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Les infirmiers veulent des actes

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Les infirmiers, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, exigent de meilleures conditions de travail (image prétexte). (©KEYSTONE/DPA/BERND THISSEN)
Applaudissements et belles paroles ne suffisent plus aux infirmiers. Dans une lettre ouverte au Parlement, ils exigent des actes, notamment une augmentation du personnel, de meilleures conditions de travail et une hausse de salaire.

La pandémie de Covid-19 a mis en évidence les faiblesses du système de santé suisse, souligne l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) dans un communiqué publié mardi. "Nos professionnels paient la facture pour des années de fiasco politique", dénonce sa présidente Sophie Ley.

"Le scandale du manque de matériel de protection n'est qu'un point parmi beaucoup d'autre", poursuit-elle. La suspension des dispositions relatives aux horaires de travail et aux périodes de repos pour éviter un effondrement du système faute de personnel est tout aussi inacceptable. Dans ce cadre, le personnel du CHUV a appris qu'il ne pourra pas non plus prendre de vacances en mai.

L'ASI exige donc la mise en oeuvre immédiate de toutes les exigences de l'initiative sur les soins infirmiers. "Le contre-projet indirect du Conseil national est un premier pas, mais il est insuffisant", s'insurge Sophie Ley.

Egoïsme et mise en péril

Concrètement, les infirmiers demandent une augmentation du personnel et une offensive massive en matière de formation. La Suisse ne forme même pas la moitié du personnel infirmier dont elle a besoin, critique l'ASI. Cela témoigne "d'un égoïsme indéfendable vis-à-vis des pays dont nous ponctionnons la main-d'oeuvre".

Une telle situation entraîne par aillleurs une dépendance envers l'étranger. "La Suisse aurait été vouée à la catastrophe si nos collègues frontaliers avaient été réquisitionnés par nos pays voisins pour leur propre système de soins", souligne Sophie Ley.

Une fois formés, les infirmiers abandonnent en outre souvent leur profession en raison du peu de reconnaissance, de salaires trop bas et d'une charge de travail trop lourde. Les conditions de travail doivent être améliorée, une reconnaissance financière accordée et l'autonomie des soins infirmiers reconnue. Ces derniers sont encore considérés comme une profession paramédicale auxilliaire.

"Patience à bout"

"Notre patience est à bout", écrit l'ASI dans sa lettre aux parlementaires. "Nous avons mis depuis longtemps nos arguments sur la table. Ceux-ci sont étayés par de nombreuses études scientifiques. Les parlementaires savent ce qui est en jeu", met en avant Sophie Ley.

Il leur appartient désormais de garantir un nombre suffisant d'infirmiers qualifiés et motivés. Une seule manière d'y arriver, aux yeux de l'ASI: mettre en oeuvre les revendications des soignants dans le cadre des débats sur l'initiative "Pour des soins infirmiers forts" et le contre-projet du National.

Les députés veulent encourager la formation en soins infirmiers et rendre la profession plus attrayante en attribuant des compétences supplémentaires aux infirmiers. Comme l'initiative, la copie adoptée par le National prévoit que les infirmiers puissent se passer de prescription médicale pour facturer certaines prestations à l'assurance maladie obligatoire. Le Conseil fédéral s'y oppose.

La commission du Conseil des Etats veut une modication. Elle s'oppose au soutien financier des futurs étudiants en soins infirmiers. La décision n'a toutefois été prise que de justesse.

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La Suisse compte 1491 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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Swissmedic autorise un booster contre le coronavirus pour les personnes à risques. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Suisse compte mardi 1491 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore neuf décès supplémentaires et 26 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 22'145 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 6,73%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 15'088, soit 173,24 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,24. Les patients Covid-19 occupent 11,6% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,7%.

Au total 11'043'045 doses de vaccin ont été administrées et 63,01% des personnes ont déjà reçu deux doses. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 71,69%. La Suisse a reçu jusqu'à présent 13'297'425 doses de vaccins. Des certificats ont déjà été émis pour 6'985'505 personnes vaccinées.

Depuis le début de la pandémie, 867'197 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 11'566'572 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'836 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 33'494.

Le pays dénombre par ailleurs 7967 personnes en isolement et 5411 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les seniors sont appelés à tendre l'épaule une troisième fois

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Une troisième dose de vaccin est autorisée en Suisse pour les personnes à risques (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse autorise à son tour un rappel du vaccin contre le coronavirus. Pour l'instant, le booster n'est recommandé que pour les personnes de plus de 65 ans.

