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Vaud

A La Garenne, des dizaines de hérissons en détresse accueillis

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Les hérissons qui transitent par le centre de soins de la Garenne sont généralement trop faibles et trop maigres pour survivre à l'hiver sans aide. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La vague de hérissons reçus est telle que l'hôpital de la faune sauvage du parc animalier de La Garenne (VD) doit faire appel à "des mains en plus". Trop maigres, malades ou encore déshydratés, les 66 petits "résidents" du centre de soins sont aujourd'hui trop fragiles pour hiberner et survivre à l'hiver sans aide.

Ici, chaque animal a son dossier médical, son "lit" charpenté dans des morceaux de journaux et, surtout, des soins adaptés prodigués au quotidien. Les hérissons hébergés ont dû troquer leur habitat naturel pour une place au sein du centre de soins du parc animalier, situé à Le Vaud.

"Ça ne s'arrête pas", raconte à Keystone-ATS Léna Chauvin, assistante vétérinaire, dont le téléphone ne cesse de sonner. "Pardon, ça va être pour un hérisson", lâche-t-elle au moment de décrocher. Rien qu'en novembre, le centre a vu affluer 56 animaux dans le besoin, dépassant largement la quarantaine admise pendant tout l'hiver précédent.

Perturbations climatiques

A cette période, les petits mammifères aux poils hérissés devraient être en train de "faire dodo", blottis dans un nid de feuilles et de brindilles. Mais cette année, l'automne a été doux puis le froid est arrivé d'un coup.

La saison de reproduction de l'animal s'est prolongée jusqu'à tard, explique la soigneuse. "La priorité de la maman était d'aller hiberner, et de nombreux bébés ont été laissés seuls", dit-elle.

Sur la table d'opération, un petit hérisson en boule attend son diagnostic. Il faut lui observer le ventre en soulevant ses pattes arrière, lui examiner les pics, les oreilles, les yeux, la bouche... et le peser. Verdict: 437 grammes, un poids trop léger pour survivre au froid de la saison.

Pas assez forts pour survivre seuls

"Les hérissons doivent peser entre 600 et 700 grammes au minimum à cette période", avant d'entrer dans le processus vital d'hibernation, relève Léna Chauvin. Or, "ils ont très souvent des parasites, qui leur font perdre du poids".

Il s'agit alors de leur administrer les traitements nécessaires, parfois par piqûre, de les épargner du froid et d'inscrire quelques chiffres en plus sur la balance. Les petits mammifères du centre passeront l'hiver entre ces murs, dont les panneaux rappellent qu'il s'agit d'une "zone de silence" et de tranquillité.

Les animaux traités ne seront relâchés qu'au printemps - lorsque les températures et la disponibilité en insectes auront augmenté à nouveau -, à proximité de l'endroit où ils ont été découverts et recueillis. Car la plupart du temps, c'est à la population qu'incombe le devoir de les apporter à la Garenne ou tout autre lieu similaire.

Quand intervenir?

"Il arrive que les hérissons soient amenés ici dans des cartons, des seaux, des sacs et plein d’autres contenants", constate l'assistante-vétérinaire, qui oeuvre au centre de soins depuis un peu plus de deux ans.

Comment reconnaît-on un animal en détresse? S'il est aperçu en train de se promener en plein jour, il faut se poser la question, répond Léna Chauvin. En cas de doute, un appel au centre de soins suffit à déterminer si un animal est en danger ou non.

Nocturne et solitaire, le hérisson d'Europe, espèce la plus répandue dans la région, appartient à la faune sauvage. Cela explique aussi que les petits êtres qui transitent par l'hôpital animalier n'aient pas de nom, seulement un numéro unique attribué par une base de données.

"Les animaux sont destinés à être relâchés, donc on ne veut pas garder de lien avec eux, relate l'assistante-vétérinaire. C'est aussi une manière de nous protéger". La soigneuse travaille aux côtés de quatre autres personnes au centre de soins: le vétérinaire et directeur de La Garenne, deux assistants vétérinaires et un civiliste.

Eviter le contact humain

Le hérisson qu'elle s'apprête à soigner sera baptisé de manière éphémère comme "Ce p'tit loup", le temps de le prendre dans ses mains. Hormis le court instant où il est examiné, soigné et nourri, l'animal ne bénéficiera pas de "touche" humaine supplémentaire. Il s'agit d'éviter tout stress et, là encore, de permettre à l'animal de retourner dans son habitat naturel.

