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Votations fédérales du 13 juin 2021

Suivez la journée de votation du 13 juin 2021, minute par minute

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Le 13 juin 2021 le citoyennes et les citoyens suisses vont voter sur cinq objets : Initiative populaire pour une eau potable propre et une alimentation saine, Initiative populaire "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse", Loi sur le CO2, Loi COVID-19, Loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). (image d'illustration - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Ce dimanche 13 juin, les Suisses se prononcent sur les initiatives "pour une eau potable propre" et "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse", ainsi qu'à propos des lois Covid-19, sur le terrorisme et sur le CO2.

Selon les derniers sondages Tamedia et SSR, les deux initiatives anti-pesticides ont perdu du soutien et recueilleraient moins de 50%. Le oui à la loi CO2 a aussi perdu du terrain mais restait majoritaire. Le peuple devrait par contre plébisciter les lois Covid-19 et sur le terrorisme. Verdict ce jour dans les urnes.

 

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Suisse

Le peuple accepte les mesures de prévention du terrorisme

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Le projet vise à réprimer le recrutement, la formation et le voyage en vue d'un acte terroriste, ainsi que les activités de financement. (Image d'illustration - ©Keystone/GAETAN BALLY)

La police pourra intervenir de manière préventive contre des personnes soupçonnées de terrorisme. Les Suisses ont accepté dimanche à 56,6% les mesures policières de lutte contre le terrorisme. Le soutien a été particulièrement fort en Suisse romande.

Les Valaisans ont été les plus grands partisans du projet, avec plus de 64,9% de "oui", suivi par les Fribourgeois (63,6%), les Neuchâtelois (62%) et les Jurassiens (61%). Vaud et Genève ont approuvé par respectivement 58,8% et 56% des voix. Le Jura bernois a dit oui à 60,6%, contre 54,8% pour l'ensemble du canton de Berne.

L'opposition est principalement venue des zones urbaines et de certaines régions rurales ou montagnardes alémaniques. Zurich a ainsi dit oui à 54,5%, alors que Bâle-Ville a été le seul canton à rejeter le texte.

Plusieurs cantons de Suisse centrale et orientale ont dit "oui" du bout des lèvres, comme Glaris, Schwytz, Uri ou les deux Appenzell. Les Rhodes-Intérieurs n'ont même approuvé le projet que par deux voix. Au total, plus de 1,8 million de votants ont accepté cette révision de la loi sur le terrorisme, alors près de 1,4 million l'ont rejetée.

Mesures préventives critiquées

Recrutement, formation et voyage en vue d'un acte terroriste devraient notamment être réprimés, tout comme les activités de financement. Les personnes soutenant des organisations criminelles ou terroristes pourront être punies d'une peine privative de liberté de dix ans au plus.

La campagne s'est surtout centrée sur les mesures préventives envers les terroristes présumés. Les individus représentant une menace mais ne pouvant faire l'objet d'une procédure pénale pourront, de manière préventive, être obligés de se présenter à un poste de police à des horaires déterminés, d'être confinés dans un périmètre déterminé, de ne pas quitter la Suisse ou de ne pas se rendre dans certains endroits.

Risque d'"arbitraire"

La gauche, le Parti pirate, les Vert'libéraux, les organisations de défense des droits humains, des experts en droit et des rapporteurs de l'ONU critiquaient une définition trop large du terrorisme et un risque d'arbitraire. Ils dénonçaient le fait que la plupart de ces mesures pourront s'appliquer à des adolescents dès 12 ans - et 15 ans pour l'arrêt domiciliaire.

Le Conseil fédéral et la majorité du camp bourgeois ont pour leur part assuré que ces mesures sont proportionnées, rappelant qu'elles existent déjà dans certains domaines, comme la lutte contre le hooliganisme. Elles respectent selon eux la Constitution fédérale, la Convention européenne des droits de l'homme et celle de l'ONU sur les droits de l'enfant et ne pourront être appliquées qu'en dernier recours.

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Suisse

Opposants à la loi Covid-19 défaits mais sur le pied de guerre

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Les Amis de la Constitution se disent déçus par l'échec de leur référendum, mais confiants pour les luttes à venir. (Image d'archives - ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Partis, économie et culture se réjouissent du "oui" du peuple à la loi Covid-19, qui sauve les aides financières à venir. Les Jeunes UDC vont récolter des signatures en faveur d'un nouveau référendum contre cette même loi, déjà soutenu par les Amis de la Constitution.

Ces derniers, qui avaient lancé le référendum de dimanche, se disent satisfaits que leur campagne "très forte" ait réveillé une bonne partie des Suisses, malgré la défaite dans les urnes. Contacté par Keystone-ATS, leur coprésident Werner Boxler assure que la lutte pour restaurer la souveraineté du peuple n'en est qu'à ses débuts.

