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Vaud

Année 2019 faste pour la BCV

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Le bénéfice net de la BCV ressort en hausse de 4% sur 2019, à 363 millions de francs, malgré le contexte des taux négatifs (archive (©KEYSTONE/THOMAS DELLEY))

En 2019, tous les voyants sont au vert pour la BCV. La Banque cantonale vaudoise a augmenté ses volumes, ses recettes et sa rentabilité, le tout malgré la pression des taux négatifs. La banque, qui fête cette année son 175e anniversaire, annonce une hausse du dividende et une division de son action par dix pour favoriser les petits porteurs.

La BCV présente ce qu'elle nomme de "très bons résultats", les meilleurs de ces 12 dernières années, les meilleurs de l'histoire de la banque si l'on exclut les années de recapitalisation marquées par des produits extraordinaires. Sur 2019, les revenus sont en hausse de 3% et passent pour la première fois la barre du milliard de francs.Le résultat opérationnel bondit de 4% à 429 millions. Le bénéfice net a gonflé l’an dernier de 4% à 363 millions de francs. Signe des taux négatifs, les dépôts en liquidité augmentent plus vite que les revenus. Chaque franc déposé à la BCV coûte à la banque, quine répercute pas les taux négatifs sur les particuliers ou les PME. Une stratégie qui n’est pour l’instant pas remise en question. Pascal Kiener est le président de la direction générale de la BCV :

Pascal Kiener
CEO, BCV
Pascal KienerCEO, BCV

Les bons résultats 2019 incitent la BCV à augmenter son dividende. Elle proposera à l’Assemblée générale de le porter à 36 francs par action, contre 35 aujourd’hui. La banque proposera aussi un split de son action. Celle-ci sera divisée par 10 pour favoriser notamment les petits porteurs :

Pascal Kiener
CEO, BCV
Pascal KienerCEO, BCV

En conférence de presse, Pascal Kiener a aussi affirmé que la division de l’action ne préfigurait pas un désengagement de l’Etat, principal actionnaire. À noter que pour 2020, la BCV s’attend à des résultats dans la continuité, pour autant que la conjoncture ne se détériore pas. La banque a notamment l’œil sur la situation du coronavirus, qui impactera l’économie d’une manière ou d’une autre :

Pascal Kiener
CEO, BCV
Pascal KienerCEO, BCV

À ce stade, la banque a perçu un ralentissement dans le financement du négoce, mais faible, la Chine n'étant pas le débouché principal. L'activité de crédit des PME pourrait toutefois être concernée à l'avenir, pour les sociétés dépendantes de l'Asie.

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Culture

Lausanne: le MCBA rouvre avec deux expositions

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Le MCBA accueillera deux expositions dès mardi. L'une est consacrée au peintre Maurice Denis, l'autre à deux ans de sculpture. (Image d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le MCBA va rouvrir ses portes mardi à Lausanne avec deux expositions. L'une est consacrée au peintre français Maurice Denis. L'autre offre un regard sur 200 ans de sculptures, de Rodin à Louise Bourgeois. Elles sont à voir jusqu'au 16 mai.

Le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (MCBA) accueillera au premier étage "Amour", la première exposition consacrée à Maurice Denis en Suisse depuis 50 ans. Elle se concentrera sur le début de la carrière "d'un peintre et théoricien incontournable de l'art moderne français au tournant du 20e siècle".

Avec ses camarades de jeunesse, Maurice Denis(1870-1943) fonde le groupe des Nabis à la fin des années 1880. Se singularisant par sa volonté de créer des images modernes, poétiques et musicales, ancrées dans la nature et dans sa foi chrétienne, il est surnommé le "Nabi aux belles icônes".

Tournant décisif

Son premier modèle est Fra Angelico, moine-peintre du quattrocento, dont il aspire à imiter la vie ascétique au service de l’art. Pour exprimer ses émotions en peinture, il s’appuie également sur une simplification décorative et une expression synthétique des formes et des couleurs, nourries entre autres des Primitifs, des estampes japonaises et, surtout, de Paul Gauguin.

Le changement de siècle marque un tournant décisif avec un voyage à Rome en 1898. Les peintures murales de la Renaissance qu’il admire au Vatican confirment Maurice Denis dans son orientation vers un "nouveau classicisme".

