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Vaud

2019: année des 10 ans de la mort de Chessex

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Jean et François Chessex, les fils de Jacques Chessex, lors d'une conférence de presse sur les manifestations à l'occasion des dix ans de la disparition de l'écrivain vaudois. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pour les dix ans de la mort de Jacques Chessex, ses deux fils Jean et François ont présenté vendredi différents évènements qui vont marquer 2019. Parution d'inédits, spectacle, site internet, film, colloque, balades: l'écrivain vaudois sort d'un relatif purgatoire.

Lors d'une conférence de presse au Théâtre du Lapin Vert à Lausanne, là où Jacques Chessex a lui-même lu des poèmes dans sa jeunesse, les deux fils ont souligné que leur père, qui aurait 85 ans aujourd'hui, "devrait être encore avec nous". L'émotion était palpable, malgré les années écoulées.

Une association

Beaucoup de tiers s'intéressent à l'auteur de "L'Ogre" ou de "La Confession du pasteur Burg". "Nous avons pris le soin de laisser les autres artistes se débrouiller avec cette oeuvre", explique François Chessex. Depuis dix ans, il y a eu des traductions, des parutions de correspondances, des projets au théâtre, note Jean Chessex.

A l'approche du dixième anniversaire du décès, les deux fils ont fondé l'association Chessex19, dont ils sont président et vice-président. Un programme des manifestations est disponible, notamment sur le site www.jacqueschessex.ch. Vendredi soir, un spectacle est donné au Lapin Vert avec des textes lus par Jacques Roman et des interludes musicaux de Moncef Genoud.

Faire rayonner l'oeuvre

Un livre sort ces jours: "Dire la gloire et la menace". Paru aux Editions de l'Aire, il rassemble une trentaine de chroniques que l'écrivain a données au journal L'Hebdo, entre 2000 et 2001.

"Ces chroniques n'ont pas pris une ride, comme chaque ligne de Jacques Chessex", affirme Isabelle Falconnier, ancienne journaliste du magazine. Elle se félicite ainsi "de dynamiser l'héritage" de l'auteur afin que l'oeuvre puisse "rayonner". "Ce sont des déclarations d'amour à des artistes", avec un ton unique, selon la déléguée à la politique du livre de la ville de Lausanne.

Une balade et un banc à Ropraz

Responsable de l'Aire, Michel Moret souligne qu'il y a aussi dans l'ouvrage "la part du polémiste". Celle de la "vie bouillante et passionnée" de Jacques Chessex qui n'était pas "un tiède", rappelle-t-il.

D'autres évènements sont à mentionner. A Ropraz (VD), une balade avec "une halte Jacques Chessex" va voir le jour en fin d'année. Soit, tout simplement, un banc tourné vers le paysage que l'écrivain aimait contempler, avec de la documentation à disposition, explique Alain Gilliéron, animateur du centre culturel de L'Estrée.

Nouvelles inédites

Un recueil de nouvelles partiellement inédites devrait paraître cette année aux Editions Grasset, alors qu'une Journée d'études est agendée le 17 mai. Celle-ci sera ouverte à tous, même si elle se tient à l'Université de Lausanne.

Interrogé sur l'héritage de l'écrivain, les fils ont indiqué qu'il y avait des poèmes épars, "des choses un peu particulières, soit à l'état de projet largement avancé, soit à l'état de manuscrit à ne jamais publier", mais qui n'a pas été détruit, note François Chessex. Un texte sur le blues se révèle aussi "délicat (à traiter) au niveau du contenu" puisqu'il contient près de 700 fois le mot "nègre".

