Lausanne
Détention: les ministères perdent leur droit de recours
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Les ministères publics n'ont plus le droit de faire appel des décisions de détention prises par les tribunaux des mesures de contrainte. Le Tribunal fédéral modifie une pratique juridique de longue date en se basant sur un homicide survenu à Spreitenbach (AG).
Dans le cas concret, le tribunal des mesures de contrainte a accepté fin octobre une demande de libération du prévenu, détenu depuis février 2022. A la suite d'un recours du ministère public, cette décision a toutefois été annulée. Un recours du ministère public a permis de prolonger une nouvelle fois la détention préventive. L'intéressé a également contesté cette décision.
Le Tribunal fédéral ne part désormais plus du principe que les ministères publics ont un droit de recours en matière de détention, selon une délibération publique mardi. Il adapte donc sa juridiction pratiquée depuis une dizaine d'années et qui a été régulièrement critiquée.
En effet, le code de procédure pénale ne prévoit pas expressément que les ministères publics puissent faire recours contre les décisions ordonnant, prolongeant ou levant la détention provisoire ou la détention pour des motifs de sûreté. Le Tribunal fédéral considérait qu'il s'agissait d'une erreur du législateur.
Les critiques visaient notamment le fait que la restriction du droit fondamental à la liberté personnelle nécessite une base légale explicite. Or celle-ci faisait défaut.
Un seul mot ajouté
Dans le code de procédure pénale qui entrera probablement en vigueur l'année prochaine, l'article de loi correspondant a été complété de manière à ce que "seule" la personne arrêtée dispose de voies de recours.
La volonté du législateur a ainsi été exprimée sans équivoque. Cette situation nouvelle requiert, également compte tenu du principe de la séparation des pouvoirs, une adaptation sans délai de la jurisprudence. La pratique reconnaissant un droit de recours au ministère public contre les décisions de détention rendues par le tribunal des mesures de contrainte doit être abandonnée dès à présent.
Nouvelle décision
Pour le prévenu de Spreitenbach, l'acceptation partielle de son recours ne signifie pas qu'il sera libéré immédiatement comme demandé. Le cas retourne au tribunal des mesures de contrainte qui devra prendre une nouvelle décision et éventuellement décider de mesures de substitution.
Le Suisse de 57 ans a été arrêté en février dernier. Le ministère public de Baden l'accuse d'avoir tué un homme de 74 ans avec un couteau. Lui-même a également été blessé de trois coups de couteau au torse lors de l'altercation.
Le contexte est une relation amoureuse avec une femme qui ne se serait pas déroulée comme le souhaitait l'accusé. Un jour avant le crime, elle lui aurait dit qu'elle n'était pas seule. Ce jour-là, l'homme de 57 ans aurait vu la femme partir avec celui qu'il ne connaissait pas encore nommément à l'époque. (Jugement 1B_614/2022 du 10.1.2022)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Environ 850 manifestants contre Israël et Trump à Lausanne
"Lausanne antisioniste". Environ 850 personnes ont manifesté samedi après-midi dans la capitale vaudoise contre la politique israélienne et celle des Etats-Unis. Comme souvent dans ces défilés désormais, la Suisse n'a pas été épargnée.
Bardés de nombreux drapeaux palestiniens, les protestataires s'en sont surtout pris à l'Etat hébreu. "Israël, casse-toi, la Palestine n'est pas à toi", ont-ils scandé à plusieurs reprises.
Et de dénoncer aussi les bombardements israéliens qui se sont poursuivis ces derniers jours au Liban, malgré le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran. Dans la foule, une bannière du Hezbollah, ciblé par l'Etat hébreu, accompagnait quelques drapeaux iraniens.
Sur une pancarte, les portraits du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump étaient associés au terme d'"assassins". Juste en-dessous, un reproche au Conseil fédéral, accusé d'être complice.
Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis, régulièrement tancé dans les manifestations, était à nouveau ciblé par les centaines de personnes rassemblées. "La Suisse ne peut rester indifférente", a lancé une Iranienne à ses camarades.
Exigence à la Suisse
Accusant Berne de soutenir politiquement et économiquement à la fois Israël et les Etats-Unis, elle a demandé de renoncer à acquérir du matériel militaire de ces deux pays. La Suisse doit condamner "la guerre d'agression" contre l'Iran, a-t-elle insisté.
