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Suisse

La situation sociale due au Covid-19 continue de se détériorer

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Les mesures Covid touchent particulièrement les personnes à faibles revenus. (©KEYSTONE/OBS/CARITAS SVIZZERA/OBS/CARITAS SVIZZERA/ALEXANDRA WEY)

Les conséquences sociales de la crise du coronavirus sont loin d’être terminées, estime Caritas. L'Entraide protestante suisse (EPER) lance pour sa part une nouvelle campagne de solidarité.

Les demandes de personnes en détresse sont constamment élevées auprès des consultations sociales de Caritas, s'inquiète mardi l'organisation dans un communiqué. Les personnes touchées ont de moins en moins de perspectives et le taux de chômage approche un niveau record.

Les mesures Covid touchent particulièrement les personnes à faibles revenus. Celles qui s'inscrivent trop tard auprès de l'aide sociale, après avoir épuisé toutes leurs réserves, doivent par exemple compter avec des lacunes, car leurs coûts ne sont pas couverts rétroactivement.

Des lacunes

Caritas pointe également des lacunes dans le soutien de l'Etat, que les oeuvres d'entraide doivent combler. Le traitement des demandes d'aide sociale ou la réduction des primes d'assurance maladie prend trop de temps. L'accès à ces services est plus compliqué car il ne peut se faire que par téléphone ou en ligne.

Depuis le début de la crise il y a un an, Caritas a soutenu 17'000 personnes partout en Suisse grâce à une aide de plus de 6 millions de francs. "Les coûts sociaux et économiques de la pandémie sont déjà élevés aujourd'hui, mais les effets les plus graves sont encore à venir", s'inquiète Peter Marbet, directeur de Caritas Suisse.

Appel au monde politique

Caritas invite ainsi le monde politique à prolonger jusqu'à la fin de la pandémie l'indemnité de chômage partiel de 100 % pour les revenus les plus faibles. L'accès à l'aide sociale et aux services de conseil doit également être facilité.

Par ailleurs, les personnes se trouvant juste au-dessus du niveau de pauvreté doivent bénéficier d'une aide avant d'avoir atteint le seuil donnant droit à l'aide sociale. Ce dernier est actuellement fixé trop bas, estime en outre l'organisation.

Pour Caritas, il est possible de prévenir une trop forte augmentation de l'aide sociale en instaurant des paiements directs basés sur le modèle des prestations complémentaires et une augmentation temporaire des réductions de primes. Enfin, les assurances sociales et l'aide sociale doivent inclure plus d'accompagnement et de coaching des bénéficiaires.

Campagne nationale

L'EPER lance de son côté la campagne nationale "Garder ses distances tout en se serrant les coudes", pour inviter la population à lui apporter son soutien, par solidarité avec les personnes dans le besoin et dont les moyens d'existence sont menacés par la pandémie. Cette campagne reprend les pictogrammes officiels de l'OFSP, en y ajoutant un message de solidarité.

L'ONG rappelle mener de nombreux projets de solidarité en Suisse, visant à rompre l'isolement social et continuer d'aider, d’informer et de soutenir, notamment les communautés isolées et mal informées. Elle agit également à l'étranger, par exemple au Bangladesh, en Ethiopie ou au Vénézuela.

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Culture

Le poète Philippe Jaccottet est décédé

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L'écrivain suisse Philippe Jaccottet est décédé à 95 ans. Ici, une photo de 2008. (Image d'archives - ©KEYSTONE/AYSE YAVAS)

L'écrivain Philippe Jaccottet est décédé à l'âge de 95 ans à son domicile de Grignan, dans la Drôme (F), a annoncé jeudi sa famille à Keystone-ATS. Le poète était l'un des rares écrivains suisses à avoir été publié dans la Pléiade et le seul de son vivant.

Philippe Jaccottet est né le 30 juin 1925 à Moudon (VD). Après ses études à l'Université de Lausanne, il est introduit dans les cercles littéraires parisiens en 1946 grâce à l'éditeur Henry-Louis Mermod. Dès 1953, il s'établit dans le sud de la France à Grignan. Il sera inhumé dans la plus stricte intimité.

Le poète marque les esprits quand "Airs" paraît en 1967 chez Gallimard: "Ce recueil a eu l’effet d’une révélation, c'est là que le déclic avec le public a eu lieu", expliquait l'été dernier à Keystone-ATS José-Flore Tappy, poète et proche de l'écrivain, dont elle a dirigé l’édition des Oeuvres dans la Bibliothèque de la Pléiade.