Le peintre dénonce la tyrannie de l’imagination et des instincts qui mène à l’abstraction, contre la peinture pure, contre Henri Matisse qui s’impose en 1905 au Salon des Fauves. Désormais, dans la voie tracée par Paul Cézanne, il poursuit la recherche d’un équilibre entre modernité et tradition.

L'exposition regroupe près de 90 oeuvres. Elle a pu être organisée grâce au soutien exceptionnel du musée d’Orsay et à des prêts en provenance d’Europe et des Etats-Unis.

Lumière sur la matière

La sculpture investira de son côté la grande salle d’exposition temporaire à éclairage zénithal, au second étage du MCBA. Dans "Matières en lumière. Sculptures de Rodin à Louise Bourgeois", des œuvres majeures de collections privées suisses, pour certaines présentées pour la première fois au public, dialoguent avec des pièces de la collection du musée.

L'exposition donne un aperçu de 200 ans de création: elle questionne l’utilisation des matériaux, les gestes mis en œuvre, les limites de la sculpture et sa redéfinition permanente.

Autour d’une pièce majeure de Richard Long de quelque neuf mètres de diamètre, Wood Fire Circle, prêt exceptionnel d’une collection particulière, se déploient huit sections thématiques. Elles présentent les enjeux d’un art singulier, d’une rencontre entre matière et lumière.

Plus de soixante œuvres dialoguent et se répondent. Ainsi, une danseuse d’Edgar Degas fait face à des ballerines de Jeff Koons. Et le couple du Baiser d’Auguste Rodin croise celui de Conjunction XII de Lynn Chadwick.

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Lausanne

Lausanne veut augmenter sa canopée

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La couverture canopée à Lausanne doit passer à 30% d'ici 2040. (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La surface recouverte par les feuilles d'arbres à Lausanne doit passer à 30% d'ici 2040, contre 20% actuellement du territoire urbain. Cet "Objectif canopée", destiné notamment à rafraîchir la ville, constitue la première déclinaison du Plan climat dévoilé en janvier par la Municipalité.

"L'arbre rafraîchit la ville, stocke du CO2, infiltre les précipitations et retient les particules fines", rappelle jeudi la Ville de Lausanne. Pour atteindre son objectif, la capitale vaudoise doit créer 186 hectares de surface de canopée supplémentaire, soit une augmentation de 50%. Cela représente 25'000 arbres d'une couronne de 75 m2 de surface chacun.

Dans un premier temps, un montant d'un million de francs est dégagé. La capitale vaudoise explique que le coût de plantation d'un arbre varie entre 1000 francs dans parc à plus de 20'000 francs dans un milieu construit s'il faut par exemple déplacer des canalisations.

"Il importe aujourd'hui de planter autant que possible, dans de bonnes conditions et au bon endroit, en prenant en compte les enjeux climatiques (îlots de chaleur), paysagers, patrimoniaux, écologiques et sociaux", poursuit la Ville de Lausanne dans son communiqué.

Le choix des futurs arbres est aussi crucial, sachant qu'il faut trouver des essences qui s'adapteront au climat lausannois de demain. Parallèlement, il est aussi prévu de laisser le feuillage se développer "généreusement", avec un recours limité de la taille.

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Vaud

Un policier jugé pour meurtre dans le drame de Bex

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Une manifestation avait été organisée à Lausanne à la mémoire d'Hervé en novembre 2016. (Image d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La justice vaudoise se penchera dès le 23 mars sur la mort d'Hervé, un Congolais abattu par la police à Bex en 2016. Le policier auteur des tirs devra répondre de meurtre devant une cour criminelle.

Révélée jeudi par 20 Minutes, l'information a été confirmée à Keystone-ATS par Ludovic Tirelli, l'avocat de la famille de la victime. "Je souhaite que ce procès permette enfin à la famille de savoir pourquoi Hervé a été abattu dans de telles circonstances, d'obtenir les excuses qu'elle mérite et la justice à laquelle chacun a droit", a indiqué Me Tirelli.

