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Suisse

Sous pression, le commerce de détail anticipe une légère croissance

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La guerre des prix et la pression de la concurrence continuent de peser sur le commerce de détail en Suisse. Ici, un magasin Aperto dans la gare CFF de Cornavin. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La guerre des prix et la pression de la concurrence continuent de peser sur le commerce de détail en Suisse. Malgré des difficultés persistantes, une légère croissance des ventes est attendue en 2026.

Dans une étude présentée lundi à Berne, l'institut BAK Economics s'attend à une légère augmentation du chiffre d'affaires de 0,5% dans le commerce de détail en 2026. La tendance des prix s'inscrit en baisse de 0,3%, ce qui devrait soutenir la demande. Le BAK prévoit ainsi une hausse de 1,2% des dépenses des ménages dans la consommation privée.

La branche continue toutefois d'être sous pression et se montre plutôt pessimiste pour l'année en cours. Selon le baromètre des préoccupations de Swiss Retail Federation, l'association faîtière des entreprises suisses du commerce de détail, également présenté lundi, 76% des entreprises s'attendent à une évolution médiocre du marché en général, contre 79% en 2025.

Au premier rang des préoccupations de la branche figurent la guerre des prix et la pression de la concurrence. Le tourisme d'achat en particulier accentue la pression sur le marges. La perte estimée en 2025 pour le commerce de détail suisse se monte à 10,5 milliards de francs, un chiffre en hausse de 10% par rapport à 2022.

Selon l'étude de l'institut BAK Economics, le volume des paiements effectués par les détenteurs de cartes suisses dans les pays voisins a augmenté de 2,8% en 2025. L'abaissement de la limite des achats à l'étranger non taxés de 300 à 150 francs n'a selon toute vraisemblance pas diminué l'attractivité des emplettes dans les pays voisins, soulignent les auteurs. L'étude met également en avant le fait qu'en comparaison avec la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Autriche, les prix dans le commerce de détail en Suisse sont plus élevés de 35%.

La concurrence des plateformes asiatiques telles que Temu et Shein a également une forte influence sur le secteur pour la majorité des entreprises interrogées (68%). Près d'un quart des commerces (24%) attendent en 2026 un recul de leur chiffre d'affaires jusqu'à 2% en raison de cette concurrence. Les petites enseignes en particulier se sentent menacées.

La pression sur les marges, le climat de consommation, les tensions géopolitiques et la pénurie de main d'oeuvre qualifiée constituent les autres principales sources d'inquiétude pour les commerçants.

De meilleures conditions-cadres

Pour faire face à ces défis, Swiss Retail Federation réclame des conditions-cadres plus favorables à la concurrence, par exemple la réduction des réglementations de type "Swiss finish" et l'autorisation pour les commerces d'ouvrir douze dimanches par an. "Si l'on veut renforcer l'économie intérieure, il ne faut pas alourdir davantage le commerce de détail ni renchérir la consommation en Suisse par le biais de la TVA ou d'une hausse des charges salariales", a expliqué Dagmar Jenni, directrice de la faîtière.

Le commerce de détail emploie environ 338'000 personnes en Suisse. Quelque 88 à 90% des 34'000 entreprises de la branche sont des micro-entreprises comptant moins de dix employés. En dehors des deux grands distributeurs que sont Migros et Coop, les détaillants réalisent environ deux tiers du chiffre d'affaires du secteur et produisent 17,3 milliards de francs de valeur ajoutée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Vaud

A Vevey, une journée pour promouvoir la mobilité douce

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La traditionnelle Bourse aux vélos de Pro Vélo Riviera se tiendra sous la Grenette (image prétexte). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Bourse aux vélos, Pedibus, vélopartage ou autopartage: la ville de Vevey organise samedi 25 avril une nouvelle édition de la Journée des mobilités. L'occasion de mettre en lumière des alternatives durables, accessibles et innovantes pour tous les déplacements.

De 09h00 à 14h00, le public pourra se familiariser avec des solutions concrètes de mobilité douce ou partagée. La partie nord de la place du Marché accueillera plusieurs stands, dont celui d'un artiste peintre à vélo et celui d'une créatrice de sacoches de vélos recyclées.

