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Vaud

Des députés veulent une expertise fiscale concernant Valérie Dittli

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Des députés veulent une expertise fiscale indépendante concernant la situation personnelle de la cheffe du Département des finances Valérie Dittli (archive). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les révélations de la Radio télévision suisse (RTS) sur le nomadisme fiscal de la conseillère d'Etat vaudoise Valérie Dittli continuent de faire des vagues. Des voix se sont élevées mardi à la gauche du Grand Conseil pour réclamer une expertise fiscale indépendante.

Le président du Parti socialiste (PS) vaudois Romain Pilloud a notamment demandé au gouvernement cantonal d'actionner une telle mesure. "Il ne s'agit pas d’accuser, mais de comprendre", a déclaré le député socialiste. Il a annoncé le dépôt mardi d'une interpellation en ce sens émanant de son parti.

Valérie Dittli a expliqué dans les médias avoir mandaté un expert pour faire la lumière sur sa situation fiscale avant son élection au Conseil d'Etat en 2022. Mais pour Romain Pilloud, ce n'est pas à la grande argentière de convoquer une telle expertise. Il veut un processus "neutre" et "dénué de conflits d'intérêts".

Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche - POP) a pour sa part indiqué que son groupe interviendrait au moyen de questions orales au sujet de cette affaire. Outre une expertise fiscale indépendante, la problématique des "déductions de frais de transport entre Lausanne et Zoug" sera soulevée, a-t-il dit.

"Attaques d'une bassesse sans nom"

Le PLR et l'UDC ont volé au secours de la cheffe du Département des finances. L'UDC Céline Baux a critiqué des "attaques politiques d'une bassesse sans nom" et du "petit journalisme de bas étage". Elle a dénoncé l'appel à la démission lancé par la Jeunesse socialiste vaudoise. "C'est une chance que nous avons d'avoir une jeune femme prête à sacrifier son brevet d'avocate pour s'occuper de notre canton", a-t-elle considéré.

La présidente du PLR, Florence Bettschart-Narbel, a de son côté appelé "à un peu de calme et de dignité dans ce dossier". "On est aujourd'hui dans la politique du clash, la politique du buzz, qui est certainement due aux résultats des élections cantonales, mal digérés par le PS et la gauche en général", a estimé l'élue. Elle a toutefois affirmé que "dans un esprit d'apaisement, le PLR pourra se rallier à une expertise fiscale indépendante".

Le gouvernement a pris acte de ces interventions, a déclaré sa présidente Christelle Luisier. Il répondra en temps utile et ne fera pas de commentaires à ce stade, a-t-elle ajouté laconiquement.

Entre Zoug et Lausanne

Une enquête de la RTS diffusée vendredi dernier a montré que Valérie Dittli n'avait installé son domicile fiscal à Lausanne que début 2022, alors qu'elle se lançait dans la course au Conseil d'Etat. Les six années précédentes, malgré une vie active dans la capitale vaudoise, notamment comme assistante-doctorante en droit à l'Université de Lausanne (UNIL), elle a continué de payer ses impôts dans le canton de Zoug, où vit sa famille.

Interrogée vendredi soir dans l'émission Forum de la RTS, Valérie Dittli s'est défendue d'avoir pratiqué le tourisme fiscal. Malgré son engagement à l'UNIL, mais aussi au sein du Centre Vaud, elle a affirmé qu'elle avait toujours considéré, à l'époque, que "son centre de vie" demeurait à Zoug.

"Nous parlons de ma vie d'étudiante, de doctorante, de stagiaire, à un âge où on se cherche encore, où tout est ouvert", a-t-elle relevé. Et de souligner qu'avant de s'imaginer conseillère d'Etat, elle ne savait pas qu'elle serait sa carrière professionnelle, ni dans quel canton elle allait la mener.

La ministre centriste a répété ces mêmes arguments lundi dans l'émission Drôle d'époque, toujours sur la RTS. Elle a assuré que si un avis de droit concluait qu'elle aurait dû payer des impôts entre 2016 et 2021 dans le canton de Vaud, elle s'y plierait et "tirerait les conséquences".

"Soutien total" du Centre

La formation de Valérie Dittli, qui n'est pas représentée au Grand Conseil vaudois, lui a apporté "son soutien total et sans équivoque", par voie de communiqué mardi soir. "Ses explications sont claires et ne laissent pas planer l'ombre d'un doute sur sa légitimité à présider le parti entre 2020 et 2022, puis à officier en tant que ministre des Finances et de l'Agriculture", écrit Le Centre Vaud.

