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Culture

Jeune et poète: Maëlle Rérat signe son premier recueil

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La jeune Jurassienne Maëlle Rérat, 22 ans, vient de publier son premier recueil de poésies aux éditions d'en bas. (© )

Maëlle Rérat, une jeune poétesse jurassienne de 22 ans, sort son premier recueil de poésie aux éditions d'en bas. Elle a été repérée après l’envoi d’un simple manuscrit par la poste, sans recommandation extérieure.

"Maëlle Rérat nous a envoyé des textes un lundi et le jeudi je l'appelais déjà", explique l'éditeur Pascal Cottin dans un entretien à Keystone-ATS.

Il souligne la singularité du recueil: "D'abord, la voix d'une jeune poétesse, c'est intéressant. C'était son premier recueil, son premier travail littéraire. Une voix surprenante. J'y ai retrouvé, de manière amusante, des versifications du XIXe siècle, mais vues depuis le monde d'aujourd'hui."

"Une conscience aiguë de la société"

Les éditions d'en bas, qui reçoivent un à deux manuscrits ou tapuscrits par jour, relèvent aussi les thématiques abordées par la jeune femme: "une conscience aiguë de la société telle qu'elle est, mais avec des lueurs d'espoir."

Maëlle Rérat a choisi la poésie dans la foulée de son travail de maturité littéraire en 2022, centré sur une expérience personnelle. "Depuis l'âge de 12 ans, j'ai vécu une maladie, l'anorexie, et je voulais écrire ces années qui n'ont pas été faciles. C'est par des textes courts que j'y suis parvenue." Ce premier ensemble n'a pas été publié, mais lui a donné le goût d'écrire.

L'écrivaine, qui souligne la qualité des enseignants tout au long de sa scolarité, précise sa méthode: "J'aime commencer et finir un texte assez vite. La forme courte me va bien et la poésie correspond à mon amour de la langue et à sa beauté." Les encouragements de ses parents l'ont poussée à envoyer ses textes à un éditeur.

Elle en enverra dix-huit et travaillera plusieurs mois pour arriver aux 31 poèmes que contient le recueil.

Surprise d'être publiée

La jeune femme confie sa surprise d'être publiée: "Je ne m'attendais pas à ce que mon texte soit accepté si vite. Beaucoup d'écrivains envoient leurs manuscrits pendant des années avant d'obtenir une réponse. Je me sens très reconnaissante. Sans la confiance de l'éditeur, ce livre n'existerait pas", dit-elle.

Depuis septembre, moment où elle a fini le recueil, qui sort à peine de presse, elle a déjà rédigé plusieurs nouveaux textes. "J'écris régulièrement, c'est devenu important pour moi".

L'éditeur, qui ne publie qu'un à deux recueils de poésie par an, souligne le caractère rare des textes de la Jurassienne: "Depuis douze ans que je suis aux éditions, je n'ai jamais publié d'autrice aussi jeune", note Pascal Cottin.

Maëlle Rérat poursuit ses études en littérature, philosophie et sociologie à Neuchâtel et combine formation universitaire et création poétique. Ne craint-elle pas qu'une approche académique ne casse sa dynamique créative ? "Après un an et demi en bachelor, cela ne m'a ni gênée, ni empêchée d'écrire ou d'avoir un regard un peu différent".

Au contraire, la jeune femme apprécie d'autant plus ses études qu'elle avait d'abord commencé une formation de sage-femme dans une HES. "Ce n'était pas ma voie", conclut la Jurassienne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Isabelle Huppert élue présidente de la Cinémathèque française

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Isabelle Huppert, ici à Cannes en mai dernier, est devenue la première femme élue à la présidence de la Cinémathèque française (archives). (© KEYSTONE/EPA GETTY IMAGES POOL/ANDREAS RENTZ / POOL)

L'actrice Isabelle Huppert est devenue jeudi la première femme élue à la présidence de la Cinémathèque française, prestigieuse institution garante de la mémoire du cinéma, a annoncé l'organisation dans un communiqué.

Elle succède à 73 ans au cinéaste franco-grec Costa-Gavras, 93 ans et président de la Cinémathèque depuis 2007. Elle a été élue par le conseil d'administration pour un mandat de trois ans, allant jusqu'en 2029.

