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Le canton de Vaud réquisitionne la chloroquine

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Les autorités vaudoises, notamment le médecin cantonal Karim Boubaker et la conseillère d'Etat en charge de la Santé, Rebecca Ruiz. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Le canton de Vaud réquisitionne les stocks existants de Plaquenil, le médicament à base de chloroquine susceptible de soigner le Covid-19. Il sera utilisé dans certains cas particuliers, en attendant d'en savoir plus sur son efficacité.

"Nous avons demandé aux médecins et pharmaciens de limiter les prescriptions de Plaquenil aux patients qui en ont besoin", a expliqué lundi la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz lors du point presse du canton de Vaud. L'objectif est d'éviter la création de stocks individuels.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudoise

Pour le médecin cantonal Karim Boubaker, la chloroquine "est un des rares traitements qui peut marcher pour des cas sévères." Il a toutefois, lui aussi, répété qu'il n'y avait "aucune preuve" de l'efficacité de ce médicament, notamment en matière de prévention.

"Nous menons des études en direct et les réponses ne viendront que ces prochaines semaines", a-t-il reconnu.

Un décès de plus

Selon son dernier bilan, publié lundi après-midi, le canton de Vaud compte 16 décès, un de plus que la veille. Le nombre de patients aux soins intensifs est resté stable (23), tandis que le nombre d'hospitalisations en cours a progressé (203, contre 175 dimanche).

Karim BoubakerMédecin cantonal vaudois

Karim Boubaker a rappelé qu'il était encore difficile d'interpréter cette évolution. "Je tiendrai peut-être un autre discours dans trois jours...", a-t-il prévenu.

Vallée de Joux sous surveillance

Au vu des chiffres vaudois, il apparaît que la Vallée de Joux semble particulièrement touchée avec cinq décès :

Karim BoubakerMédecin cantonal vaudois

Le médecin cantonal a toutefois relevé que ces chiffres restaient "petits" et qu'il était encore impossible d'en tirer des conclusions.

Interrogé sur les contaminations au sein du personnel soignant, M. Boubaker a fait état d'une "grande variabilité" avec des chiffres allant de 5 à 15%. "Certains cabinets ont dû fermer", a-t-il expliqué. "Cela nous conforte dans l'idée de réquisitionner les réservistes, la protection civile et l'armée", a-t-il dit.

Vortex réquisitionné

Le canton de Vaud va aussi réquisitionner le Vortex, sur le site de l'Université de Lausanne. Après avoir servi de village olympique durant les JOJ de Lausanne 2020, le bâtiment pourra servir de logement d'urgence :

Denis FroidevauxChef de l'Etat-major cantonal de conduite

Selon le canton, 450 logements sont déjà opérationnels au Vortex, comprenant meubles et literie.

Pour soutenir les personnes de plus de 65 ans, le canton de Vaud va par ailleurs reprendre les bases du plan canicule qui existe l'été, pour l'adapter à la situation du coronavirus. Les précisions de Denis Froidevaux, chef de l'Etat-major cantonal de conduite :

Denis FroidevauxChef de l'Etat-Major cantonal de conduite

Par ailleurs, pour appuyer le système sanitaire et faire respecter les consignes, de larges moyens sont déployés dans le canton de Vaud. La protection civile est mobilisée, les forces de police montent aussi en puissance:

Denis FroidevauxChef de l'Etat-Major cantonal de conduite

Scrutins communaux impactés

En raison du coronavirus, les scrutins communaux prévus jusqu’à la mi-juin dans le canton de Vaud sont reportés. Une trentaine de localités sont concernées :

Christelle LuisierConseillère d'Etat vaudoise

Parmi les élections reportées, les citoyens de Payerne étaient appelés aux urnes le 17 mai pour remplacer Christelle Luisier, qui vient de rejoindre le Conseil d'Etat. Autre exemple à Vevey, où une élection complémentaire était programmée pour la succession du municipal démissionnaire Etienne Rivier. Aucun scrutin cantonal n’est non plus prévu ces prochains mois.

Appel à la responsabilité

Alors que les mesures d'éloignement social sont en vigueur, les autorités vaudoises lancent un appel aux familles : n'allez pas faire vos courses tous ensemble:

Denis FroidevauxChef de l'Etat-Major cantonal de conduite
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Coronavirus

Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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