"Le parti salue la transparence dont elle fait preuve et sa volonté de faire appel à un expert fiscal externe afin d'analyser sa situation", poursuit le texte. "L'intégrité de Valérie Dittli étant reconnue au sein du parti, nous sommes convaincus que si des erreurs d’appréciation devaient être avérées, elle les corrigera sans délai."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Travaux d'assainissement du pont de la gare à Morges

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Le chantier sur l'A1 à la hauteur de Morges a démarré en septembre 2025 et devrait se terminer en décembre 2027. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les travaux d'assainissement du pont autoroutier de la gare de Morges vont bon train. Datant de 1963, l'ouvrage de 110 mètres de long qui surplombe la rivière de la Morges et la rue de la Gare n'était plus conforme aux normes sismiques actuelles, n'était pas équipé de bandes d'arrêt d'urgence et connaissait des problèmes d'usure et d'étanchéité.

Le chantier sur l'A1 a démarré en septembre 2025 et devrait se terminer en décembre 2027, a indiqué mercredi l'Office fédéral des routes (OFROU), faisant un bilan intermédiaire des travaux. Ceux-ci avancent conformément au planning initial, assure-t-il. Au total, ce sont 20 millions de francs qui sont entièrement investis par la Confédération sur les presque deux ans et demi de ce chantier.

Outre les normes sismiques et la question des bandes d'arrêt d'urgence, les travaux consistent aussi à assainir le béton du tablier, atteint par des chlorures en raison de l'emploi de sel pour assurer le service hivernal. Des traces de corrosion au niveau des fers d'armature du béton et des gaines de précontraintes ont par ailleurs été constatées. Conséquence une perte de résistance de l'ouvrage.

Ralentissements et bouchons

Il fallait donc absolument intervenir sur l'étanchéité du tablier pour prolonger la vie de ce pont autoroutier sur l'A1, selon l'OFROU. Concrètement, les piliers du pont, les murs d'ailes et le tablier sont renforcés, les réseaux souterrains déplacés et la paroi antibruit côté Jura, datant de 1989, renouvelée à l'identique.

"Les principaux défis sont toujours de conserver le trafic de transit sur l'autoroute, garantir l'accès de l'ensemble des modes de transports à la gare de Morges, travailler aux abords des voies de chemin de fer dans un espace urbain restreint et réduire autant que possible l'impact du chantier sur les riverains", note l'OFROU.

Difficile toutefois d'éviter de forts ralentissements sur l'A1 en journée et des bouchons aux heures de pointe à la hauteur de Morges.

Plusieurs partenaires sont concernés par le projet. Il s'agit de la Ville de Morges, des CFF, des Transports de la région Morges-Bière-Cossonnay (MBC), du Canton de Vaud et de Romande Energie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Ecoquartier lausannois: choix des espaces publics pour Près-de-Vidy

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Le futur écoquartier lausannois du site des Près-de-Vidy, au sud-ouest de la capitale vaudoise, est réparti en deux secteurs de part et d'autre de l'avenue du Chablais. Ici "Vidy La Romaine" et ses fouilles archéologiques (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le développement de l'écoquartier des Prés-de-Vidy à Lausanne franchit une nouvelle étape. Le projet lauréat pour les espaces publics de son secteur nord-ouest a été désigné. Il s'agit du projet "Jardin d'acclimatation" du bureau In Situ SA à Lausanne. Il a été choisi parmi huit projets reçus et six retenus pour le concours.

"Il a particulièrement séduit le jury avec une proposition marquée par la pertinence des propositions d'aménagement, la génération d'une identité forte à l'entrée du quartier et l'affirmation d'une ambition élevée en matière de biodiversité", indique mercredi la Ville de Lausanne dans un communiqué.

"En planifiant d'abord les espaces publics, ceux-ci deviennent l'ossature du futur quartier autour de laquelle s'organisera ensuite l'architecture des bâtiments. Cela permet de placer les enjeux climatiques au centre de la réalisation du quartier et réaffirmer le rôle des espaces publics dans le vivre ensemble", explique-t-elle.

Les projets du concours sont exposés du 3 au 12 juin, avec une présentation publique le 9 juin sur le site de l'établissement horticole à Lausanne.

En deux secteurs

Le futur écoquartier lausannois du site des Près-de-Vidy, au sud-ouest de la capitale vaudoise, est réparti en deux secteurs de part et d'autre de l'avenue du Chablais. Il accueillera quelque 2000 habitants et 1500 emplois à l'horizon 2032-2033. Réalisé en étroite relation avec le développement urbain de l'ouest du quartier de la Bourdonnette, ce quartier durable se situe à un emplacement stratégique du territoire lausannois.

