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Genève

Le personnel de l'IMAD exige de meilleures conditions de travail

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Dans une pétition munie de 509 signatures, le personnel de l'Institution genevoise de maintien à domicile exige de meilleures conditions de travail (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le personnel de l'Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) exige de meilleures conditions de travail. Les syndicats des services publics (SSP) et interprofessionnel des travailleurs (SIT) ont adressé mercredi au Conseil d'Etat une pétition dans ce sens munie de 509 signatures.

Les pétitionnaires déplorent la situation actuelle qui mène à l'épuisement dans une profession dont la pénibilité est pourtant reconnue. En 2021, le taux d'absence moyen a été de 13,4%. Au manque de ressources pour les équipes de remplacement s'ajoute un manque de reconnaissance, écrivent le SSP et le SIT, estimant que l'IMAD doit améliorer ses conditions de travail si elle veut retenir son personnel.

La pétition demande que l'IMAD accorde des jours de congé fixes et que ceux-ci soient respectés, tout comme le taux d'activité du personnel. Elle réclame une limite au nombre de week-ends travaillés et que toute modification d'horaire soit validée par le collaborateur. Le texte exige une hausse des effectifs et que le pool de remplacement soit adapté aux besoins réels.

Par manque de personnel, les tournées sont comprimées sans tenir compte du temps de déplacement ni du temps pour effectuer certains actes. Or la population vieillit et les situations exigent un travail plus important et plus complexe. De fait, le personnel de terrain doit composer avec des exigences impossibles à remplir, déplorent les syndicats.

Modèles alternatifs

En 2017, le SSP et le SIT avaient déjà lancé une pétition demandant une vraie politique pour l'IMAD afin de stopper la souffrance au travail et l'épuisement généralisé. Depuis, le personnel a dû faire face à la crise sanitaire due au Covid-19 qui a généré une grande fatigue. Les syndicats constatent que, malgré leurs multiples alertes en commission paritaire, la situation ne s'est pas améliorée sur le terrain.

"Si des soins à domicile de qualité sont aujourd'hui délivrés à la population genevoise, c'est en raison de la grande conscience professionnelle du personnel qui prend sur lui pour répondre aux besoins de sa clientèle", indiquent les syndicats. Ceux-ci dénoncent un climat qui fait que le personnel craint de dénoncer des dysfonctionnements par peur des représailles.

Les syndicats relèvent que des modèles alternatifs de prise en charge existent. Aux Pays-Bas, par exemple, un service de proximité propose des petites équipes qui coordonnent elles-mêmes leurs activités dans un secteur géographique. Cette approche de proximité permet à la personne qui prodigue des soins d'organiser la prestation, estiment-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève prévoit des réseaux d'eau brute pour l'agriculture

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Le Grand Conseil genevois a adopté une refonte complète de la loi cantonale sur les eaux. Le texte prévoit notamment la création de réseaux d'eau brute pour l'agriculture (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Grand Conseil genevois a adopté jeudi soir, à la quasi-unanimité, une refonte complète de la loi cantonale sur les eaux. Le texte prévoit notamment la création de réseaux d'eau brute pour l'agriculture et maintient l'accès équitable de tous aux plages publiques, sans distinction.

Cette réforme d'une loi de 1961 était nécessaire, car l'eau est une ressource importante, a indiqué le rapporteur de majorité, le PLR Geoffray Sirolli. Le projet de loi du Conseil d'Etat a été largement retravaillé par la commission de l'environnement et de l'agriculture dans l'objectif d'avoir "un dispositif modernisé, cohérent et applicable", a-t-il expliqué.

Au vu du changement climatique, le texte prévoit que le canton développe des réseaux d'eau brute pour l'irrigation des cultures. Cette eau sera moins chère que l'eau potable, a salué le député. La loi crée une commission consultative de l'eau composée des acteurs concernés par les divers usages de l'eau sur le territoire genevois et ses alentours. Elle assure le financement de la protection de l'eau.

Risque de référendum

La disposition prévoyant d'interdire un accès différencié aux plages publiques en fonction du domicile a été réintroduite grâce à un amendement après sa suppression par la commission L'accès au lac reste ainsi universel et, en principe, gratuit. Un prix peut être exigé en fonction des infrastructures, mais il ne doit pas dépendre du domicile.

Le conseiller d'Etat Nicolas Walder, en charge du Département du territoire, avait mis en garde: remettre en cause cette disposition faisait courir le risque d'un référendum, ce qui aurait retardé l'entrée en vigueur de la loi. Celle-ci est aussi nécessaire pour s'adapter aux normes fédérales et travailler de manière transfrontalière en cas de stress hydrique, a-t-il plaidé.

La gauche a voté en faveur du projet de loi, malgré l'affaiblissement du texte en commission. Ses amendements, visant notamment à fixer une tarification progressive afin d'inciter aux économies d'eau et à créer un fonds pour la préservation des eaux, ont été refusés par la majorité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les SIG bouclent 2025 sur une perte de 41 millions de francs

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Les comptes consolidés 2025 des Services industriels de Genève (SIG) affichent une perte de 41 millions de francs (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les comptes consolidés 2025 des Services industriels de Genève (SIG) affichent une perte de 41 millions de francs. En cause, une moins bonne rentabilité que prévue sur les réseaux thermiques, qui a contraint la régie publique à comptabiliser des dépréciations d'actifs.

