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Vaud

4’000 fonctionnaires vaudois dans la rue pour leurs retraites

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A Lausanne, quatre mille fonctionnaires vaudois dans la rue pour leurs retraites. Quatre mille personnes ont manifesté jeudi soir 25 janvier leur opposition au plan de révision de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud.

Le plan prévoit le relèvement de l'âge de la retraite de deux années, l'augmentation de l'âge terme à 65 ans contre 63 aujourd'hui, et qui impose au personnel d'avoir travaillé 40 ans, et non plus 38, pour toucher une rente complète. "Les experts se sont plantés, c'est pas à nous de payer" ont scandé les mécontents.

Autre action jeudi, durant l'après-midi, tous les gymnases vaudois se sont mis en grève, ainsi que quelques autres écoles. Résultat :mille salariés ont stoppé leur travail à travers le canton. Et près de 250 personnes se sont mobilisées au CHUV à Lausanne pour évoquer leurs conditions de travail « déjà difficiles ».

Le plan de révision des prestations de la CPEV doit entrer en vigueur l'an prochain. La Caisse de pensions rejette l’argument des syndicats comme quoi il serait trop pessimiste. Elle parle de garantir les futures rentes et parvenir à un degré de couverture de 80% dans les délais exigés. Mais pour les syndicats, pas question de faire de nouveaux sacrifices.

David Gygax, secrétaire syndical à la section vaudoise du syndicat des services publics :

David Gygax
SSP Vaud
David Gygax SSP Vaud

Pour maintenir l'âge de la retraite, le Conseil d’Etat vaudois de son côté propose notamment une hausse de la cotisation des employés et une augmentation de la durée de cotisation, ce qui est peu du goût des syndicats. Le prochain round de négociations est agendé à la fin du mois de janvier.

 

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Vaud

Appel pour un congé parental

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La Commission de jeunes du canton de Vaud lance un appel pour un congé parental inspiré des pays nordiques (image prétexte - ©KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT)

La Commission de jeunes du canton de Vaud veut un congé parental. Le oui au congé paternité lors de la votation fédérale de dimanche dernier constitue une avancée pour les jeunes, mais ils ne veulent pas s’arrêter là.

La Commission a adressé une lettre à la conseillère d’Etat Cesla Amarelle pour faire valoir sa position. Pour les jeunes vaudoises et vaudois, les deux semaines acceptées dans les urnes ne permettent pas de construire des bases suffisamment solides pour permettre une réelle évolution de la vision de la famille. Carmen Conod est cheffe de projet « congé parental » au sein de la Commission:

Carmen Conod
Carmen Conod

Selon la Commission, une réponse de la part du canton serait en cours de préparation.

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Vaud

Pully suspend le paiement de la facture sociale

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L'accord trouvé sur la facture sociale entre le canton, représenté par Christelle Luisier (à gauche), et les communes, représentées par Claudine Wyssa (à droite), présidente de l'Union des communes vaudoises (UCV), ne plaît en l'occurrence pas à toutes communes. (archives - KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI))

Les tensions persistent dans le canton de Vaud au sujet de la répartition de la facture sociale. La Ville de Pully se rebelle. Elle a décidé de suspendre le paiement au canton du quatrième acompte 2020, soit un montant de près de 10 millions de francs.

Cette action "lourde de sens" a pour objectif de se faire entendre des autorités cantonales, annonce la commune de l'agglomération lausannoise dans un communiqué. Cette résolution, soutenue par la municipalité pulliérane, a été adoptée mercredi soir par le Conseil communal:

Gil Reichen
Syndic de Pully
Gil Reichen Syndic de Pully

Contactée par Keystone-ATS, la conseillère d'Etat Christelle Luisier rappelle que le paiement de la facture sociale constitue "une obligation légale" des communes et que, par conséquent, Pully ne peut pas y échapper.

La cheffe du Département des institutions et du territoire (DIT) rappelle surtout qu'une "large majorité" des communes vaudoises vient de valider une nouvelle répartition de la facture sociale. Selon cet accord, conclu entre le canton et la principale faîtière de l'Union des communes vaudoises (UCV), la part communale descendra au plus tard en 2028 à 36,7% de la facture sociale, contre environ 50% aujourd'hui.

