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Élections vaudoises

Anaïs Timofte, une "candidature de combat" pour le POP Vaud

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Anaïs Timofte, candidate du POP pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat, et Gavriel Pinson, président du POP Vaud. (Photo: POP)

Une candidature de combat, jeune, dynamique et féminine. C’est le portrait que dresse le POP Vaud d’Anaïs Timofte, sa candidate à l’élection complémentaire du Conseil d’Etat. Anaïs Timofte, 27 ans, étudiante et assistante à l’Université de Lausanne en sciences politiques et maman, veut notamment se profiler comme la candidate du pouvoir d’achat, de l’égalité et de l’écologie. Vice-présidente du Parti Ouvrier Populaire, elle en est au début de son engagement politique, pas de quoi l’empêcher de briguer le siège que laissera vacant Pierre-Yves Maillard le printemps prochain :

Anaïs TimofteCandidate au Conseil d'Etat et vice-présidente du POP Vaud

Après l’annonce de Jean-Michel Dolivo d’Ensemble à Gauche, Anaïs Timofte est la deuxième candidate de l’extrême gauche à viser le Conseil d’Etat. Parmi les autres intéressés, seule Rebecca Ruiz, candidate à la candidature du PS, s’est pour l’heure annoncée.

Les élections fédérales en ligne de mire

Outre la présentation officielle de sa candidate pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat, le POP Vaud en a profité ce lundi matin pour présenter sa stratégie pour les élections fédérales de 2019 en lien avec le parti national, le Parti Suisse du Travail.

Le POP Vaud lance donc sa campagne en vue des élections fédérales 2019. Avec des propositions telles que des primes maladie proportionnelles au revenu et à la fortune, l’égalité salariale homme/femme, des transports publics gratuits ou l’extension de l’aide individuelle au logement, le Parti Ouvrier Populaire espère gagner des sièges. Gavriel Pinson, président du POP Vaud :

Gavriel PinsonPrésident du POP Vaud

Les noms qui rempliront la liste pour le Conseil national et celle du Conseil des Etats seront dévoilés en début d’année prochaine.

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Venizelos et Mischler candidats à la candidature chez les Verts

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A l'issue du délai, deux candidats verts, Vassilis Venizelos et Maurice Mischler, briguent un siège au Conseil d'Etat vaudois (Photo d'illustration © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A l'issue du délai, deux Verts sont sans surprise sur les rangs pour l'élection au Conseil d'Etat vaudois: les députés Vassilis Venizelos et Maurice Mischler. Le parti décidera de sa stratégie et élira son ou ses candidats lors d'une assemblée générale le 20 novembre.

Le délai de candidature a échu lundi soir. Les deux candidats vont désormais faire le tour des sections locales pour aller à la rencontre des membres, écrivent les Verts vaudois mardi dans un communiqué.

Dans sa lettre de motivation, le favori Vassilis Venizelos, 44 ans, 35 ans de Conseil communal à Yverdon-les-Bains et 14 ans de Grand Conseil, annonce ses priorités: l'urgence climatique, les leçons à tirer de la crise sanitaire et une politique proactive en matière d'égalité.

Duo nécessaire

Municipal d'Epalinges, Maurice Mischler, 55 ans, estime qu'il n'y aura pas trop de deux représentants verts au Conseil d'Etat vaudois face à une catastrophe programmée. Député depuis 2016, il rappelle également son expérience de dix ans au sein de l'exécutif de sa commune, qui s'étend à tous les domaines.

Ce double ticket a peu de chances d'être validé: la direction du parti milite pour une candidature unique, au vu de la majorité de gauche du Conseil d'Etat. Selon elle, l'enjeu se situe plutôt au niveau du Grand Conseil. Le gouvernement compte actuellement une élue, Béatrice Métraux, qui ne se représente pas.

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Les trois socialistes du Conseil d'Etat vaudois repartent pour un tour

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Rebecca Ruiz, Nuria Gorrite et Cesla Amarelle (de gauche à droite) ont annoncé jeudi à Bussigny qu'elles se représentaient au Conseil d'Etat vaudois. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Nuria Gorrite, Cesla Amarelle et Rebecca Ruiz souhaitent se représenter aux élections cantonales de mars prochain pour le Conseil d'Etat vaudois.

Leur annonce, jeudi matin devant la presse dans un café de Bussigny, ne constitue pas une surprise, tant il semblait évident que toutes trois désiraient rempiler. "Ce n'est pas la fin d'un suspense insoutenable", a d'ailleurs reconnu Nuria Gorrite.

