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PME - la grogne des entrepreneurs face aux aides inadaptées

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Image Prétexte (KEYSTONE/Alexandra Wey)
Salons de coiffure, restaurants, boutiques, tous ces établissements sont actuellement fermés jusqu'au moins le 27 avril. Certains peuvent en partie compenser le manque à gagner via des livraisons, d'autres essuient une perte sèche de leur chiffre d'affaires. Et les mesures de soutien annoncées par la Confédération sont loin de faire l'unanimité parmi les entrepreneurs touchés.

Propriétaire du salon de coiffure K-Styling à Zurich, Mélanie De Icco est touchée de plein fouet par les mesures prises pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Depuis le 17 mars, son salon est fermé et n'accueille aucun client. Pour elle, aucun moyen de compenser cette perte sèche: "on ne rattrapera jamais le manque à gagner car le temps est perdu".

Certes, elle a droit à des indemnités exceptionnelles, plafonnées à 196 francs par jour, mais elles sont clairement insuffisantes pour couvrir à la fois les frais de son salon et de sa vie quotidienne. "Je cotise à hauteur de mes revenus depuis douze ans, mais le jour où j'en ai besoin, je n'y ai pas droit, c'est injuste".

La situation n'est pas meilleure pour le Café Primeur à Yverdon. Ouvert en décembre 2018, l'établissement a fermé dès le 17 mars. Depuis, les recettes sont nulles, mais l'entreprise doit toujours s'acquitter de nombreuses charges.

Les demandes de chômage partiel ont été déposées mais ces indemnités pour leurs employés ne règlent pas le problème des liquidités. "Nous avons des prêts à rembourser et d'importantes charges fixes, comme le loyer, l'électricité ou le chauffage. On peut tenir un mois sur nos réserves mais pas trois", s'inquiète Tullia Boverio, une des associés.

En outre, les trois gérants ont droit à une indemnité plafonnée à 3320 francs net. "Pour nous, cela permet de payer notre loyer mais pour beaucoup d'entrepreneurs, c'est bien en-dessous du salaire moyen".

"Endetter n'est pas aider"

Artisane indépendante, Erelle Bertolini est confrontée à des difficultés similaires. Sa boutique est fermée depuis un mois et ses vendeuses sont au chômage partiel. L'activité commerciale s'est arrêtée, mais également la production, qui se déroule en partie à Paris.

Les mesures de soutien public ne sont pas des solutions. "L'état nous octroie des emprunts facilités avec un taux à 0%, d'accord, mais endetter n'est pas aider", s'exclame-t-elle. "Notre situation n'intéresse pas grand monde dans le paysage politique, c'est assez déplorable. Les soutiens proposés par l'état ne sont pas adaptés aux indépendants et encore moins aux artisans".

Plus le temps passe, plus la question des liquidités devient cruciale. "Lorsque le confinement sera levé, ma production va continuer et me sera livrée, à payer avant livraison. Et cela nécessite d'avoir une trésorerie positive en banque" s'inquiète-t-elle. Surtout qu'elle doit également régler les commandes passées pour la collection printemps-été d'autres marques vendues dans sa boutique. Sa demande de baisse ou de diminution de loyer du bail commercial, au bon vouloir de la gérance, est en attente.

Mme de Icco trouve également peu d'attrait aux mesures de compensation annoncées par le Conseil fédéral. "Je rembourse déjà une dette contractée il y a douze ans lors de l'ouverture de mon salon, un nouveau crédit n'est pas la solution en ce qui me concerne". Quant aux délais accordés pour le paiement des charges ou des loyers, cela ne fait que reporter les difficultés à plus tard mais ne règle pas le problème.

Craintes pour les jeunes pousses

Elle se considère tout de même comme privilégiée: "Mon entreprise, crée il y a douze ans, est solide. J'ai de la chance d'avoir un coussin de sécurité mais les entrepreneurs qui se sont lancés récemment ne vont jamais tenir", craint-elle.

Au Café Primeur, la gérance immobilière a gelé les loyers à la demande du tenancier, mais cela ne fait que reporter le problème. Et les prêts à taux zéro ne sont pas une solution. "Vu ce que l'on doit déjà rembourser, cela représente pour nous plutôt un risque qu'une aide. La solution serait plutôt d'annuler et pas simplement de geler nos charges fixes".

A défaut d'un soutien public adéquat, Mme Bertolini a exploré d'autres voies. Expliquant sa situation sur les réseaux sociaux, elle s'émeut de la solidarité qu'ont manifesté ses clientes, qui l'ont soutenu en achetant des bons cadeaux ou des produits sur la boutique en ligne. Certes, ces ventes ne permettent pas d'atteindre le chiffre d'affaires habituel à cette période, "mais c'est déjà magnifique", s'exclame-t-elle.

Elle a également proposé des tutoriels pour fabriquer ses propres bijoux à partir de kits vendus sur la boutique en ligne. "Ce qui est chouette c'est de proposer des activités créatives aux clientes en cette période de confinement (...) Cela contribue à éveiller les consciences quant à la réalité des artisans indépendants. Je pense que cela aura une influence sur la manière de consommer de notre clientèle par la suite", s'enthousiasme-t-elle.

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L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid

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Lors d'une pandémie, il vaut mieux avoir trop que pas assez de doses de vaccin, estime Anne Lévy, directrice de l'OFSP (archives). (© Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.

"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.

La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.

Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.

Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.

Quarantaine pour Patrick Fischer

La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.

En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins

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Robert Kennedy Jr avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus SARS-CoV-2 était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois " (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.

Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.

"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.

L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.

Fausses informations

Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.

Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.

Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.

Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche

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Le virus du SARS-CoV-2 a fait plus d'un million de morts aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde (archives). (© KEYSTONE/AP CDC/HANNAH A. BULLOCK, AZAIBI TAMIN)

La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.

Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.

Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".

La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.

FBI et CIA

"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.

Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.

Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.

Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.

Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.

Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs

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La Suisse a utilisé pour 0,57 milliard de francs de vaccins contre le Covid-19. (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.

Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".

Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.

Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.

90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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