"Nous sommes de toute façon du côté des gagnants, car nous avons pu mettre en place un mouvement citoyen indépendant fort de 10'000 membres", prêt à continuer la lutte pour la démocratie, a-t-il dit. Et d'annoncer que les Amis de la Constitution soutiendront le référendum contre les modifications de la loi Covid-19 datant de mars dernier, sur le certificat sanitaire et le traçage, notamment.

Le mouvement n'est en effet pas le seul à "s'offusquer de la politique de désinformation du Conseil fédéral" et à vouloir "rétablir le principe de subsidiarité". Les Jeunes UDC ont annoncé dimanche qu'ils allaient démarrer leur récolte de signatures pour ce deuxième référendum, se déclarant très optimistes.

Soutien pas acquis

Cette fois, les partisans de la loi ne pourront plus se cacher derrière les aides financières, souligne David Trachsel, leur président. Et de relever que la part du "non" à la loi Covid-19 ce dimanche est plus ample que prévu. "Il y a six semaines, le vote contre la loi concernait 27% de l'électorat, contre désormais 39%."

Interrogée, l'UDC n'a pas annoncé de soutien à ce nouveau référendum, précisant qu'elle se prononcerait en assemblée. Le parti ne peut que se réjouir du fait que les aides soient confirmées, a dit la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz. Il est cependant plus amer concernant le blanc-seing qui a été offert au Conseil fédéral. Divisée, l'UDC prônait la liberté de vote.

"Bête et systématique"

Du côté des partisans à la loi Covid-19, soit presque tous les partis, on salue le soutien massif du peuple à ces mesures financières. Les Suisses ont voté de façon "sage et efficace" en faveur d'une loi économique chargée de soutenir ceux qui en ont besoin, a résumé le conseiller aux Etats Philippe Bauer (PLR/NE).

Avec un "non" à la loi Covid-19, cette dernière aurait expiré d'ici le 30 septembre et les aides financières aussi, alors que de nouvelles aides seront très certainement nécessaires à l'avenir, a-t-il rappelé. Et d'ajouter que lancer "un nouveau référendum, c'est faire un usage bête et systématique des droits politiques".

Même son de cloche à gauche. En votant en faveur de la loi, la population a exprimé sa solidarité avec les entreprises et les industries touchées par la pandémie, a dit à Keystone-ATS Barbara Gysi, conseillère nationale st-galloise et vice-présidente du PS. Un autre référendum ne fera que renouveler la même expérience.

La culture rassurée

Les acteurs culturels respirent à pleins poumons après le "oui" net du peuple à la loi Covid-19. Les mesures de soutien sont nécessaires et contribuent à préserver la diversité culturelle en Suisse, a rappelé Alex Meszmer, du bureau de coordination de la task force culture et directeur de Suisseculture.

De nombreux événements ont dû être annulés pour cet été, et les offres ne commencent à reprendre que maintenant. "Nous prévoyons que le secteur de la culture ne reviendra à la normale qu'à l'été 2022 au plus tôt, si tout se passe comme prévu", a ajouté M. Meszmer. Dans cette optique, la loi Covid-19 assure une certaine sécurité pour de nombreux travailleurs culturels.

"Le certificat sanitaire est important pour de nombreux travailleurs culturels afin de pouvoir voyager à l'étranger", a-t-il aussi rappelé. Il ne doit toutefois en aucun cas être la seule solution pour le déroulement et la participation à des événements culturels.

Devant la justice

Comme dans le cas de la loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme, la loi Covid fait l'objet d'un nombre inhabituel de recours avant même la tenue du scrutin. Les Amis de la Constitution ont indiqué dimanche qu'ils suivraient de près la manière dont le Tribunal fédéral statuera juridiquement sur ces cas, espérant même une annulation et un report du scrutin.

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Suisse

Les Suisses enterrent la loi sur le CO2

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Les Suisses ont dit "non" à la nouvelle loi sur le CO2 qui devait permettre de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. (Image d'archives - ©KEYSTONE/TI-PRESS/FRANCESCA AGOSTA)

Les Suisses ne veulent pas de taxes incitatives pour lutter contre le réchauffement climatique. La loi sur le CO2 a été rejetée dimanche par 51,6% des votants. Seuls cinq cantons, dont trois romands, l'ont acceptée. Le résultat révèle un fossé ville-campagne.

Le soutien des centres urbains n'a pas suffi à contrer l'opposition des régions rurales. Au final, environ 1,671 million de Suisses ont glissé un "non" dans l'urne, contre quelque 1,56 million de "oui".

La nouvelle loi enregistre son meilleur score à Bâle-Ville, où elle a été acceptée par 66,6% des votants. Genève l'a plébiscitée à 61,4% et Zurich à 55,4%. Le canton de Vaud l'approuve à 53,2%, les grandes villes faisant la différence, tout comme à Neuchâtel, où le chef-lieu et la Chaux-de-Fonds ont contribué au "oui" de 52,6%.