L'auteur a répondu à une attente après la guerre, quand tout était à reconstruire. Pour les écrivains et les poètes, cela n'a pas été simple de reprendre la plume. Comment peut-on continuer à écrire? Qu'est-ce que l'on peut dire? Jaccottet comme tant d’autres s'est posé ces questions.

Traduit en chinois récemment

Preuve que le propos de Jaccottet continue de résonner au loin, le Bol du pèlerin (Morandi/2001) a été traduit récemment en chinois. Tiré à plus de 8000 exemplaires, le livre est sorti pour accompagner une grande exposition justement consacrée au peintre italien Giorgio Morandi, inaugurée à Pékin en décembre dernier.

Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues, l'a été entièrement en allemand aux éditions Hanser à Munich, avec une dernière parution en 2018: Gedanken unter den Wolken (Pensées sous les nuages, 1983). Elle l'est aussi abondamment en italien grâce au Tessinois Fabio Pusterla qui a signé la préface dans la Pléiade.

Poète et traducteur

Philippe Jaccottet est considéré comme l'un des plus grands poètes et traducteurs de langue française contemporains. On lui doit des traductions de textes en allemand, espagnol, russe, italien, tchèque, japonais, et même de grec ancien.

Parmi ceux qu'il a traduits, on peut citer Homère, Rainer Maria Rilke, Hölderlin, Musil, Thomas Mann, Ingeborg Bachmann; Góngora; Mandelstam et Tsvetaeva; Ungaretti et Leopardi. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand Prix Schiller en 2010, et un nombre considérable d'essais ont été consacrés à son œuvre. Ses archives sont déposées à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.

"La bibliothèque a toujours fait une veille active pour acquérir ses manuscrits. Ce fonds a été complété de manière importante par une donation faite par le poète lui-même à fin 2020", a expliqué le Conseil d'Etat dans un communiqué, rendant hommage à cette "figure majeure de la scène littéraire suisse", le quatrième auteur suisse à être publié dans la Pléiade après Rousseau, Cendrars et Ramuz.

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Suisse

Pro Juventute s'inquiète des effets de la pandémie sur les jeunes

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Les interventions de crise lors d'un appel téléphonique d'un jeune à Pro Juventute ont nettement augmenté l'an dernier: les services de secours ont été mobilisés une centaine de fois en 2020, contre 57 interventions une année auparavant. (Photo symbolique - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY).

Les jeunes souffrent beaucoup de la pandémie du Covid-19, constate Pro Juventute. Les situations de crise se multiplient et les craintes pour l'avenir augmentent. Malgré cela, il y a de l'espoir, note l'organisation de soutien à la jeunesse jeudi dans un communiqué.

Les interventions de crise lors d'un appel téléphonique d'un jeune à Pro Juventute ont nettement augmenté l'an dernier: l'organisation a mobilisé les services de secours une centaine de fois en 2020, contre 57 interventions une année auparavant. Le nombre de consultations concernant la santé psychique a fortement augmenté au service 147.ch, destiné aux enfants et aux jeunes.

Au cours de la deuxième vague, dʼoctobre à décembre, 40% de jeunes en plus ont contacté lʼéquipe de conseillères et de conseillers pour des problèmes de santé psychique par rapport à la même période de l'année précédente. Près de 700 jeunes s'adressent chaque jour au 147.ch (contre 600 précédemment), précise Pro Juventute à Keystone-ATS.

Par ailleurs, les services de psychiatrie pour enfants et adolescents ont signalé une augmentation des prises en charge et du risque suicidaire.

Climat familial tendu

Moins de sorties, restrictions de contacts, infrastructures de loisirs fermées: depuis un an, les jeunes sont davantage à la maison. Or le climat familial n'y est pas toujours au beau fixe. Entre mars et mai 2020, les conseillers du 147 ont effectué près de 70% de consultations en plus portant sur la violence domestique.

Beaucoup de ceux qui contactent Pro Juventute craignent de perdre leurs amis. Les consultations sur ce sujet ont augmenté de 93% en 2020 par rapport à lʼannée précédente. La peur de ne pas nouer de nouveaux liens amicaux est également omniprésente, avec 28% de consultations en plus sur ce thème.

