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Économie

Locataires à l'affût du taux hypothécaire de référence en septembre

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Inchangé en juin, cet indicateur avait été ramené début mars de 1,75% à 1,50%, permettant alors déjà à nombre de locataires de présenter des prétentions pour une baisse de loyer. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Déterminant pour le calcul des loyers en cours de bail, le taux hypothécaire de référence risque d'ouvrir la porte à des demandes de réduction au bénéfice des locataires lors de sa prochaine publication par l'Office fédéral du logement (OFL) le 1er septembre.

Inchangé en juin, cet indicateur avait été ramené début mars de 1,75% à 1,50%, permettant alors déjà à nombre de locataires de présenter des prétentions pour une baisse de loyer.

Il faudra pour que varie à nouveau le taux d'intérêt de référence applicable aux contrats de bail - invariablement publié sur une base trimestrielle en quart de pour cent - que le taux moyen pondéré des créances hypothécaires octroyées par les banques s'établisse en dessous de 1,38% ou en dessus de 1,63%.

Le second scénario est considéré hautement improbable, au vu des abaissements successifs du taux directeur graduellement ramené à zéro par la Banque nationale suisse (BNS), alors qu'il culminait encore depuis mars 2024 à 1,50%. Les économistes sont en revanche plutôt plus enclins à penser que le taux pondéré moyen observé à 1,44% en juin se sera affaissé en-deçà du seuil fatidique de 1,38% trois mois plus tard.

"Il n'est pas encore certain que le taux pondéré moyen sera passé sous cette barre en septembre. Mais le taux de référence sera abaissé à 1,25% au plus tard en décembre," présage lundi dans une note Thomas Stucki, à la tête de l'investissement à la Banque cantonale de Saint-Gall.

Effet mathématique, à retardement et parfois indésirable

Le taux d'intérêt de référence est établi depuis septembre 2008 en vue de l'adaptation des loyers dans toute la Suisse. Toute hausse d'un quart de point permet au bailleur d'exiger une hausse de loyer de 3,0%, pour autant que celui-ci soit basé sur le taux de référence précédent et non sur une valeur plus ancienne ou indexés sur le coût de la vie, par exemple. De même, les locataires peuvent demander un allègement de loyer de 2,91% en cas de baisse d'un quart de point.

Toute modification à la hausse ou à la baisse ne peut entrer en vigueur qu'au terme d'une période de préavis, généralement fixée à trois mois complets. La publication du taux de référence survenant en début de mois, il convient d'ajouter à ce délai le reste dudit mois.

Suite à une variation du taux de référence, les bailleurs peuvent aussi répercuter 40% de l'inflation officiellement recensée par l'indice des prix à la consommation depuis la dernière adaptation de loyer.

Ils disposent en outre de la possibilité de transposer aux locataires l'"augmentation de leurs frais généraux". Dans la pratique et selon l'association alémanique des propriétaires fonciers (HEV), les régies tendent à appliquer un taux forfaitaire de 0,5 à 1,0% de hausse par année.

Outil de calcul en ligne

La prise en compte dans le calcul des variables "inflation" et "frais généraux" peut modérer l'ampleur de la baisse de loyer espérée, voire dans certains cas aboutir à une hausse. L'Association des locataires (Asloca) tient à disposition du public un calculateur en ligne pour vérifier le droit à une baisse de loyer avant tout envoi de recommandé.

Les perspectives ne sont guère plus radieuses pour les nouveaux arrivants sur le marché du logement, le secteur locatif résidentiel en Suisse demeurant marqué par un profond et durable déséquilibre entre l'offre et la demande de logements, accentué encore par un attrait marqué des investisseurs pour la pierre. Notant qu'il n'était désormais plus possible de répondre à la croissance de la demande par le reclassement de terrains en zones à bâtir, le directeur de l'OFL Martin Tschirren a prédit dans les colonnes de la NZZ am Sonntag que les loyers proposés allaient continuer de progresser de 3 à 5% par an au cours des prochaines années.

Les ménages de locataires consacrent ces dernières années en moyenne plus d'un cinquième de leur revenu brut pour leur logement, selon des connées collectées par l'OFL. La charge locative progresse inversement auxdits revenus, les foyers gagnant plus de 12'000 francs par mois y affectant moins de 15%, quand ceux plafonnant sous 4000 y laissent environ un tiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le retour du double nom est acté

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Le ministre de la justice et police Beat Jans soutient ce changement. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les couples mariés pourront à nouveau porter un double nom de famille. Le Conseil des Etats s'est finalement rallié au National sur les derniers points.

Les deux Chambres étaient d'accord sur le principe: toutes les possibilités devaient être ouvertes, avec ou sans trait-d'union et dans l'ordre souhaité. Mais la vision divergeait sur le principe du "nom de famille".

La semaine passée, la Chambre du peuple a fait un pas vers la Chambre des cantons. Le choix est en principe fait individuellement, mais les époux peuvent choisir un nom de famille préalablement au choix de la combinaison.