Isabelle Huppert est l'une des actrices françaises les plus prolifiques, récompensée par de nombreux prix en France comme à l'étranger.

Césarisée à deux reprises, pour "La Cérémonie" en 1996 et "Elle" en 2017, elle a tourné dans plus de 150 films et séries et fait partie des quelques actrices françaises disposant d'une aura internationale.

En France, elle a été dirigée par les plus grands réalisateurs, dont Claude Chabrol et Maurice Pialat.

A l'étranger, elle a joué devant la caméra de l'Autrichien Michael Haneke, des Américains Michael Cimino et Otto Preminger, des Italiens Marco Bellocchio et Marco Ferreri, du Polonais Andrzej Wajda ou du Sud-Coréen Hong Sang-soo.

Défendre la mémoire du cinéma

Elle aura pour mission de défendre la mémoire du cinéma d'auteur et grand public au sein de cette référence de la cinéphilie mondiale, fondée en 1936 et installée dans le quartier de Bercy à Paris. Cette institution conserve 50'000 films de patrimoine, près d'un million de documents sur le cinéma et des milliers d'appareils.

Financée aux trois quarts par des subventions publiques, l'association organise régulièrement des rétrospectives de films consacrées à des acteurs ou des cinéastes, et des expositions comme récemment celle sur Marylin Monroe.

La Cinémathèque a aussi été secouée par plusieurs polémiques ces dernières années, notamment en lien avec la vague du mouvement #MeToo et la libération de la parole sur les violences sexuelles dans le cinéma.

La programmation du "Dernier Tango à Paris" fin 2024 avait notamment mis le feu aux poudres en raison d'une scène de viol filmée sans le consentement de l'actrice Maria Schneider. Le film avait dû être déprogrammé.

En février 2025, l'institution a également été épinglée par la Cour des comptes en raison de sa gestion ne permettant pas d'atteindre les objectifs de conservation du patrimoine et de diffusion auprès du public.

La Cinémathèque française doit ouvrir une antenne à Marseille au début de l'année prochaine dans le quartier dit "Les Crottes", où a grandi l'acteur français Yves Montand.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Rebecca Solari: "Les processus artistiques créent un peu de chaos"

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L'artiste multidisciplinaire tessinoise Rebecca Solari pose avec son vélo aux couleurs vives dans la vieille ville de Bienne (BE). (© Keystone/ANTHONY ANEX)

Entre musique, performance et art contemporain, Rebecca Solari fait du dialecte tessinois un outil artistique et politique. L'artiste multidisciplinaire parle à Keystone-ATS de son alter ego Fulmine et de son attachement à ses origines.

Rebecca Solari, née en 1996, fait partie du duo électro-punk Crème Solaire, et Fulmine est son alter ego musical et artistique.

Elle n’a pas de préférence parmi les disciplines qu’elle pratique: "J’aime beaucoup la scène, c’est l’espace où je m’amuse le plus", explique-t-elle dans une interview accordée à Keystone-ATS dans un café situé dans la vieille ville de Bienne, où elle vit depuis trois ans.

Un alter ego intime

Et c’est précisément de l’expérience de la scène, des coulisses jusqu’au public, que naît une grande partie de son art. Un peu comme le "personnage anti-héros" Fulmine, né il y a cinq ans après que la foudre a frappé son micro lors d’un concert à Rapperswil-Jona (SG) ("fulmine" signifie foudre en italien, ndlr).

"A un moment donné, j’ai commencé à crier au secours et il n’y avait plus de personnage, il n’y avait plus de performance : c’était la réalité". De cette expérience traumatisante est né un parcours artistique qui interroge la frontière entre représentation et vérité, entre spectacle et vie vécue.

Fulmine lui est également "intimement lié", notamment à travers l’utilisation du dialecte de la vallée de Blenio, où elle a grandi. Cela lui permet "d’exprimer une partie de moi-même beaucoup plus nue, beaucoup plus exposée dans son intimité, en parlant des paysages qui m’ont accompagnée durant mon enfance", explique-t-elle.

