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Votations fédérales du 13 juin 2021

Suivez la journée de votation du 13 juin 2021, minute par minute

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Le 13 juin 2021 le citoyennes et les citoyens suisses vont voter sur cinq objets : Initiative populaire pour une eau potable propre et une alimentation saine, Initiative populaire "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse", Loi sur le CO2, Loi COVID-19, Loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). (image d'illustration - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Ce dimanche 13 juin, les Suisses se prononcent sur les initiatives "pour une eau potable propre" et "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse", ainsi qu'à propos des lois Covid-19, sur le terrorisme et sur le CO2.

Selon les derniers sondages Tamedia et SSR, les deux initiatives anti-pesticides ont perdu du soutien et recueilleraient moins de 50%. Le oui à la loi CO2 a aussi perdu du terrain mais restait majoritaire. Le peuple devrait par contre plébisciter les lois Covid-19 et sur le terrorisme. Verdict ce jour dans les urnes.

 

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Suisse

Les Suisses ont voté avec leur porte-monnaie, selon la presse

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Les arguments économiques avancés par les opposants à la loi sur le CO2 ont convaincu une majorité de citoyens, en particulier dans les régions périphériques où la voiture est indispensable, notent plusieurs médias. (Image d'archives - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

En rejetant la loi sur le CO2, les Suisses ont voté avec leur porte-monnaie, note la presse lundi. Elle souligne le fossé entre les villes et les campagnes. Il devra être pris en compte pour élaborer de nouvelles solutions, qu'il faudra proposer rapidement.

"Les Suisses ont mal au porte-monnaie et sans doute bien davantage que les politiques ont pu le penser", écrit le Nouvelliste. Et d'ajouter que le slogan de l'UDC "Avant la fin du monde, la fin du mois", est devenu un parfait résumé de la réalité que semblent vivre les citoyens.

"Ce sont surtout les instruments choisis, perçus comme une menace sur les finances des ménages, qui n’ont pas séduit les citoyens", abonde Arcinfo. La Tribune de Genève et 24 heures soulignent également que "la population vote avant tout avec le porte-monnaie" et elle veut "des solutions pratiques et adaptées à différents lieux et modes de vie".

Une majorité de la population a refusé d'être pénalisée parce qu'elle habite dans une commune mal desservie par les transports publics ou parce qu'elle se chauffe au mazout, fait écho La Liberté.

Fossé villes-campagnes

Le journal fribourgeois relève qu'en ayant su dévier le débat de l'urgence climatique vers les implications financières, l'UDC, seul parti opposé à la loi, a engrangé un "succès retentissant"; un détournement de l'attention aussi pointé du doigt par le Journal du Jura. Le Quotidien Jurassien souligne aussi "l'adroite campagne" menée par les opposants qui a conduit au "non" du peuple, "effrayé par l'épouvantail des taxes plutôt que séduit par les incitations financières récompensant les comportements respectueux du climat".

A l'instar d'autres médias, Le Temps pointe le "profond fossé" que la votation a creusé entre "les campagnes, qui ont eu le sentiment de payer l'essentiel de la facture, et les villes".

Pour le journal lémanique, le monde paysan, ulcéré par des attaques qu'il a perçues comme visant son travail, "a fait de la loi sur le CO2 la victime collatérale des initiatives anti-pesticides". La mobilisation du milieu paysan et des zones rurales, échaudés par une campagne sur les pesticides particulièrement tendue, a pesé lourd dans la balance, abonde Arcinfo.

Pour le Journal du Jura, "le Conseil fédéral ferait bien de porter un peu plus d’attention au calendrier des objets qu’il met en votation" car "il ne fait guère de doute" que les initiatives phytos, qui avaient peu de chances d'être acceptées, ont contribué, par effet d'amalgame, à faire échouer la loi sur le CO2.

De nouveaux instruments, rapidement

Pour la RTS Radio, "cet échec est aussi une remise en cause du principe des taxes d'incitation qui s'attaquent directement à des manières de vivre, précisément différentes en ville et à la campagne".

Il faudra donc tenir compte "de la Suisse des champs" pour ficeler un nouveau paquet, ajoute-t-elle. Et il en faudra un rapidement, soulignent plusieurs médias, rappelant que la Suisse a signé l'Accord de Paris, s'engageant ainsi à réduire ses émissions de CO2 d'au moins 50% d'ici 2030.

Pour ce faire, de nouveaux instruments devront être élaborés. Les citoyens ayant montré qu'ils n'avaient pas l'intention d'assumer seuls les coûts de la politique climatique, il faudra certainement élargir le cercle des taxés à l'industrie, avance le Nouvelliste. Pour 24 heures et la Tribune de Genève, il s'agira de trouver "une construction plus simple", la "logique des petits pots - une taxe par ci, une redistribution par là", n'ayant pas convaincu.