La validation de leur ticket à trois devrait aussi être une formalité, le 13 novembre à Lausanne lors du congrès du Parti socialiste vaudois. Aucune autre candidature socialiste, en théorie possible, n'a émergé. "Nous serions déjà au courant si c'était le cas", a estimé Mme Gorrite.

Même si rien n'est encore acté, une nouvelle alliance avec les Verts semble se dessiner pour l'élection au Conseil d'Etat (1er tour le 20 mars, 2e tour le 10 avril). "Cette alliance est naturelle et elle a fait ses preuves", a continué la présidente du gouvernement vaudois.

Nuria GorriteCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

"Nous nous engageons très sereinement dans cette alliance", a renchéri Cesla Amarelle, soulignant que lors des dernières élections communales, la progression des Verts ne s'était pas faite au détriment du PS. Une sérénité du trio qui s'est ressentie au moment de se présenter face à la presse.

Cesla AmarelleCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

Outre le Conseil d'Etat, les trois candidates ont promis "une implication complète" pour les élections au Grand Conseil, où la gauche espère pour la première fois prendre la majorité. "Nous serons très présentes sur le terrain pour appuyer les listes dans nos districts respectifs", a relevé Rebecca Ruiz. Un enjeu également souligné par Cesla Amarelle :

Cesla AmarelleCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

Projets à poursuivre

Tour à tour, les trois socialistes ont insisté sur le fait qu'elles formaient "une équipe soudée". Et que cette solidarité s'avérait plus que jamais nécessaire pour affronter les défis actuels et futurs. "Le canton a besoin de personnalités qui ont envie de créer du lien, pas de gens qui divisent", a dit Nuria Gorrite. Une vraie solidarité entre les trois ministres comme le confirme Rebecca Ruiz :

Rebecca RuizCandidate à la candidature au Conseil d'Etat

Rebecca Ruiz a aussi remarqué que la crise du coronavirus avait "renforcé" leur conviction d'avoir "un Etat solide et agissant qu'il ne fallait surtout pas affaiblir."

Cesla Amarelle a également insisté sur l'importance de poursuivre les projets qu'elles avaient "mis sur les rails" ces dernières années. De quoi imaginer qu'elles souhaiteraient, en cas de réélection, conserver leur département.

"Nous sommes candidates au Conseil d'Etat, pas à un département", a toutefois relevé Nuria Gorrite, rappelant que la distribution des départements, ou leur éventuelle modification, se ferait dans le cadre du gouvernement.

Elues entre 2012 et 2019

La Morgienne dirige elle-même le Département des infrastructures et des ressources humaines depuis son entrée en fonction en 2012. Cesla Amarelle a accédé au Conseil d'Etat cinq ans plus tard, en tant que cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

Quant à Rebecca Ruiz, elle a rejoint l'exécutif cantonal à la faveur d'une élection complémentaire en 2019, organisée après le départ de Pierre-Yves Maillard. La Lausannoise est en charge du Département de la santé et de l'action sociale.

Autres candidats déjà connus

Pour mémoire, dans les autres partis vaudois, le PLR présentera la sortante Christelle Luisier ainsi qu'Isabelle Moret et Frédéric Borloz. L'UDC partira avec Michaël Buffat.

Les Verts n'ont pas encore validé leur stratégie, mais ils devraient lancer Vassilis Venizelos, seul candidat en lice à ce stade. Les plus petits partis n'ont pas encore annoncé de candidats.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Béatrice Métraux ne briguera pas un nouveau mandat

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Béatrice Métraux ne briguera pas un nouveau mandat au Conseil d'Etat vaudois. (Image d'archive - ©KEYSTONE/SANDRA HILDEBRANDT)

Elle ne repartira pas pour un tour. Béatrice Métraux ne se représentera pas à sa propre succession au Conseil d’Etat vaudois.

Pas de nouveau mandat pour la ministre Verte élue en 2011. Béatrice Métraux annonce ce matin dans les colonnes de l’Echo du Gros-de-Vaud qu'elle ne se présentera pas à sa propre succession aux élections cantonales de mars prochain. «Je pars l’esprit serein et fière du travail accompli», c'est ce qu'elle déclare dans le journal de sa région. A 66 ans, elle souhaite passer le relais "à la nouvelle génération."

Béatrice MétrauxConseillère d’Etat en charge de l'environnement et la sécurité, VD

Pas de surprise du côté du parti cantonal qui dit comprendre sa décision et être prêt avec la relève. Le président des Verts Alberto Mocchi tient à saluer le bilan de Béatrice Métraux.

Alberto MocchiPrésident des Verts vaudois

Et elle, quel est son bilan premier bilan de 20 ans d’engagement politique?