Les autorités de Pully estiment toutefois que ce rééquilibrage est "trop tardif":

Gil Reichen
Syndic de Pully
Gil Reichen Syndic de Pully

Les autorités pulliéranes indiquent aussi que le montant annuel de 150 millions de francs que versera le canton aux communes est "insuffisant". La ville, dont les citoyens ont refusé dimanche une hausse d'impôts, se dit écrasée par la facture sociale, qui comprend notamment le revenu d'insertion, les subsides maladie, les bourses ou les aides à l'hébergement.

"Voie du dialogue"

Avant Pully, d'autres communes comme Rolle et Crans-près-Céligny avaient fait pression en 2019 sur le canton en menaçant de ne pas payer la facture sociale. Ces localités, parfois qualifiées de "riches", sont défendues par l'autre faîtière de l'Association de communes vaudoises (AdCV). Celle-ci a rejeté l'accord conclu entre le canton et l'UCV et défend l'initiative populaire "SOS Communes", qui demande que le canton reprenne à sa charge l'entier de la facture sociale.

Mme Luisier explique qu'elle va continuer de prôner "la voie du dialogue" dans ce dossier, précisant que l'accord canton - UCV doit désormais passer devant le Grand Conseil. La conseillère d'Etat rappelle aussi que cet accord est nécessaire avant d'attaquer le prochain chantier, à savoir la nouvelle péréquation intercommunale.

Avec Keystone-ATS

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Vaud

Camps scolaires annulés pour les écoliers vaudois

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La Conseillère d'Etat Cesla Amarelle s'exprimait à propos de la rentrée scolaire.
La conseillère d'Etat Cesla Amarelle supprime les camps scolaires, dont les camps de ski, pour les élèves du secondaire et post-obligatoire jusqu'à la fin du semestre en janvier 2021 (archives - KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le canton de Vaud supprime les camps scolaires pour les élèves du secondaire et post-obligatoire jusqu'à la fin du semestre en janvier 2021. Les autres cantons romands les maintiennent sous réserve de l'évolution sanitaire ou de décisions des écoles elles-mêmes.

La décision vaudoise a été prise pour "éviter que les camps scolaires n'aboutissent à la création de nouveaux foyers épidémiques", a indiqué jeudi le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). Au niveau cantonal, Vaud est le premier à prendre une décision concernant les camps organisés dans les écoles:

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat vaudoise
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat vaudoise

Les services de Cesla Amarelle précisent que les élèves du primaire ne sont pas concernés par cette décision. Leurs camps auront lieu s'ils respectent les mesures sanitaires en vigueur. Une nouvelle évaluation aura lieu en décembre prochain pour la suite de l'année scolaire, selon le DFJC:

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat vaudoise
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat vaudoise

Les activités de remplacement se dérouleront sur trois journées à l'école obligatoire et post-obligatoire, "afin de maintenir les objectifs pédagogiques importants de ces sorties", souligne le DFJC:

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat vaudoise
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat vaudoise

Vaud fait cavalier seul

Aucune décision de la sorte n'a été prise ailleurs en Suisse romande. Dans le canton de Neuchâtel, c'est par exemple une école qui a décidé seule de supprimer les camps scolaires en raison du Covid-19, annonçaient en début de semaine la radio locale RTN et le journal Arc Info. Les autorités neuchâteloises souhaitent, quant à elles, maintenir les camps dans les écoles et oeuvrent pour un plan de protection sanitaire.

Situation similaire pour le canton du Valais qui affiche un soutien clair au maintien des camps pour ses écoliers. Interrogé par Keystone-ATS, le Département de l'économie et de la formation (DEF) précise qu'il "travaille à l'élaboration des recommandations pour les écoles" mais qu'il est "dans l'attente des plans de protection des stations de ski pour les finaliser".

Dans les autres cantons romands, la question n'est pas à l'ordre du jour. Contacté par Keystone-ATS, Pierre-Antoine Preti, responsable communication du Département de l'instruction publique (DIP) de Genève, déclare que "le canton s'en tient à la réponse officielle du site internet du DIP, sous réserve de modifications dues à la situation sanitaire". Les camps sont à priori maintenus, s'ils respectent les recommandations cantonales.