"Moins on intervient sur la faune sauvage, mieux elle se porte", remarque Léna Chauvin. Et aucun soin apporté aux jeunes hérissons ne pourra jamais remplacer ceux de 'papa et maman'." Mais aujourd'hui, sans intervention, les boules de pics ne survivraient pas. Il s'agit de "leur donner une chance. C'est pour ça qu'on fait ce métier", conclut-elle.

Recherche de bénévoles

Afin de faire face à la vague de hérissons recueillis, le centre de soins de La Garenne s'est lancé dans une recherche de "mains en plus". Un appel à bénévoles lancé sur les réseaux sociaux il y a deux semaines a trouvé son écho: l'hôpital animalier a reçu des dizaines de candidatures.

Les rencontres avec les personnes intéressées doivent avoir lieu bientôt. Les volontaires passeront aussi une journée d'essai dans le centre, car "tant qu'on n'est pas ici, on ne se rend pas compte de tout ce que cela implique".

Ni de comment les hérissons reniflent, toussent, se grattent ou mordent. Il y a d'ailleurs une femelle du centre qui a une "bonne réputation pour ça...", glisse Léna Chauvin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Zoom sur les collections congolaises des musées vaudois

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La recherche permettra notamment de combler le manque d'information concernant la provenance des spécimens de sciences naturelles (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un projet de recherche participatif s'intéresse aux collections congolaises du Musée cantonal d'archéologie et d'histoire (MCAH) et du Naturéum de Lausanne. Portant tant sur les collections ethnographiques que sur les spécimens de sciences naturelles, il a pour objectif de visibiliser le patrimoine congolais conservé dans les musées vaudois, d’intégrer les problématiques de politiques mémorielles et d’anticiper les éventuelles demandes de restitution.

Le travail sera réparti en deux axes. Les musées, épaulés par une équipe de chercheurs congolais, auront pour mission d'identifier et de documenter les collections provenant de l’actuelle République Démocratique du Congo (RDC) acquises à l’époque coloniale. Une équipe de l'UNIL se penchera quant à elle sur la biographie des Vaudoises et des Vaudois, -missionnaires, fonctionnaires coloniaux, commerçants ou encore entrepreneurs-, ayant acquis ces collections.

Ce "double regard" doit permettre de "contextualiser la constitution et la circulation des collections congolaises en Suisse, particulièrement dans le canton de Vaud, dans la première moitié du 20e siècle", indiquent les instigateurs du projet lundi dans un communiqué. La recherche doit également permettre de combler le manque d'information sur la provenance des collections géologiques, botaniques et zoologiques.

Eclairer le présent

Le projet répond à une demande du Conseil de la diaspora africaine de Suisse de connaître les collections africaines conservées au MCAH et de pouvoir participer à la vie de ces collections, précisent les instigateurs. Il a également pour objectif d'"éclairer la période actuelle, en interrogeant des enjeux contemporains comme les ressources minières ou la protection de la biodiversité dans l’Afrique d’aujourd’hui", soulignent-ils.

L'initiative, soutenue par Interface, le Fonds de soutien à la recherche partenariale de l'UNIL, impliquera également des personnes issues de la société civile, appartenant notamment à la diaspora congolaise en Suisse. Des classes de trois gymnases lausannois mettront aussi la main à la pâte.

Le projet a été lancé à la fin 2025 et doit durer deux ans. Ses résultats seront mis en valeur sur le site notrehistoire.ch. Une publication ainsi qu'une exposition sont prévues en 2028.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

FIFAD: douze films de montagne à voir à Villars (VD)

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Douze films primés lors de la dernière édition du FIFAD sont à voir au Villars Palace (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pour la troisième fois, le Festival international du film alpin des Diablerets (FIFAD) fait escale à Villars (VD) cette fin de semaine. Il propose une sélection de films primés lors de sa dernière édition.

Dès vendredi, le théâtre du Villars Palace accueillera trois jours de cinéma alpin ouverts au grand public, suivis d'une journée dédiée aux écoles. Douze films sont programmés, "des histoires venues des quatre coins du monde, où la montagne devient le théâtre de combats intimes, de défis sportifs et de questionnements essentiels sur notre rapport à l'environnement", indiquent lundi les organisateurs dans un communiqué.

