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Économie

Le taux de télétravail des frontaliers pourrait augmenter

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Pour Annie Genevard, vice-présidente de l'Assemblée nationale française, la question doit être revisitée. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Depuis la pandémie, les travailleurs frontaliers de l'Arc jurassien peuvent recourir plus facilement au télétravail. Avec la fin du régime dérogatoire le 30 juin, le taux devrait redevenir à 25% du temps de travail. Un consensus autour de 40% pourrait émerger.

L'étude qui a été menée en février 2022, et à laquelle 1012 entreprises ont répondu, permet pour la première fois de faire l'état des lieux du télétravail des travailleurs de l'Arc jurassien, a déclaré lundi à Neuchâtel Pierre Alain Schnegg, président d'arcjurassien.ch et conseiller d'Etat bernois. Elle a été réalisée par le bureau BASS.

Environ 18'000 frontaliers de l'Arc jurassien ont la possibilité de télétravailler, soit un taux allant de 21,4% (dans le Jura) à 28,9% (à Neuchâtel), a expliqué David Eray, président du Gouvernement jurassien. Et dans les faits, environ 60% des employés qui en ont la possibilité y recouraient au moins partiellement au moment de l'étude.

Pas d'élargissement du bassin de recrutement

Près de 40% des établissements, qui proposaient des possibilités de télétravail en février 2022, n'offraient pas de telles possibilités avant la pandémie. Si le télétravail s'est accru, il n'a pas provoqué de bouleversements dans l'organisation ou l'évolution du travail frontalier.

"Cela n'a pas conduit à un élargissement du bassin de recrutement. Seuls 2% des établissements estiment qu'ils engageront plus de personnes habitant loin de leur domicile à l'avenir", a expliqué Laurent Kurth, conseiller d'Etat neuchâtelois.

L'Arc jurassien compte plus de 64'000 frontaliers sur l'ensemble des cantons de Berne, Jura, Neuchâtel et de Vaud. La hausse est constante et en particulier dans le tertiaire, a relevé Pierre Alain Schnegg.

Seuls 3% des frontaliers utilisent les transports publics pour se rendre à leur travail. Le télétravail questionne les enjeux de mobilité, climatiques et de sécurité informatique, a ajouté David Eray.

Egalité entre travailleurs

Le télétravail offre un confort de vie supplémentaire aux employés. a expliqué Nicolas Boudin, directeur financier de Tag Heuer. "La possibilité d'y recourir est désormais la première question posée par un employé lorsque l'on recrute du personnel", a-t-il ajouté.

Avec la crise sanitaire, les autorités françaises et suisses ont signé un accord à l'amiable permettant aux travailleurs frontaliers d'exercer leur activité depuis leur lieu de résidence en France sans incidences fiscales ou sociales. Ce régime dérogatoire prend fin le 30 juin.

Des deux côtés de la frontière, il y a un consensus pour songer à augmenter le taux historique de 25% de télétravail maximal acté au niveau européen, à 40% (ou pas plus de deux jours par semaine). Le directeur financier de Tag Heuer y serait aussi favorable pour mettre sur pied d'égalité les travailleurs suisses et frontaliers.

"Cela aura des conséquences fiscales et au niveau du financement des charges sociales", a déclaré Pascal Broulis, conseiller d'Etat vaudois. "La question doit être revisitée et les conventions fiscales et sociales doivent être rénovées", a précisé Annie Genevard, vice-présidente de l'Assemblée nationale française. Cette dernière a voté une résolution sur le télétravail des frontaliers en mars.

S'il y a un échec des négociations au niveau européen sur ce sujet, "on passera des accords bilatéraux avec la Suisse", a ajouté Annie Genevard, qui est aussi députée du Doubs et ex-maire de Morteau. "On est d'accord sur l'objectif et on va aller vers la convergence attendue".

Comme le régime dérogatoire arrive à échéance à fin juin et comme qu'il y va y avoir un changement de gouvernement en France, une demande de prorogation de la convention est en cours du côté français. "On peut travailler par dérogation, mais celle-ci ne peut pas être durablement reportée dans le temps", a expliqué Pascal Broulis. Les cantons pourraient faire une demande formelle à la Confédération pour passer à maximum deux jours de télétravail.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

G7: l'Armée de l'Air met en place une "bulle" de protection du ciel

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L’Armée de l’Air, chargée de la mission de police du ciel en France, a déployé son dispositif en étroite coordination avec les autorités suisses. Cette coopération concerne notamment l’aéroport de Genève, point de transit des dirigeants attendus au sommet qui se tient de lundi à mercredi. (© KEYSTONE/AP/Baz Ratner)

Environ 300 militaires de l'Armée de l'Air et de l'Espace seront mobilisés pour mettre en place une "bulle" de protection du G7 à Evian contre toute menace aérienne, a annoncé jeudi à l'AFP le général Marc Le Bouil, en charge des opérations.

