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Suisse

Le peuple devrait se prononcer sur le consentement présumé pour le don d'organes

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Le comité référendaire veut s'assurer qu'aucun organe ne sera prélevé sans le consentement de son propriétaire. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les Suisses ne doivent pas être présumés donneurs d'organes. Un comité référendaire a déposé jeudi à la Chancellerie fédérale plus de 64'000 signatures contre la révision de la loi sur la transplantation. Deux tiers ont déjà été vérifiées.

Actuellement, une personne doit explicitement consentir au don d'organes avant sa mort. Mais le système n'a pas permis de trouver suffisamment de donneurs. Sous l'impulsion d'une initiative populaire, retirée entretemps, le Parlement a adopté en octobre le principe du consentement présumé.

Toute personne qui ne s'y oppose pas activement serait automatiquement considérée comme donneuse d'organes. En l'absence de document attestant de la volonté du défunt, les proches ou une personne de confiance désignée pourront s'opposer au prélèvement si cela respecte la volonté présumée de la personne décédée.

"Un tel changement de paradigme doit être soumis au peuple", a jugé Franziska Sprecher, membre du comité référendaire et professeure en droit à l'université de Berne. La Consitution garantit à tout être humain le droit à l'intégrité physique et psychique et à l'autodétermination. Ils seraient mis à mal avec la réforme.

Informations manquantes

Environ six millions de personnes seraient potentiellement concernées en Suisse, a relevé Alex Frei, co-initiateur du référendum. Toutes devraient être informées correctement des implications de leur consentement présumé.

Et le médecin de détailler: "Il existe deux sortes de prélèvements en Suisse. Ceux réalisés après une mort cérébrale. Et ceux réalisés après une mort cardiaque entraînant une mort cérébrale." Le deuxième type de prélèvement est plus controversé. En Allemagne, il est interdit. Une personne n'y est pas considérée décédée cinq minutes après l'arrêt du coeur, car elle peut souvent être réanimée.

Pour Alex Frei, "il est impossible d'expliquer correctement et de manière complète le prélèvement d'organes à six millions d'habitants". D'autant plus que certaines personnes ne parlent pas l'une des langues officielles, ne peuvent pas lire ou ne veulent pas se pencher sur la question de leur propre mort.

"Un organe pourrait leur être prélevé contre leur volonté. Leurs droits à l'autodétermination et l'intégrité physique seraient ainsi violés. Le consentement présumé n'est éthiquement pas défendable", a-t-il poursuivi. "Il n'existe aucun droit à un organe", a complété Franziksa Sprecher. "En particulier pas à un organe, dont le prélèvement n'a pas été approuvé par son propriétaire."

Proches sous pression

Les référendaires critiquent également la pression mise sur les proches, placés en position d'arbitre. Après un événement tragique et parfois soudain, le décès d'un être cher, ils se verront placés face à des questions et des conflits éthiques à forte composante émotionnelle, a relevé Susanne Clauss, sage-femme et co-initiatrice du référendum. Ils devront y répondre rapidement avec une pression sociétale accrue, vu que le consentement sera présumé à l'avenir.

Même si toutes les signatures ne sont pas encore attestées, le référendum a de grandes chances d'aboutir. La date de la votation a elle déjà été fixée au 15 mai.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

G7: des policiers et gendarmes français dès samedi à Genève

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La conseillère d'Etat Carole-Anne Kast a signé vendredi un arrangement avec la préfète de Haute-Savoie pour le déploiement de forces de sécurité françaises à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Des policiers et gendarmes français seront déployés dès samedi à Genève sous commandement genevois à deux jours du sommet du G7 d'Evian (F). Un arrangement a été signé vendredi entre la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast et la préfète de Haute-Savoie Emmanuelle Dubée.

Ces forces de sécurité, dont le nombre n'est pas précisé pour des raisons opérationnelles, n'auront pas pour mandat de garantir le maintien de l'ordre. Mais elles seront présentes "de manière non anecdotique" et pour "dissuader", a expliqué à Keystone-ATS le porte-parole du Département des institutions et du numérique (DIN), Laurent Paoliello, confirmant une information du journal Le Temps.

