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Lausanne

Communales VD: le PLR pourrait tirer son épingle du jeu (analystes)

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Les PLR Mathilde Maillard, Pierre-Antoine Hildbrand et Marlène Bérard vont tenter de contester l'hégémonie de la gauche à la Municipalité lausannoise (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les élections communales vaudoises du 8 mars prochain pourraient voir les partis de droite tirer leur épingle du jeu. Selon plusieurs politologues, le contexte conjoncturel actuel est favorable au PLR, notamment sur les questions sécuritaires. L'UDC va, elle, tenter de rester le plus en embuscade possible.

"La fenêtre de tir est bonne pour le PLR de décrocher un deuxième siège à la Municipalité de Lausanne", estime auprès de Keystone-ATS Olivier Meuwly, historien du radicalisme et des partis politiques suisses, membre du PLR. "Le parti et ses trois candidats ont bien emmanché leur campagne électorale. Ils sont plus critiques et plus combatifs qu'habituellement, agissant comme un vrai parti d'opposition", observe-t-il.

Alors que le PLR sortant Pierre-Antoine Hildbrand devrait sans nul doute conserver son siège, les libéraux-radicaux espèrent conquérir un second siège, voire un troisième, avec deux femmes, les conseillères communales Marlène Bérard et Mathilde Maillard. Histoire de briser l'écrasante majorité - six sièges sur sept - de l'alliance rose-verte-rouge depuis 20 ans.

"Le PLR a une très forte chance de gagner un deuxième siège. En revanche, en décrocher un troisième serait un véritable exploit. Je n'y crois pas", affirme Andrea Pilotti, politologue à l'Université de Lausanne (UNIL). Il trouve cela dit particulièrement intéressant que le PLR ait lancé deux femmes sur son ticket à trois, alors que la gauche mise sur deux hommes pour remplacer les deux sortants (la PS Florence Germond et le POP David Payot).

Rééquilibrages en vue

A Lausanne, le siège du POP est clairement le plus facile à viser pour le PLR, selon les spécialistes interrogés. Pour l'UDC, il sera à nouveau difficile de viser un siège, mais avec trois candidats, il n'est pas totalement exclu que le parti bouscule l'élection à Lausanne, imagine René Knüsel, politologue de l'UNIL, notamment avec les députés Valentin Christe et Fabrice Moscheni.

Dans les autres villes du canton, M. Pilotti voit aussi une "fenêtre d'opportunité" pour le PLR, notamment à Yverdon voire à Vevey. "On sent d'ailleurs un parti en confiance" dans sa manière de mener campagne, note-t-il.

"Pour les majorités de gauche en place depuis longtemps dans certains exécutifs, c'est plus difficile de convaincre que certains changements de politique sont possibles. C'est plus facile pour la droite de développer un narratif critique de mécontentement", analyse le maître d'enseignement et de recherche à l'Institut d'études politiques (IEP) de l'UNIL.

Plus généralement, les trois experts s'attendent à des rééquilibrages entre la gauche et la droite dans les exécutifs du canton, ainsi qu'au sein de la droite entre PLR et UDC. "Si le PLR garde son actuelle combativité sur le terrain, le parti doit être en mesure de freiner l'UDC", présage M. Meuwly.

Crise et anxiété

S'agissant des thèmes politiques, la situation conjoncturelle de crise et un contexte anxiogène sont favorables à la droite, s'accordent dans l'ensemble les trois observateurs.

Andrea Pilotti remarque un retour des valeurs matérialistes, à savoir l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat ou encore le prix des logements, sur celles post-matérialistes, soit le bien-être individuel, la qualité de vie, l'environnement, le climat ou la question des minorités. La sécurité économique prend actuellement le pas sur les thématiques sociétales, selon lui.

Les priorités ont changé en cinq ans. En 2021, politologues et experts prédisaient une progression des Verts à Lausanne comme ailleurs dans le canton. Ils avaient aussi observé un "verdissement" des programmes politiques des partis de droite, sauf pour l'UDC.

Vague verte retombée

Pour ces élections 2026, les enjeux environnementaux et climatiques sont légèrement en retrait et les questions sécuritaires, au sens large, refont clairement surface. C'est-à-dire de la lutte contre les incivilités et le deal de rue aux inquiétudes économiques, comme le chômage, le logement, mais aussi par exemple le retour aux équilibres financiers et à la consolidation des budgets, détaille René Knüsel.

