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Vaud

Matériel livré en retard: le syndicat critique, le Canton minimise

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La rentrée scolaire vaudoise connaît quelques couacs de livraisons de matériel (photo symbolique). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La rentrée scolaire vaudoise est marquée par des retards dans la livraison du matériel scolaire. Alors que le principal syndicat des enseignants se montre très critique, et ce depuis plusieurs années, le Canton dédramatise, évoquant des petits couacs liés à un changement informatique à la Direction des achats et de la logistique (DAL), qui gère commandes et livraisons, et à la pénurie de papier.

Selon plusieurs témoignages, certaines classes se retrouvent par exemple toujours sans cahiers de communication (ex-carnets journaliers) après trois semaines de reprise, sans matériel pédagogique de mathématiques, alors que des enseignants n'ont pas reçu certains cahiers, polycopiés ou classeurs d'évaluation.

Dans son communiqué sur la rentrée scolaire, la Société pédagogique vaudoise (SPV) critiquait déjà la situation, rappelant au passage qu'elle "dénonce depuis des années la gestion des achats de la DAL qui engendre une surcharge administrative pour tous les acteurs de l'école", écrivait-elle. "Force est de constater que plus les embûches bureaucratiques s'additionnent, plus les retards de livraison s'accumulent", ajoutait-elle.

"Pas une surprise"

"Ces retards ne sont donc pas une surprise pour nous. On tire la sonnette d'alarme depuis un moment sur les dysfonctionnements administratifs, les lenteurs et les complications au sein de la DAL, mais aussi sur le faible taux d'activité des responsables des économats dans les écoles", explique à Keystone-ATS Gregory Durand, président de la SPV.

Le syndicat avait d'ailleurs interpellé en septembre 2021 les deux ministres concernés d'alors, Cesla Amarelle pour les écoles et Pascal Broulis pour la DAL, dépendante de son département. Plus récemment, la SPV a demandé à la Direction générale de l'enseignement obligatoire (DGEO) la création d'un groupe de travail afin de régler cette problématique.

Le Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) ne nie pas certains retards dans quelques établissements scolaires du canton. Mais du point de vue des services de Frédéric Borloz, interrogés par Keystone-ATS, cela ne relève "absolument pas d'un problème majeur ni de grande ampleur", selon un porte-parole.

Aucune plainte d'établissements ou d'enseignants n'est remontée jusqu'au DEF, selon lui. Il s'agit de cas "minimes et isolés", affirme-t-il. Chacun des 93 établissements scolaires du canton doit lui-même gérer ses commandes à temps, ajoute-t-il.

Du côté de l'Association vaudoise des parents d'élèves (APE), on ne relève pas non plus de retour sur ce sujet ni de plaintes pour l'instant.

"Sujet émotionnel"

Egalement sollicité, le directeur de la DAL, Antonio Guarino, assure pour sa part que "tout ce qui a été anticipé à temps a été livré". La plupart des établissements ont été livrés entre mai-juin et les vacances scolaires, selon lui. Il reconnaît toutefois quelques retards pour les commandes les plus tardives, en raison d'un important changement de logiciel de gestion en début d'année, "un gros morceau" qui a généré quelques soucis.

Il rappelle aussi que la pénurie généralisée de papier a aussi provoqué "quelques complications", avec pour conséquence des livraisons de matériel faites sur une "très courte période et plutôt sur la fin des vacances". Il ajoute enfin que "le sujet peut vite devenir émotionnel".

La DAL est un office transversal. Elle a pour mission d'assurer l'achat de biens et de services pour l'ensemble de l'Administration cantonale vaudoise (ACV). Elle s'occupe donc notamment des achats de matériel d'enseignement et de formation scolaire, de gestion et inventaire des stocks ou encore de l'expédition et de la livraison des commandes dans tout le canton.

La DAL serait-elle débordée, en manque d'effectifs? Non, répond M. Guarino. "On n'est pas au top, mais on n'est pas en souffrance non plus", nuance-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Yverdon: pas de libération conditionnelle pour Claude D.

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Claude D. s'est retrouvé cette semaine au tribunal à Yverdon, où il avait été condamné à la prison à vie il y a 10 ans. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Claude D. ne doit pas bénéficier d'une libération conditionnelle. Le Tribunal criminel d'Yverdon (VD) a refusé la requête du récidiviste, assassin de Marie en 2013 après avoir déjà tué une femme en 1998.

Condamné à la prison à vie et à une mesure d'internement, Claude D. ne demandait pas expressément à retrouver la liberté, mais à suspendre sa peine au profit d'un placement thérapeutique au sein de la prison-hôpital genevoise de Curabilis.

Dans son jugement rendu jeudi, la Cour a conclu que Claude D. n'était pas "éligible" à une libération conditionnelle. Se référant aux différents experts ayant suivi le condamné, les juges ont estimé que son tableau clinique n'avait pas évolué ces dernières années et qu'on ne pouvait pas garantir qu'il se comporte correctement en liberté.

La Cour a ajouté que ce n'était pas à elle de se prononcer sur le lieu où Claude D. doit purger sa peine. Une autre procédure est d'ailleurs en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jeux olympiques

Le CIO rétablit les tests génétiques de féminité pour les JO 2028

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Porteuse du gène SRY, Caster Semenya, ici en 2022, ne pourrait plus concourir aux JO (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le CIO a conditionné jeudi la participation aux épreuves féminines des JO 2028 de Los Angeles à des tests chromosomiques. Ils étaient déjà en vigueur de 1968 à 1996 dans le monde olympique.

