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Fusion ou pas: la Vallée de Joux joue son avenir le 22 septembre

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La Vallée de Joux dira le 22 septembre si elle souhaite fusionner ses trois communes actuelles. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les trois communes de la Vallée de Joux - Le Chenit, L'Abbaye et Le Lieu - diront le 22 septembre si elles souhaitent n'en former plus qu'une. Tandis que les opposants à la fusion craignent une perte d'autonomie et d'identité, les partisans soutiennent que la région serait plus forte et gérée de manière plus efficace avec une seule commune.

Si les trois communes disent oui, la nouvelle entité, dont le nom serait La Vallée de Joux, verrait le jour le 1er janvier 2027. Elle compterait environ 7000 habitants et, avec 16'361 hectares, détrônerait Château-d'Oex du titre de commune la plus vaste du canton de Vaud. Un non d'une seule commune ferait capoter tout le projet.

C'est du côté de L'Abbaye que les oppositions semblent les plus vives, tant au niveau de la population que des autorités politiques, trois des cinq membres de la Municipalité s'étant opposés à la fusion. Au Chenit et au Lieu, en revanche, les deux exécutifs se sont dits unanimement favorables au projet.

Parmi les voix réfractaires, Carole Voutaz, municipale à L'Abbaye, craint "une perte d'autonomie" des différents villages, appelés aussi fractions de communes, qui composent la Vallée (Le Sentier, Le Brassus, L'Orient, Le Pont, Les Bioux, L'Abbaye ou encore Le Séchey).

"J'ai le sentiment que l'on sera absorbé par la 'grande commune' et que notre représentation ne sera pas suffisante pour influencer les décisions", relève-t-elle, interrogée par Keystone-ATS. Elle redoute ainsi une "mise sous tutelle".

Plus efficace ou pas ?

"Toutes les décisions importantes se prennent déjà au niveau de la région", rétorque Charles Fontannaz, municipal du Lieu et président du comité de pilotage (Copil) de la fusion. "Mais avec trois communes, il faut faire trois fois le même travail, valider trois fois les mêmes décisions. Une fusion permettrait de simplifier ces processus et d'aller plus vite, bref de bénéficier d'un outil décisionnel mieux adapté", affirme-t-il.

Pas convaincue, Mme Voutaz craint plutôt "la mise en place d'une usine à gaz", "une bureaucratie accrue" ou encore "une perte de proximité et d'accessibilité pour les citoyens". Elle estime aussi qu'une commune fusionnée aurait moins de poids auprès du Canton. "Mieux vaut avoir trois syndics qui tapent sur la table qu'un seul", illustre-t-elle.

Ce n'est pas l'avis de M. Fontannaz: "Il n'y aurait certes plus qu'un seul syndic, mais celui-ci représenterait une commune plus grande et plus forte, avec une organisation davantage professionnalisée".

Identité villageoise

Les deux camps s'opposent aussi sur la marge de manoeuvre qu'aurait une seule et même grande Municipalité. Carole Voutaz juge que l'arrivée de plusieurs chefs de service "non élus et en poste pour longtemps" aura "un impact direct" sur les propositions de l'exécutif. Pour Charles Fontannaz, en revanche, la nouvelle Municipalité pourrait "se réapproprier des décisions", actuellement prises par des associations intercommunales.

La question d'une perte d'identité des villages revient aussi souvent dans le débat. Mais cette peur n'est "pas fondée", assure le président du Copil. "Cette fusion est une démarche politique et administrative. Rien ne va changer au niveau de la vie villageoise", souligne-t-il.

Ce n'est finalement que sur un pronostic pour le 22 septembre que les deux camps se rejoignent, tous deux reconnaissant que le suspense est de mise et qu'il serait "hasardeux" de prédire ce qui va sortir des urnes.

Long processus

Cela fait plus de dix ans que cette idée de fusion à trois circule à la Vallée de Joux. Un premier projet avait échoué en 2012, à la suite d'un refus du Conseil communal de L'Abbaye.

Le sujet est ensuite revenu sur la table en 2017 avec une nouvelle motion déposée dans les trois législatifs. Les trois communes l'ont acceptée et un comité de pilotage a lancé en 2021 le processus en cours.

Une convention de fusion a ensuite été élaborée, puis validée par les trois législatifs en mai dernier. Dernière étape, le 22 septembre avec le vote de la population.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Grosse opération de police dans les trains du Nord vaudois

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L'opération de police a été menée sur plusieurs lignes au départ d'Yverdon-les-Bains (image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La police, les douanes et les entreprises de transports publics ont mené mardi une grosse opération sur plusieurs lignes au départ de la gare d'Yverdon-les-Bains (VD). L'action a débouché sur cinq interpellations et plusieurs dénonciations.

Mises en place en été 2025, ces opérations régulières visent à assurer une présence dissuasive et rassurante dans les trains et les gares du Nord vaudois et à déstabiliser le marché de la drogue, rappelle vendredi la police vaudoise dans un communiqué.

L'action a permis d'interpeller un individu recherché pour cambriolage, un deuxième en infraction à la loi fédérale sur les étrangers ainsi que trois personnes sous mandat d'arrêt. Quarante-deux voyageurs ont été dénoncés pour absence de titre de transport, deux pour possession de stupéfiants, un pour avoir traversé les voies, un pour injure et un pour faux dans les titres.

