Vaud
Reprise des trains entre Lausanne et Puidoux
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Le trafic ferroviaire reprendra comme prévu lundi matin entre Lausanne et Puidoux-Chexbres. En raison de travaux d'envergure, le trafic sur cette ligne était totalement interrompu depuis sept semaines.
Les chantiers ont avancé conformément au calendrier. "Tout s'est bien déroulé. C'était un grand challenge. L'interruption a permis de mener des travaux très concentrés", a expliqué dimanche à Keystone-ATS Ottavia Masserini, porte-parole des CFF.
Les CFF ont procédé au renouvellement de la voie ferrée sur environ cinq kilomètres. Cela impliquait le remplacement de 35'000 tonnes de ballast, de 20 kilomètres de rail et de huit aiguillages. C'était la première fois qu'une des principales lignes des CFF était suspendue durant une période aussi longue.
Les travaux concernaient aussi la modernisation des gares de Pully-Nord, La Conversion et Grandvaux, ainsi que l'assainissement de tunnels. En tout, près de 600 ouvriers ont été engagés.
"Nous avons réussi à respecter le planning très ambitieux, mais on verra encore des ouvriers et des machines le long des voies ces prochains temps pour les travaux de finissage", a précisé la porte-parole. Tôt lundi, un premier train marchandises devrait emprunter la ligne dès 03h43, suivi vers 04h40 du premier train voyageurs. Un bilan plus complet sera tiré lundi.
(KEYSTONE-ATS / PHOTO : JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Lausanne
Cadre supérieur de l'administration genevoise sur la sellette
Le Tribunal fédéral admet partiellement un recours du canton de Genève concernant la révocation immédiate d'un cadre supérieur en raison de son comportement inapproprié. La Cour de justice, qui avait jugé la sanction disproportionnée et l'avait annulée, doit maintenant se prononcer sur une mesure plus appropriée.
Attaché au Département du territoire, le cadre a été dénoncé à l'automne 2022 par une subordonnée en raison de son comportement "totalement inadéquat". L'enquête a montré qu'il avait tenu des propos à connotation sexuelle envers des collègues féminines ainsi que des remarques très désobligeantes à l'égard de collaborateurs.
Le Conseil d'Etat a révoqué le cadre supérieur avec effet immédiat un an plus tard. Cette décision a été annulée par la Cour de justice du canton de Genève qui a estimé que la sanction était disproportionnée. En conséquence, l'intéressé devait être réintégré dans un poste correspondant à sa formation et à ses années d'expérience.
Peine infamante
Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral rappelle que la révocation est la plus lourde des mesures disciplinaires. Sanctionnant une violation grave ou continue des devoirs de service, elle revêt l'aspect d'une peine et présente un caractère plus ou moins infamant.
Dans ces conditions, le principe de proportionnalité conduit à prononcer la révocation uniquement dans des cas particulièrement graves, qui portent atteinte au fonctionnement ou à l'image de l'administration, précise la 1ère Cour de droit public. Il n'est pas insoutenable de considérer que le comportement de l'intéressé, bien qu'inacceptable, n'entre pas dans ce cas de figure.
Réintégration critiquée
Pour autant, la justice cantonale ne pouvait pas renoncer à toute mesure disciplinaire et ordonner la réintégration pure et simple du cadre. En effet, celui-ci a commis une grave violation de ses devoirs, qui a entraîné de fortes tensions au sein de son service.
Le Tribunal fédéral admet donc partiellement le recours du canton et renvoie la cause à la Cour de justice, à charge d'indiquer quelle sanction doit être prononcée à la place de la révocation. Il précise qu'un licenciement administratif, dont les conséquences personnelles sont moins lourdes, aurait pu être envisagé. (arrêt 1C_160/2025 du 11 décembre 2025)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Nouveau record de fréquentation pour le Fort de Chillon (VD)
Le Musée Fort de Chillon à Veytaux (VD) a battu une nouvelle fois son record de fréquentation. Ce labyrinthe souterrain, situé en face du célèbre château et qui raconte l'histoire du réduit national, a accueilli plus de 51'000 visiteurs en 2025, soit 20,6% de plus qu'en 2024, déjà année record.
En franchissant le cap symbolique des 50'000 visiteurs, le Fort de Chillon "entre dans le cercle très fermé des institutions muséales "à haute fréquentation" de Suisse", s'est réjoui l'institution lundi dans un communiqué. "Cette progression illustre l’intérêt grandissant du public pour l’histoire suisse contemporaine et ses valeurs, ainsi que pour une approche muséale vivante, accessible et immersive", précise le document.
