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Suisse

Le rêve de Kyshawn George prend forme

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Kyshawn George (18) devrait faire ses débuts en NBA dans la nuit de jeudi à vendredi (© KEYSTONE/AP/Nick Wass)

Si tout se passe normalement, Kyshawn George devrait devenir le troisième Suisse à évoluer en NBA. Ce sera dans la nuit de jeudi à vendredi avec Washington face à Boston, champion en titre.

Il avait annoncé depuis l'école primaire qu'il serait le troisième Suisse à jouer en NBA. Kyshawn George a fait de ce rêve d'enfant une évidence. Cette confiance en lui émane même au téléphone. Le timbre est posé, sans grandes envolées. Il y a dans ses réponses une sorte d'humilité se mélangeant avec une assurance nécessaire, pour qui ambitionne de jouer dans la meilleure ligue du monde.

Car évoluer en NBA demeure un accomplissement majuscule avec 30 équipes et une quinzaine de joueurs par franchise, soit un total d'environ 450 athlètes pour un sport qui se joue sur tous les continents.

Un été bien rempli

Drafté par les New York Knicks en 24e position en juin dernier, le Chablaisien avait été transféré dans la foulée à Washington. Que s'est-il donc passé depuis cette folle soirée? "Je suis allé directement à Washington, confie-t-il à l'agence Keystone-ATS. J'y suis resté un mois en disputant la Summer League. Après ça je suis revenu une dizaine de jours en Suisse avant de repartir aux Etats-Unis avec un camp à Los Angeles, puis des séjours à Washington et Toronto."

A la manière d'un Clint Capela, Kyshawn George a très vite compris que le travail était essentiel dans un univers où le talent se retrouve dans chaque équipe: "Je me suis beaucoup entraîné pour que l'équipe voie mes intentions." A Washington, Kyshawn George a la chance de pouvoir compter sur le soutien de ses parents. Le jeune homme de 20 ans leur a loué un appartement dans lequel ils devraient passer l'année. Son père Deon, ancien basketteur canado-suisse, a pris une année sabbatique pour suivre l'un de ses deux fils.

"C'est un peu pour rattraper le temps perdu, glisse Kyshawn avec le sourire. Parce que j'ai vécu seul depuis mes 15 ans (réd: à Châlon puis à Miami). C'est important de les avoir autour de moi. Ils se sont proposés et cela s'est fait naturellement. Ils pourront m'aider avec certaines tâches administratives." Et qu'en pense son grand frère Jamal qui brille actuellement aux Pully-Lausanne Foxes? "Il vit à Lausanne. Je pense que ça lui a quand même fait quelque chose, mais il est fier de moi."

Pas fan des comparaisons

Intégrer un cinq de base en NBA n'est vraiment pas chose aisée. Clint Capela avait dû passer par la D-League, aujourd'hui G-League, avant de s'imposer à Houston. Kyshawn George ne devrait pas connaître le même parcours. Très bon en présaison, le Montheysan fait partie des joueurs censés compenser l'absence pour blessure de Malcolm Brogdon. Pour son deuxième match de préparation, le 10 octobre au Madison Square Garden, George a ébloui avec 14 points, 4 rebonds, 3 contres et une interception.

Pas de quoi cependant faire enfler sa tête: "Je savais qu'ils m'avaient drafté et que c'était une bonne équipe, mais c'était un match comme les autres. Je me donne toujours à fond, peu importe l'adversaire." Concernant la blessure de Brogdon, le jeune joueur indique qu'"il y a des minutes à prendre".

Et lorsque son coéquipier Kyle Kuzma s'amuse à le comparer à la star des Knicks Mikal Bridges, en rapport à ses qualités des deux côtés du terrain, Kyshawn George n'en perd pas le sommeil. "Je ne suis pas fan des comparaisons, chaque situation est différente, répond-il avec calme. Je ne cherche pas à ressembler à quelqu'un mais à être moi-même. Ceci dit, cela reste un compliment."