Concernant l'enseignement à distance, il réussit moins bien aux jeunes enfants, constate Pro Juventute. Le risque de ne pas suivre le rythme menace lorsque les enfants et adolescents ne disposent pas à la maison de lʼinfrastructure technique nécessaire ou de possibilités de soutien des parents. Les inégalités qui existaient déjà en matière dʼéducation et de perspectives professionnelles sont exacerbées par la crise.

Même si la situation semble encore bonne pour le moment sur le marché des places d’apprentissage, la question du choix dʼune profession est une préoccupation majeure pour les jeunes. Au 147, 23% de consultations en plus ont été effectuées sur le choix de carrière.

Les stages dʼessai ne sont souvent pas possibles ou ne peuvent être effectués que virtuellement, et la prolongation de lʼemploi après lʼapprentissage est incertaine. En janvier 2021, 17'000 jeunes étaient au chômage. Un an plus tôt, il y en avait 5000 de moins.

Résilience

Malgré toutes ces expériences négatives, les jeunes évoquent également des aspects positifs, note Pro Juventute. Ils acquièrent notamment de nouvelles compétences, consolident leur capacité à faire face aux difficultés et montrent qu’en tant que membres de la société, ils sont solidaires des personnes particulièrement vulnérables. La majorité des jeunes approuvent d’ailleurs les mesures visant à endiguer la pandémie.

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Suisse

Une femme à la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations

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Christine Schraner Burgener prendra les rênes du Secrétariat d'Etat aux migrations le 1er janvier 2022 (Archives © KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Christine Schraner Burgener prendra la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) le 1er janvier 2022. L'actuelle envoyée spéciale de l'ONU pour la Birmanie succédera à Mario Gattiker, qui prend sa retraite.

Christine Schraner Burgener, 57 ans, dispose d'une riche expérience professionnelle en Suisse et à l’étranger, souligne jeudi le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué. Elle connaît aussi bien l’administration fédérale que la diplomatie internationale, dispose de grandes compétences sociales et de capacités marquées de communication et de négociation.

Avec ce choix, le Conseil fédéral tient compte de l’interconnexion croissante de la politique migratoire au niveau européen et de l’importance de la collaboration avec les pays d’origine et de transit, souligne le DFJP.

De Tokyo à Dublin

Mme Schraner Burgener a passé les dix premières années de sa vie à Tokyo. Elle a étudié le droit à Zurich, avant d’entrer dans le service diplomatique du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) en 1991. Par la suite, elle a été attachée à l'ambassade de Suisse au Maroc, ambassadrice à Dublin, en Thaïlande et en Allemagne.

En Suisse, elle a occupé divers postes: cheffe suppléante de la section Droits de l’homme, cheffe de la section Politique des droits de l’homme, avec une priorité sur l’Asie, et plus tard directrice suppléante de la Direction du droit international public du DFAE et responsable de la division Droits de l’homme et droit humanitaire.

En 2018, le secrétaire général de l’ONU António Guterres l’a nommée envoyée spéciale des Nations Unies pour la Birmanie. En raison de son mandat actuel, Mme Schraner Burgener prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier 2022.

Mario Gattiker poursuivra donc son engagement jusqu’à la fin de 2021, soit trois mois au-delà de l’âge ordinaire de la retraite. Il avait pris, en 2012, la direction de l’Office fédéral des migrations, devenu le Secrétariat d’État aux migrations en 2015.

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La Suisse annonçait son premier cas de coronavirus il y a un an

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A ce jour, environ 675'500 doses de vaccins ont été administrées à la population suisse (Archives © KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse annonçait il y a un an son premier cas de Covid-19. Le 25 février 2020, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) communiquait qu'un septuagénaire tessinois avait été testé positif au virus, apparu initialement en Chine.

Depuis, plus de 23'300 personnes ont dû être hospitalisées en Suisse et 9256 décès sont à déplorer. Plus de 552'000 cas ont été confirmés en laboratoire, soit 6393 cas pour 100'000 habitants. Après une première vague au printemps dernier, le nombre de cas est reparti à la hausse à l'automne, forçant le Conseil fédéral à remettre le pays en semi-confinement.

Les mutations du virus, plus contagieuses, inquiètent particulièrement les autorités. Le 24 décembre, la nouvelle variante du coronavirus provenant de Grande-Bretagne est découverte en Suisse dans deux échantillons. Quelques jours plus tard, l'OFSP indique avoir détecté deux cas de la variante sud-africaine. Enfin, le 9 février, un cas de variant brésilien est identifié pour la première fois dans le pays.