L'Armée de l'Air, qui assure la mission de police du ciel en France, a établi son dispositif en coordination avec les autorités suisses, où se trouve l'aéroport de Genève par où transiteront les dirigeants attendus au sommet, qui se tient de lundi à mercredi.

Tout avion, drone ou aéronef voulant circuler dans la zone du G7 du 14 au 17 juin devra être "accrédité" pour s'assurer que tous les mouvements aériens dans ce périmètre soient connus, a expliqué le général Marc Le Bouil, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

Des espaces dans lesquels les survols seront interdits ont été définis, ainsi que des chemins de "contournement", a-t-il ajouté.

Dans cette zone montagneuse, "des aéronefs, des systèmes radar, des systèmes de défense sol-air et de lutte anti-drones" français et suisses sont déployés des deux côtés de la frontière, prêts à intervenir "sur tous ceux qui voudraient, à travers quelque acte que ce soit, mettre en danger la population et l'événement", a-t-il détaillé.

Un système déjà expérimenté

Ce type de "bulle" a déjà été mis en place pour d'autres grands événements en France, comme les commémorations du Débarquement et les Jeux olympiques de Paris 2024, où une "petite centaine" de drones malveillants avaient été interceptés, rappelle le général.

L'armée de l'Air et de l'Espace surveille le trafic de 12 à 15'000 aéronefs qui transitent chaque jour au-dessus du territoire français.

Quelque 14'000 personnes (police, gendarmerie, armées, justice) seront mobilisées côté français à l'occasion du G7. Parmi eux, 900 militaires, dont les 300 de l'Armée de l'Air et de l'Espace.

La préfète de Haute-Savoie, Emmanuelle Dubée, a évoqué lundi devant les médias "le risque lié au contexte international extrêmement tendu, le risque terroriste, qui reste majeur en France, le risque de sabotage et d'attaque cyber, et celui de trouble à l'ordre public".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Les loyers poursuivent en mai leur marche en avant

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Dans la ville de Genève, les loyers ont enflé de 4,3% en mai sur un an (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le coût du logement en Suisse a continué son inexorable progression en mai, même si de fortes variations locales ont été constatées, selon le relevé de la plateforme immobilière Homegate.ch, publié jeudi.

Pendant la période sous revue, les loyers ont crû de 2,5% sur un an et de 0,2% sur un mois en moyenne nationale, après avoir augmenté de respectivement 2,4% et 0,3% en avril, a précisé le portail dans un communiqué.

Les variations locales sont cependant importantes, avec un bond de 7,7% sur un an à Nidwald, de 5,9% dans les Grisons, de 5,8% à Uri et de 4,6% dans les deux demi-cantons d'Appenzell.

Côté romand, la progression a atteint 4,6% dans le canton de Genève, 3,2% dans celui de Vaud et 3,3% dans le Valais. Les hausses sont restées modérées dans les cantons de Neuchâtel (+1,4%) et du Jura (+1,5%).

Dans les villes, Lucerne a affiché une envolée des 7,2%, Lugano de 4,5%, Zurich de 2,8%, Lausanne de 3,5% et Genève de 4,3%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile

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La BCE est soucieuse de ne pas répéter son erreur de 2022, à savoir une réaction jugée tardive face à la poussée d'inflation liée à la guerre russe en Ukraine (archives). (© KEYSTONE/DPA/MICHAEL BRANDT)

La Banque centrale européenne devrait être la première parmi ses grandes homologues dans le monde à relever ses taux jeudi pour répondre à l'inflation liée au conflit au Moyen-Orient, au risque de pénaliser une économie déjà essoufflée.

Le taux de dépôt, qui fait référence, devrait être augmenté d'un quart de point, à 2,25%, après être resté inchangé depuis juillet 2025, selon les attentes de la plupart des économistes.

L'inflation est repartie à la hausse pour atteindre 3,2% en mai dans la zone euro, nettement au-dessus de la cible de 2% fixée par la BCE.