Les deux journaux ajoutent que, pour ce nouveau compromis, "la droite tient le couteau par le manche" et les grévistes du climat n'auront que peu de poids.

Les référendaires de gauche, qui ont annoncé une nouvelle initiative qui inclut la finance, "vont devoir remonter le courant", écrit pour sa part le Courrier. S'il salue cette volonté, le journal constate que, ce week-end, "l’horloge du compte à rebours climatique a avancé vers la sonnerie d’alerte".

"Coup de marteau"

Outre-Sarine, la presse dresse un constat similaire. Le débat sur la loi sur le CO2 a été dominé par la question du porte-monnaie et le fait que la Suisse et particulièrement les régions alpines soient touchées par le réchauffement climatique est passé au second plan, écrit la NZZ. Ce rejet est "un coup de marteau pour la politique suisse". Pour le journal zurichois, la balle est désormais dans le camp des opposants qui doivent présenter un plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon plus élégante.

Le Blick relève que si tout le monde est favorable à la protection de l'environnement, quand cela devient concret, chacun trouve un argument pour refuser. Si le projet était équilibré, il était aussi empreint de bureaucratie, ce qui a permis aux opposants de mener une campagne de peur efficace, ajoute le journal. Et de pointer également la naïveté d'une partie de la jeunesse climatique qui a contribué à faire échouer la loi en pensant qu'elle serait remplacée par une plus stricte.

Après dimanche, deux Suisses se font face, qui ne se comprennent pas et ne se parlent pas, écrit le Tages-Anzeiger, soulignant qu'il est remarquable qu'une telle déconnexion ait pu avoir lieu dans un pays si petit. La pandémie et le repli sur soi qu'elle a entraîné ont probablement joué un rôle. Et d'appeler à davantage de dialogue pour trouver un nouveau compromis car, une chose est claire, il faut une solution climatique.

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Suisse

Remettre l'ouvrage sur le métier, place financière dans le viseur

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La loi sur le CO2 n'a pas été du goût des Suisses. (Image d'archives - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les partisans de la loi sur le CO2 ont appelé dimanche à remettre l'ouvrage sur le métier pour respecter l'accord de Paris. La place financière est notamment dans le viseur. Pour les opposants, la loi était soit superflue soit allait dans la mauvaise direction.

Les arguments des coûts pour les ménages et des interdictions concernant notamment les chauffages à mazout et au gaz ont à l'évidence pesé dans la balance, constate avec regret Cristina Gaggini, directrice romande d'economiesuisse, engagée pour le oui.

Pour l'UDC, qui avait lancé le référendum avec la Grève du climat, les arguments selon lesquels un "oui" entraînerait une hausse des prix pour les automobilistes, le chauffage et les vacances ont été décisifs. "Ce qui est déjà prévu suffira pour que la Suisse respecte ses engagements internationaux", a assuré le conseiller national Pierre-André Page (FR).

"Cette loi allait dans la mauvaise direction: elle ciblait les individus et laissait de côté les grands pollueurs", a estimé pour sa part Franziska Meinherz, du comité référendaire pour une écologie sociale.

Exempter certaines entreprises

Du côté des partisans du oui, economiesuisse demande désormais que soient incluses dans le prochain texte discuté au Parlement les réserves émises par la population, et donc qu'on mise davantage sur les incitations positives au lieu d'augmenter la taxe sur le CO2.

Elle insiste sur le fait que doit être gardée la possibilité pour certaines entreprises d'être exemptées de la taxe en question et qu'il faut élargir la possibilité de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l'étranger.

Place financière

Le WWF, dans le comité pour le oui, entend de son côté s'engager pour des mesures dans différents secteurs, comme la place financière, le trafic aérien ou l'agriculture. Elle évoque aussi l'élaboration d'un "plan d'urgence pour lutter contre la crise climatique".

La large alliance qui soutenait la loi "constitue une base solide pour former une coalition volontaire associant une grande partie de la population", pense l'ONG. Sa mission sera de "faire avancer la cause d'un abandon rapide du pétrole et du gaz".

Les Verts, pour qui les compagnies pétrolières et gazières et leur lobby au sein de l'UDC et du PLR ont empêché un oui, et le PS ont aussi dans le viseur la place financière suisse. Selon la coprésidente du PS, Mattea Meyer, qui s'exprimait sur Blick TV, ce secteur est "la principale cause de la crise climatique".