Il sera possible de découvrir les subventions mises en place par la Ville ainsi que le service de livraison de courses à domicile Dring Dring, qui est gratuit pour les Veveysans. Le Pedibus - qui encourage à aller à l'école à pied - présentera ses activités et mettra à disposition une table de dessins pour les enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le secteur de l'alpage déplore un manque de personnel expérimenté

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Les alpages manquent de main-d'½uvre (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Le secteur de l'alpage déplore une pénurie de main-d'½uvre. Elle concerne surtout les bergers et bergères expérimentés, d'après Zalp, le média des alpagistes.

Mi-mars, la Bauernzeitung a évoqué une "alerte dans les alpages" dans un article consacré à la situation de l'emploi dans les alpages. A première vue, la situation ne semble pas alarmante: en mars, une centaine d’offres d’emploi étaient publiées sur le portail d’emploi de Zalp, tandis que les demandes se maintenaient à peu près à un niveau équivalent.

Giorgio Hösli, collaborateur de Zalp et gardien de bétail, ne souhaite pas non plus parler d’une situation d’urgence, a-t-il dit à Keystone-ATS. Mais "depuis de nombreuses années, nous manquons surtout de personnel expérimenté et bien formé."

Afin de pourvoir tous les postes pour la saison d’estivage en mai, il faudrait un tiers de candidatures de plus que les offres. En effet, de nombreux demandeurs d’emploi ne sont disponibles qu’à temps partiel, abandonnent le travail parce qu'ils s'en étaient fait une fausse idée, ou ne correspondent pas au profil recherché, selon M. Hösli. Conformément à l’air du temps, la capacité à "serrer les dents" ne serait pas la compétence prioritaire de nombreuses personnes "qui veulent aller à l’alpage".

De nombreux collaborateurs étrangers

Les professionnels qualifiés ont d’autant plus d'importance. Selon M. Hösli, le taux de rotation élevé est un obstacle. C’est un savoir qui s'acquiert par l’expérience: il faut connaître les animaux, reconnaître rapidement les maladies, entretenir les pâturages et savoir fabriquer du "très bon fromage".

Cela ne s’apprend pas dans les livres ni dans les cours. Il est donc regrettable que seule une trop faible proportion de personnes reste plus de trois ans.

L’économie alpestre dépend ainsi de plus en plus de collaborateurs étrangers. "On estime qu’environ un tiers du personnel vient de l’étranger", explique M. Hösli, principalement d’Italie et d’Allemagne.

Les personnes originaires du Tyrol du Sud sont très appréciées, car beaucoup d’entre elles ont de l’expérience et restent souvent plusieurs années. L’Allemagne et l’Autriche fournissent de nombreux étudiants issus d’écoles d’agriculture, qui disposent au moins d’un certain savoir-faire.

Selon M. Hösli, pour améliorer la situation, il est important de rendre l'alpage attractif. Il faudrait notamment créer des possibilités d’emploi en dehors de la période d’estivage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Nyon: enquête sur l'impact du bruit causé par les corbeaux

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Une étude à Nyon doit documenter l'impact sonore des corbeaux freux sur la population (image d'illustration). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Nyon veut mieux comprendre les désagréments subis par sa population à cause du bruit généré par les corbeaux freux. Une enquête d'Unisanté a été lancée la semaine dernière et se prolongera jusqu'à début mai.

Le corbeau freux vit en colonies dans plusieurs secteurs de la ville et se manifeste bruyamment, surtout au printemps durant la période de nidification. L'enquête vise à "documenter la gêne ressentie par les habitantes et habitants concernés, ainsi que les effets possibles du bruit extérieur sur la qualité de vie, le sommeil et la santé", indique la Ville de Nyon sur son site internet.

La population est invitée à répondre à un questionnaire, que les personnes se sentent incommodées ou non. L'objectif consiste à donner "une image fidèle de la situation" pour comprendre "les effets concrets de ces bruits saisonniers sur la population, afin de rechercher des réponses proportionnées, fondées sur des faits et compatibles avec les enjeux de biodiversité en milieu urbain", poursuit la Ville, évoquant une démarche scientifique inédite.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid

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Lors d'une pandémie, il vaut mieux avoir trop que pas assez de doses de vaccin, estime Anne Lévy, directrice de l'OFSP (archives). (© Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.

"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.

La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.

Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.

Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.

Quarantaine pour Patrick Fischer

La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.

En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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