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Vaud

Beaulieu: le procureur classe l'enquête

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Les conseillers d'Etat vaudois Nuria Gorrite (centre) et Philippe Leuba avec le syndic de Lausanne Grégoire Junod lors de la conférence de presse sur la Fondation de Beaulieu le 21 décembre 2017 (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Après 18 mois d'enquête, le procureur vaudois prononce un non-lieu sur le dossier de la Fondation de Beaulieu à Lausanne. Le conseil de cette dernière annonce déjà un recours, estimant l'enquête "incomplète".

Dans un communiqué, le Conseil de Fondation confirme jeudi les informations données par 24 heures. Le procureur prononce un non-lieu dans cette affaire qui avait connu un fort retentissement.

Annonce tonitruante

En décembre 2017, lors d'une conférence de presse menée par la présidente du Conseil d'Etat Nuria Gorrite, accompagnée notamment de son collègue Philippe Leuba et du syndic de Lausanne Grégoire Junod, des faits graves avaient été mentionnés contre le secrétaire général de la fondation Marc Porchet.

Les soupçons étaient nombreux: surfacturation, dissimulation de la situation réelle, "micmac" dans les comptes ou, entre autres, mandats attribués à des membres de sa famille sans appels d'offres ou pièces justificatives.

Rien de pénal

"A ce stade, le procureur en charge de l'enquête conclut à l'absence de qualification pénale des actes incriminés. Il a de ce fait rendu une ordonnance de classement", reconnaît aujourd'hui le Conseil de Fondation.

Malgré 18 mois d'enquête et une ordonnance de 80 pages, le conseil considère toutefois que l'enquête est "incomplète, qu'elle a été bouclée excessivement rapidement". Des soupçons auraient également été "laissés de côté".

Lynchage public

Face à ces carences, aux yeux de la fondation, un recours a été déposé. Il faut "mener l'instruction judiciaire à son terme" afin de parvenir à "une détermination en toute connaissance de cause", écrit-elle.

Fin décembre 2017, l'ex-secrétaire général avait rejeté toutes les accusations portées contre lui. Il s'était déclaré "choqué et blessé par le lynchage public dont il faisait l'objet".

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse Romande

Des kilos de fruits et légumes sauvés de la poubelle à Penthalaz

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A la centrale de Penthalaz, les fruits et légumes seront triés et lavés avant d'être redistribués par les associations régionales aux personnes dans le besoin. (©Fabio Baranzini/Table Couvre-toi)

Une nouvelle plateforme pour récupérer des fruits et légumes plus vendables, mais parfaitement comestibles. C’est ce que s’apprête à ouvrir le 1er mai l’association Table Couvre-toi sur le site Venoge Parc à Penthalaz. Des associations d'entraide de toute la Romandie vont en profiter.

Une nouvelle plateforme pour récupérer des fruits et légumes plus vendables, mais parfaitement comestibles. C’est ce que s’apprête à ouvrir l’association Table Couvre-toi sur le site Venoge Parc à Penthalaz. But de l’organisation: sauver des denrées de la destruction et les redistribuer à des personnes touchées par la pauvreté. Grâce à un partenariat avec Coop, ce sont des fruits et légumes provenant de toute la Romandie qui vont être redistribués. Alex Stähli, directeur de Table Couvre-toi:

Alex Stähli
Directeur de Table Couvre-toi
Alex Stähli Directeur de Table Couvre-toi

L'idée est de trier, laver et reconditionner des aliments qui ne sont plus vendables sur les étales, mais qui sont néanmoins tout à fait comestibles.

Alex Stähli
Directeur de Table Couvre-toi
Alex Stähli Directeur de Table Couvre-toi

Déjà éprouvé plusieurs fois en Suisse allemande, ce projet baptisé Hub Suisse occidentale a un potentiel important en matière d'anti-gaspillage alimentaire.

Alex Stähli
Directeur de Table Couvre-toi
Alex Stähli Directeur de Table Couvre-toi

Les produits seront distribués par des organisations d'aide alimentaire partenaires. Parmi elles: Table Suisse, CARL Lausanne, les Cartons du Cœur Vaud, Partage à Genève ou Tables du Rhône en Valais. L’ambition de l’association : faire de cette plateforme de transbordement, une centrale pour toute la Romandie. Et si c’est Penthalaz qui a été choisi pour l’accueillir, ce n’est pas par hasard.