Le rappel doit être injecté au minimum six mois après la deuxième dose. ll s'adresse en particulier aux personnes de plus de 75 ans, aux résidents des EMS et des établissements de soins, et aux personnes de plus de 65 ans souffrant de maladies graves préexistantes, a précisé mardi Christoph Berger, président de la commission fédérale pour les vaccinations, lors du traditionnel point de presse des experts de la Confédération.

La protection vaccinale contre le coronavirus peut diminuer avec le temps dans ces catégories. Mais elle reste quand même élevée, d'environ 80% sans le booster chez les personnes de plus de 80 ans qui ont reçu le vaccin Pfizer, a relevé M. Berger.

Le booster n'est pas recommandé pour tout le monde, a-t-il poursuivi. L'efficacité des vaccins est encore "excellente" pour la population en général.

Rappel pour les soignants étudié

Swissmedic a pourtant lui autorisé le vaccin de rappel pour les personnes à risques dès 12 ans. "Swissmedic et la commission n'ont pas les mêmes rôles", a rappelé M. Berger.

Cette dernière émet simplement des recommandations pour la population. Son président a cependant concédé que les personnes de moins de 65 ans, à risques ou non, qui veulent aussi recevoir un vaccin de rappel, peuvent le faire si leur demande est approuvée par un médecin.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la commission étudient par ailleurs la possibilité du rappel pour le personnel soignant qui côtoie les personnes à risques, a encore indiqué M. Berger. Des recommandations détaillées seront publiées dans les deux prochaines semaines.

Les cantons se préparent à injecter les premiers vaccins de rappel à partir de la mi-novembre, probablement d'abord dans les maisons de retraite. Ils décideront à partir de quand les personnes concernées pourront s'inscrire. Le booster de Pfizer/BioNTech consistera en une dose similaire aux deux premières (0,3 ml) et celui de Moderna en une demi-dose (0,25 ml).

Certificat Covid pas prolongé

"La durée de validité du certificat Covid ne sera pas prolongée en raison du booster", a précisé Patrick Mathys, chef de la section gestion de crise et coopération internationale de l'OFSP. Les premiers sésames devraient arriver à échéance en janvier, a-t-il reconnu.

"Mais la situation n'est pas statique". Les données sur une protection aussi longue ne sont générées que maintenant. "Il y a de bonnes chances que la protection s'étende au-delà de douze mois", selon M. Mathys.

Motiver les non-vaccinés

Si la troisième dose permet une meilleure protection des personnes à risque, elle ne va pas changer la donne, ont souligné les experts. "Les game changer, ce sont les première et deuxième injections", a insisté M. Mathys. Chaque vaccination permet de supprimer petit à petit les restrictions sans pour autant surcharger les hôpitaux.

"Il faut atteindre les personnes qui ne sont pas encore vaccinées", a abondé Elise de Aquino, de l'OFSP. "C'est là que nous attendons le plus grand impact."

La Suisse dispose de suffisamment de doses pour vacciner les personnes autorisées à recevoir un booster et celles qui n'ont encore reçu aucune dose en 2021 et 2022, selon la commission.

Troisième dose pour les immunodéprimés

Les personnes immunodéprimées, par exemple celles transplantées ou atteintes d'un cancer, qui n'ont pas ou peu développé de défenses immunitaires contre le Covid-19 après les deux doses pourront elles recevoir une troisième injection de même dosage au moins 28 jours après la deuxième dose. Dans ces cas-là, "il ne s'agit pas d'un booster ou d'un rappel", a insisté Claus Bolte, chef de la section autorisation de Swissmedic.

Ces décisions interviennent alors que les nouveaux cas de coronavirus augmentent dans toutes les régions de Suisse. "La situation épidémiologique est défavorable", a déclaré Patrick Mathys.

Un doublement des cas est attendu toutes les deux semaines, notamment avec l'arrivée de la saison froide, a averti Tanja Stadler, présidente de la Task force scientifique Covid-19 de la Confédération. "1,6 million de personnes ne sont toujours pas immunisées en Suisse."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Rappel recommandé du vaccin Moderna pour les plus de 18 ans

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L'Agence européenne des médicaments recommande un rappel du vaccin Moderna pour les plus de 18 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/David Zalubowski)

L'Agence européenne des médicaments a approuvé lundi l'administration de doses de rappel du vaccin anti-Covid Moderna aux personnes âgées de 18 ans et plus. Spikevax est le deuxième rappel à recevoir le feu vert après le vaccin de Pfizer/Biontech au début du mois.