Le plus grand nombre de cas quotidiens au cours de la première vague a été enregistré le 23 mars avec 1464 cas. Lors de la deuxième vague, un chiffre record de 10'559 cas a été établi le 2 novembre.

Le taux de positivité le plus élevé de la première vague a été enregistré le 30 mars, avec 19,9%. Son pendant de la deuxième vague s'est produit le 4 novembre, avec 27,4% de tests positifs.

Près de 33 millions de doses

A ce jour, plus de 866'400 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, dont environ 675'500 ont été administrées. Quelque 173'400 personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a signé des contrats avec cinq fabricants pour un total de près de 33 millions de doses.

La Confédération a jusqu'ici engagé un total d'environ 50 milliards de francs pour soutenir l'économie. Les fonds sont versés ou ont été versés pour l'indemnisation en cas de chômage partiel (20 milliards), pour les allocations pour perte de gain en cas de mesures destinées à lutter contre la pandémie (7,5 milliards), au programme de crédits covid du printemps dernier (17 milliards de francs) et aux programmes d'aide pour les personnes en difficulté (2,5 milliards).

En outre, il existe d'autres aides pour les secteurs de l'aviation (1,9 milliard), des transports publics (700 millions), de la culture (400 millions), ou du sport (350 millions).

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Suisse

Futur chef du MPC toujours pas trouvé

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Aucun des trois candidats au poste de procureur général de la Confédération n'a convaincu une majorité des membres de la commission judiciaire, a indiqué son président Andrea Caroni devant la presse. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le poste de procureur général de la Confédération est remis au concours une troisième fois. Aucun des trois candidats auditionnés mercredi pour succéder à Michael Lauber n'a convaincu la commission judiciaire de l'Assemblée fédérale.

Les prétendants retenus à l'issue d'une première sélection le 10 février n'ont pas passé le cap de la deuxième ronde réalisée après une procédure d’évaluation externe, a indiqué le président de la commission Andrea Caroni (PLR/AR). Les Chambres auraient dû élire le ou la future procureur/e générale de la Confédération le 17 mars.

Aucun des trois candidats en lice, à savoir Maria-Antonella Bino, Lucienne Fauquex et Félix Reinmann, n'a obtenu une majorité de soutien en commission, a précisé M. Caroni devant la presse. Les exigences de la fonction sont élevées. Faute d'une candidature les remplissant toutes, il a été décidé de relancer la procédure.

La commission judiciaire a pris cette décision après une longue discussion, a ajouté le conseiller aux Etats. Elle reprendra son travail la semaine prochaine pour décider comment elle va intensifier ses recherches. La troisième tentative devrait être la bonne. L'élection du futur chef du Ministère public de la Confédération (MPC) devrait pouvoir avoir lieu lors de la session d'été, selon M. Caroni.

Candidats du sérail

C'est la deuxième fois que la commission évaluait des candidatures pour reprendre la tête du MPC après le retrait de Michael Lauber. Maria-Antonella Bino, ancienne procureure fédérale suppléante et récemment élue juge suppléante au Tribunal pénal fédéral, est membre de la direction générale du groupe Sygnum Bank.

Lucienne Fauquex est procureure fédérale et dirige le Service juridique du MPC. Félix Reinmann est secrétaire général du Département du développement économique du canton de Genève. Les deux candidats retenus en automne, le procureur général genevois Olivier Jornot et le procureur fédéral fribourgeois Andreas Müller n'avaient pas non plus réussi à convaincre.

Interim assuré

La vacance à la tête du MPC n'est pas un problème, a poursuivi M. Caroni. Depuis le 1er septembre, les affaires officielles du procureur général sont gérées par les deux anciens adjoints de M. Lauber, Ruedi Montanari et Jacques Rayroud.

Mis en cause notamment pour ses rencontres informelles avec le président de la FIFA Gianni Infantino, Michael Lauber a remis sa démission pour le 31 janvier 2021. Dans les faits, il a quitté son poste le 31 août dernier.

Il avait été réélu pour un troisième mandat en septembre 2019 malgré un avis négatif de la commission judiciaire. Son successeur aurait dû prendre ses fonctions le 1er janvier.

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