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Euro dames 2025: l'Espagne face à la pression du favori

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Les Espagnoles en plein entraînement mardi à Lausanne (© KEYSTONE/AP/Salvatore Di Nolfi)

L'Espagne se dresse sur la route de la Suisse vendredi à Berne, en quart de finale de l'Euro. La Roja aborde ce match en tant qu'archifavorite, mais elle reste relativement prudente.

Les trois victoires des championnes du monde en phase de groupes ont pourtant donné le ton. En battant le Portugal (5-0), la Belgique (6-2) et l'Italie (3-1), les Espagnoles ont parfaitement lancé leur mission sur le sol helvétique: décrocher un premier titre européen, deux ans après leur sacre fondateur à la Coupe du monde, en Nouvelle-Zélande.

Elles l'ont fait avec la manière, ne laissant aucune miette à leurs adversaires du groupe B. A peine ont-elles douté lorsque l'Italie a ouvert le score lors du troisième match, égalisant quatre minutes plus tard avant d'ajouter deux buts pour s'assurer la première place du groupe.

Briser un plafond de verre

Un rapide coup d'oeil aux statistiques suffit pour comprendre la maîtrise des joueuses de Montse Tomé depuis leur arrivée en Suisse. Une moyenne de 70% de possession de balle, entre 20 et 30 tirs par match, 14 buts marqués: on est loin de la domination stérile parfois associée au football ibérique.

Ce premier tour flamboyant a renforcé leur statut de favorites à la victoire finale. Un statut que les joueuses elles-mêmes ne veulent toutefois pas s'arroger. "Sincèrement, quand on nous dit que nous sommes favorites, nous n'y pensons pas", a assuré l'attaquante Claudia Pina en conférence de presse mardi à Lausanne, camp de base de la Roja. "La France a aussi impressionné, l'Angleterre est tenante du titre, je pense qu'il y a encore d'excellentes équipes en lice", a estimé la coéquipière de Sydney Schertenleib au FC Barcelone.

Après un week-end de repos qui a vu certaines joueuses partir en escapade sur les hauteurs de Montreux, aux Rochers-de-Naye, la Roja s'est remise au travail à Vidy, sur la pelouse du stade Juan-Antonio-Samaranch. L'objectif est clair: se préparer au mieux pour briser le rêve de la Suisse vendredi et atteindre le dernier carré après trois éliminations successives en quart de finale de l'Euro.

Un milieu suisse "très solide"

Les championnes du monde ne prennent pas à la légère la sélection de Pia Sundhage. La sélectionneuse espagnole Montse Tomé ne s'est pas trompée après la victoire contre l'Italie en relevant que l'arrivée de l'expérimentée Suédoise avait changé le visage de l'équipe de Suisse, une équipe qui n'a plus grand-chose à voir avec celle qui avait encaissé trois lourdes défaites en trois mois en 2023 (5-1, 5-0, 7-1).

"Nous les avons bien observées et je dois dire que j'aime beaucoup leur milieu de terrain. Je le trouve très solide avec trois joueuses (réd: Reuteler, Wälti, Vallotto) qui se complètent très bien", a relevé Claudia Pina, interrogée sur les principales forces des Suissesses.

La veille, sa coéquipière Jana Fernandez avait également rappelé la difficulté d'évoluer dans un stade acquis à la cause de la Suisse. "Le public va les aider sur le plan émotionnel. Ils les soutiendront dans les moments difficiles et les pousseront quand ce sera à notre tour de souffrir. Mais nous sommes très motivées à l'idée de relever ce défi", a expliqué l'arrière du Barça.

La déception des JO

Les Espagnoles, qui s'entraînent également aux tirs au but à l'approche de la phase à élimination directe, sont bien conscientes qu'une élimination face au pays-hôte serait perçue comme un immense échec au pays. La déception des Jeux olympiques 2024, bouclés sans médaille, est encore dans les têtes.

"Désormais, c'est la vie ou la mort à chaque match", a lâché Jana Fernandez. "Mais si nous jouons à notre meilleur niveau, très peu d'adversaires peuvent nous tenir tête."

Pour poursuivre leur séjour en Suisse, la Roja pourra bien sûr compter sur ses deux stars au milieu du terrain: Alexia Putellas et Aitana Bonmati, qui ont remporté à elles deux les quatre derniers Ballon d'Or. Putellas a déjà marqué trois buts et Bonmati monte en puissance au fil des matches après la méningite virale qui a perturbé sa préparation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le président de la Fédération italienne Gabriele Gravina démissione

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Gabriel Gravina (à droite) a présenté sa démission après l'échec de l'Italie à se qualifier pour le Mondial 2026. (© KEYSTONE/AP/ALESSANDRA TARANTINO)

Le président de la Fédération italienne de football (FIGC) Gabriele Gravina a présenté sa démission jeudi. Cette décision fait suite à l'échec de l'Italie à se qualifier pour le Mondial 2026.

