Rejoignez-nous

Suisse

Le Conseil fédéral dit non à une hausse du prix de la vignette

Publié

,

le

Le Conseil fédéral ne veut pas augmenter le prix de la vignette autoroutière à 80 francs (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La vignette autoroutière ne doit pas passer de 40 à 80 francs. Dans une réponse publiée jeudi, le Conseil fédéral rejette une motion du conseiller national Martin Candinas (Centre/GR), qui demande en contrepartie une réduction de la surtaxe sur les huiles minérales.

Martin Candinas rappelle que la vignette autoroutière coûte 40 francs depuis 1995. Il souhaite donc que le prix passe à 80 francs dans un premier temps, avant d'être régulièrement adapté à l'évolution du renchérissement.

Soulignant qu'environ un tiers des vignettes sont vendues à des conducteurs domiciliés à l'étranger, le Grison veut par cette mesure rendre moins attrayant le transit de loisirs étranger sur les autoroutes suisses. Ce trafic de transit contribue de manière significative à l'augmentation des heures de bouchons, notamment sur les axes du Gothard et du San Bernardino, écrit-il.

Afin de compenser la charge supplémentaire pour les usagers suisses, M. Candinas demande une réduction unique du même montant appliquée à la surtaxe sur les huiles minérales. Et de justifier que la vente de vignettes à des conducteurs étrangers générera des recettes supplémentaires pour la Confédération, sans que les usagers suisses n'en soient pénalisés.

Le Conseil fédéral rejette la motion. L'augmentation du prix de la vignette toucherait en premier lieu les automobilistes suisses. Et de rappeler que le peuple a refusé en 2013 une hausse à 100 francs. Quant à la réduction de la surtaxe sur les huiles minérales, il n'est pas garanti qu'elle se répercute de manière visible sur les consommateurs.

La baisse s'inscrirait dans le cadre des fluctuations normales des prix des carburants. Les acteurs privés, et non la Confédération, ont la compétence de fixer le prix final payé à la pompe.

Extension de la vignette au ferroutage

Dans le même domaine, le gouvernement rejette une autre motion, du conseiller national Philipp Matthias Bregy (Centre/VS). Ce dernier propose que la vignette autoroutière ne permette pas seulement d'utiliser les autoroutes suisses, mais permette aussi le chargement des automobiles à la Furka, au Lötschberg ou à la Vereina.

Le Valaisan demande d'étendre la vignette à l'utilisation du ferroutage, trouvant que les "droits de passage" actuels sont élevés et démesurés par rapport au prix de la vignette. A l'heure actuelle, deux chargements d'automobiles en ferroutage coûtent à peu près le même prix que la vignette, illustre-t-il. La mesure permettrait aussi d'éviter le trafic de contournement.

Le Conseil fédéral s'y oppose, invoquant des raisons financières. Actuellement, les entreprises responsables du ferroutage reçoivent des contributions fédérales, issues du financement spécial pour la circulation routière et du Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF).

Une extension de la vignette autoroutière à l'utilisation du ferroutage impliquerait que la Confédération devrait compenser la perte de revenus de ces entreprises par l'intermédiaire du Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA). Ces pertes représenteraient environ 60 millions de francs par an.

Le gouvernement craint aussi un usage plus élevé des lignes de ferroutage. Il dit qu'on peut donc s'attendre à des coûts d'exploitation plus importants, ainsi qu'à une augmentation de la congestion aux gares de chargement et aux routes d'accès, que l'on ne pourrait en outre plus modérer via des prix modulables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Beat Jans salue le "signal de stabilité" donné par les Suisses

Publié

le

Le ministre de justice et police Beat Jans se réjouit du "signal de stabilité" donné par la population au reste du monde. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le conseiller fédéral Beat Jans se réjouit du signal de stabilité que les Suisses ont donné en refusant l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions". Un signal important donné au reste du monde, surtout dans la perspective des accords avec l'UE.

"Le Conseil fédéral se réjouit du refus de l'initiative", a déclaré le ministre de justice et police dimanche devant la presse à l'issue des résultats des votations fédérales. "Par leur décision, les citoyens ont donné un signal de stabilité, d'ouverture et de fiabilité", a-t-il ajouté.

Le pays est confronté à des défis, c'est un fait, a poursuivi le Bâlois, citant la crise du logement, les infrastructures et l'immigration. Des préoccupations régulièrement avancées par les initiants.

