Suisse
Au CERN, on parvient à transporter de l'antimatière dans un camion
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2026/03/les-92-antiprotons-ont-ete-confines-dans-un-dispositif-appele-piege-de-penning-1000x600.jpg&description=Au CERN, on parvient à transporter de l'antimatière dans un camion', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Des scientifiques du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) sont parvenus, mardi, à Genève, à transporter de l'antimatière dans un camion. Il s'agit d'une première mondiale, indique le laboratoire dans un communiqué.
La quantité d'antimatière transportée est infime. C'est un nuage de 92 antiprotons qui a voyagé avec succès durant une demi-heure à l'arrière d'un camion, d'un bout à l'autre du site du CERN. L'opération de chargement puis de déchargement de la cargaison a pris un peu moins de trois heures.
Les antiprotons étaient confinés dans un dispositif spécial, appelé piège de Penning, comprenant un aimant supraconducteur, un système de refroidissement cryogénique à l'hélium liquide, des sources en énergie et une chambre à vide dans laquelle les antiparticules étaient contenues grâce à des champs magnétiques et électriques.
Ce transport d'antimatière est un "tour de force", note le CERN dans son communiqué. En effet, l'antimatière et la matière s'annihilent mutuellement quand elles se rencontrent, produisant de l'énergie. Comme notre univers est composé de matière, le moindre contact des antiparticules avec l'environnement provoque leur destruction.
Ce sont les équipes de l'expérience BASE qui sont à l'origine de la prouesse. Les scientifiques de cette unité travaillent à mesurer précisément les propriétés des antiprotons qui sont fabriqués dans l'usine à antimatière du laboratoire. Il s'agit de l'unique endroit au monde capable de produire des antiprotons.
La mesure précise des antiprotons, des particules qui par rapport aux protons présentent des charges et des moments magnétiques inversés, pourrait permettre de répondre à une question qui taraude les physiciens depuis plusieurs décennies, à savoir pourquoi l'Univers est composé de matière.
En effet, selon les lois de la physique, matière et antimatière doivent avoir été créées en quantités égales lors du Big Bang. Les particules et les antiparticules auraient donc dû rapidement s'annihiler mutuellement, laissant derrière elle un Univers "vide". Or il n'en est rien. La matière a eu le dessus.
Les scientifiques soupçonnent donc qu'il existe des différences invisibles qui pourraient expliquer pourquoi la matière l'a emporté.
Difficultés
Mesurer les propriétés d'antiprotons n'est toutefois pas une mince affaire. Au CERN, les conditions ne sont pas idéales. Les machines de l'usine à antimatière génèrent des fluctuations de champ magnétique "qui limitent la précision des mesures", relève Stéphane Ulmer, porte-parole de l'expérience BASE, cité dans le communiqué.
D'où l'importance de pouvoir transporter les antiprotons pour les acheminer dans des lieux mieux adaptés. Le but est "de les livrer à nos laboratoires de précision à l'Université Heinrich-Heine de Düsseldorf, à l'Université Leibniz de Hanovre ou peut-être dans d'autres laboratoires", souligne Christian Smorra, chef du projet.
Les scientifiques étudient les possibilités qui s'offrent à eux afin que les antiprotons puissent voyager à l'arrière d'un camion pendant au moins huit heures. Le défi le plus important sera ensuite à l'arrivée, lorsqu'il faudra transférer les antiprotons jusqu'à l'expérience sans qu'ils disparaissent, avertit le CERN.
"Transporter l'antimatière est une entreprise innovante et ambitieuse", souligne Gautier Hamel de Monchenault, directeur de la recherche et du calcul scientifique au CERN. "Nous sommes au début d'une formidable aventure scientifique qui nous permettra d'approfondir nos connaissances sur l'antimatière", ajoute-t-il.
