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Économie

Démarche de durabilité pour exploiter les matériaux à Fribourg

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La révision du plan sectoriel pour l'exploitation des matériaux (PSEM) s'inscrit dans une démarche de développement durable (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le canton de Fribourg révise son plan sectoriel pour l'exploitation des matériaux de construction (PSEM), dans une démarche de développement durable, en intégrant notamment l'économie circulaire. Gravier et sable ne sont pas disponibles à l'infini.

Le PSEM permettra de planifier et gérer l’utilisation des gisements de matériaux de construction fribourgeois via une approche d’utilisation de ressources régionales pour la construction, a indiqué mercredi devant la presse le conseiller d'Etat Jean-François Steiert, en charge entre autres du développement territorial.

Logements, écoles, un hôpital ou des infrastructures de transport: les besoins en sable et gravier pour des projets de construction dans le canton sont estimés à 3 mètres cubes par personne et par an pour les 25 prochaines années, a dit le ministre, avec une population fribourgeoise qui croît, soit 23 millions de mètres cubes.

Logique durable

C'est pourquoi l'exécutif doit réviser le PSEM tous les 10 ans, a précisé Jean-François Steiert. Dans un contexte où les matériaux fribourgeois sont soumis à une forte concurrence étrangère, le plan propose de répondre aux besoins cantonaux avec une production locale, guidée par une vision à long terme intégrant le climat.

La nouvelle mouture identifie 18 secteurs prioritaires exploitables. Le développement d’un projet concret dépend ensuite de la volonté de l’exploitant et de celle de la commune. "Commune qui décide si une nouvelle zone de gravière peut être mise en place ou non", a noté Giancarla Papi, cheffe des constructions et de l'aménagement.

Transports courts

Une inscription d'un site dans le plan ne signifie donc pas encore que celui-ci sera exploité. Conduite par un comité de pilotage présidé par Jean-François Steiert, la révision a été initiée en 2020. Elle contribuera à une utilisation "parcimonieuse" et une gestion durable des matériaux non renouvelables.

La nouvelle version du plan souhaite encourager les trajets courts et valoriser le potentiel de transport par le rail ou des véhicules plus propres, à moteur électrique ou recourant à des carburants alternatifs. L'objectif vise à limiter les émissions de CO2, en évitant que les matériaux ne viennent de France voisine.

Recyclage accru

L’utilisation de matériaux de chantier propres pour remblayer les gravières exploitées et la part importante de matériaux de construction recyclés devront aussi créer une économie circulaire. Le PSEM assurera la protection des eaux ainsi que la valorisation de biotopes importants pour différentes espèces animales et végétales.

La révision constitue un des thèmes du plan directeur cantonal. Des adaptations de celui-ci sont soumises à la consultation publique. Le Conseil d'Etat propose ainsi d'ajouter une nouvelle fiche de projet pour le futur parc du chocolat Cailler, à Broc, et pour l'extension du site de Bellechasse de l’établissement de détention fribourgeois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Non à la garantie d'Etat pour les gros énergéticiens

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La loi visant à soutenir les entreprises électriques suisses d'importance systémique a été introduite après la crise énergétique de l'été 2022 (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le National a refusé jeudi, par 94 voix contre 84, d'entrer en matière sur la prolongation de la loi visant à soutenir les entreprises électriques suisses d'importance systémique. Cette aide aurait dû être limitée à fin 2031. Le dossier va au Conseil des Etats.

La loi a été introduite après la crise énergétique de 2022. Il s'agit d'éviter aux entreprises concernées, soit Axpo, Alpiq et BKW, un manque de liquidités.

Ces entreprises, en échange de la garantie de l'Etat, doivent verser une contrepartie financière à la Confédération. La loi prévoit aussi des obligations de renseigner, ce qui permet aux autorités fédérales de surveiller les risques.

La défaillance de ces entreprises d'importance critique aurait des conséquences imprévisibles pour l'économie et la société, a rappelé Christophe Clivaz (Vert-e-s/VS) pour la commission. Si la loi n'est pas prorogée et que des difficultés apparaissent à l'avenir, la Confédération devra de toute façon intervenir, par le biais du droit d'urgence, ont relevé plusieurs défenseurs de la prolongation.

