Bach, de Beethoven et de Brahms, ont communiqué lundi les organisateurs. Le public la retrouvera ensuite lors de la soirée de clôture dédiée à Schubert.

Le pianiste russe Boris Berman, le violoncelliste brésilien Matias De Oliveira Pinto et le pianiste hongrois Peter Nagy seront aussi de la partie, entre autres grands noms. Du côté des artistes locaux, le Lausannois Cédric Pescia se produira au festival pour la première fois. Il présentera, en duo avec la violoniste israélienne Nurit Stark, qui n'est autre que son épouse, des oeuvres de Bartok et d'Enesco, après avoir interprété en solo douze Préludes de Debussy.

Les master class, qui n'avaient pas pu avoir lieu en 2020 et 2021 en raison de la pandémie, sont de retour. Vingt-cinq étudiants feront le déplacement des quatre coins de la planète pour apprendre des meilleurs.

www.sipiano.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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