L'utilisation d'antimatière pour fabriquer une bombe dévastatrice a fourni la trame du livre "Illuminati", de l'écrivain Dan Brown et du film qui en a été tiré. L'action se déroule au CERN. Mardi, les quantités d'antiprotons manipulés étaient toutefois bien trop petites pour coller au scénario imaginé par l'auteur américain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Pôle pénitentiaire du Nord vaudois: trois crédits d'étude acceptés
Le Grand Conseil vaudois a donné mardi son feu vert à trois crédits d'étude pour respectivement trois projets de nouveaux bâtiments qui feront partie du futur Pôle pénitentiaire du Nord vaudois (PPNV) à Orbe. Il s'agit de la nouvelle colonie ouverte, ainsi que des nouveaux pôles alimentaire et médical.
Un premier crédit d'étude de 3,2 millions de francs doit servir à financer les études relatives à la construction du nouveau pôle alimentaire (NPA) des établissements de la plaine de l'Orbe (EPO) sur le site du PPNV. Il a été approuvé par 102 oui, deux non et cinq abstentions.
Ce complexe réunira une cuisine, un restaurant et une cafétéria pour le personnel ainsi que divers ateliers destinés aux métiers de bouche offrant près de 80 places de travail. Son ouverture est prévue pour 2030.
Huitante détenus
Le deuxième crédit d'étude, de 4,1 millions de francs, concerne le financement des études relatives à la construction de la future prison de la "Colonie Ouverte" sur le même site. Les élus l'ont accepté par 99 oui et dix abstentions.
La nouvelle colonie ouverte permettra d'accueillir 80 détenus en régime ouvert. Elle remplacera les infrastructures existantes, qui datent des années 1920. Son architecture s'inspire des bâtiments ruraux adjacents, intégrant des matériaux durables et respectueux de l'environnement. Ce bâtiment sera inauguré en 2030.
Enfin, le troisième crédit d'étude, d'un million de francs, vise à financer les études relatives à la construction du futur pôle médical des colonies, toujours sur le futur site du PPNV. Il a été approuvé à l'unanimité moins deux abstentions.
Le pôle médical sera installé en 2029 dans une ferme déjà existante. Celle-ci sera rénovée et agrandie pour permettre la prise en charge médicale des deux colonies (ouverte et fermée). Les services médicaux seront ainsi mutualisés pour les deux régimes de détention.
Mille places de détentions à terme
Pour mémoire, l'Etat de Vaud avait déjà présenté en 2024 le futur "point d'entrée" du Pôle pénitentiaire du Nord vaudois. Celui-ci prévoit notamment une entrée unique pour les établissements actuels du site (Bochuz, colonie ouverte et fermée, prison de la Croisée) et pour ceux qui doivent donc encore être construits (prison des Grands-Marais, nouvelle colonie ouverte, pôles alimentaire et médical).
Avec la construction des Grands-Marais, qui s'ajouteront aux sites actuels de Bochuz, des deux colonies ou encore de la Croisée, le PPNV constituera à terme l'un des plus grands sites pénitentiaires de Suisse avec 1000 places de détention et 750 collaborateurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Vaud: Le projet de "consensus parental" s'étendra à tout le canton
Le projet pilote de "consensus parental" (COPAR), qui vise à trouver des solutions à l'amiable et respectueuses des enfants en cas de divorce ou de séparation, rencontre un grand succès. Le processus a récemment été pérennisé dans l'arrondissement judiciaire de l'Est vaudois et sera étendu à l'entier du canton ces prochaines années.
"Le projet pilote COPAR a démontré qu'il répond à un besoin réel en préservant les enfants de conflits potentiellement violents et maltraitants lors de la séparation de leurs parents", se réjouit l'Etat de Vaud mardi dans communiqué.
Depuis son lancement dans l'arrondissement judiciaire de l'Est vaudois le 1er janvier 2023 et jusqu'au 31 décembre 2025, 1393 dossiers de séparation impliquant des mineurs ont été ouverts . Près de 66% d'entre eux (918 dossiers) ont été intégrés dans le processus COPAR.
"Dans près d'un quart des cas, la procédure a abouti à un accord complet dans un délai moyen de quatre mois, évitant à de nombreux enfants de se retrouver au centre d'un conflit judiciaire de longue durée", poursuit le document.