A l'inverse, le Valais rejette la loi par 60,9%, le Jura par 58,2% et Fribourg par 55,6% des voix. Au Tessin, le taux de voix négatives se monte à 55,5%. Berne dit "non" à 51,5%. Le Jura bernois s'est ainsi très nettement opposé au projet par 62,7% des voix tandis que la ville de Berne l'a soutenu à 77,5% et celle de Bienne à 63,9%.

Le rejet le plus fort vient de Schwyz avec 65,5%. A Glaris, Obwald, Nidwald, Uri et Appenzell Rhodes-intérieures, l'opposition dépasse aussi les 60%.

Sondages trompeurs

Donnée gagnante par les sondages au départ - avec plus de 60% d'intentions de vote favorables, la loi a perdu des partisans au fil des semaines. Les arguments financiers avancés par les opposants ont fait pencher la balance dans une période de crise marquée par le coronavirus. Le débat émotionnel sur les initiatives anti-pesticides a aussi éclipsé le problème de l'urgence climatique.

Fruit d'un large compromis et d'une longue bataille au Parlement, la loi sur le CO2 disposait pourtant du soutien de tous les partis à l'exception de l'UDC. Elle devait permettre à la Suisse de réduire d'ici à 2030 ses émissions de CO2 de moitié par rapport au niveau de 1990, conformément à l'Accord de Paris sur le climat.

Sans cette révision, il sera désormais difficile pour la Suisse de diminuer efficacement ses émissions de gaz à effet de serre et de parvenir à ses objectifs climatiques. Elle disposera également de moins de moyens financiers pour investir dans les mesures de protection du climat.

Avions plus cher

Le texte fixait une série d'incitations financières, d'investissements et de programmes d'innovation. Il introduisait entre autres une taxe sur les billets d'avion de 30 à 120 francs selon le vol, une hausse de la taxe sur les combustibles fossiles et une hausse jusqu'à 12 centimes du prix du litre d'essence.

Les recettes de ces taxes auraient été en partie redistribuées à la population et aux entreprises, et en partie affectées à un fonds pour le climat qui devait être créé. Son objectif était d'encourager les programmes en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

Impact sur le porte-monnaie

Le référendum a été lancé par un comité économique défendu principalement par la branche pétrolière et automobile, ainsi que l'USAM, le Centre patronal et GastroSuisse. Pour eux, la loi ne parlait que d'argent et d'interdictions alors que la politique climatique suisse est exemplaire.

Les charges supplémentaires auraient pesé lourdement sur les revenus faibles et moyens. Les habitants des régions rurales et des zones périphériques ou de montagne qui dépendent de leur voiture en payeraient le prix, ont-ils argué.

Pour le Conseil fédéral, au contraire, des changements climatiques non maîtrisés engendreront des coûts nettement supérieurs à ceux des mesures destinées à protéger l'environnement.

Les deux camps se sont aussi lancés dans une guerre des chiffres. D'après les opposants, la loi sur le CO2 aurait coûté 30 à 40 milliards à la collectivité et à l’économie et la charge supplémentaire pour une famille de quatre personnes aurait été d'au moins 1500 francs par an.

Selon l'Office fédéral de l'environnement, la facture annuelle se serait montée à 100 francs pour un ménage moyen, grâce aux redistributions et aux économies.

Autre camp

Le camp du "non" comptait un autre comité, de gauche cette fois, composé de certains groupes régionaux, romands surtout, de la Grève du Climat. D'après lui, la loi sur le CO2 était insuffisante. Elle mettait en outre hors de portée toute politique climatique sociale et cohérente.

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Votations fédérales du 13 juin 2021

Les résultats des 5 objets de votation du jour, canton par canton

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Ce dimanche 13 juin 2021, les citoyens et citoyennes suisses se prononceront sur les cinq objets fédéraux suivants: "Pour une eau potable propre et une alimentation saine", "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse", "Loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l'épidémie Covid-19", Loi sur le CO2" et la "Loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). (image d'illustration - @KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Ce dimanche 13 juin, les Suisses se prononcent sur les initiatives "pour une eau potable propre" et "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse", ainsi qu'à propos des lois Covid-19, sur le terrorisme et sur le CO2.


Le réservoir d'eau potable de la ville de Zurich (image d'archive - @KEYSTONE/GAETAN BALLY)


Un tracteur pulvérise du pesticide sur son champs de salades dans une ferme à Birmenstorf (image d'illustration - ©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)


Une serveuse range les chaises dans le Restaurant de la Cigogne avant la fermeture lors de la crise du Coronavirus le dimanche 1 novembre 2020 à Delémont. (image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)


Une raffinerie d'où s'échappe une lourde fumée noire à Collombey. (image d'archive - ©KEYSTONE/MAXIME SCHMID)


Un policier de la Police Cantonale tessinoise positionné sur une route fermée à Bellinzone. (image d'illustration - ©KEYSTONE/TI-PRESS/CARLO REGUZZI)

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