Un bar du festival et une librairie de montagne éphémère accompagneront les séances, visant à favoriser les échanges entre public, réalisateurs et invités.

Au-delà des projections, le festival se veut "un espace de réflexion et de dialogue", en résonance avec les valeurs portées par la Fondation Villars Institute, autour des enjeux climatiques, de la durabilité et du dialogue entre générations, poursuit le communiqué.

Le FIFAD reviendra lui l'été prochain pour une 57e édition aux Diablerets, du 25 juillet au 2 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Des milliers d'enfants attendus au 3e Salon Mint

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Plus de 60 expériences sont proposées aux élèves (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des milliers d'écoliers vaudois âgés de 8 à 12 ans sont attendus jusqu'à dimanche au troisième Salon MINT, dédié à des disciplines comme les mathématiques, l'informatique, les sciences de la nature et la technique. L'objectif est de promouvoir les professions scientifiques à l'attention des filles comme des garçons et de remettre en question certains clichés.

Les enfants auront l'occasion de découvrir les formations et les professions en lien avec les domaines MINT grâce à des expériences ludiques et pédagogiques, explique le canton dans un communiqué. L'événement est porté par le Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) en lien avec la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) et l'EPFL, où se tient le salon.

Créé en 2024, le salon vise à susciter l'intérêt des jeunes - tout particulièrement des jeunes filles - pour les domaines MINT et ainsi réduire la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée dans ces secteurs. Cette année, plus de 60 expériences sont proposées par 44 exposants.

Le salon rencontre un succès croissant avec 12'500 visites en 2024, puis 13'500 en 2025. Le mercredi après-midi, le samedi et le dimanche sont dédiés aux familles. Cette année, près de 370 classes se sont inscrites. L'entrée est gratuite, mais l'inscription est nécessaire en passant par le site internet de la manifestation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'EPFL montre l'impact des chiens sur l'air d'un foyer

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Les chiens influencent l'air du logement où ils vivent (image symbolique). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les chiens influencent la qualité de l'air d'un logement. Une étude inédite de l'EPFL a permis de quantifier les gaz, particules et autres micro-organismes émis par Médor dans un foyer.

L'impact le plus important impliquant les chiens se joue "dans les particules en suspension, ces minuscules fragments solides ou liquides qui flottent dans l'air à notre insu", indique lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

Lorsqu'un chien se gratte, remue ou se fait caresser, les instruments de l'EPFL ont enregistré de véritables "bouffées" de pollution intérieure. A savoir de grandes quantités de particules relativement grosses, comme des poussières, pollens, débris végétaux ou encore des microbes.

Les grands chiens, en particulier, émettent entre deux et quatre fois plus de micro-organismes que les humains présents dans la même pièce. Une grande partie de ces particules est fluorescente: exposées à une lumière ultraviolette, elles émettent une faible lueur, signe de leur origine biologique.

Plus d'ammoniac

"Cette diversité microbienne accrue n'est pas forcément une mauvaise nouvelle", nuance Dusan Licina, professeur du Laboratoire de l'environnement bâti orienté sur l'humain (HOBEL), cité dans le communiqué. Certaines études suggèrent en effet "qu'une exposition plus variée aux microbes, notamment chez les enfants, pourrait influencer le développement du système immunitaire." Ces effets précis sur la santé restent toutefois encore mal compris.

L'étude de l'EPFL montre également que, "sans réelle surprise", les chiens émettent autant de dioxyde de carbone que les humains. Un grand chien, comme un mastiff ou un terre-neuve, produit par exemple des niveaux de CO2 comparables à ceux d'un adulte au repos.

Comme leurs maîtres également, les chiens produisent de l'ammoniac, produit en très petite quantité lors de la digestion des protéines et libéré par la peau ou la respiration.

Les chercheurs ont toutefois observé que chez les canidés, le rapport entre ammoniac et dioxyde de carbone est plus élevé que chez les humains. "Cela signifie qu'à respiration équivalente, les chiens libèrent significativement plus d'ammoniac", indique Dusan Licina.

Cette différence s'explique probablement par leur alimentation plus riche en protéines, leur métabolisme spécifique et leur mode de respiration rapide. Toutefois, comme les chiens font de longues siestes avec une respiration plus lente, leurs émissions totales d'ammoniac restent comparables à l'humain sur l'ensemble d'une journée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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