Le Conseil fédéral a pris des mesures concrètes pour affronter ces défis, a déclaré M. Jans. Et ce n'est pas avec les promesses données par l'initiative, qui n'auront aucun effet réel pour la population, qu'ils seront résolus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Grèves féministes: des milliers de personnes en Suisse alémanique

Publié

le

Des manifestations ont eu lieu en Suisse alémanique à l'occasion des grèves féministes du 14 juin (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les Bernoises ont célébré cette année la journée de grève féministe de manière décentralisée plutôt que par une manifestation. Vêtues de violet et faisant beaucoup de bruit, elles se sont rassemblées dimanche après-midi devant le Palais fédéral.

"Toujours en colère!" pouvait-on lire sur une grande banderole déployée sur la Place fédérale. Selon une journaliste de Keystone-ATS, environ 5000 personnes de tous âges se sont rassemblées dans l'après-midi. L'objectif était de prendre position contre la violence sexiste et en faveur de l'égalité des droits pour tous. Le programme comprenait des sets de DJ et des discours.

De nombreuses organisations ont notamment organisé un brunch, un atelier de bricolage ou un cours de yoga.

Cette année, cependant, aucune manifestation dans le centre-ville n’était prévue. Le collectif de grève bernois a notamment justifié cette pause par le manque de ressources. Celles-ci seraient déjà consacrées aux préparatifs de la grève nationale du secteur des soins prévue le 14 juin 2027.

A Bâle et Lucerne, des manifestations ont rassemblé plusieurs milliers de personnes. En Suisse romande, les collectifs féministes avaient appelé à rejoindre la manifestation à Genève contre le G7.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements

Publié

le

L'interdiction des signes religieux pour les élus dans les parlements a été acceptée par le peuple à Genève (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.

A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.

La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.

L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Des heurts lors de la manifestation contre le G7 à Genève

Publié

le

Des affrontements ont eu lieu à Genève entre des manifestants et la police durant la marche anti-G7. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Partie à 15h15, la manifestation contre le sommet du G7 a connu ses premiers heurts à Genève. Des affrontements avec la police ont eu lieu dans le secteur de la gare et une voiture a été incendiée.

Des manifestants ont jeté des projectiles, notamment des vélos, sur les forces de l'ordre, a constaté Keystone-ATS. Des explosions ont aussi été entendues et diverses déprédations ont été signalées, notamment sur une banque.

La marche, partie du parc Mon Repos, réunit des milliers de personnes, réunies à l'appel de la coalition No G7 qui rassemble une soixantaine d'organisations. Le cortège est divisé en plusieurs blocs, à savoir féministe, pro-palestinien, révolutionnaire, kurde ou encore syndical.

Selon la coalition No G7, la manifestation a rassemblé environ 20'000 personnes, tandis que la police a avancé le chiffre de 7000 participants au départ de la marche.

Le cortège est composé d'une foule bruyante et colorée, représentant toutes les générations. Des slogans rythment la marche et de nombreuses pancartes sont brandies par la foule, hostiles au G7 et appelant à une "riposte" contre le fascisme, l'impérialisme et le capitalisme.

Trump géant

Une "voiture-balai" se trouve en fin du défilé avec une poupée géante de Donald Trump sur le toit avec un cocktail cubain et une araignée israélienne qui s'agrippe.

Le tracé, long de 5 km et limité à la rive droite de la rade, doit encore notamment passer par la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.

Il aura fallu aux autorités genevoises et à la coalition No G7 des mois de passes d'armes par médias interposés, puis de discussions, pour aboutir au tracé. Les militants ont fini par s'en accommoder, préférant une manifestation autorisée à une interdiction qui inquiétait tout le monde pour des raisons sécuritaires.

Forte présence policière

Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales sont prêts à répondre à d'éventuels casseurs. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.

Dans son catalogue de revendications, la coalition demande notamment la dissolution du G7 et proteste face à la situation des civils dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis de Donald Trump et Israël sont au centre de leurs reproches internationaux.

Les militants demandent aux Etats occidentaux de ne pas laisser utiliser les bases américaines sur leur sol pour bombarder l'Iran et d'interrompre leurs relations commerciales avec l'Etat hébreu.

Revendications multiples

Plus largement, la coalition a dévoilé des revendications sociales. Elle exige que les pays du G7 sécurisent le droit de grève, renforcent la protection sociale, garantissent des salaires minimaux et soulagent les travailleurs face aux situations climatiques.

S'en prenant encore au président américain, les opposants réclament une défense internationale du droit à l'avortement. Ils souhaitent un plan contre les violences sexistes et sexuelles et la condamnation de tout acte contre les personnes LGBTIQ, de même que des soins transformatifs remboursés par les caisses maladie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Si possible, passez du temps près d’un lac, d’une rivière ou de la mer. L’eau est votre élément et possède le pouvoir de vous apaiser !

Les Sujets à la Une