En cause, la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, accompagnée de la fermeture du détroit d'Ormuz, axe clef pour le transport de pétrole, provoquant une flambée des prix de l'énergie.

L'inflation excluant les biens les plus volatils - énergie et alimentation - a aussi accéléré et davantage qu'attendu, à 2,5% sur un an.

Plus inquiétant, les consommateurs voient l'inflation culminer à 4,0% sur les douze prochains mois et à 2,9% d'ici trois ans, selon une enquête de la BCE publiée fin mai.

Egalement versées aux débats du jour, les nouvelles projections économiques pour la zone euro seront ajustées pour tenir compte d'un conflit au Moyen-Orient qui s'éternise.

Elles devraient faire état d'une inflation revue à la hausse et d'une croissance moins soutenue cette année, selon les observateurs.

Un cocktail de données qui va pousser l'institution à réagir afin d'"envoyer le signal aux marchés financiers, mais aussi aux entreprises et aux ménages, que l'institution surveille de près la dynamique de l'inflation", explique Dirk Schumacher, chef économiste à la banque publique KfW.

Soucieuse de ne pas répéter son erreur de 2022, à savoir une réaction jugée tardive face à la poussée d'inflation liée à la guerre russe en Ukraine, la BCE cherche désormais à éviter toute critique a posteriori de son timing, après avoir achevé son dernier cycle de hausses en septembre 2023.

En relevant ses taux, la BCE renchérit le crédit, ce qui freine la consommation et l'investissement. L'objectif est de ralentir la demande pour contenir la hausse des prix.

Moment inopportun

Cet empressement à agir contraste avec d'autres grandes banques centrales occidentales, également confrontées à un net regain d'inflation.

Les marchés voient désormais 50% de probabilité que la Réserve fédérale américaine, dirigée par son nouveau président Kevin Warsh, relève ses taux d'ici la fin de l'année, de quoi déplaire à Donald Trump, qui voudrait les voir baisser.

Côté Banque d'Angleterre, des commentaires prudents de plusieurs de ses membres pointent vers un maintien de son taux à 3,75% lors de sa réunion du 18 juin, tiraillée entre une inflation persistante et un marché de l'emploi à la peine.

La Banque du Japon, après avoir relevé son taux à 0,75% en décembre 2025, marque une pause depuis, mais les analystes anticipent une reprise du cycle de resserrement dès juin.

Pour la zone euro, nombre d'économistes jugent le moment inopportun pour de nouveau durcir la politique monétaire: le PIB a reculé de 0,2% au premier trimestre, pénalisé par une correction d'ampleur sur l'Irlande, et les effets de la guerre vont peser sur le trimestre en cours.

"Cela paraît au minimum étrange de relever les taux en pleine stagflation", selon Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management.

En revanche, cette décision "risque d'amplifier la contraction de l'activité" tout en s'avérant "inefficace pour baisser l'inflation" qui repose sur une hausse des prix de l'énergie importée, renchérit Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

"Sauf à me tromper lourdement, la hausse des taux directeurs ne rouvrira pas le détroit d'Ormuz!", a ironisé M. Ducrozet.

Au-delà de la décision de jeudi, les marchés chercheront surtout des indications sur la suite.

Mais dans un climat toujours très incertain, "il ne faut pas s'attendre jeudi à un signal clair en faveur d'un resserrement supplémentaire", selon M. Schumacher.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Implenia renforce ses services avec une acquisition en Allemagne

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Le directeur général (CEO) d'Implenia, Jens Vollmar, lors de la conférence de bilan le mercredi 4 mars 2026 (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Implenia renforce ses activités de services avec l'acquisition de Zigmo Engineering, spécialiste allemand du génie civil et de la conception de bâtiments. Sise à Frankenthal, la société emploie plus de 70 personnes sur cinq sites en Allemagne.

Cette opération, dont la finalisation est prévue le 13 juillet 2026, permettra à Implenia de renforcer l'offre de sa division Service Solutions et d'élargir ses services d'ingénierie et de planification, a annoncé l'entreprise jeudi.

"Grâce à cette acquisition, nous poursuivons l'expansion de nos activités dans les segments à forte marge de la chaîne de valeur", s'est félicité Jens Vollmar, directeur général (CEO) d'Implenia.

Les détails financiers de la transaction ne sont pas communiqués.

Zigmo Engineering et Implenia avaient déjà collaboré sur plusieurs projets en Allemagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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