Agé de 27 ans, Hervé est décédé le 6 novembre à Bex après l'intervention de la police du Chablais dans l'immeuble où il résidait. Les forces de l'ordre avaient expliqué que l'agent avait tiré à plusieurs reprises, et après les sommations d'usage, sur Hervé alors que celui-ci se ruait sur les policiers un couteau à la main. Cette question de la légitime défense sera au coeur du futur procès.

La mort d'Hervé avait suscité de nombreuses réactions. Plusieurs centaines de personnes avaient manifesté quelques jours plus tard à Lausanne pour rendre hommage à la victime et dénoncer "un profilage racial" de la police. La République démocratique du Congo (RDC) était également intervenue pour demander des explications aux autorités suisses.

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Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises

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Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises pour les milieux culturels et la restauration. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois prend acte des premiers assouplissements prévus par le Conseil fédéral dès le 1er mars. Concernant la restauration et la culture, il regrette l'absence de perspectives plus précises et plus immédiates.

Le gouvernement salue mercredi le fait que les demandes de certains cantons aient été partiellement prises en compte, notamment l'élargissement des activités de sport et de culture pour les jeunes jusqu'à 20 ans. Il se réjouit aussi que l'évaluation de la situation se fasse de manière plus rapprochée, à la mi-mars, comme demandé.

Dans sa réponse à la consultation, Vaud avait plaidé pour que les restaurants puissent ouvrir à midi dès le 15 mars et que les théâtres et les cinémas puissent accueillir 50 personnes dans leurs salles. Le Conseil fédéral ne l'a pas entendu de cette oreille.

Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises et immédiates pour les restaurants et la culture. Mais il constate que le Conseil fédéral envisage des mesures de réouverture dès le 22 mars si la situation épidémiologique évolue favorablement. Et que cette réouverture pourrait être complète: restauration, autres activités intérieures et enseignement en présentiel dans les Hautes Ecoles.

Le Conseil d'Etat continuera de suivre "avec la plus grande attention" l'évolution de la situation, écrit-il dans un communiqué. Concernant les aides financières, il souligne l'importance que le système soit modulé selon la stratégie, avec des aides progressives ou dégressives selon le degré d'activité autorisé.

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Vaud

Le château de Chillon rouvrira ses portes le 1er avril

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Privé de touristes, le château de Chillon a particulièrement souffert de la crise du coronavirus. (Image d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le château de Chillon va rouvrir ses portes le 1er avril. Il proposera diverses activités durant les vacances de Pâques. Pour l'heure pour les enfants uniquement, car les restrictions sanitaires ne le permettent pas pour les familles.

Pour des raisons financières, le haut-lieu touristique des bords du Léman ne rouvrira pas ses portes le 1er mars, comme de nombreux musées. "En cette période sans vacances en Suisse, sans touristes étrangers, avec une partie des hôtels fermés, on ne peut pas prendre le risque d'ouvrir pour 20 à 50 personnes. Cela nous coûterait trop cher et mettrait en péril la Fondation", a expliqué mercredi à Keystone-ATS sa directrice Marta Sofia dos Santos.

Le château abaissera son pont-levis à partir du 1er avril, date du début des vacances de Pâques dans plusieurs cantons. "Même si la situation restera difficile, il y aura alors un public", estime Mme dos Santos. "Et nous avons bon espoir que cela s'améliore ensuite en mai et en juin".

Durant les vacances de Pâques, Chillon proposera un programme dédié aux enfants, avec les ateliers PâKOCHâTO, Le bois au bout des doigts ou encore A vos pinceaux. Si le Conseil fédéral l'autorise d'ici là, des activités en famille pourraient enrichir le programme.

Aides Covid

Mesures RHT exceptées, le château n'a pour l'heure pas reçu d'aide au titre de la loi sur le Covid, car il est n'est pas considéré comme un musée mais un patrimoine historique. Il pourrait en revanche être éligible aux aides pour les cas de rigueur. La direction est en train de ficeler un dossier.

Confronté à une situation financière très difficile en 2020, le château a dû licencier six collaborateurs (représentant environ 5 Equivalents temps plein ETP), qui travaillaient dans l'accueil, l'entretien et l'administration. Et huit contrats de durée déterminée n'ont pas été renouvelés. Début 2020, le site employait une soixantaine de personnes. Celles-ci ne sont plus qu'une quarantaine actuellement (entre 20 et 22 ETP).

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