Visibilité de la police

Ce type d'opération donne lieu à de nombreux retours positifs des voyageurs qui se disent très satisfaits de cette présence policière visible, selon le communiqué. L'action était organisée par la gendarmerie vaudoise en collaboration avec l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières, la police Nord Vaudois, les CFF, Travys et Transsicura.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Vaud: le directeur de l'EVAM quittera ses fonctions en 2027

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Après quinze années à la tête de l'EVAM, Erich Dürst quittera sa fonction de directeur en 2027 (archives). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Le directeur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM) Erich Dürst quittera sa fonction en 2027, à l'âge de 64 ans révolus, a indiqué vendredi l'Etat de Vaud dans un communiqué. Le poste de directeur ou directrice de l'EVAM sera prochainement mis au concours.

Après une carrière au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), M. Dürst a rejoint l'Etat de Vaud en qualité de chef de la division asile du Service de la population (SPOP). Il a occupé cette fonction jusqu'à sa désignation, en juin 2012, à la direction de l'EVAM, rappelle le Canton.

"Durant quinze années à la tête de l'établissement, il aura accompagné l'EVAM avec succès dans un contexte marqué par des évolutions importantes des politiques migratoires et par plusieurs périodes de fortes pressions sur les dispositifs d'accueil. Le Conseil d'Etat relève à cet égard son engagement constant, sa connaissance approfondie des enjeux migratoires ainsi que son sens du service public", écrit le gouvernement cantonal.

Entre 2018 et 2019, Erich Dürst a conduit une restructuration de l'EVAM qui a permis à l'établissement de faire face aux crises du Covid-19 puis de la guerre en Ukraine. Il a également accompagné deux révisions de la Loi sur l'aide aux requérants d'asile et à certaines catégories d'étrangers (LARA) et renforcé la politique d'intégration, notamment en favorisant l’insertion professionnelle des bénéficiaires, est-il encore souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: le restaurant La Riviera distingué par le prix DEF

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La Ville de Lausanne a décerné son prix DEF 2026 à la brasserie-restaurant La Riviera (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le prix Diversité-Emploi-Formation (DEF) de la Ville de Lausanne revient cette année à la brasserie-restaurant La Riviera, située à Ouchy. Cette distinction récompense "l'engagement exemplaire" des propriétaires et gérants en faveur de l'intégration de leur personnel.

Cet établissement lausannois centenaire, géré par la même famille depuis 1969, emploie majoritairement des personnes issues de la migration. Leur employeur les accompagne dans leurs démarches administratives et adapte les horaires de travail pour qu'ils puissent suivre des cours de français, relève jeudi la Ville de Lausanne dans un communiqué.

Certains employés ont ainsi été aidés dans leurs démarches pour obtenir un logement, établir leur déclaration d'impôts, contracter une assurance ou encore pour récupérer des salaires impayés.

"Si nous n'accompagnons pas ces personnes dans ces démarches, elles n'osent souvent pas les entamer. Elles renoncent ainsi à des soutiens auxquels elles ont droit ou laissent passer des injustices profondes liées à d'anciens employeurs peu scrupuleux qui donnent, de plus, une mauvaise image de la profession", expliquent Nathalie et Stéphane Porchet, propriétaires et gérants de La Riviera depuis 2010, cités dans le communiqué.

Depuis 2016

Doté de 10'000 francs, ce prix a été créé en 2016 par la Ville de Lausanne. Il est décerné sur préavis du Bureau lausannois pour les immigrés et de la Commission lausannoise pour l'intégration des immigrés.

"Grâce à ce prix, nous allons financer des cours de langue et pouvoir consacrer encore davantage de temps à apporter ce soutien administratif à notre personnel", relèvent les propriétaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Nyon: une famille forcée d'ouvrir son coffre-fort à domicile

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La police cantonale vaudoise a immédiatement déployé un important dispositif de recherches, mais les cambrioleurs courent toujours (photo symbolique). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Une famille domiciliée à Nyon (VD) a été victime mardi matin dernier d'un cambriolage par plusieurs individus cagoulés. Ces derniers ont menacé les occupants de la maison et ont contraint l'un des membres de la famille à ouvrir un coffre-fort. Les auteurs ont ensuite pris la fuite avec un butin. Ils n'ont toujours pas été retrouvés.

Le brigandage a eu lieu mardi vers 08h30, a indiqué jeudi la police cantonale vaudoise dans un communiqué. Selon les premiers éléments de l'enquête, les cambrioleurs ont légèrement blessé une personne de la famille à la tête, dans des circonstances qui restent à établir. S'agissant du butin, son inventaire précis est en cours d'évaluation

La police cantonale a immédiatement déployé un important dispositif de recherches et avisé le Ministère public, qui a ouvert une instruction pénale. Les investigations se poursuivent afin d'identifier et d'interpeller les auteurs, est-il expliqué.

Cet événement a nécessité l'engagement de plusieurs patrouilles de la gendarmerie vaudoise, de la brigade canine, de la Police Nyon-Région, d'inspecteurs de la police de sûreté et de la brigade de la police scientifique, d'une équipe de soutien psychologique de l'ESU pour la famille, de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières et de la Gendarmerie française.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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