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Suisse

Les couples homosexuels pourront se marier

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Le large oui au mariage pour tous a été accueilli avec joie au sein du comité qui défendait ce droit. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Après avoir attendu des dizaines d'années, les couples homosexuels pourront enfin se marier. Les Suisses ont accepté dimanche à 64,1% de leur accorder les mêmes droits qu'aux hétérosexuels.

Le Conseil fédéral a salué ce résultat clair. Un pas important a été franchi dimanche, a déclaré la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. Ce résultat ne change en rien les droits des couples hétérosexuels, a-t-elle précisé.

La conseillère fédérale a encore rappelé que les dons de sperme anonymes et d'ovules, ainsi que la gestation pour autrui, resteront interdits, ce tant pour les couples homosexuels qu'hétérosexuels

Le résultat est sans appel. Outre deux tiers des votants, tous les cantons ont approuvé le mariage pour tous. Le projet obtient ainsi une double légitimité. L'acceptation au sein de la population est même plus forte que lors de la votation sur le partenariat enregistré. En juin 2005, le peuple avait accordé ce droit aux couples homosexuels par 58%. Sept cantons avaient refusé.

Petit "oui" en Valais

Les tendances esquissées alors se sont confirmées dimanche. Les cantons alémaniques, souvent urbains et protestants, ont été les plus enthousiastes. Bâle-Ville a plébiscité le projet par presque 74%. Zurich (69,1%), qui a organisé la première marche des fiertés suisse en 1978, et Bâle-Campagne (67,2%) arrivent ensuite. Ils sont suivis du triplé Zoug, Lucerne et Soleure qui pointent à quelque 66%.

Sans surprise, l'opposition la plus forte est venue des bastions catholiques. Appenzell Rhodes-intérieures (50,8%) dit "oui" du bout des lèvres. Le Tessin (52,9%), le Valais (55,5%) et Schwytz (56,5%) n'affichent pas un score beaucoup plus élevé.

En Suisse romande, exception faite du Valais, la différence entre protestants et catholiques est moins nette, mais quand même visible. Genève et Vaud - tout comme Berne - approuvent le projet à un peu plus de 65% et Neuchâtel à environ 63%. L'acceptation est un peu moindre à Fribourg (62,3%) et dans le Jura (61,1%).

Le fossé ville-campagne est lui plus marqué à l'intérieur des cantons. Certaines communes reculées ou montagnardes, comme Evolène (VS), L'Abbaye (VD) ou Vaulruz (FR), ont même refusé d'ouvrir le mariage aux homosexuels. Au total, un peu plus d'un million d'électeurs ont rejeté le texte. Et 1,8 million d'entre eux ont glissé un bulletin favorable dans les urnes.

Question d'égalité

Les opposants, particulièrement virulents en fin de campagne avec leurs affiches-chocs représentants des bébés-produits étiquetés et des pères-zombies, n'ont ainsi pas réussi à convaincre la population. L'enjeu des votations n'était, à leurs yeux, pas l'ouverture du mariage à tous, mais bien l'instauration d'un "droit à l'enfant" contre-nature.

Avec l'accès à la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes, le père serait relégué au rang de fournisseur de sperme, ont critiqué plusieurs comités conservateurs, comptant principalement des représentants de l'UDC, du PEV, de l'UDF et du Centre. Les enfants conçus ainsi en paieraient les frais.

Aujourd'hui est un "jour noir" pour le bien-être des enfants, a déclaré la conseillère nationale Monika Rüegger (UDC/OW) du comité contre le mariage pour tous. Les enfants n'auraient plus le droit de grandir avec leur père et leur mère.

Des arguments réfutés par le camp du "oui je le veux". Le bonheur des enfants ne dépend pas de l'orientation sexuelle de leurs parents, mais de l'amour qu'ils leur portent.

La question n'est pas d'être pour ou contre le mariage et le don de sperme, mais pour ou contre l'ouverture des mêmes droits à tous les couples, ont pointé le gouvernement et presque tous les partis. Les Suisses ont été plus sensibles à ces arguments.

Olga Baranova, directrice de la campagne en faveur du mariage pour tous, interprète ce 64% de oui des Suisses comme un signal fort envoyé à la communauté homosexuelle: les couples de même sexe sont égaux aux hétérosexuels, leur amour a autant de valeur et ils sont d'aussi bons parents.

Pacs pour tous envisagé

Les couples homosexuels pourront désormais soit conserver leur partenariat enregistré, soit le convertir en mariage. Les mariages entre une femme et un homme ne sont pas concernés. Pas plus que les unions religieuses. De nouveaux partenariats ne pourront en outre plus être conclus.

L'idée d'un pacte de solidarité à la française fait toutefois son chemin dans l'administration. Accessibles à tous les couples, quelle que soit leur orientation sexuelle, il aurait des conséquences juridiques moins étendues que le régime matrimonial. Un rapport sur le sujet est attendu pour la fin de l'année.