Sous les huées contre Washington et Israël, elle a estimé que les dégâts allaient prendre "des mois et des années" à être absorbés. Et de dénoncer également les Iraniens expatriés qui sont favorables à une intervention étrangère dans leur pays.
Berne avait dit être "alarmée" par les frappes contre l'Iran, notamment contre les civils et les infrastructures civiles. Mais la Suisse a également considéré que ce pays avait "dépassé" son droit à la légitime défense en s'en prenant aux pays du Golfe.
Autre revendication des manifestants, les sanctions contre Téhéran doivent être levées. "Detrump-toi, l'Iran n'est pas à toi", renchérissait une pancarte à l'égard du président américain. "Iran, Palestine, Liban, même combat", ajoutait un manifestant.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Musée de l'absurde fait escale au Jardin botanique de Lausanne
Le Musée de l'absurde vient à nouveau s'installer au Naturéum-Jardin botanique de Lausanne, le temps d'une exposition permanente-temporaire. Intitulée "Rétrospective", elle prend la forme d'une rétrospective constituée d'oeuvres de plusieurs expositions réalisées durant les dix années d'existence du musée insolite. A découvrir jusqu'au 28 septembre prochain.
Parmi les oeuvres exposées, des travaux de Plonk&Replonk, Mix&Remix et d'autres artistes. Certaines oeuvres sont accrochées à l'envers et peuvent être regardées à l'endroit à l'aide d'un rétroscope, explique dans un communiqué la fondatrice et directrice artistique du Musée de l'absurde Sandra Romy.
Le 1er septembre 2025, le musée a soufflé ses dix bougies et afin de célébrer cette décennie durant l'année 2026, la programmation artistique du musée est davantage éclectique et variée, ajoute-t-elle. Des événements et des ateliers ponctuels de création tout public auront lieu en marge de l'exposition. Le musée sera ouvert les jeudis et samedis de 14h14 à 18h18, ou sur demande.
Créé par l'artiste lausannoise Sandra Romy, le Musée de l'absurde a ouvert à Bienne en 2015. Suite à des péripéties qui l'ont mené en 2017 à Vevey puis en 2019 à Lausanne, il a acquis une forme mobile et itinérante en 2023.
Il est désormais construit sur une remorque et équipé d'un panneau photovoltaïque pour assurer ses besoins en électricité. Il est "parqué" devant l'entrée principale du Jardin botanique, au parc de Milan.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Un guide sur les 111 lieux à ne pas manquer autour du lac Léman
De nombreuses adresses insolites de la région lémanique sont désormais regroupées dans le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer". Le livre, signé Magalie Savoye, est disponible depuis jeudi en librairie.
L'ouvrage a été pensé comme un "guide destiné à l'évasion", où sont recensés conseils pratiques destinés aux sorties familiales. Il se présente comme une sorte de "boîte à idées pour ralentir, apprendre et s’amuser ensemble", résument les éditions Emons, éditeur de la collection "111 lieux".
Labyrinthe de maïs géant, villages féeriques, activités sportives, rencontres avec des espèces surprenantes et autres activités "kids friendly" jalonnent les 240 pages du guide. Des anecdotes, des photos et des cartes agrémentent aussi la lecture.
De quoi "redécouvrir le Léman autrement", résume l'autrice du livre, également fondatrice du site internet My Family Pass. Le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer" est disponible actuellement au prix de 27,90 francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Emilie Bujès quitte Visions du Réel pour le GIFF
La directrice artistique du festival du film documentaire Visions du Réel Emilie Bujès va quitter son poste à la fin juillet. En poste depuis 2018, elle a décidé de relever un nouveau défi en prenant la direction artistique du Geneva International Film Festival (GIFF).
Emilie Bujès est en poste de codirectrice et responsable de la programmation et de l'industrie de Vision du Réel depuis 2018. Elle a participé à neuf éditions du festival, dont l'édition 2026 se tient du 17 au 26 avril prochain. L'annonce de son départ a été faite mercredi par la Fondation Visions du Réel dans un communiqué.
Elle prendra la direction artistique du GIFF le 1er août 2026, est-il précisé. "Cette étape logique permettra à Emilie Bujès d'élargir encore davantage le spectre cinématographique de son travail et de se consacrer à la fiction, ainsi qu'aux séries et au numérique", explique la fondation.
Le poste de direction artistique fera prochainement l'objet d'un appel à candidatures, souligne le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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