Le ministre de l'énergie Albert Rösti partageait les mêmes arguments. "Nous vivons dans un monde d'incertitudes", et la Suisse n'est pas épargnée, a-t-il avancé. Sans succès.

Responsabilité des entreprises

L'UDC, le PLR et le PVL ont réussi à faire échouer le projet. Ce n'est pas à la Confédération, avec l'argent public, de venir en aide à des entreprises privées qui ont des problèmes de gestion, a argué Yvan Pahud (UDC/VD). Et de relever que la branche n'est pas en difficulté financière.

Simone de Montmollin (PLR/GE) a refusé de prolonger un instrument d'urgence alors que la situation a "profondément changé". Ces dernières années, ces entreprises ont eu le temps de prendre des mesures pour mieux faire face aux risques, a abondé Christian Imark (UDC/SO).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BCE maintient son taux directeur

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La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu jeudi pour la sixième fois d'affilée depuis juillet son principal taux directeur à 2%, malgré la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats / afp

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Économie

Les prix de l'énergie doperont l'inflation, avertit Martin Schlegel

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Une appréciation rapide et excessive du franc représente un risque pour la stabilité des prix, a dit Martin Schlegel. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le conflit au Moyen-Orient a conduit la Banque nationale suisse (BNS) a revoir ses prévisions macroéconomiques, tout particulièrement celles liées à l'inflation.

"Avec la hausse des prix de l'énergie (...), l'inflation devrait augmenter de façon plus marquée au cours des prochains trimestres", indique jeudi le président du directoire Martin Schlegel.

Cette accélération devrait se limiter au court terme, à en croire le banquier central, qui s'est exprimé dans le cadre des décisions de politique monétaire de mars. L'appréciation du franc devrait permettre de circonscrire le renchérissement à moyen terme. La situation reste sous contrôle, puisque l'inflation "se situe dans la plage de stabilité des prix", souligne M. Schlegel.

Pour rappel, la BNS prévoit un renchérissement de 0,5% pour 2026, contre 0,3% jusqu'ici. Pour l'année prochaine, la prévision est ramenée à 0,5% de 0,6%.

La force du franc reste cependant l'une des principales préoccupations du patron de la BNS. "La valeur du franc pondérée par le commerce extérieur s'est (...) accrue d'environ 2,5% depuis la mi-décembre", a-t-il souligné. Cette appréciation a entraîné un "resserrement des conditions monétaires" qui "réduit l'inflation importée et ralentit la croissance".

La faiblesse des taux en Suisse diminue toutefois l'attrait des placements en francs, ce qui permet de relâcher une partie de la pression sur cette valeur refuge. "L'effet expansionniste du faible niveau des taux d'intérêt se reflète également dans la croissance robuste du crédit. Notre politique monétaire soutient ainsi l'activité économique", assure Martin Schlegel.

La patron de la BNS insiste sur l'augmentation des incertitudes conjoncturelles et monétaires. "Une appréciation rapide et excessive du franc représente un risque pour la stabilité des prix. Pour contrer ce risque, nous sommes davantage disposés à intervenir sur le marché des changes", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Nouveau record d'affluence dans les aéroports en Suisse

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L'aéroport de Zurich a été le plus fréquenté de Suisse l'an dernier. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les aéroports suisses ont enregistré 60 millions de passagers dans le trafic de ligne et charter l'an dernier. Le nombre de passagers n'avait jamais été aussi élevé, même avant la pandémie de Covid-19, indique jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Par rapport à 2024, l'augmentation s'élève à 2,2 millions de passagers (+4%), note l'OFS dans un communiqué.

L'année dernière, l’aéroport suisse le plus fréquenté était celui de Zurich, avec 32,5 millions de passagers, devant Genève avec 17,7 et Bâle-Mulhouse avec 9,6 millions de passagers. Environ 80% des personnes ayant voyagé au départ d’un aéroport suisse avaient pour destination un pays d’Europe.

Le nombre de décollages et atterrissages a également augmenté en 2025 (+3%). La valeur atteinte en 2025, reste toutefois inférieure de 4% à celle de 2019.

Le fret aérien a légèrement reculé l'année dernière: le nombre de tonnes transportées a diminué de 0,4% par rapport à 2024 (–8% depuis 2019).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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