"Les partis qui ont les réponses les plus claires et les plus fortes dans leurs discours sécuritaires" devraient marquer quelques points, résume le professeur honoraire de l'UNIL.

Enfin, ultime constat: les Vert-e-s sont peut-être en moins bonne posture. La vague écologiste semble être retombée de son pic. Reste à savoir si cela profitera aux socialistes uniquement ou aussi aux Vert'libéraux, selon les politologues.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'Opéra de Lausanne poursuit avec sa nouvelle formule

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Pour sa nouvelle saison, l'opéra de Lausanne proposera cinq oeuvres qui n'ont encore jamais été représentées dans ses murs malgré la célébrité de leurs compositeurs (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Opéra de Lausanne a présenté lundi sa nouvelle saison 2026/2027, la troisième sous la houlette du directeur Claude Cortese. Celui-ci poursuit dans sa volonté de privilégier des oeuvres jamais présentées par l'institution et de s'ouvrir vers l'extérieur.

La saison prochaine, le rideau se lèvera 64 fois à l'Opéra de Lausanne. Dix productions figurent au programme, dont six opéras, un concert, un ballet, un récital, ainsi qu'un spectacle jeune public.

"La programmation 26/27 proposera à nouveau des ouvrages d'époques et de styles très variés, allant du baroque avec Haendel (Aggripina) au grand répertoire du XXe", avec "Le Tour d'écrou" de Benjamin Britten, a annoncé Claude Cortese devant un grand nombre d'invités et les médias réunis dans un salon de l'institution culturelle.

La saison débutera le 4 octobre avec "Mireille" de Gounod et prendra fin le 8 juin avec "Don Giovanni" de Mozart. "Giuditta" de Lehár, "Pelléas et Mélisande" de Debussy et "Les Capulet et les Montaigu" de Bellini complètent notamment la programmation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

A la découverte samedi du futur tram lausannois

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Le public pourra monter à l'intérieur d'une rame au garage-atelier des tl à Renens (archives). (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Le grand public pourra découvrir samedi le futur tram lausannois et ses coulisses à l'occasion d'une journée portes ouvertes au garage-atelier de Renens. Après plus de 60 ans d'absence, le tramway va faire son retour à Lausanne d'ici la fin de l'année.

Les visiteurs pourront monter en primeur dans deux rames flambant neuves à l'arrêt au garage-atelier. Equipés d'un casque de réalité virtuelle, ils pourront s'essayer à la conduite d'un tramway avec deux manettes. Une montée sur un mirador permettra aux participants de mieux comprendre certains défis techniques de la ligne et notamment la manière dont le tram accède au réseau des Transports publics de la région lausannoise (tl) via le pont du Closel.

Parcours d'exploration

L'événement prend la forme d'un parcours d'exploration. Le public ira de poste en poste pour découvrir le tram tel qu'il était autrefois (1896-1964) puis les étapes du récent chantier. Il entrera ensuite dans les rames, grimpera sur le mirador et visitera une exposition artistique. Suivront la découverte des métiers de la conduite, des installations de sécurité et de la maintenance.

La visite pourra se faire avec un carnet qui donne une série d'explications. Des animations et huit stands de restauration sont prévus dans l'enceinte de la manifestation. En fin de matinée, une partie officielle est agendée pour inaugurer le garage-atelier, en présence de la conseillère d'Etat Nuria Gorrite.

De Lausanne à Renens

D'ici la fin de l'année, - la date précise n'est pas encore connue - le tram reliera Lausanne à Renens en 15 minutes. Il a démarré début mars ses courses d'essai sur une portion du tracé, du côté Renens. Chaque rame, qui fait 2,65 mètres de large sur 45 mètres de long, peut embarquer 300 personnes et compte 80 places assises.

Le retour du tram nécessite l'adoption de nouvelles habitudes. Une campagne d'information est d'ores et déjà en cours. Elle rappelle une règle d'or qui sera répétée lors des portes ouvertes: le tram est toujours prioritaire, y compris sur les piétons.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Pour ses 20 ans, BDFIL expose Mirion Malle et la BD québécoise

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Seize expositions sont au menu de cette 20e édition. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Pour sa 20e édition, BDFIL a concocté un programme de seize expositions au coeur de Lausanne. Le festival met à l'honneur l'autrice Mirion Malle et propose une plongée dans la bande dessinée québécoise. A découvrir jusqu'au 10 mai, du vendredi au dimanche.