Représenter une minorité linguistique

A travers l’utilisation du dialecte, l’artiste tessinoise représente également une minorité linguistique. "Pour moi, il est important d’utiliser cette langue, issue d’un milieu agricole, dans un contexte très singulier et performatif, ainsi que dans les domaines de l’art contemporain", précise Rebecca Solari.

Dans ses performances, il n’y a pas que le dialecte tessinois: la jeune femme mélange plusieurs langues, dont l’italien, le français et l’anglais. "Le format est souvent un monologue qui mêle les langues et qui joue beaucoup sur les sonorités, puisque j’utilise ma voix, qui est mon principal instrument", explique-t-elle.

Une partie de sa démarche consiste à rendre son travail accessible même à ceux qui ne comprennent pas le dialecte, en créant une "passerelle": "J’ai toujours des textes en dialecte qui sont également traduits en français, en allemand ou en anglais".

Pour son projet "Solo Brodo (Primordio e Parsimonia)", Rebecca Solari a reçu le Prix du bilinguisme décerné par l’association Région capitale suisse en 2024. Fin juin, elle figurait parmi les quatre finalistes du Prix Anderfuhren, récompense destinée aux artistes émergents de la ville de Bienne.

Lien avec le Tessin et engagement politique

Le Tessin continue d’occuper une place centrale dans sa pratique artistique: Rebecca Solari est très attachée à la vallée de Blenio et à ses origines. "C’est l’endroit où je me sens chez moi", affirme-t-elle, tout en reconnaissant les difficultés que rencontre le canton pour créer des espaces dédiés à la culture et à l’expérimentation.

Ce lien se mêle également à une dimension politique. En repensant aux carnavals de son enfance à Biasca, elle se souvient que les déguisements et les chars abordaient des thèmes d’intérêt public, allant de la construction de pistes cyclables au changement climatique. "Je redécouvre aujourd’hui, en tant qu’adulte, cette envie de susciter des changements", raconte-t-elle, expliquant comment cette attitude s’exprime désormais à travers ses performances.

Pour la jeune femme, le message n’est jamais dissocié du contexte. La manière dont elle construit un spectacle varie en effet en fonction du public et de l’espace dans lequel elle se produit: des festivals de musique aux institutions artistiques, en passant par des projets impliquant directement les communautés. Pour une récente exposition monographique à La Chaux-de-Fonds (NE), par exemple, elle a invité la chorale de sa grand-mère, originaire de la vallée de Blenio, qu’elle a filmée et intégrée à l’½uvre.

De nouvelles performances

Rebecca Solari a obtenu un master au Dirty Art Department du Sandberg Instituut d’Amsterdam, un nom hors des sentiers battus pour une école qui offre une liberté totale. Une expérience qui lui a permis de forger "un nouveau regard plus critique sur l’Europe et sur la Suisse, où je vis et où j’ai grandi ", précise-t-elle.

Ces derniers mois ont été particulièrement intenses pour l’artiste. Elle vient de présenter "Fulgore furiosa" au festival multidisciplinaire Belluard Bollwerk de Fribourg. Actuellement, elle est l’invitée du Pirelli HangarBicocca dans le cadre du Milano Re-Mapped Summer Festival, où elle se produit dans "Fulminante gigantessa". Samedi, elle donne une performance spéciale au col du Klausen, qui relie les cantons d’Uri et de Glaris, où elle racontera des histoires en incarnant une géante capable de traverser symboliquement les Alpes d’un seul pas.

A l’automne, elle sera en résidence pendant trois mois à la Kaserne de Bâle, où elle travaillera sur "Vortex", sa première performance théâtrale de longue durée. La pièce, prévue pour l’année prochaine, s’articule autour du thème de la transformation: sur une plateforme tournante, l’artiste incarnera différents personnages, de la vache à la scientifique en passant par la superstar.

Interrogée sur le rôle de l’art dans une société caractérisée par des visions de plus en plus binaires, Rebecca Solari n’a pas de réponse. "Je crois que les processus artistiques créent un peu de chaos", observe-t-elle. C’est précisément de ce chaos, conclut-elle, que peuvent naître de nouvelles possibilités et des façons différentes de regarder le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'acteur Danny Glover annonce être atteint d'Alzheimer

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Photo d'archives de l'acteur Danny Glover prise le 17 juin 2022 à Monaco à l'occasion du 61e Monte-Carlo Television Festival. (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

La star de "L'Arme fatale" Danny Glover a révélé mercredi être atteint de la maladie d'Alzheimer, une affection incurable contre laquelle il peut compter sur le soutien de sa famille.