Les lesbiennes pourront elles accéder aux banques de sperme suisses. Les dons de sperme anonymes et d'ovules, ainsi que la gestation pour autrui, resteront interdits. Et ce pour les couples homosexuels comme hétérosexuels. Outre ces deux points centraux, le projet prévoit aussi d'autres avancées, comme l'adoption conjointe ou encore la naturalisation facilitée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Présence de salmonelle: Migros rappelle des souchets en poudre

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La présence de salmonelles a été constatée dans un échantillon de souchets séchés. (© Migros)

Migros rappelle des paquets de souchets en poudre Alnatura. La présence de salmonelles a été constatée dans un échantillon. Tout risque pour la santé ne pouvant être exclu, le géant orange demande à sa clientèle de ne pas consommer ces produits.

Le rappel concerne des paquets de 225 grammes portant le code-barres 4104420224254. La date limite de conservation est le 22.03.2022 ou le 20.05.2022, précise l'Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV).

Les salmonelles sont des bactéries pathogènes pour l'homme et l'animal. Chez l'homme, elles peuvent déclencher 6 à 72 heures après la consommation des troubles gastro-intestinaux accompagnés de fièvre, ainsi que des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales. Les personnes ayant consommé l'un de ces produits sont invitées à consulter un médecin en cas d'apparition de symptômes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un Suisse sacré pour la première fois meilleur pâtissier au monde

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David Schmid "est considéré comme un phare" dans le secteur de la boulangerie-confiserie suisse. (© SBC)

L'Argovien David Schmid a été sacré mardi meilleur pâtissier du monde de l'année. Il est le premier Suisse à décrocher ce titre, a annoncé l'association suisse des patrons boulangers-confiseurs (SBC).

David Schmid "est considéré comme un phare" dans le secteur de la boulangerie-confiserie suisse, indique la SBC dans un communiqué. "Il avance avec détermination et convainc par son esprit d'innovation et sa créativité et n'hésite pas à partager ses connaissances et à transmettre ses idées."

Lauréat de nombreux prix depuis la fin de sa formation en 2001, David Schmid a ouvert avec son épouse l'an dernier une pâtisserie qui porte son nom à Zofingue (AG). Avec une gamme réduite mais de qualité, il a créé "un petit morceau de France" au c½ur de la cité argovienne, écrit la SBC. Le couple a reçu en juin dernier la "couronne boulangère".

Il faut remplir différents critères pour devenir le meilleur pâtissier au monde. Les candidats doivent notamment être au bénéfice d'une formation de pâtissier, exploiter de manière active et indépendante un café-boulangerie-pâtisserie, avoir publié un ouvrage et avoir participé avec succès à des concours. Ils doivent aussi avoir à leur actif des activités de marketing et des activités innovantes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Contraception: l'influence du statut migratoire, mais pas seulement

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Le préservatif est le moyen de contraception le plus fréquemment utilisé en Suisse, suivi des méthodes hormonales combinées (pilule). Les femmes font plus attention que les hommes (photo d'illustration). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Le statut migratoire influence la pratique de la contraception: les femmes issues de groupes de migrants se protègent moins que les Suissesses. Mais d'autres facteurs entrent en jeu comme le revenu, la formation ou le style de vie.

Dans l’ensemble, 78% des hommes et des femmes de 15 à 49 ans sexuellement actifs ont eu recours à la contraception. Le préservatif est la méthode la plus fréquemment utilisée (35%). Suivent les méthodes hormonales combinées, à savoir la pilule (30%).

Neuf pour cent des personnes interrogées recourent à des méthodes hormonales purement progestatives (stérilets hormonaux ou piqûres); 8%, hommes ou femmes, se font stériliser; 4% utilisent le stérilet en cuivre; enfin, 3% font appel à des méthodes de contraception naturelles. En cas de pépin, 1% se rabat sur la pilule du lendemain.

C'est ce qui ressort d'une enquête de l'Observatoire suisse de la santé se basant sur des données de 2017. L'utilisation de méthodes contraceptives varie d'un groupe de population à l’autre, en fonction du pays d’origine des migrants de première et de deuxième génération.

Les plus prudents

Les personnes d’origine suisse indiquent le plus souvent contrôler leur fécondité, tous types de moyens contraceptifs confondus (84% des femmes et 82% des hommes). Les personnes originaires du Portugal, d’Espagne ainsi que d’Amérique du Sud et du Nord affichent des taux semblables.

Les personnes issues de tous les autres pays prennent nettement moins souvent des mesures pour éviter les grossesses. Les prévalences les plus faibles sont enregistrées chez les ressortissants d'Europe du Sud-Est (68% des femmes et 62% des hommes), et chez ceux provenant de l'est de la Méditerranée et d'Afrique (67% des femmes et 55% des hommes).