Béatrice MétrauxConseillère d’Etat en charge de l'environnement et la sécurité, VD

Béatrice Métraux est entrée au château Saint-Maire en janvier 2012 en tant que ministre de l'intérieur, après avoir remporté une élection complémentaire pour remplacer l'UDC Jean-Claude Mermoud, décédé en septembre 2011. Son élection avait permis à la gauche de prendre la majorité au Conseil d'Etat.

Majorité de gauche et féminine

La ministre écologiste a ensuite été réélue à deux reprises, en 2012 et 2017, sur un solide ticket rose-vert. Le scrutin cantonal de 2012 avait même conduit à une rare majorité féminine dans un gouvernement cantonal en Suisse, renouvelée cinq ans plus tard.

Au sein du gouvernement, Béatrice Métraux s'est notamment chargée des dossiers sécuritaires. Elle s'est par exemple attelée à augmenter la capacité et à moderniser le parc pénitentiaire vaudois, ainsi qu'à améliorer la coordination de la chaîne pénale.

Sur ce volet sécuritaire, Mme Métraux a été sous le feu des projecteurs lors du meurtre de Marie, tuée par un récidiviste en 2013. "J'y repense souvent", reconnaît-elle dans l'interview accordée à l'Echo du Gros-de-Vaud. "Ça a été un échec du système, mais il a permis de réformer les relations entre les services médicaux et pénitentiaires, et de repenser la prise en charge des détenus", estime-t-elle.

En plus de la sécurité, Béatrice Métraux a repris l'environnement en 2020. Elle y a fait avancer plusieurs dossiers, à commencer par l'élaboration du Plan Climat vaudois.

Critiquée par les jeunes Verts

Cette double casquette sécurité/environnement lui a toutefois valu des critiques. Et notamment à l'occasion de l'évacuation des zadistes du Mormont le printemps dernier. Les jeunes Verts vaudois avaient alors réclamé sa démission. Une nouvelle génération qui est "exigeante et a raison de l'être pour répondre aux défis climatiques", affirme-t-elle.

Béatrice Métraux va laisser derrière elle 20 ans d'engagement politique. Avant d'accéder au Conseil d'Etat, elle a été municipale à Bottens de 2002 à 2012 et députée au Grand Conseil de 2007 à 2012, où elle a oeuvré comme cheffe du groupe des Verts.

Cette juriste de formation et Française d'origine - elle est née à Arcachon près de Bordeaux - est arrivée en Suisse en 1981. Lorsque l'heure de la retraite politique aura sonné l'été prochain, elle dit vouloir passer du temps avec sa famille, notamment avec son petit-fils et son mari, ancien inspecteur cantonal des forêts.

"Nous sommes encore tous les deux en pleine forme et nous allons sans doute beaucoup marcher. Je vais aussi lire, méditer et continuer à m'engager pour ce canton et ses habitants comme bénévole dans le milieu associatif", explique-t-elle dans le journal local.

Appel à candidatures

Les Verts vaudois ont salué "les deux décennies d'engagement politique fort" de leur ministre "au service des idées et valeurs écologistes". "Elle a su porter la voix de l'environnement et du climat au sein du Conseil d'Etat", écrivent-ils.

Ils ont aussi détaillé le processus qui mènera à sa succession aux élections cantonales du 22 mars 2022. Le parti lance un appel à candidatures qui se terminera le 25 octobre. Une assemblée générale extraordinaire sera ensuite convoquée le 20 novembre pour définir la stratégie verte.

Aucun membre des Verts ne s'est encore annoncé partant. Un favori semble se dégager en la personne du député Vassilis Venizelos. Il a déjà laissé entendre par le passé son intérêt. Interrogé vendredi par Keystone-ATS, il n'a pas voulu faire part de son intention. Le moment est plutôt venu de rendre hommage à Mme Métraux, selon lui.

Autre papable, le député Raphaël Mahaim a indiqué à l'agence de presse qu'il ne sera pas candidat à la candidature. Il préfère se consacrer à son futur mandat au Conseil national à Berne, où il remplacera le démissionnaire Daniel Brélaz en mars prochain. Les Jeunes Verts vaudois ne présenteront pas officiellement de candidat, ont-ils confié.

Un seul candidat?

Pour la suite, le président des Verts vaudois Alberto Mocchi affirme que la direction du parti est "plutôt favorable" à une seule candidature verte pour le Conseil d'Etat, sur une liste commune avec le Parti socialiste au 1er tour. En tous les cas, la relève est prête selon Alberto Mocchi:

Alberto MocchiPrésident des Verts vaudois

Béatrice Métraux est la troisième membre du Conseil d'Etat vaudois à annoncer son départ, après les deux PLR Philippe Leuba et Pascal Broulis.

