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Suisse

La réexportation de matériel de guerre continue de diviser

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Selon une commission du Conseil national, les Etats destinataires de matériel de guerre suisse devraient pouvoir le transmettre après cinq ans à des Etats tiers comme l'Ukraine (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La modification de la loi fédérale sur le matériel de guerre ne fait pas l'unanimité. La droite applaudit et aimerait encore plus d'assouplissement. La gauche veut davantage de conditions et le GSsA brandit déjà la menace du référendum.

Le projet prévoit que les pays, principalement occidentaux, qui ont acquis du matériel de guerre suisse, puissent le réexporter dans un Etat tiers, pourvu qu'un délai de cinq ans soit passé depuis la signature de la déclaration de non-réexportation.

Cette modification de loi proposée par la Commission de la politique de sécurité du Conseil national vise à permettre la réexportation de matériel de guerre suisse vers l'Ukraine. Le pays destinataire final doit en effet avoir fait usage de son droit d'autodéfense en vertu du droit international public. Le projet respecte le droit de la neutralité, selon le Conseil fédéral.

Au terme de la procédure de consultation lundi, le Centre, le PLR et le PVL considèrent le projet comme un compromis qui ne remet pas en cause la neutralité. L'UDC le rejette même si elle est favorable au principe d'un assouplissement. Le PS veut une solution taillée sur mesure pour soutenir l'Ukraine et pas d'assouplissement général. Les Vert-e-s, quant à eux, rejettent le projet sur le fond.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

De Lausanne à Abbey Road, le nouveau chapitre de DeLaSar

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Le dernier single, "Riding Away", de DeLaSar est désormais disponible sur les plateformes. (© )

Le dernier single, "Riding Away", de DeLaSar - l’un des noms de scène d’Yves Zbaeren (YvesZ, Taboo, Maladie Honteuz) - est désormais disponible sur les plateformes. Fruit de la complicité avec Solstice Denervaud, une amie dans le monde la musique, le titre est extrait de l’album "In-To", mixé aux mythiques Abbey Road Studios.

Paru au printemps 2024, "In-To" marque une nouvelle étape dans le parcours d'Yves Zbaeren, entamé à la fin des années 1970. Enregistré à Bruxelles, au Studio ICP, l’album a été confié pour le mixage à Piers McEntire. "C’est la première fois qu’on mixait avec un ingénieur d’Abbey Road", relève l'artiste auprès de Keystone-ATS.

Solstice, organisatrice de concerts majeurs en Suisse romande - un livre vient de paraître à son sujet chez Randôme - , a accompagné la création de "In-To". "J’ai commencé le projet tout seul, puis je l’ai présenté à Solstice. Elle est revenue avec beaucoup d’idées." Si l’album sonne ainsi aujourd’hui, relève Yves Zbaeren, "c’est aussi grâce à elle".

La complicité entre l'artiste et l'organisatrice de concerts remonte au début des années 1980. Très vite elle va manager son groupe de l'époque "Maladie Honteuz".

En dehors de tournées en Suisse et en Allemagne, le groupe a gagné un prix, un départ pour l’Euro Rock de Liverpool. Le séjour en Angleterre agit comme un "déclic."

Le changement de nom - Maladie Honteuz laisse la place à Taboo - accompagne cette mue. "On sentait qu’on était arrivés au bout de quelque chose. Le contexte, lié à l'apparition du sida, avait changé. On voulait quelque chose de plus international."

Biberonnés au blues

Leur passion commune pour le blues nourrit cette évolution. Adolescent, Yves Zbaeren découvre Sonny Terry, Brownie McGhee, Memphis Slim ou plus rock, Led Zeppelin. Solstice, elle, a sillonné les États-Unis dès 1980. "À New Orleans, en Louisiane, je suis restée longtemps et j'y suis allée une quinzaine de fois."

À Lausanne, ils vivent en communauté. "On habitait à neuf dans un quatre-pièces", raconte-t-il. "Rien n’était calculé", insiste Solstice. "C’était une amitié, des discussions, des soirées à écouter leur musique."

Dans un milieu musical "très masculin", Yves Zbaeren dit avoir mesuré les obstacles rencontrés par son amie. "Je suis très admiratif de son parcours." Il dit avoir senti parfois une petite ironie déplacée parce que c’était une femme. Il ajoute: "On s’est souvent boostés mutuellement".

Solstice va manager Maladie Honteuz, puis Taboo pendant environ quatre ans, avant que leurs trajectoires ne divergent. "Cela n’a pas été simple... Et pourtant, notre amitié a survécu", souligne Solstice. Après l’arrêt de Taboo en 1996, Yves Zbaeren traverse une période de remise en question.

"En fermant la porte à Taboo, je fermais la porte à 16 ans ininterrompus." Divorce, études en parallèle, pause de deux ans: il revient ensuite avec de nouveaux projets, toujours accompagné par Solstice.

La scène, moteur essentiel

La scène reste, pour lui, un moteur essentiel, qu'il "adore". "Pendant la période de Taboo, on faisait 60 à 70 concerts par année." Au festival de St-Gall, ils joueront devant 20'000 personnes.