Un joueur complet

Et est-ce que d'avoir à ses côtés son père, ancien basketteur pro, change quelque chose? "D'un point de vue basket, non. Il ne me dit pas grand-chose, il sait bien faire la balance."

Selon ses propres dires, l'une des forces de Kyshawn George tient à sa mentalité défensive. "Il faut avoir la volonté de jouer en défense, de venir se replacer, explique-t-il. Tout commence par là. Je pense être assez bon défensivement et savoir bien lire le jeu." L'une des grandes forces de George, c'est sa polyvalence. En théorie et selon les adversaires, il peut défendre quatre positions sur cinq. "Une grosse qualité qui plaît aux coaches", souligne-t-il.

Après avoir rêvé à la NBA, quelle est l'ambition de Kyshawn George pour la saison à venir? "Une saison réussie sur le plan personnel serait d'intégrer la +All rookie team+. Et du point de vue de l'équipe, nous sommes en phase de reconstruction. Il faut établir les bases pour le futur. J'ai été super bien accueilli par les vétérans et j'espère qu'avec mes deux autres coéquipiers draftés en même temps que moi, on va pouvoir créer un jeune groupe solide."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Parmelin parle avec Starmer à Evian des négociations commerciales

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Le président de la Confédération Guy Parmelin et le Premier ministre britannique Keir Starmer disent tous les deux vouloir aboutir à un accord de libre-échange global entre leurs deux pays. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le président de la Confédération Guy Parmelin a parlé à Evian (F) avec le Premier ministre britannique Keir Starmer des négociations pour un accord de libre-échange global avec Londres. Il s'est rendu dans la ville française pour le dîner de gala du sommet du G7.

"C'est important que nous puissions discuter un moment", a affirmé mardi soir M. Parmelin au chef du gouvernement britannique au début de la rencontre qui a duré environ une demi-heure. "Si nous pouvions conclure stratégiquement les négociations pour un accord de libre-échange, ce serait un signal fort", a-t-il ajouté. "C'est pour cette raison que je voulais vous parler", a répondu M. Starmer, en difficulté sur la scène politique dans son pays.

Selon M. Parmelin, les discussions vont dans la bonne direction mais "c'est toujours les derniers kilomètres" qui sont les plus difficiles. "Je ne pense pas qu'il y ait de problème, il faut seulement réduire les divergences. Je pense que tout ira bien", a renchéri de son côté le Premier ministre britannique.

Après le Brexit, les deux pays avaient conclu en 2019 un arrangement commercial pour préserver les droits et obligations réciproques. Depuis, ils souhaitent aboutir à un accord de libre-échange global et les négociations avaient débuté en 2023.

Cinq ans jour pour jour après avoir accueilli le président américain d'alors Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine à Genève pour leur sommet bilatéral, M. Parmelin s'est à nouveau retrouvé au plus près des plus grands dirigeants mondiaux réunis pour le G7. Même si la Suisse n'était pas formellement invitée à cette rencontre d'Evian.

Le président de la Confédération a salué brièvement le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio et a pu dialoguer pendant quelques minutes avec le chancelier allemand Friedrich Merz, avant le dîner auquel il était convié.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Sans-abris: pourquoi certains choisissent la rue ?

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Certains SDF préfèrent rester en rue que de se rendre dans des hébergements d'urgence. La vie en collectivité, les horaires à respecter ou encore l’impossibilité d’accueillir les couples font partie des freins (image d'illustration). (© KEYSTONE/Michael Buholzer)

Il y a quelques semaines, des images de sans-abri dormant dans le passage souterrain de la gare de Lausanne ont marqué les esprits. Si beaucoup choisissent les structures d'accueil , d'autres font le choix de rester dehors. C'est ce qu'ils confient à l'Équipe mobile d'urgences sociales d'Unisanté. Marie Dubois, travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS, décrypte les réalités du terrain.

Vous avez vu ces images il y a quelques semaines. Des sans-abris qui dorment dans un des passages sous-terrain de la gare de Lausanne, comme dans d'autres lieux. Si certains choisissent de se rendre dans des hébergements d’urgence, d’autres préfèrent rester en rue. C’est ce qu’ils confient à l’Équipe Mobile d’Urgences Sociales d’Unisanté, une équipe de seize personnes déployées sur le terrain dans le canton de Vaud. Leurs missions : prendre en charge des personnes en situation de vulnérabilité, de détresse sociale ou de crise psycho-sociale.

