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Vaud

Bande jugée à Lyon pour un braquage de fourgon près de Nyon (VD)

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Après l'attaque d'un fourgon postal à Daillens, en décembre 2019, le canton de Vaud a interdit les transports de fonds la nuit et limité les sommes embarquées (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Six suspects interpellés en 2017 avec un butin record de 40 millions de francs suisses après le braquage d'un fourgon blindé sur l'autoroute A1 près de Nyon (VD) sont jugés par la cour d'assises de Lyon à partir de lundi. Le procès est prévu sur dix jours.

Ces accusés, originaires de la région lyonnaise, ont été arrêtés en flagrant délit près d'Annecy (Haute-Savoie), quelques heures après l'attaque nocturne menée en mai 2017, vers 03h15 du matin.

Agés de 33 à 51 ans, la plupart de ces hommes sont déjà connus de la justice. Ils sont jugés notamment pour "vol en bande organisée avec arme", "enlèvement et séquestration".

Deux d'entre eux avaient été condamnés à Genève en 2013 à des peines de 5 à 7 ans d'emprisonnement pour "brigandage". Un troisième a été condamné en France pour des faits similaires.

Toute une série de braquages

Cette affaire éclaire les spectaculaires attaques à répétition de convoyeurs de fonds perpétrées en territoire suisse et imputées au banditisme lyonnais. Au cours des six dernières années, au moins sept braquages ou tentatives de braquages ont été commis dans différents cantons.

L'interpellation des six suspects représente une réussite pour la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire de Lyon.

Après plusieurs mois de surveillance, les enquêteurs avaient réussi à repérer des véhicules volés, à localiser des boxes dans la région d'Annecy et à identifier une villa pouvant servir de base de repli, à Chavanod, près d'Annecy. Des recoupements ont conduit à une intervention dans cette villa quelques heures après le signalement de l'attaque du fourgon de la société Loomis, dans le canton de Vaud.

Travail de professionnel

Les suspects ont été arrêtés en possession du butin, constitué de billets en différentes devises, de quatre lingots d'or et de milliers de pierres précieuses, pour un total évalué à plus de 40 millions de francs.

Plusieurs armes ont été retrouvées sur place, dont cinq fusils, ainsi que l'équipement utilisé pour l'attaque. Plusieurs empreintes ADN des suspects ont été relevées sur des objets saisis.

La plupart des mis en examen ont reconnu leur présence sur les lieux du braquage, tout en cherchant à minimiser leur participation.

Selon l'ordonnance de renvoi des juges lyonnais de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS), l'attaque résulte d'une "organisation structurée et hiérarchisée".

Le commando de braqueurs a intercepté le fourgon suisse sur une bretelle de sortie de l'autoroute A1, près de Nyon, en utilisant trois véhicules dont certains équipés de gyrophares, et des fusils d'assaut.

Dans le coffre

Ils ont menacé et ligoté les convoyeurs, en les emmenant dans le coffre d'un de leurs véhicules. Puis ils ont pris le volant du fourgon, jusqu'à un chemin rural près de Divonne-les-Bains (F), de l'autre côté de la frontière.

Là, ils ont transféré le butin avant d'incendier le fourgon et une des voitures, pour brouiller leurs traces. Ils ont aussi aspergé les convoyeurs d'un produit javellisé, pour gommer toute empreinte ADN.

Attaques en série

Renseignements précis, préparatifs, interception de fourgon, armement lourd et incendie de véhicules, ce mode opératoire attribué aux gangs lyonnais s'est répété ces dernières années en Suisse. Plusieurs cas spectaculaires se sont produits de 2017 à 2019 sur sol vaudois, notamment à Chavornay, au Mont-sur-Lausanne, à La Sarraz puis à Daillens.

Fin 2019, le canton a pris des mesures urgentes pour stopper ces attaques. Il a notamment décidé que les transports de fonds devaient se faire avec des véhicules lourds (plus de 3,5 tonnes), munis d'un blindage et équipés d'un dispositif rendant sans valeur le contenu en cas d'agression. Les trajets s'effectuent désormais uniquement de jour (05h00-22h00) et la valeur est plafonnée à 10 millions de francs.

En octobre dernier, le Grand Conseil unanime a ancré dans une loi ces dispositions prises en urgence. La conseillère d'Etat Béatrice Métraux avait alors salué l'efficacité de ces mesures qui ont calmé la situation, même si deux tentatives d'attaques ont été déjouées depuis lors.