Pour 2026, le musée entend poursuivre son développement, en proposant notamment une visite guidée consacrée à la défense du Fort et du Château de Chillon, ainsi que des visites commentées par d'anciens soldats ayant servi dans des forts helvétiques. Il mettra également sur pied une nouvelle zone dédiée au jeu, "inspirée des moments de détente des soldats en permission", précise l'institution.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Un programme dense et varié attend les députés vaudois pour 2026
L'activité du Grand Conseil vaudois reprend mardi pour la deuxième partie de l'année parlementaire 2025-2026, avec un programme chargé: ultime débat sur la loi sur l'énergie, institution ou non d'une Commission d'enquête parlementaire sur le bouclier fiscal, ou encore les initiatives populaires sur le salaire minimum et le congé parental.
Mais mardi après-midi à 14h00, les premières pensées seront pour les victimes et les familles touchées par le drame de Crans-Montana. "Je prononcerai quelques mots en solidarité avec elles ainsi que toute la chaîne des secours et du personnel soignant", a expliqué à Keystone-ATS Stéphane Montangero, président du Grand Conseil vaudois. Une minute de silence est aussi prévue en début de séance.
Le socialiste, premier citoyen du canton et municipal aiglon, s'attend aussi aux dépôts de plusieurs interpellations de députés en lien avec l'horrible incendie valaisan, notamment sur des questions de normes et de contrôles sécuritaires dans les établissements publics vaudois.
Energie: vers un référendum?
Le regard sera ensuite tourné vers la suite du programme parlementaire. Et ce ne sont pas les gros dossiers qui manquent. Le plénum devra terminer son travail sur la grande réforme de la loi sur l'énergie (LVLEne). Le 3e et dernier débat devrait avoir lieu encore avant les vacances vaudoises de mi-février, selon Stéphane Montangero.
Il a déjà fallu sept séances pour arriver à bout des deux lectures de cette révision de la LVLEne proposée par le Conseil d'Etat, ses 80 articles et les plus de 90 amendements proposés.
Les prises de parole avant le vote définitif de la loi, complètement détricotée selon la gauche, risquent d'être très animées. Le texte sera sans doute accepté, mais l'UDC et la gauche radicale, pour des raisons différentes, ont déjà fait allusion à un possible référendum.
CEP ou pas CEP?
Toujours avant les vacances, les députés devront se prononcer sur l'institution ou non d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) pour faire la lumière sur le système du bouclier fiscal. La requête a été déposée au printemps dernier par le député de la gauche radicale (EP) Hadrien Buclin, soutenu par la gauche et les Vert'libéraux. Le Conseil d'Etat estime qu'une CEP n'est pas nécessaire, mais c'est au Grand Conseil que revient le dernier mot.
Fin août dernier, le rapport Paychère, du nom de l'expert indépendant chargé de faire la lumière sur l'utilisation du bouclier fiscal, montrait que son application avait été non-conforme à la loi entre 2009 et 2021 dans le canton de Vaud. Il ne chiffrait pas, en revanche, les pertes fiscales ni éclaircissait les véritables responsabilités.
Deux autres sujets devraient venir également rapidement à l'ordre du jour: le traitement de deux initiatives cantonales populaires, celle sur le salaire minimum (23 francs brut par heure), versus un contre-projet du gouvernement, et celle sur le congé parental (34 semaines).
Parmi les autres rendez-vous parlementaires importants d'ici fin juin figurent les crédits concernant le futur métro lausannois m3 ainsi que la prison de la Croisée à Orbe, la loi sur l'enseignement privé, la suite du dossier "mammouth" relatif au plan d'affectation cantonal (PAC) Lavaux ou encore la réforme de la loi sur le Grand Conseil (LGC).
"Climat global assez tendu"
Le programme s'annonce donc "dense et très varié", selon les mots de M. Montangero, dans la continuité de la première moitié de son mandat. "Avec la loi sur l'énergie et le budget d'Etat 2026, nous avons eu droit à des débats très longs et compliqués", reconnaît-il. Sans compter la mobilisation et la colère dans la rue en raison des coupes budgétaires annoncées par le gouvernement.
"Le climat global a été assez tendu, mais le Grand Conseil a continué à bien fonctionner et à assumer son rôle. Malgré les toussotements du Conseil d'Etat, nous avons su garder le cap et rester un pilier de stabilité des institutions", estime le président. Il explique aussi le durcissement des positions politiques par le contexte électoral avec les communales de 2026 puis les cantonales en 2027.
Il garde cependant bon espoir que le prochain semestre soit plus apaisé, car "cela est dans l'intérêt de toutes et tous de privilégier des approches constructives, surtout quand on voit les nombreux défis à relever et l'état du monde autour de nous".