Invitée d'honneur, Mirion Malle est une figure de la bande dessinée engagée et féministe. Avec son blog "Commando culotte", devenu un livre en 2016, elle s'attaque avec humour aux clichés sexistes. La sororité et l’écoute sont au coeur d'"Adieu triste amour". Puis elle consacre un livre au deuil avec "Le problème avec les fantômes".

BDFIL lui consacre une grande rétrospective, une première pour l’artiste, qui présente l'évolution de son parcours. L'occasion de découvrir son univers engagé, coloré, intime et délicat, qui aborde notamment les violences sexuelles et les romances lesbiennes. Le 1er mai au soir, elle sera aux platines de La Datcha pour un DJ set.

Scène québécoise

Le Québec - bien connu de Mirion Malle qui y a vécu plusieurs années - est l'invité d'honneur de cette édition anniversaire. La BD québécoise se situe à la rencontre de multiples influences et traditions graphiques et elle constitue aujourd'hui un foyer de création reconnu bien au-delà de ses frontières.

Une exposition explore ce monde foisonnant à travers les oeuvres de 26 autrices et auteurs majeurs, francophones ou anglophones. Comme Guy Delisle, auteur de "Chroniques birmanes", "Pyongyang" sur son séjour en Corée du Nord et récemment "Pour une fraction de seconde" consacré à un pionnier de la photographie. Plusieurs auteurs seront présents à Lausanne dont Jimmy Beaulieu, Djibril Morissette-Phan, Sophie Bédard, Cab, Alex A, Julie Rocheleau et François Vigneault.

Talents confirmés

Comme chaque année, le festival attire plus d'une centaine d'artistes, talents confirmés et jeunes auteurs, comme Zep, Boulet, Elene Usdin, Charles Berberian, Sandrine Deloffre, Marcello Quintanilha, Fanny Vaucher ou Arthur de Pins. Plus de 80 rencontres, projections, visites et performances sont au menu du 27 avril au 10 mai, dans le quartier de la gare, entre Rasude et Plateforme 10. Les journées du lundi au jeudi sont réservées aux écoles. Le grand public y est convié du vendredi au dimanche.

Cette édition anniversaire est marquée par les retrouvailles avec plusieurs invités d'honneur comme Bertschy (2006), Cosey (2007), Frederik Peeters (2009), Loustal (2011) et Tom Tirabosco (2024), pour ne citer que quelques-uns. Le Jurassien Simon Beuret a reçu une carte blanche pour présenter son univers et son album "Flèche", qui nous invite à suivre le parcours d'un concierge devenu saboteur.

Loup en slip

Pour les plus jeunes, le festival met à l'honneur la série de BD jeunesse "Le Loup en slip". Une exposition propose un parcours immersif, ludique et réflexif, au coeur de la forêt.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Salaire minimum vaudois: les partisans partent en campagne

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Le comité unitaire favorable au salaire minium vaudois a présenté ses arguments à la presse, lundi matin à Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les partisans du salaire minimum vaudois, soumis au peuple le 14 juin, lancent leur campagne. Ils font l'éloge de cet "outil de politique sociale" qui permet de lutter contre la pauvreté, réduit les dépenses de l'Etat et fait ses preuves à Neuchâtel et Genève.

Le salaire minimum vaudois a été calculé à 23 francs l'heure selon le coût de la vie en 2023, et se monterait à 23,60 francs aujourd'hui en tenant compte de l'inflation. Il profiterait à environ 23'000 personnes dans le canton - soit près de 5% des emplois - qui gagnent actuellement moins que ce salaire, a relevé Samuel Bendahan, lundi matin devant la presse à Lausanne.

Ce salaire minimum doit surtout profiter à certains secteurs (restauration, soins à domicile, coiffure, nettoyage, etc), et souvent à des postes occupés par des femmes. "Ces personnes travaillent à 100% et ne peuvent pas vivre dignement", a affirmé le conseiller national socialiste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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