L'acteur, partenaire de Mel Gibson dans les quatre volets de la franchise policière déjantée, a expliqué sur la chaîne NBC lutter contre la maladie depuis plusieurs années.

"Je peux vivre avec, dans une certaine mesure", a estimé le comédien, qui a également joué dans des succès comme "La Couleur pourpre" et "Mandela". "Je suis sûr qu'à mesure qu'elle progresse, les choses vont être différentes et changer."

Cette maladie neurodégénérative a affecté son élocution et ralenti ses mouvements, mais il a affirmé que sa famille l'aidait.

"Ils sont là pour moi", a-t-il insisté.

Danny Glover, qui a reçu un Oscar d'honneur en 2022 pour saluer son action humanitaire, est un acteur prolifique à la carrière très diversifiée.

Ses rôles marquants au cinéma vont d'un policier corrompu dans le thriller de Harrison Ford "Witness", au registre comique dans l'excentrique "La Famille Tenenbaum" de Wes Anderson.

Sa carrière à la télévision a également été bien remplie, avec des rôles récurrents dans des séries comme "Urgences" et "Capitaine Furillo".

La maladie d'Alzheimer est une forme incurable de démence qui affecte la mémoire, la pensée et le comportement, et qui s'aggrave progressivement, selon l'Alzheimer's Association. Elle touche généralement les personnes de 65 ans et plus.

Les personnes chez qui la maladie est diagnostiquée vivent en moyenne de quatre à huit ans après le diagnostic, même si certaines vivent bien plus longtemps.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Canada rejoint le concours Eurovision de la chanson

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La Québécoise Céline Dion avait remporté le concours pour la Suisse en 1988 à Dublin, avec la chanson "Ne partez pas sans moi". Elle a fait une apparition l'an dernier lors du concours disputé à Bâle (archives) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le Canada participera à l'édition 2027 du concours Eurovision de la chanson, ont annoncé ses organisateurs mercredi. Le plus grand événement musical télévisé en direct du monde s'étend ainsi au continent américain

"L'Union européenne de radio-télévision (UER) et son plus récent membre, CBC/Radio-Canada, le diffuseur public national canadien, sont heureux d'annoncer que le Canada participera au concours Eurovision de la chanson 2027 en Bulgarie", a indiqué l'UER dans un communiqué publié à Genève.

Le Canada est le premier nouveau pays à rejoindre l'Eurovision depuis l'Australie en 2015. "Cela montre une fois de plus que, bien qu'il soit né en Europe, le Concours continue d'accueillir le monde entier", s'est réjoui le directeur de l'Eurovision, Martin Green, cité dans le communiqué.

La Bulgarie a remporté l'Eurovision 2026 à Vienne en mai grâce au titre "Bangaranga" de Dara, qui a conquis le public lors de cette 70e édition du concours télévisé suivi par 131 millions de téléspectateurs. Un chiffre en baisse de 35 millions par rapport à l'édition précédente disputée à Bâle, après le boycott de cinq pays en raison de la participation d'Israël.

Le souvenir de Céline Dion

Il avait été annoncé la semaine dernière que CBC/Radio-Canada était devenue membre à part entière de l'UER, ouvrant ainsi la voie à sa participation à l'Eurovision. Parmi les pays non-européens de l'UER figurent notamment Israël et l'Australie.

"Cela permettra également aux fans canadiens de continuer à suivre et à voter lors du Concours de la chanson, comme ils le font depuis des années, avec le plaisir supplémentaire de voir leur propre pays représenté sur la scène de l'Eurovision", a salué de son côté la présidente de CBC/Radio-Canada, Marie-Philippe Bouchard.

Faute de participation de leur pays, plusieurs artistes canadiens ont marqué de leur empreinte le Concours. La plus emblématique est Céline Dion, qui a remporté le concours pour la Suisse en 1988 à Dublin, avec la chanson "Ne partez pas sans moi".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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