L'admissibilité aux compétitions olympiques féminines "est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin", non-porteuses du gène SRY, a expliqué le CIO dans un communiqué, après une réunion de sa commission exécutive.

En tournant le dos aux règles édictées en 2021, qui laissaient chaque fédération internationale fixer sa politique, le CIO bannit à la fois les sportives transgenres et une grande partie des athlètes intersexes, naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.

Cette nouvelle politique, la première mesure majeure de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry depuis son élection il y a un an à la tête de l'instance olympique, s'appliquera à partir des JO 2028 et "n'est pas rétroactive".

Elle ne remet donc pas en cause la médaille d'or obtenue aux JO de Paris par la boxeuse algérienne Imane Khélif, qui a elle-même indiqué être porteuse du gène SRY bien que née fille et constamment présentée comme telle par le CIO quand elle était attaquée sur son genre.

Dans le détail, il reviendra aux fédérations internationales et aux instances sportives nationales d'organiser ces tests chromosomiques, qui devront être passés "une seule fois dans la vie de l'athlète", a indiqué le CIO.

Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l'an dernier dans trois disciplines, l'athlétisme, la boxe et le ski, bien que leur application soulève des difficultés pratiques et légales: en France par exemple, les lois de bioéthique ne permettent pas de test génétique sans nécessité médicale.

Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les JO 1996 d'Atlanta, avant d'y renoncer en 1999 sous la pression de la communauté scientifique qui contestait leur pertinence, et de sa propre commission des athlètes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lausanne

Des crédits pour assainir et moderniser le site de Dorigny

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Les routes, les canalisations et l'éclairage public du campus nécessitent des travaux d'assainissement (Image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois sollicite du Grand Conseil un crédit-cadre de 16,5 millions de francs pour assainir et moderniser certaines infrastructures du site de l'Université de Lausanne (UNIL) à Dorigny. Cette première tranche concerne les infrastructures routières, l'évacuation des eaux et l'éclairage public du campus.

L'UNIL compte un réseau de routes, de conduites d'eau et d'éclairage public qui dessert l'ensemble du bâti sur plus de 90 hectares. La construction de ces équipements a suivi le développement du campus depuis l'installation à Dorigny au début des années 1970.

Ces infrastructures ont fait l'objet d'un entretien régulier de la part des services de l'UNIL qui en ont la charge. Mais leur âge parfois avancé ainsi que l'évolution du campus rendent nécessaires l'assainissement et la modernisation d'une grande partie d'entre elles durant les prochaines années, explique jeudi le canton.

Mobilité douce

Le crédit-cadre demandé au Grand Conseil financera un premier cycle de travaux. L'assainissement des routes permettra notamment la création d'espaces cyclables favorisant la mobilité douce. L'adaptation des réseaux d'évacuation des eaux est indispensable pour pouvoir raccorder le futur bâtiment des sciences de la vie, dont la construction débutera au premier semestre 2026.

Enfin, l'éclairage public est constitué de plus de 800 points lumineux, dont une grande partie est vétuste, disparate et énergivore. Les travaux permettront de mettre en oeuvre le plan lumière de l'UNIL établi en 2019. Ce plan vise à adapter les intensités lumineuses aux besoins de sécurité et de bien-être, tout en limitant l’impact de l’éclairage sur la faune et la flore. Il permettra aussi de réaliser des économies d'énergie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: feu vert à la production de chauffage avec l'eau du lac

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La nouvelle centrale comportera quatre pompes à chaleur et sera alimentée par l'eau du lac (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ville de Lausanne va pouvoir lancer dès le mois de mai la construction d'une nouvelle centrale de production de chaleur à Ouchy. La mise à l'enquête du projet n'a suscité aucune opposition. L'infrastructure doit fournir du chauffage 100% renouvelable à environ 5000 ménages dans le sud de la ville à l'horizon 2029.

«Il s’agit d’un maillon essentiel du programme de décarbonation des réseaux thermiques. Ce projet contribuera de manière significative à l’atteinte de l’objectif de zéro émission directe de CO2 d’ici 2050, comme le prévoit le Plan climat», s'est réjoui Xavier Company, le municipal en charge des Services industriels de Lausanne (SiL), cité jeudi dans un communiqué de la Ville.

La centrale comportera quatre pompes à chaleur (PAC) de cinq mégawatts (MW) chacune, soit une puissance thermique de 20 MW au total. Elle sera alimentée avec de l'eau du lac prélevée à environ 600 mètres au large d’Ouchy.

"A cet endroit, la profondeur de l’eau de 45 mètres garantit une température constante de 8°C toute l’année", précise le document. Après avoir été utilisée pour la production de chaleur, l’eau sera rejetée dans le lac légèrement rafraîchie (à 5°C) mais sans impact pour l’environnement.

Au bord du lac mais invisible

A terme, cette installation réduira de 95% les émissions de CO2 liées aux chaufferies individuelles dans le quartier d’Ouchy. La centrale permettra en outre de fournir du froid à distance aux grands bâtiments d’activités professionnelles selon un tracé encore en cours de définition.

La station de pompage sera construite au bord du lac, entre le parking de Bellerive et la Sagrave. Pour préserver les rives, elle sera entièrement enterrée sous l’actuel parking des autocars de tourisme, ainsi que sous le bâtiment qui abrite notamment les WC publics.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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