Ce compromis laisse toutes les possibilités ouvertes. Et il a convaincu le Conseil des Etats lundi. Il a également cédé sur le nom de célibataire qui sera aboli.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Hausse en février du nombre de nuitées hôtelières

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La période des vacances de ski semble avoir souri aux hôtliers, selon les premières bribes de données distillées par l'OFS. (archive (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le secteur hôtelier suisse a enregistré en février une progression de 2,1% du nombre de nuitées en comparaison annuelle.

Fréquentations des hôtes autochtones et des visiteurs étrangers ont contribué dans des proportions identiques à cette évolution, selon des chiffres "expérimentaux" publiés sur une base mensuelle lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les aspirants locataires confrontés à la pire pénurie depuis 2014

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La gentrification progresse au coeur des grandes agglomérations, repoussant en périphérie les ménages les moins aisés. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La situation sur le marché suisse du logement reste tendue et les candidats à la location sont confrontés à la pire pénurie depuis 2014, constate lundi l'Office fédéral du logement dans un relevé annuel.

S'appuyant sur l'évolution des dernières années, l'OFL doute en outre d'un rééquilibrage de l'offre et de la demande dès l'année en cours.

"L'amélioration de la situation pour les personnes à la recherche d'un logement dépend essentiellement de la croissance du nombre de ménages. Or celle-ci devrait se situer en 2026 dans une fourchette similaire à celle de l'année précédente," expliquent les experts fédéraux.

Le phénomène complique la recherche de logements abordables pour les ménages à revenus faibles ou moyens notamment, aussi bien en milieux urbains que dans les zones de montagne. Sont cités comme critiques les régions de Zurich, Genève, Lucerne, Zoug, Saint-Moritz, Coire ou encore Interlaken Zweisimmen.

Les ménages établis de longue date dans leur foyer en revanche ont bénéficié d'un effet stabilisateur de la baisse des coûts de financement sur les loyers des baux en cours, qui s'est également répercutée sur les coûts d'utilisation.

L'accès à la propriété du logement de son côté demeure limité. Seules quelques régions réservent encore cette possibilité aux ménages de la classe moyenne inférieure. Et ceux de la classe moyenne supérieure se heurtent aux limites de leurs capacités financières dans les zones de l'Arc lémanique, en région zurichoise ou encore à Bâle-Campagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Unicredit cherche à franchir 30% chez Commerzbank

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Les visées de la banque transalpine sur l'établissement allemand suscitent des réticences aussi bien du côté des effectifs de cette dernière que du gouvernement. (archive) (© KEYSTONE/DPA/ARNE DEDERT)

La banque italienne UniCredit a annoncé lundi lancer une offre publique d'échange volontaire d'actions d'environ 35 milliards d'euros sur sa rivale allemande Commerzbank, sans toutefois chercher à en prendre le contrôle.

La deuxième banque italienne avait fait une entrée surprise au capital de sa rivale francfortoise, deuxième banque privée allemande, en septembre 2024, avant d'augmenter progressivement sa participation, la rapprochant d'un possible rachat inamical.

"L'offre vise à dépasser le seuil de 30% requis par la législation allemande sur les offres publiques d'achat (OPA) et à favoriser un dialogue constructif avec Commerzbank et ses principaux partenaires dans les semaines à venir", a précisé dans un communiqué UniCredit.

"Aucune prise de contrôle n'est envisagée", a souligné la banque italienne, précisant détenir actuellement "une participation directe d'environ 26% dans Commerzbank" ainsi qu'une participation supplémentaire d'environ 4% via des produits dérivés.

"Je suis persuadé qu'un rapprochement apporterait une valeur ajoutée considérable non seulement aux actionnaires, mais aussi à l'Allemagne et à l'Europe. J'espère qu'un dialogue constructif nous permettra de mieux concilier nos points de vue et de parvenir à un accord qui soit dans l'intérêt de tous", a déclaré le PDG d'UniCredit, Andrea Orcel, lors d'une conférence téléphonique.

La banque italienne prévoit d'offrir 0,485 action UniCredit pour chaque action Commerzbank, correspondant à un prix de 30,8 euros par action Commerzbank, "soit une prime de 4% par rapport au cours de clôture du 13 mars 2026", indique-t-elle.

A raison de quelque 1,13 milliard de titres au capital de Commerzbank, cela représenterait une offre d'environ 35 milliards d'euros.

Cette dernière "devrait être officiellement lancée début mai, avec une période d'acceptation de quatre semaines", ajoute UniCredit.

L'annonce de cette offre publique de rachat a été accueillie positivement par la Bourse de Francfort, où l'action Commerzbank gagnait 4,83% à 31,20 euros vers 10H00 (09H00 GMT).

A Milan, le titre UniCredit cédait dans le même temps 1,84% à 62,33 euros.

Contactée par AFP, Commerzbank n'était pas encore en mesure de réagir, de même qu'un responsable du syndicat Verdi siégeant au conseil de surveillance de la banque.

UniCredit a acquis pour la dernière fois un volume significatif d'actions Commerzbank contre paiement en numéraire en août 2025.

Son entrée au capital de Commerzbank avait débuté en septembre 2024, avec l'achat d'une participation de 4,5 % auprès de l'État fédéral allemand.

Mais le gouvernement allemand, qui détient encore 12 % des actions Commerzbank, héritées de la crise financière, refuse depuis toute nouvelle cession de ses titres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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