DOR avec Keystone-ATS.

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Luisier, Moret et Borloz sur le ticket PLR pour le Conseil d'Etat

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Le ticket PLR Vaud gagnant de la soirée (de gauche à droite): Frédéric Borloz, Christelle Luisier et Isabelle Moret. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Deux femmes et un homme figureront sur le ticket PLR pour la course au Conseil d'Etat vaudois du 22 mars prochain. Christelle Luisier, Isabelle Moret et Frédéric Borloz ont été désignés mercredi soir par les délégués du congrès du PLR Vaud à Tolochenaz.

Il n'aura fallu qu'un tour de vote, mais un long dépouillement, pour choisir les deux candidats accompagnant la conseillère d'Etat sortante Christelle Luisier, plébiscitée, elle, plus tôt dans la soirée par acclamation. Une "standing ovation" de l'assemblée appréciée par Christelle Luisier :

Christelle LuisierCandidate au Conseil d'Etat - VD

Les résultats ont été très serrés. Au total, 413 membres du parti ont pris part au scrutin. La conseillère nationale Isabelle Moret a obtenu 230 voix et le conseiller national et ancien syndic d'Aigle Frédéric Borloz 227 voix. Ce dernier devance le député au Grand Conseil Alexandre Berthoud de deux petites voix (225 voix). Le député et ancien judoka Sergei Aschwanden ferme la marche avec 138 voix. La majorité absolue était de 206 voix sur 410 bulletins valables.

Marc-Olivier BuffatPrésident PLR VD

Assemblée record

Après que chaque candidat se soit présenté devant l'assemblée, les 413 membres du congrès, un record, ont largement opté pour un ticket à trois candidats après un court mais animé débat. Ils se sont finalement ralliés à la direction et au comité directeur du parti, qui plaidaient pour trois représentants, tout comme les candidats eux-mêmes.

Aucun des autres candidats ne revendiquant le siège de l'actuelle cheffe du Département des institutions et du territoire (DIT), élue au gouvernement en février 2020 en remplacement de Jacqueline de Quattro, élue en octobre 2019 au Conseil national, Mme Luisier a été plébiscitée par applaudissement. Ancienne députée au Grand Conseil (2012-2020) et ex-syndique de Payerne (2011-2020), elle fêtera ses 47 ans dans cinq jours.

Elus à Berne favorisés

Le choix de faire figurer la conseillère nationale Isabelle Moret, 50 ans, sur le ticket libéral-radical vaudois ne constituait pas une surprise. Son parcours a plaidé en sa faveur, elle qui a été présidente de la Chambre du peuple en 2020, vice-présidente du PLR Suisse durant huit ans et députée vaudoise durant sept ans (1999-2006).

C'est finalement Frédéric Borloz qui a réussi à voler la vedette aux deux étoiles montantes du PLR Vaud, Alexandre Berthoud et Sergei Aschwanden. Son expérience a visiblement fait la différence, mais de justesse. Hors Conseil d'Etat, le politicien de 55 ans a assumé quasiment toutes les fonctions à l'échelle vaudoise.

Frédéric BorlozCandidat au Conseil d'Etat - VD

Il a oeuvré pendant plus de deux décennies à Aigle, dont quinze ans comme syndic. Il a été député au Grand Conseil de 2002 à 2015, avant de partir pour Berne comme conseiller national. Il a aussi présidé les premières années du PLR vaudois entre 2012 et 2018, après la fusion entre radicaux et libéraux. Il faut maintenant prendre la relève des deux machines politiques sortantes, Pascal Broulis et Philippe Leuba.

Frédéric BorlozCandidat au Conseil d'Etat - VD

Pas de limitation des mandats

En ouverture de soirée, le président du PLR Vaud, Marc-Olivier Buffat, a parlé d'un "congrès historique" qui laissera des traces pour longtemps, évoquant le renouvellement de génération voulu par les instances du parti. "La bataille s'annonce compliquée et difficile", a-t-il affirmé, pour garder les trois sièges au futur gouvernement.

Marc-Olivier BuffatPrésident PLR VD

Le PLR est donc le premier parti a officiellement lancer la course au Conseil d'Etat vaudois, dont les élections se dérouleront en mars prochain. Marc-Olivier Buffat :

Marc-Olivier BuffatPrésident PLR VD

La mini-surprise de la soirée aura finalement été le refus par le congrès de modifier les statuts du parti et de dire non à une limitation des mandats électoraux. La direction et le comité directeur du PLR Vaud avait prévu de la fixer à quinze ans au maximum, soit trois mandats, pour un élu PLR au gouvernement cantonal, et de 16 ans au maximum, soit quatre mandats, pour ses représentants à Berne.

