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Suisse

Valais: le canton présente ses excuses pour la tragédie de Mattmark

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Le barrage de Mattmark a été mis en service en 1967 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton du Valais a présenté officiellement des excuses pour la gestion de la catastrophe du chantier du barrage de Mattmark (88 morts). Une cérémonie s'est tenue samedi sur les lieux du drame en présence des familles, des autorités et de la communauté italienne

Par cet acte, le Gouvernement valaisan a voulu affirmer sa volonté de reconnaître les erreurs du passé, en témoignant son respect à la mémoire des victimes. "La gestion de ce drame fut désastreuse. Et c'est bien le Canton du Valais - et non la Confédération - qui en porte la responsabilité. Nous reconnaissons votre souffrance, nous reconnaissons nos erreurs, et nous affirmons que votre mémoire est aussi la nôtre", a tenu à précier le président de l'exécutif cantonal Mathias Reynard dans son allocution, tenue samedi matin, à Saas-Almagell.

Une messe a également été conjointement concélébrée par Jean-Marie Lovey et Renato Marangoni, les évêques du diocèse de Sion et de Belluno-Feltre, en Italie, dont une grande partie des travailleurs disparus dans cette tragédie était originaire.

Samedi matin, le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis et son homologue italien Antonio Tajani ont également tenu à rendre hommage aux victimes de la catastrophe. Ils ont posté sur X une photo de la croix en mémoire aux morts, ainsi que de la couronne qu'ils ont déposé.

De la peine à la douleur

Le 30 août 1965, l’effondrement du glacier de l’Allalin sur le chantier du barrage de Mattmark avait causé la mort de 88 personnes, dont 56 travailleurs italiens et 23 Suisses. Gorgée d’eau, la langue du glacier se rompit vers 17h00 et provoqua une immense avalanche de glace et de roche. En trente secondes, l’avalanche s'écrasa de tout son poids sur la plaine de Mattmark. Ce drame reste encore aujourd'hui, l’un des plus lourds qu'ait connu notre pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les familles touchées directement par le drame avaient été profondément marquées par l’attitude des autorités de l’époque. Le manque de soutien et d’accompagnement, tout comme les procédures judiciaires qui ont suivi, ont ajouté de la peine à leur douleur.

Le procès de 1972 et son appel ont conclu à l’imprévisibilité de l’effondrement, et les familles se sont vu imposer le paiement d'une partie des frais de justice.

Cette décision, ressentie comme injuste et incompréhensible, a accentué le sentiment d’abandon, particulièrement au sein de la communauté italienne. Et ce même si, au final, ce fut l'ambassade d'Italie à Berne qui paya la facture pour les familles des travailleurs transalpins décédés.

Une absence de soutien

Dans son allocution, Mathias Reynard, a reconnu que la gestion humaine de ce drame fut inadéquate et a rappelé la responsabilité du canton. "A la glace décrochée de l'Allalin s'est ajoutée la froideur des autorités de l'époque. Certes, notre tempérament helvétique se caractérise par une certaine retenue. Mais celle-ci ne justifiait en aucun cas l'absence de chaleur, de présence et de soutien que les familles attendaient et méritaient", a encore souligné l'élu socialiste.

Les autorités suisses et valaisannes ont mis du temps avant de prendre des mesures pour commémorer la catastrophe. En 1967, une simple liste des victimes est déposée dans une église de Saas-Almagell. Il faudra attendre 1985 et les 20 ans de l'accident pour qu'une première plaque officielle et un mémorial soient érigés à Mattmark.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Deux nouveaux "néons" sur les toits de Plainpalais

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A Genève, deux nouvelles enseignes lumineuses viennent enrichir le projet d'art public Neon Parallax autour de la plaine de Plainpalais. Treize oeuvres, dont l'emblématique "DIMANCHE", de Christian Robert-Tissot, sont désormais installées sur les toitures d'immeubles (archives). (© KEYSTONE)

A Genève, deux nouvelles enseignes lumineuses viennent enrichir le projet d'art public Neon Parallax sur les toitures d'immeubles autour de la plaine de Plainpalais. "Il y a un trou dans le réel", annonce l'une, tandis que l'autre représente du linge séchant sur une corde.

Surplombant une résidence estudiantine à la place du Cirque, l'oeuvre "il y a un trou dans le réel", de l'artiste espagnole Dora García, fait référence au passage de Jacques Lacan à Genève en 1975. Elle renvoie au concept psychanalytique de sinthome, qui envisage l'inscription de chacun dans un ensemble unique et singulier, selon les fonds d'art contemporain de la Ville et du canton de Genève.

La seconde oeuvre inaugurée jeudi soir en présence des magistrats de tutelle des deux fonds d'art contemporain a été réalisée par le duo d'artistes RM - Bianco Benenti Oriol et Marco Pezzotta. Intitulée "LIGNE-DE-LINGE", elle expose la vie intime et ordinaire des foyers sur la place publique.

Lancé en 2006, le projet Neon Parallax a été pensé comme un contrepoint artistique aux enseignes publicitaires installées sur les quais bordant la rade. Il compte à présent treize installations, dont l'emblématique "DIMANCHE", du Suisse Christian Robert-Tissot. Elles ont toutes été réalisées à la suite d'un concours international.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Geneva Lux réinvestit la vieille-ville en plus de la rade

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Les badauds genevois pourront à nouveau voir un certain nombre d'animaux pendant le festival Geneva Lux dans la rade (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le festival Geneva Lux va égayer dès vendredi et jusqu'au 1er février pour la douzième fois la rade et réinvestit la vieille-ville. Dévoilées jeudi, pas moins de 17 animations, dont dix nouvelles, sont prévues en plus d'un spectacle immersif inédit à la cathédrale Saint-Pierre.

