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Économie

Moody's abaisse les perspectives de notes d'UBS

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Moody's a réduit la perspective de certaines notes de la banque UBS, suite à la méga-fusion annoncée avec son homologue en difficultés Credit Suisse. (archives) (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

L'agence de notation Moody's a réduit la perspective de certaines notes de la banque UBS, suite à la méga-fusion annoncée avec son homologue en difficultés Credit Suisse.

Les analystes ont évalué les perspectives de croissance inhérentes à ce rapprochement, mais aussi les risques liés à une intégration lourde et complexe.

Dans le détail, Moody's a confirmé les notes de dette senior non garantie "A3", ainsi que "Baa3" du capital Tier 1 additionnel de la banque aux trois clés. Elle a également réitéré les notes "Aa2" de dépôt à long terme, "Aa3" de dette senior à long terme non garantie et "a3" d'évaluation du risque de crédit intrinsèque de la principales filiale bancaire UBS AG, a détaillé l'agence mardi dans un communiqué.

Les perspectives pour les notes de dépôt à long terme et senior non garanties ont par contre été changées à "négatives", contre "stables" auparavant.

Moody's a évalué le potentiel de croissance à long terme résultant de la fusion entre les deux géants bancaires suisses, mais également "la complexité, l'étendue et le temps nécessaire à l'intégration" de Credit Suisse par UBS.

Les analystes estiment ainsi que ce rachat a "le potentiel de significativement renforcer l'activité d'UBS dans la gestion de fortune, les activités bancaires en Suisse, la gestion d'actifs et, dans une moindre mesure, dans la banque d'affaires". La fusion devrait également réduire les coûts d'exploitation de plus de 8 milliards de dollars.

Les soutiens financiers apportés par la Confédération, la Banque nationale suisse et le régulateur Finma sont aussi perçus comme positifs.

Risques financiers et culturels

Ce mariage forcé ne se fera cependant pas sans heurts, a averti Moody's. La transaction recèle ainsi "un risque élevé au niveau financier, culturel et de l'intégration des activités". La banque aux trois clés doit ainsi être en mesure de retenir les employés clés de Credit Suisse, d'éviter de perdre des clients dans la gestion de fortune et les activités suisses et de réunir deux cultures d'entreprises.

Les notes de crédit de Credit Suisse sont quant à elles en cours d'évaluation, a ajouté Moody's. La note de dette senior non sécurisée de la banque aux deux voiles se trouve actuellement à "Baa2".

Dimanche soir, au terme d'un weekend de négociations, la Confédération a annoncé le rachat de Credit Suisse, chancelante après de nombreux déboires et de lourdes pertes, par UBS pour 3 milliards de francs. L'Etat a accordé une garantie de 9 milliards de francs à UBS afin de réduire les risques encourus par cette dernière.

Les deux groupes bancaires, d'importance systémique pour le système financier, ont par ailleurs "un accès sans restrictions aux facilités proposées par la BNS". Ils peuvent obtenir une aide sous forme de liquidités jusqu'à concurrence de 100 milliards de francs au total. La BNS peut par ailleurs allouer à Credit Suisse une aide "jusqu'à concurrence de 100 milliards de francs sous la forme d'un prêt couvert par une garantie de la Confédération.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Climat de consommation au ralenti en décembre

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La propension à procéder à d'importantes acquisitions a retrouvé quelques couleurs en fin d'année. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Suisses ont été moins dépensiers en décembre. L'indice du climat à la consommation s'est établi à -30,7 points le mois dernier, affichant une baisse de 0,4 points sur un an, selon les données du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) parues lundi.

En novembre, l'indice avait atteint -33,8 points, légèrement au-dessus des -36,9 points d'octobre.

Les sous-indices de la situation économique générale à venir (-31,5 points contre -23,2 points un an plus tôt) et de la situation financière à venir (-27,8 points contre -25,1 points) se sont détériorés. Ceux de la situation financière passée (-39,0 points contre -44,9 points) et des grandes acquisitions (-24,4 points contre -28,1 points) se sont améliorés.

Pour calculer ces indices, le Seco a sondé en ligne le mois dernier 2496 personnes âgées d'au moins 16 ans et s'exprimant en français, allemand ou italien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les prix des maisons et des PPE ont continué de grimper fin 2025

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L'accès à la proriété du logement s'est encore compliqué en fin d'année dernière. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les prix des maisons individuelles ont continué d'augmenter, de 0,2%, au quatrième trimestre 2025, fait savoir lundi une étude de la banque Raiffeisen. Et il en va de même pour le prix des propriétés par étages (PPE), qui s'est encore renchéri, à hauteur de 1,2%.

Par rapport au quatrième trimestre 2024, les maisons individuelles coûtaient 5,7% de plus à fin 2025 et les PPE 3,8%. "Contrairement au marché locatif, où la hausse des loyers s'est récemment quelque peu calmée en raison du recul de l'immigration, la dynamique des prix reste forte sur le marché de la propriété, qui est plus influencé par la demande intérieure", explique Fredy Hasenmaile, chef économiste de Raiffeisen Suisse, cité dans un communiqué.