"M. Gravina a informé les membres du conseil fédéral qu'il avait présenté sa démission du mandat qui lui avait été confié en février 2025 et qu'il avait convoqué une assemblée extraordinaire élective le 22 juin prochain à Rome", a indiqué la FIGC dans un communiqué. M. Gravina, 72 ans, était aux commandes de la FIGC depuis octobre 2018 et avait commencé en février 2025 son troisième mandat. Il est aussi premier vice-président de l'UEFA et proche du président de l'instance européenne, Aleksander Ceferin.

Sous sa direction, l'Italie a remporté l'Euro 2021, mais elle a échoué à se qualifier pour deux Coupes du monde (2022, 2026) et a été éliminée du dernier Euro, en 2024, dès les 8es de finale. Cet ancien chef d'entreprise et ex-président d'un petit club des Abruzzes qui a brièvement évolué en Serie B, était sous pression depuis la défaite de l'Italie mardi en finale des barrages européens contre la Bosnie Herzégovine (1-1 a.p., 4 tab à 1).

Buffon tire également sa révérence

Dans un premier temps, il avait, pour devancer les appels à sa démission, convoqué dès la fin du match contre la Bosnie un conseil fédéral pour "faire le bilan et des évaluations" de son action à la tête de la Fédération italienne. Mais le ministre italien des Sports Andrea Abodi avait demandé son départ dès le lendemain de ce que la presse italienne qualifiait de "troisième apocalypse" du football italien.

Le manager général de la sélection, l'ancien gardien de but Gianluigi Buffon, a lui aussi annoncé quitter son poste dans la foulée. "Maintenant que le président Gravina a choisi de faire un pas en arrière, je me sens libre de faire ce que je ressens comme un acte de responsabilité", a écrit l'ancien gardien de la Juventus Turin et détenteur du record de sélections en équipe d'Italie (176) dans un long message sur Instagram.

Le nom de Giovanni Malago, ancien président du Comité olympique italien et du comité d'organisation des JO-2026 de Milan Cortina, est le plus cité pour prendre la direction d'un football italien en crise. D'ici le 22 juin, le sélectionneur de la Nazionale Gennaro Gattuso, nommé en juin 2025, devrait selon la presse italienne démissionner à son tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ceferin lance un nouvel avertissement à l'Italie

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Aleksander Ceferin menace de retirer l'organisation de l'Euro 2032 à l'Italie (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a prévenu dans la presse jeudi que l'Italie pourrait ne plus accueillir l'Euro 2032 en raison de l'état de ses stades, "parmi les pires en Europe".

L'Italie doit co-organiser le tournoi avec la Turquie.

"L'Euro 2032 est programmé et aura lieu, c'est une certitude. J'espère que les infrastructures (italiennes) seront prêtes. Si ce n'est pas le cas, le tournoi ne se jouera pas en Italie", a déclaré M. Ceferin dans un entretien à la Gazzetta dello Sport.

Comme il l'avait déjà fait en mai dernier, le patron du football européen a regretté l'état des stades italiens. "Les responsables politiques italiens devraient peut-être se demander pourquoi les infrastructures footballistiques italiennes sont parmi les pires en Europe", a-t-il souligné.

Evoquant également les contre-performances de la Nazionale, éliminée mardi pour la troisième fois consécutive en barrages du Mondial, M. Ceferin a estimé que "l'Italie (était) un des pays les plus importants du football et reviendr(ait) au sommet". Mais, a-t-il prévenu, "le problème le plus important du football italien est le rapport entre les politiques du football et les politiques +normaux+".

Onza candidatures

L'Italie devait initialement désigner en octobre 2026 les cinq stades qui accueilleront des matches de l'Euro 2032. Onze villes/stades ont fait acte de candidature: Rome, Florence, Bologne, Vérone, Milan, Gênes, Bari, Naples, Turin (stade de la Juventus), Cagliari et Palerme.

Mais parmi ces candidatures, deux reposent sur des stades qui doivent encore être construits. A Milan, l'Inter et l'AC Milan ont lancé un projet de construction d'un nouveau San Siro. Le conseil municipal de Rome a donné le mois dernier son feu vert à la construction à partir de 2027 d'un stade par l'AS Rome dans le quartier de Pietralata, dans le nord-est de la capitale italienne.

