Lausanne
Coupes budgétaires pour les EMS: la gauche affiche ses inquiétudes
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Les coupes budgétaires touchant les EMS du canton de Vaud inquiètent la gauche du Grand Conseil. Une interpellation d'une trentaine de députés PS, Vert-e-s, Ensemble à gauche & POP (EP) et Vert'libéraux et une réponse immédiate de la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz a suscité mardi un mini-débat avant le grand débat sur l'ensemble du budget de l'Etat prévu dès le 2 décembre.
Porteur de l'interpellation, le vert'libéral Blaise Vionnet a parlé d'"un véritable choc, même d'un électrochoc". Il a critiqué le fait que les directions des Etablissements médico-sociaux (EMS) et les Etablissements psychosociaux médicalisés (EPSM) aient été mis devant le fait accompli lors de l'annonce du budget en septembre dernier, avec 14,1 millions d'économies pour ces institutions.
Il a aussi dénoncé un "manque de dialogue et un passage en force", alors que les hôpitaux et les pôles santé avaient, eux, bénéficié d'un préavis de plusieurs mois cet été pour préparer des plans d'économie. "Ces coupes ne sont pas acceptables et l'argument d'un faible impact pour les résidents ne nous convainc pas du tout", a-t-il dit.
Le Conseil d'Etat assure, lui, que les coupes ne devraient pas affecter le personnel, mais vont impacter les frais généraux des EMS/EPSM, de l'ordre de 5% pour 2026. En pratique, cela passe notamment par une baisse de 3 frs/jour et par résident. Ces frais généraux comprennent l'énergie, l'informatique (et particulièrement la cybersécurité), les contrats d'entretien, l'alimentation et les activités sociales.
Baisse de qualité?
Les auteurs d'interpellations craignent dès lors une baisse de la qualité des prestations aux résidents (qualité des repas, qualité de la prise en charge psycho-sociale, etc). Selon eux, la gestion des institutions va également être affectée, y compris les ressources humaines, alors que les demandes administratives des familles et les exigences en cybersécurité explosent. Ils estiment encore que la sécurité des résidents sera menacée.
A droite, la PLR Florence Gross, elle-même directrice d'un EMS, a aussi dit regretter "l'annonce tardive" du gouvernement, mais sans pour autant partager la vision de M. Vionnet. "Nous devons aussi participer à l'effort collectif d'économie. Le dialogue avec le Conseil d'Etat existe et j'ai confiance en son écoute", a-t-elle affirmé.
La ministre en charge de la santé et du social Rebecca Ruiz a tenu à répondre immédiatement à cette interpellation, d'où la possibilité d'une discussion à son sujet. Elle a reconnu qu'"aucun moment n'est bon pour annoncer des coupes budgétaires, ce n'est jamais agréable et ça tombe toujours au pire mauvais moment".
Apportant des détails chiffrés et techniques, Mme Ruiz a assuré en substance que les coupes budgétaires n'impacteront pas les prestations, la prise en charge et la vie des résidents. "On ne va laisser aucune institution dans une situation intenable", a-t-elle déclaré.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Les gouvernements romands contre la baisse de la redevance SSR
Les gouvernements cantonaux de Suisse occidentale se disent fermement opposés à l'initiative "200 francs ça suffit!", visant à réduire le montant de la redevance SSR. Ils craignent des conséquences disproportionnées pour les minorités linguistiques.
La SSR est un "vecteur général de cohésion nationale et de diversité culturelle", elle "ne se limite pas à de la production d'informations, mais construit des ponts entre les régions, les cantons, avec les Suisses de l'étranger et à l'international", a déclaré la conseillère d'Etat genevoise, Nathalie Fontanet, lundi, devant les médias à Lausanne.
L'élue PLR était accompagnée de la présidente du Conseil d'Etat vaudois, Christelle Luisier Brodard, et du ministre jurassien Stéphane Theurillat, tous trois membres de la Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO).
Au nom de cet organe qui réunit les cantons de Berne, Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Vaud et Valais, ils ont dit redouter les conséquences de l'initiative sur les emplois et l'économie de la Suisse occidentale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
L'ex-numéro 2 de l'Eglise catholique vaudoise est débouté
Le Tribunal fédéral rejette les recours d'un notable vaudois et de deux entrepreneurs condamnés pour gestion déloyale et complicité. Les trois hommes avaient mis sur pied un système de détournement de commissions lors d'un chantier de rénovation de l'Eglise catholique vaudoise.
Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral confirme les condamnations prononcées par la justice vaudoise en mars 2024. L'accusé principal, ancien conseiller communal et numéro 2 de l'église catholique vaudoise, avait écopé d'une peine de 24 mois alors qu'un deuxième prévenu était sanctionné par 18 mois. Les deux sanctions étaient assorties du sursis partiel.
Le troisième homme s'était vu infliger une peine pécuniaire avec sursis complet. Les accusés répondaient de gestion déloyale aggravée, blanchiment d'argent et corruption.
Les faits remontent aux années 2016 à 2018 lors de la rénovation d'un bâtiment de l'Eglise catholique à Lausanne. L'ex-notable, qui était aussi vice-président de la Fondation des constructions paroissiales, s'était arrangé avec un des coaccusés pour obtenir le versement par les entrepreneurs de commissions en échange de l'adjudication des travaux.
Les sommes détournées, de l'ordre de 87'000 francs, avaient été utilisées par l’ex-numéro 2 de l'église pour ses besoins personnels. (arrêt 6B_824, 827 et 831/2024 du 3 décembre 2025)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Face aux aléas climatiques, la pratique du ski de fond se raréfie
Les conditions hivernales en mutation transforment profondément la pratique du ski de fond. Année après année, la diminution de l'enneigement laisse des traces visibles sur ce sport autrefois si accessible.