Les maisons individuelles ont enregistré les plus fortes hausses de prix dans la région de Berne (+8,0%) et en Suisse orientale (+6,9%). Dans le Nord-Ouest de la Suisse (+3,0%), les prix des maisons ont nettement moins augmenté.

En ce qui concerne la propriété par étage, les prix ont progressé de la manière la plus importante en Suisse centrale (+6,7%) et en Suisse orientale (+4,3%). Dans la région lémanique (-0,5%), les prix des PPE ont en revanche légèrement baissé.

La répartition de l'évolution des prix selon le type de commune montre que les prix des maisons dans les centres (+5,4%) et dans les communes touristiques (+5,3%) ont connu les hausses les plus élevées. Ce sont dans les communes urbaines que ceux-ci ont le moins progressé, avec une hausse de 4,5%.

Dans le segment des PPE, les communes touristiques ont connu les plus fortes hausses de prix (+4,6%). Au cours des douze derniers mois, les prix des propriétés par étage se sont également enrobés dans les centres, mais avec une croissance de 1,2%, la dynamique ayant été plus faible.

L'indice des prix des transactions Raiffeisen paraît tous les trois mois, au début de chaque nouveau trimestre. Il mesure l'évolution des prix de la propriété du logement à usage propre en Suisse sur la base des données de la banque relatives aux mutations et du Swiss Real Estate Datapool (SRED).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Etats-Unis: le DoJ fait un pas en vue de poursuites contre la Fed

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Le président américain Donald Trump fait pression sur le président de la Fed, Jerome Powell (image), pour pousser la banque centrale à abaisser plus fortement ses taux (archives). (© KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER)

Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche, dans un communiqué, que la banque centrale américaine avait reçu une convocation de la part du département américain de la justice. Elle pourrait conduire à une mise en accusation.

Cette convocation s'inscrit, selon M. Powell, dans le climat de pression exercé par le président américain Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l'inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.

"Cette menace n'est pas au sujet de mon témoignage. C'est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président", a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.

Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu'il pouvait y avoir des cas de fraude et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un montant que Jerome Powell dément.

Selon ce dernier, la vraie question est "de savoir si la Fed sera capable de continuer à déterminer ses taux en se basant sur les conditions économiques ou si la politique monétaire doit être dirigée par les pressions politiques et intimidations".

"Trop tard" et "nigaud"

Avant même sa réélection, Donald Trump a accusé Jerome Powell, qu'il surnomme "trop tard", de ne pas agir suffisamment vite pour abaisser les taux et d'agir pour des motifs politiques et non économiques.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le milliardaire républicain a continué à maintenir la pression, traitant notamment le président de la Fed de "nigaud" et cherchant le moyen de le licencier.

"J'ai servi la Fed sous quatre gouvernements, républicains et démocrates. A chaque fois, j'ai fait mon devoir sans peur ou faveur politique, concentré uniquement sur notre mandat. Je compte poursuivre le travail pour lequel le Sénat m'a confirmé", a insisté M. Powell.

Le mandat du président de la Fed doit arriver à son terme en mai prochain, ce qui permettra à Donald Trump de le remplacer, potentiellement par son principal conseiller économique Kevin Hassett, considéré par les analystes comme le favori.

Outre Jerome Powell, le républicain a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook, une décision repoussée momentanément par la cour suprême des Etats-Unis.

Plus largement, le gouvernement américain a estimé en septembre dernier que le travail de la Fed devait faire l'objet d'une évaluation complète. Le secrétaire au trésor, Scott Bessent, estime qu'elle "doit changer de cap".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Fonds propres: exigences strictes et dures à respecter pour UBS

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Critique du durcissement des règles en matière de fonds propre, UBS a reçu un soutien politique dans sa démarche (image symbolique). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le renforcement des exigences en matière de fonds propres pour l'UBS prévu par le Conseil fédéral est sous pression. Des critiques politiques émergent depuis la fin de la procédure de consultation.

Le Conseil fédéral souhaite que les banques d'importance systémique actives à l'échelle internationale doivent désormais couvrir intégralement leurs filiales étrangères avec des fonds propres. Actuellement, cette exigence s'élève encore à environ 60%.

Face à cette nouvelle réglementation, les réactions sont contrastées: "cette mesure est disproportionnée et affaiblit la place financière suisse", écrit l'UDC. Le PVL estime lui qu'il est "problématique que la couverture en fonds propres des participations étrangères dans la maison mère soit isolée et présentée avant la conclusion des autres paquets de réglementation bancaire".

Les cantons disent "oui mais", insistant sur la nécessité d'une réglementation mesurée. Plusieurs grands cantons rejettent complètement le projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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