Le canton de Fribourg s'en tient aussi au document des mesures de protection dans l'enseignement obligatoire. Les camps de ski sont pour l'instant maintenus, sous réserve de l'évolution de la pandémie. Pour le Jura, le canton compte étudier la question après les vacances d'automne, indique-t-il à l'agence de presse.

Avec Keystone-ATS

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Lausanne

Litige de "la verrue de Bel-Air": le TF donne raison à Lausanne

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Une vue sur l'immeuble qui fait l'angle entre la place Bel-Air et la rue Mauborget à Lausanne, au cœur d'un litige définitivement tranché par le Tribunal fédéral. En faveur de la Municipalité de Lausanne (archives - Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Ville de Lausanne ressort gagnante du litige de "la verrue de Bel-Air", le bâtiment inoccupé depuis une dizaine d'années en plein centre-ville. Le Tribunal fédéral (TF) a en effet donné raison à la Municipalité qui avait retiré les permis de construire s'agissant des parcelles sises à la place Bel-Air et à la rue Mauborget.

Les autorités lausannoises avaient justifié ces retraits par des manquements graves, des raisons de sécurité et des travaux dont l'exécution ne respectait pas les délais usuels. La société propriétaire (de Zoug) a fait recours au TF, après une première décision en sa défaveur par le Tribunal cantonal.

Cet ultime recours a été rejeté par arrêt du 27 août 2020, a indiqué jeudi la Municipalité dans un communiqué. La décision municipale de retirer les permis est donc définitive et ne peut plus être remise en cause, précise-t-elle.

Les griefs de la société propriétaire ont tous été écartés aux motifs qu'ils étaient infondés, selon l'arrêt du TF: établissement incomplet des faits, appréciation arbitraire des preuves, violation du principe de proportionnalité. Le TF a fait la démonstration que la société propriétaire se bornait à alléguer des faits sans jamais les démontrer, souligne le communiqué de la Ville.

"Un marqueur fort pour l'avenir"

Celle-ci parle d'une "grande satisfaction". "Les jugements rendus constituent un marqueur fort qui aura valeur d'exemple pour l'avenir", note la Direction lausannoise du Logement, de l'environnement et de l'architecture.

La Municipalité avait délivré en 2010 et 2014 des permis de construire en vue de la démolition et de la reconstruction du bâtiment, autrefois occupé par la BCV, ainsi que de la transformation partielle des bâtiments sis à la place Bel-Air 4 et à la rue Mauborget 5-7-9. A la suite de plusieurs mises en demeure infructueuses adressées à la société propriétaire, elle avait décidé le 15 août 2019 de retirer les permis de construire délivrés.

La Ville avait considéré que l'exécution des travaux n'avait pas été entreprise dans les délais usuels et que la propriétaire n'avait pas démontré sa capacité à achever les travaux dans de tels délais et dans le respect de la Loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC).

 

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Lausanne

Deux candidats Vert'libéraux pour la municipalité

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Deux candidats des Vert'libéraux souhaitent accéder à la Municipalité lausannoise (archives - KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les Vert'libéraux lausannois ont désigné deux candidats pour les élections municipales de mars prochain. Il s'agit de Virginie Cavalli (27 ans), juriste et membre de la coordination romande du parti au niveau suisse, ainsi que de Mathias Paquier (36 ans), économiste d'entreprise et président de la section Grand Lausanne des Vert'libéraux.

Ces deux candidats se présenteront au premier tour sur une liste autonome. Pour le Conseil communal, les Vert'libéraux lausannois proposeront leur propre liste, tout en précisant qu'elle sera "ouverte à des partenaires proches, dont le PDC, ainsi qu'à des indépendants", expliquent-ils jeudi dans un communiqué.

Le parti dit vouloir "offrir enfin une alternative écologiste, durable et progressiste" aux Lausannois. Il va présenter des propositions concrètes ces prochains mois, autour notamment des thèmes de la mobilité du futur, de la renaturation en ville et de l'économie durable.

Actuellement au Conseil communal, le groupe Le Centre, Vert'libéraux - PDC comprend six élus sur 100.

 

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