Prix Goncourt

Pour mémoire, Jacques Chessex est décédé brutalement le 9 octobre 2009 alors qu'il participait à Yverdon à un débat sur son oeuvre. Il est à ce jour le seul lauréat suisse du prix Goncourt, en 1973 pour "L'Ogre". Poète, critique, romancier, professeur de lettres à Lausanne, il a laissé une oeuvre considérable. Né à Payerne, il est enterré à Ropraz où il vivait depuis 1978.

www.jacqueschessex.ch

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Vaud

Décision belge saluée par le canton de Vaud

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"La Belgique a reconnu qu’elle a fait une extension géographique erronée", a indiqué à Keystone-ATS le conseiller d’Etat Philippe Leuba, en charge de l’économie vaudoise. (Image d'archive - ©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)
Le canton de Vaud se réjouit de la décision de la Belgique de l’exclure, ainsi que le Valais, dès mercredi de la liste rouge des pays où il est interdit de voyager en raison du coronavirus. "Nous sommes très contents du résultat obtenu, notamment pour le tourisme", a déclaré Philippe Leuba mardi soir.

"La Belgique a reconnu qu’elle a fait une extension géographique erronée", a indiqué à Keystone-ATS le conseiller d’Etat Philippe Leuba, en charge de l’économie vaudoise. "Ignazio Cassis et le Département des affaires étrangères ont fait preuve d’une réactivité fantastique pour transmettre les chiffres vaudois et valaisans à la Belgique. Nous remercions cette dernière de s’y être fiée", a-t-il ajouté.

Rebecca Ruiz, ministre de la santé et Philippe Leuba avaient en effet fait remarquer dimanche que sur 14 jours le taux de contamination était de 10 nouveaux cas pour 100'000 habitants en Valais, de 23 dans le canton de Vaud, soit presque la moitié moins qu’en Belgique (44). Genève se situe lui à 90. C’est sur ce dernier chiffre que Bruxelles s’était basée.

"Cette action très rapide a permis de limiter les effets économiques de l’annonce belge de samedi. J’avais déjà eu au téléphone un certain nombre d’hôteliers des Alpes vaudoises, notamment le syndic de Leysin, qui m’annonçaient que des Belges étaient en train de décommander", a raconté le ministre.

"La position du plat pays qui faisait une sorte d’amalgame n’était pas justifiée. Il n’y a donc pas de risque que ce précédent soit repris par d’autres pays d’Européens, une autre crainte que nous avions" s’est réjoui le conseiller d’Etat.

>>A lire également: Bruxelles retire le Valais et Vaud de sa liste rouge
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Suisse

Bruxelles retire le Valais et Vaud de sa liste rouge

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La Belgique retire les cantons du Valais et de Vaud de sa liste rouge du point de vue infections au coronavirus. (Image d'archives - ©KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)
La Belgique retire dès mercredi les cantons de Vaud et du Valais de sa liste des régions d'Europe où les voyages touristiques ne sont plus autorisés en raison du rebond de Covid-19. Genève y figure en revanche encore.

Dans un tweet diffusé mardi soir, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Ignazio Cassis se dit "ravi et soulagé que la Belgique adapte ses recommandations de voyage. Le Valais et Vaud passent au vert". Le conseiller fédéral ajoute: "Je me félicite de cette décision prise par la cellule d’évaluation belge Celeval et souhaite de belles vacances aux Belges qui ont prévu de se rendre en Suisse".

Les cantons de Vaud, du Valais et de Genève figuraient depuis samedi sur le site du ministère belge des affaires étrangères. Les personnes rentrant en Belgique en provenance de ces cantons devaient se soumettre à un dépistage et une quarantaine. Indignés, plusieurs politiciens cantonaux et fédéraux ont prié Berne de réagir. En Belgique aussi, certains politiciens ont exprimé leur étonnement.

"Possible adaptation"

Lundi, l'agence d'informations belga annonçait qu'un groupe d'experts devait discuter d'une possible adaptation du système de codes de couleur rouge, orange et vert pour les voyages. Le système actuel est source de frustration, tant pour les voyageurs que pour les pays dont la couleur change.

Le DFAE était entré en contact avec la Belgique avant l'entrée en vigueur de la mesure. Il a notamment demandé quels critères épidémiologiques étaient utilisés pour mettre l'un ou l'autre pays sur la liste à risque. Le DFAE a également contacté d'autres autorités européennes afin de réagir rapidement si des décisions touchent le pays.