Autres dossiers en instruction

A Lyon, d'autres dossiers d'attaques ou de tentatives sont en cours d'instruction. Notamment celui du braquage à la sortie de l'A1 à Chavornay, le 8 février 2018, quand des malfaiteurs avaient enlevé la fille d'un convoyeur à Lyon, pour obliger son père à détourner son véhicule. Mis en examen et écroué, un collègue du père est soupçonné d'avoir renseigné l'équipe, ce qu'il nie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lausanne

Transition durable: près de 500 entreprises passent à l'action

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La conseillère d'Etat vaudoise Isabelle Moret, en charge de l'économie, estime que la durabilité n'est plus un choix réservé aux grandes entreprises ou aux secteurs high tech, mais qu'elle traverse désormais l'ensemble du tissu économique vaudois (archives). (© Keystone/GABRIEL MONNET)

En trois ans, le Fonds de soutien à l'économie durable (FSED) a accompagné 473 entreprises vaudoises, soit 6,5% des emplois privés du canton. Les projets soutenus ont déjà mobilisé plus de 58 millions d'investissements dans l'économie du canton. Chaque franc d'argent public a engendré plus du triple d'investissements privés.

La transition vers une économie plus durable et plus résiliente s'impose désormais à tous les secteurs, poussée notamment par la hausse des coûts énergétiques, une pression croissante des chaînes d'approvisionnement sur les critères environnementaux, une évolution des attentes des clients et des marchés, indique le Canton de Vaud mardi dans un communiqué.

C'est dans ce contexte que le FSED a été conçu comme un outil opérationnel pour aider les entreprises vaudoises à passer de l'intention à l'action. Il a été créé par décret du Grand Conseil en septembre 2020 et dispose d'une enveloppe de 25 millions de francs pour la période 2022-2027.

Pas juste un idéal

Le Service de la promotion de l'économie et de l'innovation (SPEI) a publié les résultats à mi-parcours de ce dispositif. Au 31 décembre 2025, le fonds a engagé 54% de son enveloppe, conformément à la montée en charge progressive des appels à projets. Il a déployé 317 aides directes couvrant quatorze secteurs d'activité, de l'agro-alimentaire à l'industrie, en passant par la construction et les services.

"Au-delà des aides financières, ce qui est encourageant, c'est de voir naître un réseau d'entreprises vaudoises, qui se retrouvent autour des mêmes défis et construisent des solutions ensemble, faisant de Vaud un canton pionnier en matière d'économie durable", explique Raphaël Conz, chef du SPEI, cité dans le communiqué.

"La durabilité n'est plus un choix réservé aux grandes entreprises ou aux secteurs high-tech: elle traverse aujourd'hui l'ensemble du tissu économique vaudois. Ce bilan confirme que les entreprises vaudoises ont compris que la durabilité n'est pas un idéal: c'est un avantage concurrentiel à long terme", affirme pour sa part Isabelle Moret, ministre vaudoise de l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Sport associatif: nouvelles formations pour soutenir le bénévolat

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Les députés vaudois ont accepté en juin 2025 le contre-projet du Conseil d'Etat à l'initiative "Pour une politique sportive vaudoise ambitieuse" qui avait cartonné auprès de la population en 2022 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Canton de Vaud met en oeuvre plusieurs mesures concrètes issues du contre-projet à l'initiative populaire en faveur du sport. Plusieurs modules de formation adaptées et accessibles sont introduits pour soutenir et renouveler le bénévolat dans le milieu du sport associatif.

"Le Canton souhaite encourager la jeunesse à prendre toute sa place dans la vie associative. En valorisant son engagement et en lui donnant les moyens de s'investir dans les clubs, nous contribuons à former la relève du sport vaudois et à renforcer la cohésion de notre canton", explique la présidente du gouvernement Christelle Luisier, citée dans un communiqué publié mardi.

L'implication de dizaines de milliers de bénévoles est cruciale au bon fonctionnement des plus de 1200 clubs sportifs vaudois qui comptent plus de 180'000 membres, rappelle le Canton. "Le modèle du bénévolat, bien que robuste, fait face à de nombreux défis tels que le renouvellement des effectifs et la complexification de la gestion de clubs sportifs", est-il souligné.

Un palier avant Jeunesse+Sport

Une des mesures, nommée "1417Coach" vise à assurer le renouvellement des bénévoles engagés dans l'encadrement sportif et à susciter des vocations chez les jeunes. Ce programme basé sur des formations courtes et dynamiques constitue un premier palier vers les formations fédérales Jeunesse+Sport, "assurant ainsi un vivier de moniteurs et monitrices qualifiés pour les décennies à venir".

Vaud veut aussi renforcer l'ensemble de la structure associative. Le nouveau catalogue de formations du Service de l'éducation physique et du sport (SEPS) inclut des modules sur l'éthique, l'entraînement des filles et des femmes, la prévention des violences, ainsi que des outils de gestion administrative et financière pour les comités.

D'autres mesures du contre-projet concernant le soutien au sport associatif seront appliquées prochainement, comme la mise en place du centre d'appui administratif aux associations cantonales et aux clubs.