Le premier secteur de l'écoquartier, nommé "Les Jardins de Vidy", se trouve sur le site de l'établissement horticole de la Ville de Lausanne. Il prévoit principalement des logements (400 logements de catégories variées pour environ 800 habitantes et habitants), des services publics et parapublics, quelques activités tertiaires et des commerces de proximité au rez-de-chaussée.

Un nouvel établissement scolaire est également prévu (il a fait l'objet d'un concours d'architecture en 2023). L'établissement horticole sera concentré mais maintenu, comme identité forte du quartier, selon la Ville.

Recherche d'investisseurs

Le plan d'affectation est actuellement en cours d'examen préalable. A l'instar des autres sites développés dans le cadre du projet Métamorphose, des investisseurs seront recherchés pour bâtir les bâtiments privés. Les espaces publics demeureront eux principalement gérés par la Ville. Le lancement des chantiers est prévu dès 2028. Les premiers habitants sont attendus dès 2032.

Le second secteur, nommé "Vidy La Romaine", se situe au sud de l'avenue du Chablais, sur le site archéologique. D'importantes fouilles archéologiques sont en cours. Les travaux préparatoires pourront débuter dès qu'elles seront achevées, à partir de 2029. Ce secteur accueillera ses premiers habitants à l'horizon 2032-33.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Allemand à l'école: les députés en faveur d'une immersion précoce

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Le postulat demande un enseignement immersif de l'allemand dès l'entrée à l'école (image prétexte). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les élèves vaudois pourraient être immergés dans la langue de Goethe dès l'école enfantine afin de favoriser un meilleur apprentissage de l'allemand sur le long terme. Les députés du Grand conseil ont accepté à l'unanimité un postulat déposé par le Vert'libéral David Vogel.

L'élu propose de s'inspirer du canton de Neuchâtel qui, bien que monolingue à l'instar du canton de Vaud, a lancé un projet d'immersion précoce et permet à certains élèves de bénéficier d'un enseignement en allemand à 50% dès l'entrée à l'école.

Le postulat vaudois propose pour sa part un "enseignement immersif pour un total de 20% à 30% de la grille horaire" dès l'école enfantine. Il s'agirait par exemple d'enseigner certaines branches comme la gym, les maths ou le dessin directement en allemand. L'expérimentation de la mesure ne concernerait toutefois que les établissements intéressés.

"Mon projet consiste d'une part à améliorer le niveau d'allemand des élèves, mais c'est également une question de cohésion nationale", a souligné David Vogel.

Soutenu par l'ensemble de la commission et par le Conseil d'Etat, l'objet n'a guère suscité de discussions en plénum. Le postulat a été accepté à l'unanimité lors d'un vote à main levée et sera transmis au Conseil d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Lausanne: nouveau crédit accepté pour la "banane" à l'UNIL

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Les travaux d'extension de l'Unithèque ont démarré en 2020 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a validé un nouveau crédit pour la rénovation et l'extension de l'Unithèque, sur le campus universitaire lausannois. Ce troisième crédit additionnel pour la "banane" se monte à 10,7 millions de francs et vise à mettre le bâtiment en conformité, et notamment sa cuisine.

Les discussions mardi lors du premier débat ont été rapidement expédiées. Elles ont toutefois vu le PLR Guy Gaudard critiquer la succession des crédits supplémentaires pour ce projet, dont "la complexité a été largement sous-estimée". Il a dénoncé "un délire financier" et une facture finale "pharaonique".

Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu que ce chantier avait été "un serpent de mer". Il a rappelé que la conception du projet remontait à environ quinze ans, ce qui expliquait les écarts entre les prévisions initiales et la réalité. Il a affirmé qu'il s'agissait désormais de "finaliser" ce chantier.

Doubler les places

Pour mémoire, le projet vise notamment à doubler les places de travail à l'Unithèque qui passeront de 900 à près de 2000, ce qui en fera la plus grande bibliothèque de Suisse romande. L'extension concerne aussi le stockage des livres et le restaurant. Le site est agrandi derrière le bâtiment actuel, qui a la forme d'une banane, d'où le surnom historique du bâtiment construit en 1983.

Le crédit d'ouvrage, d'un montant de 54,7 millions, a été voté en 2019 par le Grand Conseil. Deux crédits additionnels (5,8 millions et 2,1 millions) ont ensuite été nécessaires, avant celui de 10,7 millions validé mardi. En ajoutant le crédit d'étude (7,2 millions) et une subvention fédérale de 17,6 millions, la facture finale atteint environ 98 millions.

Selon le dernier planning, la fin des travaux de modernisation est attendue pour décembre prochain, tandis que la mise en exploitation complète est programmée pour avril 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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