Auteur-compositeur, il se définit d’abord comme instrumentiste. "Je suis musicien avant d’être parolier." Dès l'âge de 11 ans, il apprend plusieurs instruments en autodidacte. A 17 ans, en 1977, il annonce à ses parents qu’il arrête ses études pour se consacrer à la musique. On imagine la scène.

A Rishikesh, il a pensé aux Beatles

L’Inde a également marqué son chemin artistique. Il y est retourné à de nombreuses reprises depuis un premier voyage décisif. "L’Inde m’a bousculé. Elle a remis en question mon éducation religieuse protestante très cadrée, très occidentale." Il y puise des sonorités et des influences qui irriguent certaines compositions. De passage à Rishikesh, il a pensé aux Beatles.

Aujourd’hui, avec "In-To", Yves Zbaeren, revendique un certain détachement. " La musique demeure son fil rouge, malgré des activités dans la formation, la radio et le multimédia. Il a même lancé une radio en ligne, Taboo Music Station, qui diffuse en continu les différents projets des musiciens du groupe.

S’il avait 17 ans aujourd’hui, referait-il le même choix? "Oui", répond-il sans hésiter. Même si l'époque semble guère privilégier les parcours en autodidacte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud et Fribourg: nouvelle opération "Coup de balai"

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Vaud et Fribourg organisent une nouvelle opération "Coup de balai" en fin de semaine prochaine (image symbolique). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Comme chaque année, les cantons de Vaud et Fribourg organisent une opération "Coup de balai", vendredi et samedi prochains. A ce jour, 117 actions de ramassage de déchets sauvages sont annoncées, 90 en terre vaudoise et 27 sur sol fribourgeois.

En plus des communes, écoles et associations engagées, la population est invitée à rejoindre une action proche de chez elle, en consultant la carte sur www.balai.ch.

L'objectif est évidemment de nettoyer, mais aussi préventif. "Ramasser des déchets permet de prendre conscience de leur dispersion, de leur impact sur la nature. C'est aussi un levier de réflexion sur nos habitudes de consommation et sur l'importance de la réduction des déchets", indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Le "Coup de balai" est une initiative du Service de l’environnement de l’Etat de Fribourg et de la Direction générale vaudoise de l'environnement, en collaboration avec la Coopérative romande de sensibilisation à la gestion des déchets.

www.balai.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

ABB envisage des acquisitions de plusieurs milliards

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Peter Voser préside le Conseil d'administration depuis 2015 (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

ABB veut adopter une politique d'acquisition plus agressive, à en croire le président du conseil d'administration Peter Voser. Dans un entretien à l'agence Reuters, l'homme de 67 ans se dit prêt à procéder à des transactions de plusieurs milliards.

Le géant de l'électrotechnique et de l'automation examine actuellement différentes acquisitions potentielles de plusieurs centaines de millions de dollars chacune et pourrait débourser davantage si une bonne opportunité venait à se présenter, a indiqué M. Voser. Après avoir engrangé 5 milliards de dollars grâce à la vente de la division Robotique à Softbank et au regard du flux de trésorerie du groupe, ABB serait même en mesure d'enchaîner plusieurs grosses acquisitions.

Le président de la société n'a pas souhaité commenter l'échec de la reprise du fabricant d'équipements électriques Legrand, une tentative bloquée par le Ministère des finances et de l'économie français. M. Voss précise que les acquisitions futures concerneraient les domaines de l'électrification, de la technologie d'entraînement et de l'automatisation.

ABB ne perçoit pas encore les effets de la guerre au Moyen-Orient, a assuré M. Voser. Ce conflit pourrait entraîner des pénuries d'énergie, une hausse des prix et une baisse des investissements, selon le dirigeant.

Peter Voser a par ailleurs annoncé des changements au conseil d'administration d'ABB. Selon Reuters, le président en poste depuis 2015 ouvrirait ainsi la voie à sa possible démission d'ici 2028, à l'âge de 70 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

"On ne peut pas tout prévenir", affirme le procureur sur Chiètres

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Raphaël Bourquin, procureur général du Ministère public du canton de Fribourg, apporte des précisions sur l’enquête en cours après le drame de Chiètres. (© KEYSTONE/EPA/CYRIL ZINGARO)

Le procureur général du canton de Fribourg Raphaël Bourquin ne met pas le drame de Chiètres, qui a fait six morts et cinq blessés, sur le compte de la fatalité. "Tout a été mis en ½uvre et la prévention fonctionne. Mais on ne peut pas tout prévenir", estime-t-il.

"En l’occurrence, nous sommes confrontés à un cas atypique et il s’agit d’un acte isolé", a indiqué Raphaël Bourquin dans une interview parue vendredi dans La Liberté. Ce dernier y revient sur le fait que l’individu qui s’est immolé par le feu mardi soir, avec l'incendie d'un car postal, était recherché par la police bernoise.

"Il s’agit d’une procédure entre les polices cantonales et la collaboration fonctionne très bien", relève le procureur général. "L’individu en question n’était pas recherché depuis longtemps. Est-ce qu’il fallait diffuser cette information au-delà des frontières? Je ne suis pas convaincu", avance-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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