Le PS et les Verts espèrent que le PLR et le Centre offriront leur soutien pour rendre cette place plus verte. Les Verts et l'Alliance climatique comptent lancer une initiative commune en ce sens.

La place financière suisse est aussi dans le viseur de la Grève du climat, pour qui une politique écologiste doit impérativement aller de pair avec une politique sociale.

En attendant, le résultat de dimanche ralentit massivement la protection du climat, déplorent les Verts, comme l'Union syndicale suisse (USS). Le Centre, pour qui le vote le même jour sur les deux initiatives anti-pesticides a peut-être été fatal à la loi sur le CO2, reconnaît aussi la nécessité d'agir.

PLR pointé du doigt

Un parti, le PLR, qui avait annoncé un tournant vers plus d'écologie et défendait le oui, est montré du doigt. Pour sa présidente Petra Gössi, le projet de compromis élaboré avec les partis bourgeois est probablement allé trop loin pour la population. Aux yeux du PLR, c'est aux Verts de "prendre leurs responsabilités et proposer des solutions qui puissent convaincre une majorité."

Pour la conseillère nationale verte Delphine Klopfenstein Broggini (GE), qui s'exprimait sur la RTS, le résultat de dimanche montre au contraire clairement que "le PLR n'a pas réussi à convaincre son propre électorat". Pour le politologue Claude Longchamp, la question va se poser pour le PLR de savoir quelle direction il devra prendre à l'avenir, a-t-il déclaré sur Blick TV.

Mesures repoussées

"Très déçue", l'ATE fustige le lobby du pétrole et ses "acolytes de l'UDC", qui sont "parvenus à discréditer une loi pourtant très équilibrée par une campagne honteuse, fondée sur la peur".

Elle regrette particulièrement que des mesures en matière de politique des transports ne puissent être appliquées immédiatement, notamment la taxe sur les billets d'avion ou le financement du développement des trains de nuit.

L'USS souligne que les conséquences du réchauffement frapperont avant tout les personnes à bas et moyens revenus. Elle relève le "rôle central de la question sociale". Pour elle, la transition vers une économie plus respectueuse de l'environnement devra mieux tenir compte du pouvoir d'achat. "Toute taxe incitative doit ainsi être autant que possible redistribuée", estime-t-elle.

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Suisse

Les deux initiatives anti-pesticides clairement rejetées

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Le peuple a nettement rejeté les deux "initiatives phytos". (Image d'archives - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'usage des pesticides ne sera pas drastiquement limité dans l'agriculture suisse. Le peuple a clairement rejeté dimanche les deux initiatives phytos lancées par des comités citoyens. Les villes ont voté plutôt pour, les campagnes contre.

Les deux initiatives réclamaient des mesures strictes pour réduire les pesticides dans l'environnement, soulignant les dangers qu'ils représentent pour la santé et la nature. L'une demandait l'interdiction pure et simple des pesticides de synthèse, tandis que l'autre intitulée "Pour une eau potable propre et une alimentation saine" voulait durcir les conditions donnant droit aux paiements directs.

Au final, ni l'une ni l'autre n'a obtenu l'aval du peuple. Tant l'initiative interdisant les pesticides de synthèse que celle "Pour une potable propre" ont été balayées par 60% des voix. Bâle-Ville est le seul canton à avoir dit deux fois oui.

Au total, 1,9 million de citoyens ont glissé un non. Le oui n'a récolté que 1,2 million de voix. La participation s'est élevée à près de 60% des votants.

Le record du non en Valais

Les cantons romands ont tous rejeté les deux textes, dans un vote groupé relativement similaire. Parmi les plus fervents opposants, le Valais figure en tête avec 78,2% de non sur l'Initiatiave Pour une eau propre, et 76,9% sur celle sur les pesticides de synthèse. C'est le record national.

Il est suivi par le Jura (69,2%/67,1%), Fribourg (68,7%/67%), Vaud (66%/62,7%) et Neuchâtel (61,4%/57,3%). Genève ferme la marche avec un petit non légèrement supérieur à la majorité (53,1%/50,6%).

En Suisse alémanique, Bâle-Ville sauve l'honneur des initiants avec un double oui de 58,7% et 57,1%. Tous les autres ont refusé les deux textes. Dans le canton de Zurich, le rejet l'a emporté par deux fois dans une proportion d'un peu plus de 50% et à Berne de 59%. En Suisse centrale (NW, OW, AI, UR, SZ), le front du non a varié entre 70 et 75%.