La vie en collectivité, un frein à l'hébergement

Pour les collaborateurs de l'Équipe mobile d'urgences sociales (EMUS) d'Unisanté, le refus d'intégrer une structure d'accueil est une réalité bien connue. La vie collective, les horaires stricts ou encore l'impossibilité de loger les couples sous un même toit figurent parmi les freins les plus fréquemment rapportées par les sans-abris:

«Les hébergements d'urgence sont des structures collectives. Il faut accepter de dormir avec plusieurs personnes qui se retrouvent aussi avec de multiples difficultés, sociales et psychiques.»

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

Face à cette problématique, des réflexions sont actuellement menées par la Ville de Lausanne afin d'organiser l'ouverture d'un établissement d'accueil exclusivement réservé aux femmes, permettant ainsi de garantir leur sécurité et de répondre à une demande de non-mixité souvent exprimée sur le terrain.

Seize professionnels sur le terrain vaudois

Pour aller à la rencontre de cette population qui échappe parfois aux structures traditionnelles, l'EMUS s'appuie sur une équipe de 16 personnes. Ces professionnels interviennent en binômes, toujours composés d'un travailleur social et d'un infirmier, afin d'offrir une réponse globale, à la fois sociale et sanitaire.

Lorsque l'équipe n'est pas directement appelée, elle fait des patrouilles. Un travail de prévention indispensable sur le terrain, comme l'explique Marie Dubois.

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

« L'objectif des patrouilles, c'est de chercher des personnes qui sont en rue, qui dorment à l'extérieur, qui sont installées. L'objectif, c'est de savoir si ces personnes connaissent le réseau (...) et de savoir quels sont leurs besoins.»

Pour l'EMUS, l'efficacité de ce réseau repose aussi sur la centralité des infrastructures. L'équipe rappelle qu'il est essentiel que les structures d'accueil destinées aux personnes sans-abris soient facilement accessibles et impérativement situées au centre-ville pour maintenir ce lien de proximité.

Un «mille-feuille» de difficultés psychosociales

Les équipes d'Unisanté sont quotidiennement confrontées à des situations de grande vulnérabilité où s'entremêlent précarité matérielle, trajectoires de vie brisées et atteintes à la santé. Différentes problématiques au caractère indissociables, souligne Marie Dubois.

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

"C'est de toute façon un mille-feuille de problématiques qui s'accumulent et qui ont amené à la situation dans laquelle ils se trouvent actuellement."

L'EMUS collabore activement avec le réseau sanitaire vaudois, notamment la psychiatrie du CHUV. Sur le plan pratique, l'équipe rappelle également des règles fondamentales mais parfois méconnues: les hébergements d'urgence sont gratuits, ouverts sept jours sur sept, et les chiens y sont acceptés. Les accueils sont inconditionnels. La priorité est donnée au personnes bénéficiant un titre de séjours, aux femmes, aux personne de plus de 65 ans et si la situation de santé l'exige.

Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA

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Vaud

Affichage publicitaire: autonomie des communes vaudoises renforcée

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Le Grand Conseil vaudois a accepté de donner plus de souveraineté aux communes pour décider de l'affichage publicitaire commercial sur leur territoire (photo symbolique). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Conseil vaudois s'est prononcé mardi en faveur d'une plus grande autonomie des communes en matière de d'affichage publicitaire. Elles pourront par exemple refuser des affiches publicitaires commerciales sur leur territoire, exception faite à l'affichage politique en période d'élections ou de votations.

Cette réforme soumise au Parlement par le Conseil d'Etat était une réponse à une motion du député écologiste David Raedler, acceptée en mars 2023. Elle modifie de facto la loi sur les procédés de réclame (LPR), datant de 1988 et qui contraignait notamment les communes à octroyer un emplacement pour l'affichage publicitaire si elles en recevaient la demande du Canton.