"Ce que nous avons remarqué ces dernières années dans les centres nordiques situés autour de mille mètres d'altitude, dans le Jura notamment, c'est une chute vertigineuse des jours skiables. Nous sommes dans un processus de rétractation", relève Laurent Donzé, président de Romandie Ski de Fond (RSF), association qui regroupe une cinquantaine de centres nordiques, lors d'un entretien accordé à Keystone-ATS.
Le constat est sans appel: "A 1000 mètres, on skiait hier quand bon nous semblait, aujourd'hui on chausse les lattes uniquement quand la neige est présente. Ce changement impose une nouvelle mentalité, fondée sur la réactivité et la flexibilité, et redéfinit le rapport à la neige", souligne le responsable.
Effets en cascade
Le réchauffement climatique entraîne des répercussions à plusieurs niveaux: "Moins de neige signifie moins de pistes ouvertes, ce qui se traduit par une baisse du nombre de pratiquants. Les jeunes sont moins nombreux à se former. Les compétitions se raréfient, et la visibilité médiatique du sport diminue en conséquence, tout comme l'intérêt des sponsors", explique Laurent Donzé.
Cette spirale affecte également la motivation des gestionnaires de centres nordiques, confrontés à des saisons de plus en plus incertaines. Le soutien des collectivités publiques pour l'achat de machines de traçage pourrait également être remis en question. "Elles risquent de tiquer quand il sera question de leur renouvellement", redoute-t-il.
Solutions limitées
Quant aux solutions pour pallier ce manque d'or blanc, Laurent Donzé constate que les alternatives traditionnelles montrent vite leurs limites. "La neige artificielle, possible lors de compétitions, reste difficilement envisageable: elle coûte cher et entre en contradiction avec l'image écologique du ski de fond".
Le développement de nouvelles pistes à de plus hautes altitudes "n'est pas non plus une option en raison du relief". Le responsable rappelle que néanmoins certains sites préservés existent encore. Par exemple, les Centres nordiques Les Mosses, La Vue-des-Alpes ou Marchairuz jouissent encore régulièrement d'une centaine de jours skiables par an. Il arrive aussi que le public pense que les domaines sont fermés alors que les pistes ont été tracées, observe-t-il.
Une pratique qui évolue
Les habitudes évoluent. "Les skieurs de fond n'avaient pas l'habitude d'aller très loin", note le président de RSF. La nouvelle réalité oblige les pratiquants à accepter de se déplacer davantage pour trouver des conditions favorables, un comportement qui ne correspond pas aux habitudes de nombreux adeptes.
"Seuls les mordus iront chercher la neige. Les polysportifs jetteront leur dévolu sur le VTT, la course à pied ou le ski alpinisme", estime-t-il.
Les quelques centres qui disposeront encore d'or blanc pourraient être pris d'assaut. Une situation inédite pour une discipline habituée à de vastes espaces et à une cohabitation généralement paisible, sauf parfois avec les piétons ou raquetteurs.
Pourtant, cette raréfaction ne signe pas nécessairement la fin du ski de fond. "Elle pourrait paradoxalement en renforcer la valeur", relève Laurent Donzé.
Sport complet, sain, pas trop cher, facile d’accès, assez respectueux de l’environnement, peu dangereux, accessible à tous les âges, "le ski de fond s'achemine vers un nouveau statut: celui d'une activité plus rare mais précieuse, où chaque heure passée sur les pistes comptera davantage".
De l’âge d’or à la mémoire
Présent dès les premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924, le ski de fond est longtemps resté confidentiel avant de connaître un essor marqué dès la fin des années 60, porté par les succès suisses aux Jeux de Grenoble et de Sapporo et par l'arrivée du traçage mécanique.
La campagne au slogan évocateur "LLL - Langläufer Leben Länger" (Les skieurs de fond vivent plus longtemps) propulse définitivement la discipline sur le devant de la scène. Plus de 30 courses populaires sont organisées par saison en Suisse romande.
L’apparition du skating dans les années 1980 et, plus récemment, les performances de Dario Cologna ont également ravivé son image.
Pour revivre cette histoire, un Musée du Ski a vu le jour il y a deux ans dans le hameau Le Boéchet (JU), attirant de nombreux visiteurs. "Quand on sent que quelque chose disparaît, on s'y accroche", glisse Laurent Donzé, également fondateur de ce musée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Super League: pas de troisième succès de suite pour Lausanne-Sport
Le Lausanne-Sport n'a pas réussi à signer une troisième victoire de suite en 2026. Lors de la 21e journée de Super League, les Vaudois ont concédé le nul 1-1 à domicile contre Grasshopper.
Ces deux points égarés ne constituent pas une bonne opération dans l'optique de la lutte pour intégrer le top 6. Diakité avait mis le LS sur les bons rails, mais les hommes de Peter Zeidler ont été surpris par l'égalisation de Jensen (75e), dont l'efficacité s'avère précieuse pour l'avant-dernier du classement.
Lugano a pour sa part fêté un cinquième succès consécutif en championnat en dominant la lanterne rouge Winterthour 4-1 au Cornaredo. Tout était déjà presque dit à la pause après des buts inscrits par Grgic (14e), Behrens (42e) et Zanotti (44e).
Hunziker (67e) a certes réduit l'écart, mais les visiteurs n'ont pas pu éviter un nouveau revers. Ils ont même encore encaissé un but de Mahmoud (79e). Le spectre de la relégation se fait de plus en plus net pour "Winti".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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