"Ce résultat négatif s'explique notamment par l'effet, non monétaire, des dépréciations d'actifs, à hauteur de 119 millions de francs", relèvent les SIG jeudi dans un communiqué. Ces pertes temporaires de valeur comptables ont avant tout concerné les réseaux thermiques structurants.

Elles sont liées à deux facteurs. D’une part, une révision à la baisse des hypothèses de consommation énergétique à l’horizon 2050 et, d’autre part, une réduction des tarifs de la thermique intervenue en janvier 2026. Cette révision des tarifs avait reçu un préavis favorable du surveillant fédéral des prix.

Les SIG relèvent que quatre ans après l’éclatement de la crise énergétique, fin 2021, le marché des énergies a retrouvé en 2025, une certaine normalité. Les coûts d’approvisionnement en électricité et en gaz sont restés supérieurs à ceux d’avant la crise, mais ont toutefois été en net recul.

Tarifs en baisse

Ce contexte a permis à SIG d’ajuster ses tarifs à la baisse. Ils ont été réduits de 12% pour l’électricité au 1er janvier 2025, et de 11% pour le gaz au 1er octobre. "Ces efforts sont conséquents, la partie régulée de ces deux activités représentant presque la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise", soulignent les SIG.

Ces baisses tarifaires ont contribué à contracter le chiffre d’affaires, qui s’est élevé à 1,2 milliard (-5% par rapport à 2024). Elles ont toutefois été en partie compensées par des revenus en hausse de 5% dans le secteur de la distribution d’eau potable et du traitement des eaux usées, en raison d’une consommation élevée liée aux conditions météorologiques.

Dividende

Les charges d’exploitation sont à la hausse, en raison notamment d’une augmentation des charges de personnel, due, en particulier, au besoin d’ effectifs complémentaires (+2,6%) pour les activités en développement. Au final, le résultat d’exploitation (EBITDA) 2025 a atteint 251 millions, en hausse de 4% par rapport à 2024 .

Ce résultat des activités des SIG a conduit le conseil d’administration à proposer le versement d’un dividende d’un million de francs à ses propriétaires, qui vient s’ajouter aux 72 millions de redevances et 5 millions d’intérêts sur le capital de dotation que les SIG versent à l’Etat et aux communes genevoises.

A noter que les investissements restent importants avec 298 millions de francs en 2025, dont 112 millions pour le développement des réseaux thermiques structurants. La dette est restée stable à 584 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un banc rouge à Carouge (GE) contre les violences faites aux femmes

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La Ville de Carouge aura un banc rouge, symbole de la lutte contre les féminicides. Un rassemblement avait eu lieu dans la Cité sarde fin janvier dernier, suite à la mort d'une femme dans son appartement carougeois. Suspecté, son compagnon avait été arrêté (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Ville de Carouge (GE) aura un banc rouge, symbole de la lutte contre les féminicides et les violences conjugales. Peint en vermillon, couleur du sang des victimes mais aussi de la vie, ce banc installé à la Place de Sardaigne sera officiellement inauguré mardi prochain.

La campagne du banc rouge, "panchina rossa", est née en Italie en 2016 et s'est rapidement étendue en Europe et en Amérique latine. Ce banc est le témoin visible de la mobilisation collective contre les violences faites aux femmes et de la force de celles et ceux qui refusent que ces violences restent invisibles, relève jeudi la Ville de Carouge.

Cette initiative revient à la Société des associations italiennes de Genève (SAIG). La Ville de Carouge a accepté sa demande, convaincue de l'importance de renforcer la sensibilisation et la dénonciation des féminicides et plus généralement des violences faites aux femmes. Le banc rouge est muni d'une plaque sur laquelle on peut lire "En mémoire de toutes les femmes victimes de violences".

Ailleurs en Suisse, plusieurs bancs rouges ont déjà été installés. On en trouve notamment au Tessin, ainsi qu'à Olten (SO).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le CICR "très inquiet" des effets des restrictions à Ormuz

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Les perturbations à Ormuz en raison de la guerre au Moyen-Orient vont provoquer des conséquences importantes pour les humanitaires (archives). (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Le CICR est "inquiet" des effets pour les organisations humanitaires des restrictions dans le détroit d'Ormuz. Il a plusieurs options pour distribuer son approvisionnement mais il pourrait être affecté dans un second temps, selon son directeur général.

Les implications régionales de la guerre au Moyen-Orient "sont très préoccupantes", a dit jeudi Pierre Krähenbühl à des journalistes à Genève. L'augmentation des coûts de l'énergie, des assurances et des livraisons "auront également des conséquences pour nous en termes humanitaires" sur les coûts opérationnels, ajoute-t-il. Ou encore en raison des perturbations dans l'acheminement d'engrais vers l'Afrique et l'Asie.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n'a pas été "approché" pour tenter de faciliter le passage de convois à Ormuz, a affirmé M. Krähenbühl. La dimension de cette intervention "dépasse les moyens que nous avons", admet-il toutefois.

L'organisation s'appuie elle sur plusieurs centres de distribution dans le monde. De l'aide a aussi été prépositionnée dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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