Un paquet de 36 mesures

Pour mémoire, les députés ont accepté en juin 2025 le contre-projet du Conseil d'Etat à l'initiative "Pour une politique sportive vaudoise ambitieuse", laquelle avait cartonné auprès de la population (24'000 signatures en 2022, deux fois plus que le minimum requis).

La réponse gouvernementale à ce texte regroupe un paquet de 36 mesures destinées à soutenir le sport à tous les niveaux (populaire, scolaire, élite, international). Cela représente environ 36 millions de francs supplémentaires par an dans le budget de l'Etat.

A cela s'ajoutent deux crédits-cadres d'un montant total de 150 millions de francs, visant à soutenir la construction et la rénovation d'infrastructures sportives "d'importance régionale" pour la période 2025-2030.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Katy Perry, Gorillaz et The Cure à Paléo

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Daniel Rossellat a présenté mardi la nouvelle édition de Paléo. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Paléo s'offre Katy Perry. La superstar américaine sera l'une des têtes d'affiche du festival nyonnais (21-26 juillet) au côté notamment de Gorillaz, The Cure, Orelsan, Vanessa Paradis, Gims ou encore Theodora.

L'affiche 2026 comprend plusieurs autres groupes et artistes de renom, de quoi combler tous les goûts, entre pop-rock (Lorde, Twenty One Pilots, Morcheeba, Feu! Chatterton), rap (Disiz, Jok'Air), électro (Amelie Lens, Bob Sinclar) ou chanson française (Julien Clerc, Helena, Zaz).

En tout, 103 artistes sont annoncés, dont une forte délégation venue des pays nordiques (hôtes du Village du monde) et 16 Suisses emmenés par les inusables Young Gods.

Si le casting est riche, c'est bien le nom de Katy Perry qui ressort du lot. L'icône de la pop n'a encore jamais chanté en Suisse hors du Hallenstadion à Zurich (2011, 2015 et 2018). Elle s'arrêtera sur la plaine de l'Asse samedi 25 juillet, unique date suisse de sa cinquième tournée mondiale "The Lifetimes Tour".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Triazole: Lausanne se bat pour conserver l'accès au dossier

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Selon les analyses, l'eau potable peut être consommée normalement (illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La ville de Lausanne se bat pour rester partie civile et conserver ainsi l'accès au dossier dans la procédure administrative valaisanne sur la pollution au 1,2,4-triazole du Léman. Elle rend public et conteste le blocage de son accès par Syngenta et CIMO, entreprises du site chimique de Monthey (VS).

En septembre dernier, les cantons de Genève, Vaud et Valais avaient annoncé avoir détecté la présence de 1,2,4-triazole dans l'eau potable alimentée par le lac Léman. Les analyses effectuées le long du Rhône montraient que les apports en polluant se produisaient principalement à partir du site chimique de Monthey.

Les autorités valaisannes ont initié une procédure administrative afin d'identifier la ou les sources de cette pollution et les faire cesser. Les dépassements ne résultaient pas d'une activité agricole mais de rejets industriels, identifiés le long du Rhône, rappelle lundi la ville de Lausanne dans un communiqué.

Partie dans la procédure

Dans un premier temps, Lausanne avait requis et obtenu la qualité de partie dans cette procédure, ce qui lui a permis d'avoir accès à des informations pertinentes en vue de déterminer les mesures nécessaires pour rétablir la qualité de l'eau. Le Service de l'eau lausannois, épaulé par une étude d'avocats réputée, représente les intérêts de plusieurs distributeurs d'eau vaudois et de 17 communes.

Mais Syngenta et CIMO, sociétés visées par la procédure administrative valaisanne, ont contesté la qualité de partie civile de la ville de Lausanne et des entités qu'elle représente. En raison de l'effet suspensif automatiquement accordé au recours, l'accès au dossier n'est déjà plus possible, se désole la ville.

Pas se laisser faire

"Ces sociétés veulent entraver l'exercice de nos droits et nous mettre un bandeau devant les yeux. Nous ne les laisserons pas faire", déclare le municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand, cité dans le communiqué. L'affaire est désormais pendante devant le Conseil d'Etat valaisan pour décision.

La ville de Lausanne explique avoir rendu publique cette situation procédurale "dans un souci de transparence". Il s'agit également de "préserver les intérêts des distributeurs d'eau et des consommatrices et consommateurs concernés", ajoute-t-elle.

Pour rappel, selon l'analyse de risques réalisée par le Swiss Centre for Applied Human Toxicology (SCAHT), les concentrations de 1,2,4-triazole observées dans l'eau distribuée ne présentent pas de risque majeur pour la santé. Aucune recommandation n'est nécessaire et l'eau peut être consommée normalement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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