Fossé villes-campagnes

Seules les grandes villes se sont montrées favorables aux deux initiatives. En moyenne, le oui est d'environ 60% dans les communes de plus de 50'000 habitants. Il dépasse cette barre à Berne Zurich et Bâle. Il est au-dessus de 50% à Lausanne et Genève.

Le non l'emporte en revanche dans les communes de plus petite taille et dépasse les 70% dans les communes de moins de 1000 habitants. A Bourg-Saint-Pierre (VS), qui compte environ 200 habitants, c'est presque un non à l'unanimité (95,8%). Les quelque 40 habitants de Berken (BE) ont eux tous glissé un non dans l'urne sur l'initiative contre les pesticides de synthèse.

Pronostics confirmés

Les résultats confirment les pronostics des sondages qui donnaient d'abord les initiatives phytos légèrement en tête puis en recul constant au fil d'une campagne très polarisée, voire agressive. Le monde agricole a dans sa grande majorité martelé que ces deux textes menaçaient leurs exploitations.

Ils auraient été difficiles à mettre en œuvre pour certains secteurs comme l'élevage de volailles ou de porcs ou les producteurs de fruits. La production agricole indigène aurait chuté, les prix augmentés et l'objectif vers une production plus écologique n'aurait pas été garanti. Le Conseil fédéral et le Parlement se sont aussi opposés aux deux initiatives.

Pour le gouvernement, des mesures ont été prises depuis plus de 20 ans pour réduire les pesticides dans l'environnement. Il a encore mis en consultation récemment un paquet d’ordonnances pour protéger les eaux. Objectif: réduire les risques liés aux produits phytosanitaires de moitié d’ici 2027 par rapport à la moyenne de 2012 à 2015.

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Suisse

Le peuple accepte les mesures de prévention du terrorisme

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Le projet vise à réprimer le recrutement, la formation et le voyage en vue d'un acte terroriste, ainsi que les activités de financement. (Image d'illustration - ©Keystone/GAETAN BALLY)

La police pourra intervenir de manière préventive contre des personnes soupçonnées de terrorisme. Les Suisses ont accepté dimanche à 56,6% les mesures policières de lutte contre le terrorisme. Le soutien a été particulièrement fort en Suisse romande.

Les Valaisans ont été les plus grands partisans du projet, avec plus de 64,9% de "oui", suivi par les Fribourgeois (63,6%), les Neuchâtelois (62%) et les Jurassiens (61%). Vaud et Genève ont approuvé par respectivement 58,8% et 56% des voix. Le Jura bernois a dit oui à 60,6%, contre 54,8% pour l'ensemble du canton de Berne.

L'opposition est principalement venue des zones urbaines et de certaines régions rurales ou montagnardes alémaniques. Zurich a ainsi dit oui à 54,5%, alors que Bâle-Ville a été le seul canton à rejeter le texte.

Plusieurs cantons de Suisse centrale et orientale ont dit "oui" du bout des lèvres, comme Glaris, Schwytz, Uri ou les deux Appenzell. Les Rhodes-Intérieurs n'ont même approuvé le projet que par deux voix. Au total, plus de 1,8 million de votants ont accepté cette révision de la loi sur le terrorisme, alors près de 1,4 million l'ont rejetée.

Mesures préventives critiquées

Recrutement, formation et voyage en vue d'un acte terroriste devraient notamment être réprimés, tout comme les activités de financement. Les personnes soutenant des organisations criminelles ou terroristes pourront être punies d'une peine privative de liberté de dix ans au plus.

La campagne s'est surtout centrée sur les mesures préventives envers les terroristes présumés. Les individus représentant une menace mais ne pouvant faire l'objet d'une procédure pénale pourront, de manière préventive, être obligés de se présenter à un poste de police à des horaires déterminés, d'être confinés dans un périmètre déterminé, de ne pas quitter la Suisse ou de ne pas se rendre dans certains endroits.

Risque d'"arbitraire"

La gauche, le Parti pirate, les Vert'libéraux, les organisations de défense des droits humains, des experts en droit et des rapporteurs de l'ONU critiquaient une définition trop large du terrorisme et un risque d'arbitraire. Ils dénonçaient le fait que la plupart de ces mesures pourront s'appliquer à des adolescents dès 12 ans - et 15 ans pour l'arrêt domiciliaire.

Le Conseil fédéral et la majorité du camp bourgeois ont pour leur part assuré que ces mesures sont proportionnées, rappelant qu'elles existent déjà dans certains domaines, comme la lutte contre le hooliganisme. Elles respectent selon eux la Constitution fédérale, la Convention européenne des droits de l'homme et celle de l'ONU sur les droits de l'enfant et ne pourront être appliquées qu'en dernier recours.