Le statut migratoire joue aussi un rôle dans les pratiques contraceptives: les femmes déjà citoyennes suisses à la naissance, dont les parents sont d’une autre nationalité, ont plus ou moins autant recours aux contraceptifs que les Suissesses de parents suisses. Par contre, les femmes nées en Suisse, mais ayant une autre nationalité à la naissance contrôlent nettement moins souvent leur fécondité, selon le rapport de l'Obsan.

Des choix individuels

Les personnes provenant du Portugal et d’Espagne sont celles qui ont le plus recours aux méthodes hormonales combinées (46%). Ce moyen est utilisé par un peu moins d'un tiers des Suissesses et Suisses. En revanche, la pilule est le moins apprécié des ressortissant-e-s de l'Est de la Méditerranée et d'Afrique.

Des facteurs socio-économiques entrent en jeu. D'autres liés au style de vie influencent aussi les habitudes: les femmes faisant plus de 150 minutes de sport par semaine ont plus souvent recours à la contraception que les autres. Mais elles optent plus rarement pour les méthodes hormonales combinées.

Les végétariennes ont aussi moins tendance à contrôler leur fécondité. Les personnes qui mangent chaque jour cinq portions au moins de fruits et légumes, évitent viande et boissons sucrées et ne fument pas prennent nettement plus rarement des contraceptifs hormonaux combinés. Parmi elles, les femmes mentionnent plus souvent la stérilisation comme moyen de contraception.

Les femmes présentant une consommation d’alcool à risque recourent plus fréquemment à la stérilisation et au stérilet hormonal. En revanche, en ce qui concerne le stérilet en cuivre, les méthodes naturelles, le préservatif et les autres méthodes, on ne relève pas de différence en fonction de facteurs liés au style de vie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse est devenue plus chaude et le Plateau plus ensoleillé

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La durée de l'ensoleillement a augmenté de 5 à 10% sur le Plateau (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/MATTHIAS BALK)

La Suisse est devenue plus chaude et le Plateau plus ensoleillé, selon une comparaison portant sur les 30 dernières années. En revanche, aucun changement majeur n'est visible pour les précipitations.

La température annuelle moyenne varie aujourd'hui de 9 à 10°C sur le Plateau à 13°C au sud du Tessin, indique mardi Météosuisse. Dans les régions situées au-dessus de 3000 mètres d'altitude, elle est bien inférieure à -5°C.

Concernant l'ensoleillement, on observe également de nettes différences dans le pays, avec une durée relative de 40% environ dans le nord-est du Plateau et jusqu'à 60% en Valais.

La durée de l'ensoleillement a augmenté de 5 à 10% sur le Plateau, souligne Météosuisse, parlant d'une hausse "frappante". Ce changement tend à se produire sur l'ensemble de l'année. En outre, les mois de printemps sont devenus légèrement plus ensoleillés dans toute la Suisse.

Différences de précipitations

En raison d'une topographie complexe, les précipitations varient elles aussi beaucoup selon les régions. Dans les grandes vallées des Alpes comme le Valais ou l'Engadine, elles sont parfois nettement inférieures à 1000 mm par an, tandis que sur le versant nord des Alpes et au Tessin, on peut s'attendre à 2000 mm et plus.

Au Tessin, les précipitations sont réparties sur une bonne centaine de jours, alors que sur le versant nord des Alpes, il pleut ou neige 150 jours ou plus par an.

MétéoSuisse utilise une période de référence de 30 ans pour classer les événements météorologiques, comme les températures, les précipitations ou l'ensoleillement. Le choix de cette période dite de référence est basé sur les spécifications de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Nouvelles évaluations

Les nouvelles valeurs portent désormais sur la période courant de 1991 à 2020. Leur utilisation de référence conduit à classer certains mois, saisons ou années différemment par rapport à l'ancienne période de référence, notamment en ce qui concerne la température.

Par exemple, l'été 2021 (juin à août), frais et pluvieux, s'est révélé environ 0,5°C plus chaud par rapport à la norme 1981-2010, alors qu'il a été 0,1°C plus frais par rapport à la nouvelle période de référence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

La Suisse compte 1491 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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Swissmedic autorise un booster contre le coronavirus pour les personnes à risques. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Suisse compte mardi 1491 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore neuf décès supplémentaires et 26 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 22'145 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 6,73%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 15'088, soit 173,24 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,24. Les patients Covid-19 occupent 11,6% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,7%.

Au total 11'043'045 doses de vaccin ont été administrées et 63,01% des personnes ont déjà reçu deux doses. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 71,69%. La Suisse a reçu jusqu'à présent 13'297'425 doses de vaccins. Des certificats ont déjà été émis pour 6'985'505 personnes vaccinées.

Depuis le début de la pandémie, 867'197 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 11'566'572 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'836 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 33'494.

Le pays dénombre par ailleurs 7967 personnes en isolement et 5411 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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