"Cela nous permet d'étoffer notre maillage sécuritaire" d'Evian à Genève et dans les cantons voisins, a-t-il ajouté. Cet arrangement est rendu possible dans le cadre de l'accord de Paris qui avait été signé après le sommet du G8 en 2003 et avant l'Euro de football en 2008. En 2003, Genève avait dû recourir à des policiers allemands en l'absence d'un tel partenariat juridique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Parlement valaisan: les comptes 2025 acceptés sans le soutien du PS

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Pour la conseillère d'Etat en charge des finances et de l'énergie, Franziska Biner, il faudra faire preuve de pragmatisme au moment de valider les prochains budgets du Canton du Valais (archives). (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

Le Grand Conseil valaisan a accepté vendredi les comptes 2025 de l'Etat du Valais. Les critiques ont toutefois été nombreuses. Le vote n'a pas été unanime. Les députés du PS ont quasiment tous voté contre (19 voix). Deux parlementaires se sont abstenus.

Les comptes bouclent avec un excédent de revenus de 3,9 millions pour des charges records de 4,76 milliards de francs et un excédent de financement de 6,4 millions de francs. La réserve de politique budgétaire a pu être augmentée de 25 millions de francs. Le fonds dédié aux grands projets d'infrastructures du XXIe s'est accru de 35,5 millions de francs.

Pour Sarah Constantin (PS), "le canton bénéficie encore de la force du travail (ndlr: de ses habitants), de la consommation populaire et de recettes conjoncturelles, tandis que la droite bourgeoise continue d'organiser méthodiquement l'affaiblissement fiscal de l'Etat."

De son côté, la grande argentière cantonale Franziska Biner a estimé qu'il faudra se montrer pragmatique pour équilibrer les prochains budgets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

G7: contrôles renforcés dans les gares de France voisine

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Les contrôles ont lieu dans les trains et sur les quais entre la région d'Evian (F) et Genève. (© KEYSTONE/EPA/LAURENT GILLIERON)

Le dispositif sécuritaire pour le sommet du G7 côté français est à pied d'oeuvre. Dans les gares en direction d'Evian-les-Bains (F) depuis Genève, la présence policière commence à être visible. Des contrôles d'identité aléatoires sont menés.

"C'est bon pour moi", glisse avec le sourire une représentante des forces de l'ordre à une passagère qui vient de sortir du train. Les quelques personnes qui doivent se plier à ses vérifications n'y voient aucun inconvénient et s'exécutent sans coup férir.

En milieu de matinée ce vendredi, l'heure de pointe est déjà passée. L'affluence dans les trains reste raisonnable. Mais la sûreté ferroviaire et les gendarmes balisent malgré tout les convois ou les quais, comme à Annemasse.

Près d'Evian, la présence policière est même internationale. Une fonctionnaire espagnole parle avec un collègue allemand, pas loin de leurs homologues français en plus grand nombre.

Les contrôles sont également menés près de grands axes routiers. Plusieurs policiers arrêtaient à la mi-journée un certain nombre de véhicules.

Les autorités genevoises ont elles recommandé aux frontaliers de télétravailler ou de recourir aux transports publics. Des dizaines de points de passage ont été fermés et seul le personnel considéré comme indispensable a pu obtenir une facilité de mobilité à quelques douanes vers le territoire genevois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Vers la fin du cumul des mandats pour les conseillers d'Etat

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Le Grand Conseil s'est prononcé, vendredi, contre le cumul des mandats entre celui de conseiller d'Etat et d'élu fédéral (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Parlement valaisan a validé, vendredi en première lecture, la réforme de la loi modifiant des actes législatifs en matière de justice. Celle-ci clarifie la question de la limite d'âge des magistrats et veut interdire le cumul des mandats pour les conseillers d'Etat.

La possibilité pour un membre de l'exécutif cantonal de siéger, en même temps à Berne, comme parlementaire fédéral a fait débat. L'UDC du Haut-Valais a proposé de modifier la loi en vigueur afin d'augmenter de un à deux, le nombre d'élus pouvant siéger à Berne, avant de retirer son amendement, avant le vote.

La Commssion des institutions et de la famille (IF) a, elle, proposé de créer une incompatibilité des mandats. Une vision finalement partagée par le Parlement (118 oui, 9 non et 1 abstention).

Selon le conseiller d'Etat en charge de la sécurité, des institutions et du sport, Stéphane Ganzer, une telle modification de la Constitution cantonale, si elle est acceptée par le peuple, ne pourrait pas entrer en vigueur pour les élections fédérales 2027 mais pour celles de 2031.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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