A titre plus personnel, M. Montangero dit prendre beaucoup de plaisir au perchoir, mais également sur le terrain. "J'aime aller à la rencontre de la population et découvrir la diversité de notre canton", confie-t-il. "Je suis toujours très touché par l'accueil chaleureux des gens et leur gratitude lors des différentes invitations".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne a dit adieu à son ancien syndic
Un millier de personnes se sont rendues samedi à la cathédrale de Lausanne pour un dernier hommage à l'ancien conseiller national et ex-syndic Daniel Brélaz. Les prises de parole ont salué son "intelligence redoutable" et ses qualités de visionnaire.
La cérémonie, publique, selon le souhait du défunt, s'est déroulée dans une cathédrale comble. Elle était conduite par Monseigneur Charles Morerod, évêque du diocèse de Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel, et ami de la famille. Le cercueil était orné d'une gerbe de tournesols, à côté duquel se dressait un portrait de l'homme politique, arborant l'une de ses célèbres cravates ornées d'un chat.
L'évêque a rappelé que Daniel Brélaz se voulait "un syndic accessible à tous". Après son master en mathématiques à l'EPFL en 1975, le Lausannois avait renoncé à réaliser un doctorat pour se lancer en politique et "collaborer au service du bien commun", a-t-il relevé. "Daniel était reconnaissant à la collectivité de la bourse qu'il avait reçue pour réaliser ses études."
Monseigneur Morerod a souligné que l'écologiste se refusait à tout catastrophisme en matière de crise climatique, préférant se focaliser sur les pistes de solution. "Cette attitude lui a valu des amis dans toutes sortes de camps politiques. (...) Daniel a contribué à nous donner de l'espoir", a-t-il déclaré.
"Fiable, loyal et courageux"
D'autres prises de parole ont marqué la cérémonie, dont celle du président de la Confédération, Guy Parmelin. Dans un discours empreint d'humour et d'affection pour celui qu'il a notamment côtoyé au Conseil national, le Vaudois a salué "l'esprit supérieur" et "visionnaire" de Daniel Brélaz, ainsi que son goût pour les chiffres.
En période de votations notamment, "il jonglait avec les chiffres et les proportions, se muant en un institut de sondage apprécié par les journalistes" et impressionnait par "sa capacité à réduire un problème épineux en une simple équation". Le président de la Confédération a également salué un homme "capable d'autodérision", "fiable, loyal et courageux".
L'ancien conseiller aux Etats écologiste vaudois Luc Recordon, parrain du fils de Daniel Brélaz a pour sa part retracé le parcours politique et personnel de son ami. Il arborait pour l'occasion une cravate ornée d'un chat.
Réparties "vives et précises"
"Tu avais saisi les dangers d'une croissance économique effrénée avant le monde politique", a-t-il relevé, faisant remarquer que, si la personnalité de l'ancien conseiller national "pouvait sembler rude", celui-ci portait "une grande attention à autrui" et était "toujours prêt à aider".
Luc recordon a également lu un texte d'une autre ex-syndique de Lausanne, Yvette Jaggi, marraine du fils de Daniel Brélaz. Cette dernière se trouvait actuellement à l'étranger. Elle a salué "un homme remarquable", son "ami de toujours" et son "complice sans faille à la Municipalité de Lausanne".
La socialiste a pointé que Daniel Brélaz avait amené à Lausanne un "rétablissement des finances", "l'impulsion pour le métro" et une "volonté d'efficacité et d'innovation". Elle a décrit une " belle personne", prête à se transformer en "homme-sandwich pour colporter ses convictions", et salué au passage la "vivacité et la précision de ses réparties".
Nombreuses personnalités politiques
Une grande délégation de Vert-e-s avait fait le déplacement à Lausanne. Parmi eux, la présidente des Vert-e-s suisses, Lisa Mazzone, les conseillers nationaux vaudois Sophie Michaud Gigon et Raphaël Mahaim, la conseillère d'Etat neuchâteloise Céline Vara, l'ex-conseillère aux Etats vaudoise Adèle Thorens Goumaz, l'ancienne conseillère d'Etat vaudoise Béatrice Métraux, ainsi que de nombreux députés au Grand Conseil.
L'entier du Conseil d'Etat vaudois se trouvait également dans l'assemblée, à l'exception de Rebecca Ruiz, excusée. La Municipalité de Lausanne était présente in corpore. Le conseiller aux Etats Pierre-Yves Maillard était également présent, comme le président du Grand Conseil vaudois, Stéphane Montangéro, pour ne citer qu'eux. Parmi les personnalités non-politiques, on peut mentionner la présence de l'ancien président du CIO Thomas Bach et de l'humoriste Yann Lambiel.
Surnommé le "géant vert" en raison de sa carrure imposante et de son appartenance politique, Daniel Brélaz est décédé des suites d'un arrêt cardiaque le 28 décembre dernier à 75 ans.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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