Baptisé "Halo", celui-ci embarquera du jeudi au dimanche les participants dans une expérience faite de chants sacrés augmentés et de lasers. Un "point d'orgue", "assez exceptionnel", qui permettra de reconnecter le festival avec la vieille-ville qu'il avait quittée, a affirmé à Keystone-ATS la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis.

Le périmètre autour du Jardin anglais ne suffisait plus. "Cela devenait presque trop petit pour accueillir le public", ajoute la magistrate. Même s'il est difficile de chiffrer la progression régulière chaque année, l'empreinte du festival sur les réseaux sociaux reflète l'augmentation de l'affluence, selon elle.

Le site de la cathédrale aura aussi une portée symbolique, quelques jours après que les cloches ont sonné en hommage aux victimes et aux blessés du drame de Crans-Montana (VS). "Objectif modeste" après la tristesse, il offrira aux Genevois "un rassemblement pour de belles émotions", dit l'élue du Centre.

Statues animées

Parmi les autres animations figurent notamment un ovni, un oiseau, d'autres animaux ou encore une ondulation d'images, de lumières et de sons sur un écran d'eau. Les vendredis et samedis seulement, les spectateurs, munis de casques, pourront également pénétrer dans le monde des statues de la fontaine du Jardin anglais qui vont s'animer dans une sphère et vont leur parler.

"Geneva Lux offre une parenthèse lumineuse et poétique au coeur de l’hiver", a ajouté Mme Barbey-Chappuis. A l'origine, le festival était essentiellement décoratif. Il précédait la période de Noël. Avec le temps, la manifestation a pris une nouvelle dimension, plus artistique et culturelle. Des animations locales mais aussi internationales sont présentées au public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Un 9e étranger à Fribourg

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Ty Rattie avec le maillot de St-Louis arrive à Fribourg (© KEYSTONE/AP/JEFF ROBERSON)

Fribourg se renforce encore pour la dernière ligne droite de la saison de National League. Les Dragons engagent l'attaquant canadien de 32 ans Ty Rattie.

Ailier droitier repêché par St-Louis en 2011 (32e choix), Rattie est le 9e étranger du club fribourgeois. En 2019, Rattie a quitté l'Amérique du Nord pour la KHL. Il a ensuite joué une saison en Finlande, puis cinq en Suède, dont les quatre dernières à Linköping.

Cette saison, il n'a inscrit que 6 points (5 buts) en 30 parties.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une maison solaire cherche une nouvelle vie à Fribourg

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Le NeighborHub est une maison de quartier située au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg. (© enoki)

Le NeighborHub, une maison sise au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg, cherche un repreneur. Ce dernier devra toutefois assumer les coûts liés au démontage, au transport et à la reconstruction, estimés entre 750'000 et un million de francs.

Le communiqué publié jeudi par les partenaires au projet mentionne une "maison solaire visionnaire et primée à l’international cherchant une nouvelle vie". Le NeighborHub est le premier projet d’envergure du Smart Living Lab, le centre de recherche dédié au futur de l’environnement bâti porté conjointement par l’EPFL, la HEIA-FR et l’Unifr.

La maison a été conçue et construite par une équipe multidisciplinaire de 250 étudiants, 150 encadrants des secteurs professionnel et académique issus de ces trois institutions et de la HEAD de Genève. C'est un édifice "exemplaire" sur le plan de la durabilité avec des façades actives de panneaux solaires.

Prix aux Etats-Unis

Le NeighborHub dispose aussi d'une ventilation avec récupération de chaleur, d'une pompe à chaleur, d'une batterie de stockage électrique et de solutions locales de gestion de l’eau. Construit en majorité en bois, l'intérieur de 68 mètres carrés modulable est doté d’une cuisine, d'une douche, de rangements et d’une zone chambre.

Autour de la cellule centrale se déploie une zone de 110 mètres carrés chauffée par effet de serre et pouvant s’ouvrir vers l’extérieur, note le communiqué. La conception a valu au projet le premier prix au Solar Decathlon en 2017 à Denver, Colorado, concours international chapeauté par le Département américain de l’énergie.

Démontable et déplaçable, le NeighborHub a été rapatrié sur le site de Bluefactory en 2018, où il a été utilisé jusqu’à aujourd’hui en tant qu’activateur de quartier. Il est aujourd’hui "offert" à toute collectivité publique, association ou entreprise désireuse de lui donner une nouvelle vie d’ici au printemps 2027.

Coûts afférents

La maison est donc offerte à "tout acteur public ou privé souhaitant poursuivre sa vocation sur un autre site, voire lui offrir une nouvelle affectation". Elle est à donner par les propriétaires, l’EPFL et la HEIA-FR, sans contrepartie financière. Au repreneur cependant donc de prendre en charge les coûts afférents.

Le bâtiment "écologiquement et socialement" a été imaginé et développé grâce aux compétences réunies de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), de la Haute école d'ingénierie et d'architecture de Fribourg (HEIA-FR), de l’Université de Fribourg (Unifr) et de la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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