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Les premiers tests rapides se déploient en Suisse romande

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Le personnel soignant a commencé à procéder aux tests rapides à Lausanne. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les cantons commencent à déployer les tests rapides antigéniques pour détecter le coronavirus. Les prélèvements ont débuté lundi à Lausanne. Le canton de Fribourg suivra mardi et Genève mercredi, alors que la situation reste sérieuse, selon Alain Berset.

"Nous venons de commencer à introduire" ces tests rapides à Unisanté, près du CHUV à Lausanne. "Pour l'instant, cela se passe très bien", a déclaré lundi à Keystone-ATS Valérie d'Acremont, infectiologue à Unisanté et professeure à l'Université de Lausanne.

La procédure est pratiquement la même pour un test antigénique que pour un test PCR. La seule différence, c'est que la personne testée reçoit le résultat après 15 minutes au lieu d'attendre plusieurs jours. "Tout le reste se passe de la même manière", a ajouté l'infectiologue.

Stopper les chaînes de transmission

Un frottis est réalisé au fond du nez, puis une gouttelette est déposée sur le test. Le résultat apparaît sous forme de bande dans le quart d'heure qui suit. L'avantage ? "On peut motiver les gens à s'isoler tout de suite et à stopper les chaînes de transmission beaucoup plus rapidement", a ajouté Mme D'Acremont.

Le canton de Vaud va recevoir quelque 30'000 tests cette semaine, a indiqué le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Ces tests rapides sont actuellement disponibles dans les filières d'Unisanté qui fonctionnent comme centre de dépistage.

Les pharmacies et les médecins généralistes seront intégrés dans un deuxième temps, pour autant qu'ils remplissent les exigences cantonales et en fonction des contraintes d'approvisionnement. Des tests rapides devraient ainsi être disponibles dans certaines pharmacies d'ici la fin novembre, a précisé le DSAS. Les discussions sont encore en cours pour les cabinets médicaux.

En pharmacie à Fribourg et Genève

A Fribourg, ce type de test pourra être réalisé dès mardi dans les pharmacies autorisées. Le test antigénique sera également disponible auprès d’une grande partie des médecins de premier recours.

Genève a pour sa part annoncé que ces tests rapides seront déployés à large échelle dès mercredi. La Protection civile (PC) a été appelée en renfort pour effectuer ces dépistages, alors que l'ensemble du réseau de soins est mobilisé pour faire face à l'afflux de malades. Dans le Jura, les tests sont annoncés pour ces prochains jours au centre de dépistage actuel. L'ouverture à des "acteurs privés" est en discussion.

Alléger la pression

L'introduction de ces tests rapides devrait alléger la pression sur les laboratoires et permettre une augmentation "massive" des capacités de test (+50'000), estime l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), interrogé par Keystone-ATS.

Comme le nombre de tests a considérablement augmenté depuis la fin d'août et que la demande quotidienne de réactifs est supérieure à l'offre actuelle, les laboratoires doivent puiser dans les réserves qu'ils ont constituées au cours de l'été. L'OFSP estime que ces goulets d'étranglement devraient se résorber grâce à l'utilisation de tests rapides.

La Confédération a déjà commandé une première livraison d'environ 150'000 tests rapides aux cantons. D'autres livraisons peuvent être effectuées et il existe suffisamment de tests rapides. La capacité de tests sera portée à un total de 80'000 par jour.

Situation "sérieuse"

Comme le résultat du test antigénique rapide est moins fiable que celui des tests PCR, il est indiqué uniquement dans certaines situations, a précisé le canton de Fribourg. La personne doit présenter des symptômes depuis moins de quatre jours, ne doit pas faire partie des personnes vulnérables et ne doit pas travailler dans le domaine des soins.

"C'est un complément aux tests que l'on a aujourd'hui, il ne faut pas les gaspiller", a déclaré Alain Berset en visite dans le canton du Jura. Pour le conseiller fédéral, le problème aujourd'hui n'est plus le matériel comme lors de la première vague mais le personnel hospitalier qui travaille sous une très forte pression.

Plus globalement, le ministre de la santé estime que "la situation n'est pas propice à la détente et reste sérieuse". Même si la situation ne se détériore plus aussi rapidement comme en témoignent les derniers chiffres, il est "trop tôt pour parler d'un retournement de tendance", a-t-il ajouté. "Il faut surtout ne pas se relâcher maintenant".

Selon les chiffres publiés par l'OFSP, la Suisse compte 17'309 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures. Il y a une semaine, le pays en dénombrait 21'926. Cent soixante-neuf décès supplémentaires sont à déplorer et 536 malades ont été hospitalisés.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 104'938. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 1213,9 nouvelles infections pour 100'000 habitants.

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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