Après un débat nourri, l'assemblée a finalement voté de justesse, par 197 non contre 195 oui, de ne pas modifier les statuts actuels.

Avant ce congrès, les deux actuels conseillers d'Etat Pascal Broulis (quatre mandats) et Philippe Leuba (trois mandats) avaient joué les prolongations pour prendre leur décision de se représenter ou non, faisant durer le suspense et agitant les esprits dans le landerneau libéral-radical vaudois. Le ministre de l'économie Leuba a finalement annoncé le 12 août qu'il ne se représentait pas, suivi une semaine après par le ministre des finances Broulis.

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Les principaux syndics vaudois élus tacitement

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Yvan Luccarini, ici devant l'Hôtel de Ville de Vevey, est l'un des nouveaux syndics vaudois
Yvan Luccarini, ici devant l'Hôtel de Ville de Vevey, est l'un des nouveaux syndics vaudois pour la législature 2021-2026. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les syndics des principales villes vaudoises sont désormais connus. A l'instar de Grégoire Junod à Lausanne, ils ont été élus tacitement mardi au terme du délai imparti pour le dépôt des listes.

A Lausanne, l'alliance de gauche - PS, POP et Verts - s'est ralliée derrière le socialiste Grégoire Junod "dans la continuité de l'action engagée durant la précédente législature", écrit-elle dans un communiqué. Seul représentant de la droite à la Municipalité, le PLR Pierre-Antoine Hildbrand ne briguait pas ce poste.

Grégoire Junod est arrivé en tête à l'issue des deux tours des élections communales des 7 et 28 mars. Municipal depuis 2011, il est devenu syndic en 2016, succédant alors à Daniel Brélaz.

A Yverdon, Pierre Dessemontet a aussi été élu tacitement. Le socialiste, comme annoncé la semaine dernière, partagera le poste de syndic avec la Verte Carmen Tanner. Le duo succède au PLR Jean-Daniel Carrard, certes réélu mais désormais dans la position d'un parti minoritaire.

A noter que la loi cantonale ne prévoit pas la possibilité d'une co-syndicature, comme celle prévue à Yverdon. Mais les Municipalités peuvent se répartir les tâches comme elles le souhaitent.

Nouveaux syndics

A Vevey, le nouveau syndic se nomme Yvan Luccarini. Le membre de décroissance-alternatives a été intronisé par l'alliance de gauche, qui a fait main basse sur la Municipalité. Il succède à la Verte Elina Leimgruber.

Même si Yvan Luccarini n'est pas arrivé en tête du second tour des élections, sa nomination ne constitue pas une surprise. Il est le seul à connaître le fonctionnement de l'exécutif veveysan, où il siège depuis août 2020. Ses six nouveaux collègues vont, eux, découvrir la fonction de municipal.

Dans la foulée de sa nomination, Yvan Luccarini a annoncé mardi qu'il allait démissionner de son poste de député au Grand Conseil.

Toujours sur la Riviera, Olivier Gfeller est le nouvel homme fort de Montreux. Le socialiste a été le mieux élu et même le seul à décrocher son siège dès le 1er tour. Municipal dès 2016, il succède au PLR Laurent Wehrli, syndic depuis 2011 et qui a décidé de quitter la politique communale.

A Morges, la syndicature change également de main avec la PLR Mélanie Wyss. Même s'il a été réélu, le socialiste Vincent Jaques a renoncé à cette fonction au sein d'un exécutif qui est passé à droite.

Duel à Aigle

A Nyon en revanche, la stabilité est de mise. Daniel Rossellat, élu indépendant mais proche des Verts, conserve un poste de syndic qu'il occupe depuis 2008. Personne n'est venu contester le patron du Paléo, qui a été élu dès le 1er tour avec ses cinq colistiers de gauche.

Pas de changement également à Renens, où Jean-François Clément a été reconduit tacitement à la syndicature. Le socialiste occupe ce poste depuis 2016.

Rares sont les grandes localités vaudoises qui auront droit à un duel pour la syndicature le 25 avril. C'est le cas notamment à Aigle, où le PLR Gregory Devaud affrontera l'indépendant Jean-Luc Duroux. Le socialiste Stéphane Montangero avait, lui, renoncé. La conseillère nationale Brigitte Crottaz sera en lice à Epalinges, et Jean Christophe Schwaab à Bourg-en-Lavaux.

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