"Les données ont montré qu'une troisième dose de Spikevax administrée six à huit mois après la deuxième dose a entraîné une augmentation des niveaux d'anticorps chez les adultes dont les niveaux d'anticorps diminuaient", a déclaré l'Agence européenne des médicaments. La dose de rappel consiste en la moitié de la dose utilisée après les premières injections.

Les autorités de santé des 27 membres de l'UE "peuvent émettre des recommandations officielles sur l'utilisation des doses de rappel, en tenant compte de la situation épidémiologique locale", a ajouté l'organisme de surveillance basé à Amsterdam.

L'agence précise que les données actuelles montrent un schéma d'effets secondaires similaire à celui qui a suivi la deuxième dose de Spikevax. "Le risque de troubles cardiaques inflammatoires et d'autres effets secondaires très rares après un rappel fait l'objet d'une surveillance attentive", poursuit l'EMA.

Au début du mois, l'agence a approuvé des injections de rappel du vaccin Comirnaty (Pfizer/Biontech) pour les plus de 18 ans ainsi que des doses supplémentaires de Comirnaty (Pfizer/Biontech) et de Spikevax (Moderna) pour les personnes dont le système immunitaire est gravement affaibli.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Recours contre le certificat Covid dans les Hautes Ecoles vaudoises

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Le port du masque et le certificat Covid sont obligatoires dans les Hautes Ecoles vaudoises (Archives © Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le collectif ESC (Education sans certificat) a déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle contre l'arrêté du Conseil d'Etat qui impose le pass Covid dans les Hautes Ecoles vaudoises. En attendant une décision sur le fond, le certificat sanitaire reste requis.

Cette procédure ne suspend pas l'entrée en vigueur de l'arrêté du Conseil d'Etat. Le président de la Cour a en effet prononcé le retrait de l'effet suspensif à titre superprovisionnel. Il a communiqué lundi cette décision au Conseil d'Etat et aux auteurs de la requête, a indiqué lundi le Tribunal cantonal à Keystone-ATS.

La Cour constitutionnelle doit désormais se prononcer sur le fond. Le collectif étudiant à l'origine du recours s'était félicité la semaine dernière de bénéficier alors de l'effet suspensif, parlant de "demi-victoire" temporaire.

Le collectif ESC milite pour l'abrogation du certificat Covid au sein des écoles. A ses yeux, l'arrêté cantonal vaudois sur la restriction d'accès aux universités porte atteinte au droit supérieur, notamment à divers droits fondamentaux - droits économiques, sociaux et culturels - ainsi qu'à la Constitution fédérale et vaudoise, écrit-il dans un communiqué.

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Vérification et émission de certificats temporairement impossible

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La panne a duré sur un très court laps de temps entre 15h03 et 15h14 (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Les certificats Covid ont connu des problèmes lundi après-midi. Leur émission et vérification étaient impossibles sur un cours laps de temps. Des problèmes similaires avaient déjà été constatés il y a un peu plus d'une semaine.

Selon l'Office fédéral de la technologie de l'information (OFIT), le problème a duré de 15h03 à 15h14.

Des problèmes techniques avaient déjà été rencontrés avec les certificats le vendredi 15 octobre. Vers 19h30, le certificat ne pouvait pas être actualisé et indiquait une "signature non valable". Selon l'Office fédéral de l'informatique et de la télécommunication (OFIT), les applications suisses n'ont pas pu valider les certificats Covid suite à des travaux de maintenance sur la passerelle européenne.

Vers 20h30, le problème a été résolu pour les certificats suisses. Les détenteurs de certificats étrangers ont eux dû attendre jusqu'à 22h30 avant de pouvoir les utiliser à nouveau. Les citoyens suisses de l'étranger n'ont eux pas été affectés. Leurs certificats Covid ont pu continuer à être validés.

Depuis le 13 septembre, le certificat Covid est obligatoire en Suisse pour tous les événements qui ont lieu en intérieur (bars, restaurants, musées, cinémas, établissements sportifs, concerts, etc). Il faut être guéri, testé ou vacciné, et présenter un certificat sous forme papier ou s'affichant dans une application.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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