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Suisse

Opposants à la loi Covid-19 défaits mais sur le pied de guerre

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Les Amis de la Constitution se disent déçus par l'échec de leur référendum, mais confiants pour les luttes à venir. (Image d'archives - ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Partis, économie et culture se réjouissent du "oui" du peuple à la loi Covid-19, qui sauve les aides financières à venir. Les Jeunes UDC vont récolter des signatures en faveur d'un nouveau référendum contre cette même loi, déjà soutenu par les Amis de la Constitution.

Ces derniers, qui avaient lancé le référendum de dimanche, se disent satisfaits que leur campagne "très forte" ait réveillé une bonne partie des Suisses, malgré la défaite dans les urnes. Contacté par Keystone-ATS, leur coprésident Werner Boxler assure que la lutte pour restaurer la souveraineté du peuple n'en est qu'à ses débuts.

"Nous sommes de toute façon du côté des gagnants, car nous avons pu mettre en place un mouvement citoyen indépendant fort de 10'000 membres", prêt à continuer la lutte pour la démocratie, a-t-il dit. Et d'annoncer que les Amis de la Constitution soutiendront le référendum contre les modifications de la loi Covid-19 datant de mars dernier, sur le certificat sanitaire et le traçage, notamment.

Le mouvement n'est en effet pas le seul à "s'offusquer de la politique de désinformation du Conseil fédéral" et à vouloir "rétablir le principe de subsidiarité". Les Jeunes UDC ont annoncé dimanche qu'ils allaient démarrer leur récolte de signatures pour ce deuxième référendum, se déclarant très optimistes.

Soutien pas acquis

Cette fois, les partisans de la loi ne pourront plus se cacher derrière les aides financières, souligne David Trachsel, leur président. Et de relever que la part du "non" à la loi Covid-19 ce dimanche est plus ample que prévu. "Il y a six semaines, le vote contre la loi concernait 27% de l'électorat, contre désormais 39%."

Interrogée, l'UDC n'a pas annoncé de soutien à ce nouveau référendum, précisant qu'elle se prononcerait en assemblée. Le parti ne peut que se réjouir du fait que les aides soient confirmées, a dit la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz. Il est cependant plus amer concernant le blanc-seing qui a été offert au Conseil fédéral. Divisée, l'UDC prônait la liberté de vote.

"Bête et systématique"

Du côté des partisans à la loi Covid-19, soit presque tous les partis, on salue le soutien massif du peuple à ces mesures financières. Les Suisses ont voté de façon "sage et efficace" en faveur d'une loi économique chargée de soutenir ceux qui en ont besoin, a résumé le conseiller aux Etats Philippe Bauer (PLR/NE).

Avec un "non" à la loi Covid-19, cette dernière aurait expiré d'ici le 30 septembre et les aides financières aussi, alors que de nouvelles aides seront très certainement nécessaires à l'avenir, a-t-il rappelé. Et d'ajouter que lancer "un nouveau référendum, c'est faire un usage bête et systématique des droits politiques".

Même son de cloche à gauche. En votant en faveur de la loi, la population a exprimé sa solidarité avec les entreprises et les industries touchées par la pandémie, a dit à Keystone-ATS Barbara Gysi, conseillère nationale st-galloise et vice-présidente du PS. Un autre référendum ne fera que renouveler la même expérience.

La culture rassurée

Les acteurs culturels respirent à pleins poumons après le "oui" net du peuple à la loi Covid-19. Les mesures de soutien sont nécessaires et contribuent à préserver la diversité culturelle en Suisse, a rappelé Alex Meszmer, du bureau de coordination de la task force culture et directeur de Suisseculture.

De nombreux événements ont dû être annulés pour cet été, et les offres ne commencent à reprendre que maintenant. "Nous prévoyons que le secteur de la culture ne reviendra à la normale qu'à l'été 2022 au plus tôt, si tout se passe comme prévu", a ajouté M. Meszmer. Dans cette optique, la loi Covid-19 assure une certaine sécurité pour de nombreux travailleurs culturels.

"Le certificat sanitaire est important pour de nombreux travailleurs culturels afin de pouvoir voyager à l'étranger", a-t-il aussi rappelé. Il ne doit toutefois en aucun cas être la seule solution pour le déroulement et la participation à des événements culturels.

Devant la justice

Comme dans le cas de la loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme, la loi Covid fait l'objet d'un nombre inhabituel de recours avant même la tenue du scrutin. Les Amis de la Constitution ont indiqué dimanche qu'ils suivraient de près la manière dont le Tribunal fédéral statuera juridiquement sur ces cas, espérant même une annulation et un report du scrutin.

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