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Suisse Romande

Valais: vers un décret en faveur de Blatten et du Lötschental

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Les députés se penchent, cette semaine, sur un décret urgent permettant de simplifier les procédures pour la reconstruction du coeur de Blatten (photo d'archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le Grand Conseil valaisan a accepté, lundi, d'entrer en matière sur le décret urgent lié à la gestion des conséquences des événements naturels ayant touché le Lötschental, en mai. Seuls les Vert-e-s ont milité pour le renvoi du projet.

Le décret d’une durée maximale de 5 ans vise, principalement, là où cela est possible à alléger, simplifier et à accélérer les procédures liées à la reconstruction de Blatten, afin d’aboutir à un rétablissement de la situation d’ici à 2030. Les coûts de reconstruction incombant à l'Etat du Valais sont estimés à quelque 100 millions de francs.

Il s’agit également de créer la structure nécessaire pour la gestion des nombreux dons reçus, ceci en faisant participer les organismes d’entraide concernés. Jusqu’à présent 25 demandes ont été approuvées et des dons ont été accordés à hauteur de 1,4 million de francs. Au total, 68 millions de francs de dons ont été versés en faveur de la commune haut-valaisanne et de ses habitants.

Des règles de gouvernance

Le texte ambitionne de permettre le déploiement d’instruments de soutien financiers extraordinaires afin de permettre aux quatre communes du Lötschental (Blatten, Ferden, Kippel et Wiler), de faire face à cette situation unique.

Le décret règle également la continuité institutionnelle de la commune de Blatten, dont les bâtiments ont, pour l’essentiel, été ensevelis et qui ne dispose plus pour le moment des infrastructures nécessaires sur son territoire.

"Reconstruire, rénover et non investir"

Le texte veut permettre d’établir les règles de gouvernance nécessaires au traitement d’une situation aussi extraordinaire que celle causée par l’effondrement du petit Nesthorn. Au total, le décret est basé sur 25 articles.

"Nous devons offrir des perspectives d’avenir à la population de Blatten", e exprimé la cheffe du groupe PLR, Sonia Tauss-Cornut, lors du débat d’entrée en matière. "Quelques points essentiels doivent toutefois être respectés: la carte des dangers doit être homologuée rapidement, l’argent public engagé doit servir à reconstruire et à rénover non à investir." Le PLR s’est dit opposé aux subventions complémentaires prévues pour l’EMS de Kippel.

"Vous n'êtes pas seuls"

"Ce décret donne les moyens à la commune de Blatten d'intervenir là où cela est nécessaire et envoie un message fort de solidarité du Canton", a estimé de son côté Joachim Felix Correia (PS). Le Parti socialiste déposera, cette semaine, plusieurs amendements.

"Ce décret est un signal très clair. Habitants de Blatten, vous n'êtes pas seuls, le canton du Valais vous soutient", a résumé Diego Schmid (UDC du Haut-Valais). "A nous de faire que la reconstruction de Blatten ne reste pas qu'une illusion", lui a emboîté le pas, François Quennoz (UDC du Valais romand). "Le plus grand défi ne sera pas technique mais procédural." L'UDCVR et le Centre du Valais romand déposeront en ce sens deux amendements en faveur de la création de postes de travail au sein de l'Etat du Valais.

Un avant et un après

Aron Pfamatter (Le Centre du Haut-Valais) a plaidé pour une accélération des procédures, comme prévu par le texte du Conseil d'Etat. Au sein de NEO, Martin Kalbermatter a également soutenu l'entrée en matière.

"Il y aura assurément un avant et un après Blatten", a rappelé Vincent Roten (Le Centre du Valais romand). "Il est essentiel d'agir rapidement afin de permettre aux habitants de Blatten de se projeter dans l'avenir et de retrouver des perspectives concrètes. Nous sommes pour limiter les compétences d'engagements financiers du Conseil d'Etat à la route cantonale, au téléphérique provisoire et aux mesures de protection contre les dangers naturels."

Les Vert-e-s demandent le renvoi

Pour Emmanuel Revaz (Les Vert-e-s), "il manque une réelle analyse des besoins pour définir le dimensionnement, les contours et la localisation de la reconstruction." Les écologistes déposeront un amendement pour définir les limites de l'enveloppe financière dévolue à l'ensemble des mesures prévues par la feuille de route.