Autres régions concernées

A la mi-juillet, la Belgique avait temporairement considéré le Tessin comme une zone à risque. Bruxelles classait le canton dans la catégorie "orange". Après des protestations de ce canton auprès du DFAE, Bruxelles avait fait marche arrière.

Les autres régions rajoutées samedi sur la liste des endroits où la Belgique n'autorise plus les voyages touristiques sont la Mayenne, en France, tout comme plusieurs parties de la Bulgarie et de la Roumanie.

En Espagne, la Navarre est désormais elle aussi sur liste rouge où elle côtoie l'Aragon, et les régions de Barcelone et Lleida en Catalogne.

En France, plusieurs départements intègrent la liste orange où les voyageurs sont invités à faire preuve d'une vigilance accrue. Il en est ainsi pour la région du Nord (Nord-Pas de Calais), le Haut-Rhin, et la Haute-Savoie qui rejoignent donc l'Ile de France (excepté le département de Seine-et-Marne qui repasse en vert) et le Pays de la Loire qui étaient déjà et restent en zone orange.

>>A lire également: Décision belge saluée par le canton de Vaud
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Vaud

Un blessé suite à un incident chimique au data center de Gland

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L'ouvrier blessé a été héliporté aux HUG. Sa vie n'est pas en danger. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Un incident chimique s'est produit lundi vers 16h00 au data center de Gland (VD). Deux ouvriers ont mélangé du chlore et de l’acide sulfurique. Suite à la fuite d'un mélange gazeux, l'un d'eux a été blessé au visage et héliporté aux HUG. Sa vie n'est pas en danger.

Les deux ouvriers ont mélangé du chlore et de l’acide sulfurique dans le sous-sol d'un bâtiment abritant des serveurs informatiques. "Cela a créé une réaction chimique", a déclaré mardi Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale, confirmant une information du quotidien La Côte.

"Il n'y a pas eu besoin d'évacuer le bâtiment", a relevé M. Sauterel. "Hormis ces deux ouvriers, personne n’a été mis en danger".

Les pompiers sont intervenus en tenue de protection pour évacuer le produit et ventiler les lieux. L'enquête établira pourquoi les deux ouvriers n'ont pas respecté les procédures, a indiqué l'officier de presse.

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Lausanne

Premier match du Lausanne-Sport attendu en novembre à la Tuilière

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Le stade de 12'000 places devrait être inauguré avant la fin de l'année. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Les travaux ont repris au stade de la Tuilière à Lausanne, après une interruption due au Covid-19. Ces jours, le gazon synthétique est en train d'être posé. La future enceinte devrait accueillir un premier match du FC Lausanne-Sport en novembre prochain.

"La remise des clés était prévue en mai. On a pris du retard, car le propriétaire, la ville de Lausanne, a décidé d'arrêter le chantier pendant plusieurs mois lors de la crise du Covid-19", explique mercredi à Keystone-ATS Patrice Iseli, chef du Service des sports.

Le stade de 12'000 places, un des projets phare de "Métamorphoses", devrait être inauguré avant la fin de l'année. "On attend prochainement une planification fine de la part des architectes. On espère y tenir un premier match officiel dans le courant du mois de novembre", précise M. Iseli. Avec en principe un LS de retour en Super League, dans l'élite du football suisse.

Vert et bleu

Sur place, des employés spécialisés s'activent pour dérouler le gazon synthétique. Dans les gradins, une partie des sièges sont en place et offrent un camaïeu de bleus, aux couleurs du LS. "On va avoir un stade magnifique. Un petit bijou", promet Patrice Iseli.

Mais du travail reste à faire dans la tribune principale, notamment l'aménagement des locaux d'accueil (loges, restaurant) et ceux destinés aux sportifs (vestiaires) et à leur staff.

Naturelle ou synthétique

Au départ, Ineos, qui a racheté le LS en 2017, souhaitait équiper le stade d'une pelouse naturelle de dernière génération. Il a finalement opté pour du gazon synthétique car son projet de centre d'entraînement - qui aurait déchargé la Tuilière - avance plus lentement que prévu. Pas facile, en effet, de trouver un terrain dans la région.