L'écoute au centre
Le processus se veut innovant et centré sur l'enfant. Il prévoit une procédure judiciaire adaptée et rapide, ainsi que des séances de sensibilisation intitulées "se séparer dans le respect des enfants". Celles-ci sont menées par un duo composé d'un avocat et d'un psychologue, psychiatre, ou médiateur.
Le projet met également l'accent sur la parole de l'enfant et la communication entre les parents. Dans cette optique, les enfants, -généralement à partir de onze ans-, sont entendus par un magistrat. La durée des audiences des parents a quant à elle été doublée, passant de une à deux heures "afin d'améliorer leur recherche de solutions". Cinq séances de médiation ou d'accompagnement à la coparentalité sont également offertes à ces derniers.
Prochainement à Nyon
Le succès est au rendez-vous. Des parents domiciliés hors l'Est vaudois ont demandé à bénéficier d'une telle mesure. Ils ont été entendus par les autorités cantonales qui étudient actuellement un "déploiement par étapes" sur l'ensemble du territoire. Le processus devrait être disponible dans l'arrondissement judiciaire de La Côte d'ici à la mi-2027 et s'étendre à tout le canton à l'horizon 2030.
Le premier projet pilote a été initié en 2020 dans le canton du Valais. Vaud a suivi en 2023. Actuellement, les cantons de Fribourg et de Neuchâtel projettent également de lancer de tels projets.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Bond de la masse sous gestion à la Banque Heritage en 2025
L'établissement genevois Banque Heritage a vu ses actifs sous gestion s'envoler en 2025, grâce à un afflux de nouveaux capitaux. La rentabilité s'est cependant érodée, notamment en raison des baisses de taux d'intérêts.
La masse sous gestion a enflé de 19% sur un an à 5,8 milliards de francs, soutenue par des apports nets de 920 millions de francs, a annoncé la banque mardi dans un communiqué. Le chiffre d'affaires a ainsi grimpé de 4% à 80,1 millions.
Dans le même temps, les charges d'exploitation ont bondi de 12% à 62,5 millions, en raison d'importants investissements dans les infrastructures informatiques. Ces dépenses ont lesté le résultat opérationnel, en repli de 4% à 16,6 millions. La vigueur du franc et la baisse des taux d'intérêts ont également pesé.
Banque Héritage ne fournit pas de perspectives pour l'année en cours.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Martin Pfister impressionné par la rapidité d'action de la Finlande
Le ministre de la défense Martin Pfister s'est rendu en Finlande pour s'informer sur l'aggravation de la menace à la frontière avec la Russie. Il s'est dit impressionné par le rythme auquel le pays nordique se réarme. Et d'estimer que la Suisse doit aussi se préparer.
Le ministre finlandais de la défense Antti Häkkänen a évoqué une "situation très menaçante" lors de leur rencontre, a indiqué M. Pfister mardi lors d'un entretien téléphonique avec Keystone-ATS. C'est pourquoi la Finlande a également adhéré à l'OTAN. Ce pays nordique estime que la sécurité internationale est menacée.
A Helsinki, M. Pfister s'est dit impressionné par la rapidité d'action de la Finlande. "Nous avons des leçons à tirer d'eux." La conception d'une sécurité globale y est très ancrée dans la société.
En Suisse aussi, la volonté d'aller de l'avant est présente, a déclaré M. Pfister. Ses homologues comprennent toutefois parfaitement que les processus politiques fonctionnent plus lentement en Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
SuisseIl y a 3 jours
Les Vert-e-s exigent la sortie des énergies fossiles
-
CultureIl y a 2 jours
Une exposition pour faire des frontières une zone de rencontres
-
CultureIl y a 2 jours
Festival m4music: XOXO. sacré "Demo of the Year"
-
InternationalIl y a 2 jours
Iran et Israël se frappent: flou persistant sur des pourparlers
-
InternationalIl y a 2 jours
Nouveau record pour LeBron James, Durant dépasse Jordan
-
InternationalIl y a 2 jours
Moscou reprend les lancements de Baïkonour
-
InternationalIl y a 3 jours
Energie, nucléaire: les infrastructures au coeur du conflit
-
SuisseIl y a 1 jour
Dimanche matin, les horloges seront avancées d'une heure