Le groupe des Vert-e-s a demandé "le renvoi du décret actuel, c'est-à-dire la mise en oeuvre d'une sorte de clause générale de police déguisée sans limite de moyens financiers pour une durée de 5 ans. Cela ne constitue pas à nos yeux un cadre proportionné, équitable et reproductible."

Au vote, l'entrée en matière a été acceptée par 119 voix contre 8. La première lecture du projet aura lieu jeudi matin. Quarante amendements seront alors traités.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Fondation Jan Michalski: l'art brut s'expose dans le texte

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La Fondation Jan Michalski à Montricher (VD) consacre une exposition aux écrits de l'art brut (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Fondation Jan Michalski à Montricher (VD) présente jusqu'au 30 août prochain une exposition sur les écrits d'art brut. Elle invite le public à parcourir la diversité des écrits d'auteur et autrices suisses d'art brut, poètes de l'ombre, dont Aloïse Corbaz (1886–1964), Joseph Heuer (1827–1914), Eugénie Nogarède (1882–1951), Pascal Vonlanthen (1957*) ou encore Adolf Wölfli (1864–1930).

"Parfois illisibles, inventées, à l'occasion entremêlées de dessins, ces graphies à l'expressivité tant formelle que poétique tracent un territoire de pouvoir et de liberté", explique la Fondation dans son dossier de presse. Les manuscrits et oeuvres exposés sont issus du fonds de la Collection de l'Art Brut à Lausanne. Plusieurs n'ont encore jamais été présentés au public, précise-t-elle.

La Fondation rappelle qu'à partir de 1945, Jean Dubuffet avait porté son attention sur des peintures, dessins, sculptures, broderies ou pages manuscrites, réalisés par des autodidactes en marge du champ culturel. Si l'artiste français regroupe alors l'ensemble de ses découvertes sous le vocable d'"art brut", les écrits en constituent d'emblée un corpus bien particulier.

"Inventivité et irrévérence"

Nés pour la plupart au sein d'institutions psychiatriques, ils ont été conservés dans les dossiers médicaux et envisagés non pas en tant qu'oeuvres, mais comme supports de diagnostic. "Ces productions hétérogènes et singulières, souvent conçues avec des matériaux de fortune, se distinguent par leur inventivité et leur irrévérence face aux normes en matière lexicale, syntaxique ou orthographique", note la Fondation Jan Michalski.

En 1979, Michel Thévoz, premier directeur de la Collection de l'Art Brut, leur consacre une exposition, qui est accompagnée de son ouvrage de référence "Ecrits bruts", les sortant définitivement de la clandestinité à laquelle elles étaient condamnées. Autrefois signes d'inadaptation ou de déviance sociale, ces travaux sont désormais considérés comme des créations à part entière.

C'est ce que le public peut désormais à nouveau découvrir, en visitant l'exposition "Ecrits d'art brut" à Montricher, depuis samedi et jusqu'au 30 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: les aînés proposent des balades estivales à thème

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D'une durée de 1h30 à 2h00 en moyenne, la dizaine de visites thématiques proposées à travers Lausanne sont gratuites et sans inscription. Elles s'étalent jusqu'au 6 septembre (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les guides d'accueil du Mouvement des aînés Vaud (MdA) invitent à découvrir Lausanne sous des facettes emblématiques ou méconnues à partir du 15 juin. D'une durée de 1h30 à 2h00 en moyenne, la dizaine de visites thématiques proposées sont gratuites et sans inscription. Elles s'étalent jusqu'au 6 septembre.

Sous le nom évocateur "Lausanne à l'heure d'été", ce programme est une invitation à porter un regard neuf sur Lausanne, à travers l'histoire, l'architecture, la nature, les arts ou encore les récits de vie, expliquent les organisateurs dans un communiqué. "Il ne s'agit pas seulement de visiter Lausanne, mais de la rencontrer", aiment-ils souligner.

"Les Huguenots à Lausanne" invite par exemple à suivre les pas de celles et ceux qui trouvèrent refuge dans la ville et contribuèrent à la transformer, tandis que "De Grancy à Milan" entraîne les promeneurs le long d'un axe urbain chargé de récits et de surprises. La visite "Laboratores, bellatores ou oratores" fait, elle, revivre les métiers d'autrefois, redonnant voix aux figures discrètes qui animaient les ruelles.

"Un thé chez les aristos"

D'autres parcours ouvrent des perspectives inattendues: avec "Des Croix-Rouges à la Maison Olympique", Lausanne se révèle internationale et en mouvement, tandis que certains itinéraires s'attardent sur un bâtiment, une place ou un détail souvent ignoré, mais porteur de mémoire.