"On peut utiliser davantage un terrain en gazon synthétique. On peut s'y entraîner tous les jours", explique Patrice Iseli. De plus, une pelouse artificielle supporte mieux les aléas de la météo: elle est plus facile à déneiger - le stade est situé sur les hauts de la ville - et on peut y jouer sous la pluie. Techniquement, la Tuilière pourrait toutefois être reconvertie en pelouse naturelle lorsque l'ensemble des infrastructures du club seront terminées.

Partenariat inédit

Globalement, les travaux ont coûté quelque 76,6 millions de francs aux pouvoirs publics, dont cinq millions seront payés par le canton, sous réserve de l'approbation du Grand Conseil. Ineos, qui gèrera l'ensemble du site, y a en outre investi "un montant significatif, qui n'est pas communiqué", ajoute le chef du Service des sports.

La ville de Lausanne et le groupe pétrolier britannique basé à Rolle (VD) ont conclu un partenariat public-privé inédit. "Il n'en existe pas d'autre en Suisse à ma connaissance", confie M. Iseli.

La ville est propriétaire de l'infrastructure mais a confié au club un mandat de gestion pour 15 ans. A Neuchâtel, par exemple, la ville est propriétaire du stade et s'occupe aussi de sa gestion.

Avenir de la Pontaise

Le championnat de Super League devrait reprendre à la mi-septembre. En attendant la fin des travaux, le LS jouera à la Pontaise, qu'il partagera avec le Stade Lausanne Ouchy. Quid de l'avenir de l'ancienne Pontaise qui était vouée à la démolition ? Tout reste ouvert mais il est assuré qu'elle restera en fonction jusqu'à la Fête fédérale de gymnastique en 2025.

Récemment, une commission scientifique a proposé de classer cette enceinte historique en note 1, la plus élevée. Une réflexion est en cours quant à une possible réaffectation. Reste à savoir comment l'intégrer - tout ou partie - au futur écoquartier prévu sur le site.

 

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Vaud

Naissance de cinq louveteaux dans le Jura vaudois

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Au moins cinq louveteaux sont nés ces dernières semaines dans le Jura vaudois. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/ZOO ZUERICH)
La naissance d’au moins cinq louveteaux a été constatée récemment dans le Jura vaudois, dans la région du Marchairuz. Suite à une récente attaque, le canton de Vaud poursuit les opérations de suivi du canidé et d’accompagnement des éleveurs.

Les recherches conduites par le Département de l’environnement et de la sécurité (DES) ont permis d’attester que la meute située dans la région du Marchairuz s’est reproduite pour la deuxième année consécutive depuis 2019. La naissance d’au moins cinq louveteaux a été confirmée par le biais de pièges vidéo en date du 23 juillet, selon un communiqué du DES publié mardi.

Mesures de protection

Quatre loups de taille adulte sont également observés actuellement dans cette région. Une attaque par cette meute s’est par ailleurs produite jeudi dernier sur un troupeau de vaches allaitantes. Celle-ci n’a heureusement pas provoqué de dommages au bétail.

Des mesures de protection sont en cours de test avec les éleveurs concernés dans la région du Marchairuz pour prévenir toute éventuelle nouvelle attaque.

En application du Plan loup de la Confédération, le DES assure un suivi attentif de la situation dans le canton. Il s'appuie sur les surveillants permanents de la faune et de leurs partenaires, notamment les surveillants de la faune auxiliaires et la Fondation KORA, spécialisée dans l'écologie des carnivores et la gestion de la faune sauvage.

Chiens en laisse

En collaboration avec Prometerre, Agridea et la Fondation Jean-Marc Landry, l'Etat a par ailleurs renforcé l’accompagnement qu’il assure pour la protection des troupeaux dans le Jura vaudois.

Le canton rappelle par ailleurs que les chiens doivent être tenus en laisse dans les pâturages occupés par du bétail. Dans la mesure du possible, il recommande aux promeneurs avec un chien, même tenu en laisse, d’éviter les pâturages occupés par du bétail.

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