Ces projets pourraient toutefois être retardés par un long processus administratif, critiqué par les clubs de Serie A et présenté comme un frein à la modernisation d'un parc obsolète de stades.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le ministre des Sports demande la démission du président de la fédé

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Président de la fédération italienne, Gabriele Gravina est prié de s'en aller (© KEYSTONE/EPA ANSA/DANIEL DAL ZENNARO)

Le ministre italien des Sports Andrea Abodi a réclamé mercredi la démission du président de la Fédération italienne.

Abodi a fait cette annonce au lendemain de l'échec de la Nazionale à se qualifier pour la Coupe du monde, comme en 2018 et 2022.

"Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé", a écrit Andrea Abodi dans un communiqué au lendemain de la défaite de l'Italie en finale des barrages européens contre la Bosnie (1-1 ap, 4-1 tab). Selon le ministre, "ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC", présidée depuis 2018 par Gabriele Gravina.

A l'issue du match contre la Bosnie à Zenica, ce dernier, pour devancer les appels à sa démission, a convoqué pour la semaine prochaine un conseil fédéral qui devra "faire un bilan", a-t-il expliqué. Il a également reconnu que le football italien vivait "une crise profonde, une crise générale qui nécessite une réflexion globale qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne".

Le patron du football italien a fait à plusieurs reprises référence au gouvernement, pour regretter des blocages, ce qui n'a pas plu au ministre des Sports. "Le gouvernement a concrètement démontré, au cours de ces années, son engagement en faveur de tout le mouvement sportif italien, je considère objectivement incorrect de tenter de nier ses propres responsabilités concernant la troisième non-qualification consécutive à la Coupe du monde en accusant les institutions d'un supposé manquement", a-t-il insisté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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"Tous à la maison", la presse italienne accable sa Nazionale

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Gennaro Gattuso doit s'en aller, estime la presse italienne (© KEYSTONE/AP/Fabio Ferrari)

"Tous à la maison": après le troisième échec consécutif de l'Italie à se qualifier pour le Mondial, la presse italienne fulmine mercredi contre sa Nazionale. Surtout contre les dirigeants du calcio.

Comme en 2018 et 2022, l'Italie sera spectatrice du Mondial 2026 aux Etats-Unis, Mexique et Canada (11 juin-19 juillet). Et toute la presse italienne, sportive comme généraliste, présente désormais cette Coupe du monde comme un tournoi que le pays, où le foot reste le sport-roi, suivra "a casa", à la maison.

"Tous à la maison", titrent en Une ainsi les deux principaux journaux sportifs, La Gazzetta dello Sport et le Corriere dello Sport, tout comme La Repubblica, en légende d'une photo d'un joueur italien allongé à terre et se tenant la tête dans les mains, et Il Messaggero.

Pour la Gazzetta dello Sport, cet échec aux tirs au but contre la Bosnie (1-1 après prolongation, 4-1 tab) est la "troisième apocalypse" du football italien, dont la dernière participation à une Coupe du monde remonte à 2014.

"Pour la première fois dans notre histoire, des enfants italiens vont devenir majeurs sans jamais avoir vu l'Italie participer à une Coupe du monde", note le quotidien sportif aux feuilles roses qui consacre huit pages "au cauchemar qui continue du football italien".

"Un changement total" exigé

Dans un éditorial intitulé "Un nouvel échec demande un changement total", la Gazzetta critique les joueurs, notamment le défenseur Alessandro Bastoni, dont l'exclusion à la 42e minute pour avoir fauché un joueur bosnien qui filait vers le but, a changé la physionomie la rencontre, et le sélectionneur Gennaro Gattuso qu'il est "difficile d'imaginer repartir à la tête de la sélection après une défaite aussi grave" .

Mais ce sont les dirigeants du football, le président de la Fédération italienne Gabriele Gravina en tête, qui sont le plus accablés. "Nous devons prendre acte du fait que nous ne faisons plus partie de l'élite mondiale (...) un redimensionnement apparait inévitable": "Si Gravina (en poste depuis 2018) réussit à rester en place encore cette fois, il établira un nouveau record, celui des Coupes du monde ratés et de la résistance".

Pour le quotidien La Stampa, l'échec de la Nazionale est "un désastre", tandis que le Corriere delle Serra évoque "la malédiction du Mondial" après cette troisième échec de suite en barrages, tout en reconnaissant que "l'heure des regrets était passée, il faut des bases nouvelles".

Le quotidien de Milan, presque fataliste, reconnaît que "la colère d'il y a huit ans et la stupeur d'il y a quatre ans n'existent plus (...) On va maintenant suivre (Jannik) Sinner (no 2 mondial du tennis) et (Kimi) Antonelli (leader du Championnat du monde de F1), mais ce n'est pas la même chose."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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