Et parfois, la réalité se trouble doucement: un récit conté, une scène théâtralisée comme "Un thé chez les aristos" à la Maison du Désert, ou une légende murmurée au fil d'une balade viennent glisser un peu d'imaginaire dans les rues. L'histoire devient alors vivante, sensible, presque palpable.

Outre les visites estivales, les guides d'accueil du MdA proposent également des visites de la vieille ville, - payantes celles-ci -, les jours ouvrables du 1er mai au 30 septembre.

www.lausanne-a-pied.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Double exposition au Musée Rath pour interroger l'art au féminin

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Le Musée Rath à Genève accueille une exposition consacrée à la peintre galloise Sylvia Sleigh (1916-2010) (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Actuellement fermé pour des travaux de rénovation, le MAMCO de Genève présente deux expositions au Musée Rath afin d'interroger la place des femmes dans l'histoire de l'art. L'une est consacrée à la peintre galloise Sylvia Sleigh (1916-2010), l'autre propose de "Refaire collection" avec des oeuvres de femmes artistes. A découvrir jusqu'au 25 octobre 2026.

L'exposition monographique retrace le travail de Sylvia Sleigh qui a produit la majeure partie de son oeuvre à New York dès 1962. L'événement se concentre sur les années 1960 et 1970, marquées par son travail sur le portrait. Rassemblant plus de 35 peintures, l'exposition explore la manière dont l'artiste remettait en question les conventions de genre héritées de l'histoire de l'art occidental.

Une partie aborde la réinterprétation par Sylvia Sleigh de motifs classiques comme l'odalisque ou la muse, en inversant les genres. Son travail se situe ainsi à "l'intersection de l'histoire des représentations, du domestique et de l'intime". D'autres sections sont consacrées à l'autoportrait, à son engagement féministe, aux portraits de la scène artistique new-yorkaise et aux nus.

Discrimination

En parallèle, l'exposition "Refaire collection" offre un contexte historique au travail de Sylvia Sleigh. Elle part d'un constat: seulement 21% des artistes représentés dans la collection du MAMCO sont des femmes. Cette discrimination structurelle est l'héritage d'un canon historique et d'un marché de l'art favorisant les hommes.

L'exposition rassemble les oeuvres de 21 artistes femmes du 20e siècle issues de collections suisses. Elle vise à montrer "à quoi pourrait ressembler une collection idéale qui, dès sa fondation, aurait pris en compte le travail d'artistes femmes occidentales".

Des thématiques comme la réévaluation des motifs classiques, le regard sur le corps, la sororité et l'affirmation de soi sont abordées à travers les oeuvres d'artistes telles que Louise Bourgeois, Nicole Eisenman, Alice Neel ou encore les Guerrilla Girls. L'accrochage rassemble peintures, sculptures, vidéos, dessins et photographies.

Les institutions soulignent qu'il ne s'agit pas de redécouvrir des artistes oubliées. "Toutes les artistes présentées ici ont toujours existé - c'est l'attention des institutions qui a fait défaut", précise la documentation de l'exposition.

https://www.mahmah.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Morges, l'eau précieuse et naturelle s'expose sans filtre

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Dans une nouvelle exposition, la Ville de Morges s'intéresse à son eau potable (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Morges met en évidence son eau potable. Elle propose une exposition pour mieux faire connaître la valeur de l'eau potable et son parcours plus que centenaire, de la nappe phréatique du Morand (au pied du Jura) jusqu'à Morges. "Sans filtre. Les secrets de l'eau précieuse et naturelle de Morges" est à découvrir jusqu'au 30 juin prochain.

Réalisée par la Direction infrastructures et environnement urbain de la Ville, son objectif est "de sensibiliser à notre manière d'utiliser l'eau de consommation", indique-t-elle dans un communiqué. Le public est invité à un petit parcours à l'aide de panneaux didactiques et de casques de réalité augmentée, à l'Espace 81 au centre-ville, de 09h00 à 18h00 du lundi au dimanche.

Cette exposition s'inscrit dans une campagne d'affichage et numérique que mènent les autorités morgiennes pour informer la population sur la valeur de son eau potable. Chaque année, plus de deux millions de mètres cubes d'eau sont distribués aux habitants de Morges. Cette eau provient principalement des eaux souterraines du Morand, réputées pour leur pureté naturelle, est-il expliqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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