"Il faut redonner aux communes, les plus proches du terrain, leur autonomie sur l'affichage publicitaire", a plaidé l'élu. Cette révision supprime par exemple leur obligation d'autoriser au minimum un ou plusieurs emplacements d'affichage publicitaire. Elle donne aux communes qui le souhaitent la liberté de bannir totalement la publicité de leur territoire, sur le domaine public, mais aussi sur le domaine privé visible depuis le domaine public.

Distinction tiers/propre

Avec cette précision: la motion Raedler et le projet gouvernemental concernent la publicité pour compte de tiers, c'est-à-dire une publicité pour un produit, une destination, une activité, etc, qui n'est pas en lien avec le lieu sur lequel est donnée la prestation.

En clair, l'enseigne d'un commerce (soit la publicité pour compte propre) sera toujours autorisée, avec des limites de taille, de protection du paysage et du milieu bâti. Vendre sa marque car le commerce a une activité à cet endroit-là ne pourra ainsi pas être interdit.

Par ailleurs, en période d'élections ou de votations, les communes doivent autoriser un ou plusieurs emplacements, réservés à l'affichage lié à l'exercice des droits politiques.

Impacts sur la faune

Ces adaptations législatives permettent par ailleurs de mettre la LPR en conformité avec la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager. L'objectif est d'encadrer davantage l'impact des publicités lumineuses sur la faune et les atteintes au patrimoine naturel et paysager.

Pour rappel, la possibilité de limiter l'affichage commercial avait été jugée légale par le Tribunal fédéral (TF). Selon un arrêt rendu en mars 2021 dans le cadre de l'initiative communale "Genève Zéro pub" - refusée en votation -, le TF avait relevé que les libertés économiques et d'expression étaient garanties par d'autres moyens de communication, notamment sur internet.

A noter qu'un deuxième débat, non demandé directement après la première lecture, sera encore nécessaire prochainement pour valider définitivement le vote du jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Offre réduite des Transports publics genevois à cause des bouchons

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Les TPG réduisent leur offre jusqu'à la fin du service mercredi soir. En cause: les embouteillages à proximité des sept uniques postes frontières ouverts entre le canton et la France en raison de la tenue du Sommet du G7 à Evian-les-Bains (F) (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Transports publics genevois (TPG) réduisent leur offre jusqu'à la fin du service mercredi soir. En cause: les embouteillages à proximité des sept uniques postes frontières ouverts entre le canton et la France, en raison de la tenue du Sommet du G7 à Evian-les-Bains (F).

Les mesures de sécurité ont des conséquences sur le réseau des TPG depuis lundi, a indiqué mardi la régie publique autonome. Malgré le déploiement de l'horaire vacances, les TPG réduisent encore plus leur offre afin de ne pas surcharger le trafic, assurer de meilleures cadences et faciliter la gestion du réseau en temps réel selon les situations rencontrées, écrivent-ils.

Le nombre de véhicules en circulation en même temps sur le réseau passe ainsi de 430 à 400. Cette mesure concerne les lignes 5, 6, 8, 19, 20, 22, 23, 25 et 28 qui ont été particulièrement touchées lundi en fin d'après-midi, ainsi que les lignes de tram 12 et 17.

Des lignes transfrontalières qui ne sont pas interrompues à cause des fermetures de douanes sont aussi impactées. La ligne 80, qui va jusqu'à Saint-Julien-en-Genevois (F), n'est désormais exploitée qu'entre Bel-Air et le Bachet-de-Pesay. Dans le secteur de la douane de Meyrin-CERN, d'importantes perturbations affectent la ligne de tram 18 et les lignes de bus 57, 67, 68 et 71.

"D'autres mesures pourraient être prises en fonction du trafic", a souligné Isabel Pereira, porte-parole des TPG. Les 25 postes de douanes exceptionnellement fermés rouvriront dans la nuit de jeudi à vendredi au plus tard. Les délégations présentes au Sommet du G7 doivent repartir mercredi par Genève Aéroport.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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