Alex Stähli
Directeur de Table Couvre-toi
Alex Stähli Directeur de Table Couvre-toi

Table Couvre-toi s’est par ailleurs entouré d’un autre partenaire local en ce qui concerne une partie de la main d’œuvre de la plateforme.

Alex Stähli
Directeur de Table Couvre-toi
Alex Stähli Directeur de Table Couvre-toi

Soulignons enfin que le potentiel anti-gaspillage est là: selon l'association, 300 tonnes par an de fruits et légumes pourraient être sauvées de la poubelle et nourrir des personnes qui en ont besoin. L’équivalent de près de 2 millions de francs de produits frais. A terme, elle espère trouver de nouveaux partenaires et d’autres types de denrées à redistribuer. A Penthalaz, jusqu’à 600 à 700 tonnes de nourriture par an pourraient être gérées d’ici 3 à 5 ans. Coût de cette première étape: quelque 200'000 francs investis par l’association.

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Vaud

L'imprimerie PCL Presses Centrales rachetée

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L'imprimerie vaudoise PCL Presses Centrales change de propriétaires. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'imprimerie PCL Presses Centrales, active dans la région lémanique, change de propriétaires. Elle a été rachetée par ses directeurs Steve Burnier et Lionel Delacoste à la Fondation de Famille Sandoz. Les quelque 50 employés de l'entreprise basée à Renens (VD) conservent leur poste.

Le rachat, dont le montant n'a pas été divulgué, "garantit la continuité et le développement d'un savoir-faire et la stabilité d'une équipe professionnelle 100% romande", écrit jeudi l'imprimerie dans un communiqué.

Fondée en 1777, l'entreprise compte par exemple le Montreux Jazz, l'Opéra de Lausanne ou le Lausanne Hockey Club parmi ses clients. Elle dit avoir plusieurs projets en cours: la modernisation et la centralisation du bâtiment sur un seul site, le développement de services en ligne et l'optimisation de l'offre sur mesure.

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Vaud

L'accès aux pistes vaudoises pourrait être limité

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Les remontées mécaniques vaudoises, comme ici à Villars, pourraient arrêter de vendre des billets les jours où l'affluence est trop forte. (KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les remontées mécaniques des Alpes vaudoises se réservent le droit de ne plus vendre de billets en caisse. Objectif: éviter une trop grande affluence qui compromettrait les directives sanitaires liées au Covid-19.

"Les jours où le nombre de clients est très élevé, la vente de billets en caisse peut être interrompue sans annonce préalable", annonce jeudi l'Association des remontées mécaniques des Alpes vaudoises (ARMAV). La mesure sera en vigueur dès samedi 30 janvier et jusqu'à nouvel avis.

C'est l'afflux massif de skieurs le week-end dernier qui a incité l'ARMAV à prendre cette décision, indique son président Christian Dubois, interrogé par Keystone-ATS. Il relève que cette mesure a été décidée par l'association elle-même, sans pression des autorités cantonales. "L'EMCC (l'Etat-major cantonal de conduite) appuie cette initiative", précise-t-il.

Abonnements pas concernés

Egalement directeur de Télé-Villars-Gryon-Diablerets, M. Dubois explique qu'il a défini des chiffres de fréquentation qui, en cas de dépassement, occasionneraient la fermeture des caisses. Il ne souhaite toutefois pas les communiquer publiquement pour ne pas créer "de confusion" chez les skieurs. Ceux-ci sont encouragés à réserver leur billet en ligne avant de se déplacer.

A noter que l'accès aux pistes restera illimité pour les personnes qui bénéficient d'un abonnement annuel ou saisonnier ainsi que pour les clients des hôtels et tous les résidents des stations.

"Au vu de la situation, nous avons énormément de chance de pouvoir skier. Le canton, la Suisse et peut-être même l'Europe nous observent. Nous nous devons de faire attention", conclut M. Dubois.

 

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Lausanne

Des bons pour soutenir les commerçants lausannois

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Des bons sont proposés avec un rabais de 10% à Lausanne pour soutenir les commerces fermés (photo d'illustration - KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Société coopérative des commerçants lausannois (SCCL) a mis en place une nouvelle plateforme d'achat de bons cadeaux, destinée à soutenir les magasins actuellement fermés en raison du coronavirus. Les bons sont vendus avec un rabais de 10%, pris en charge par la SCCL.

Le client paiera par exemple 90 francs pour un bon de 100 francs, dont l'entier de la valeur sera reversée au commerçant, indique jeudi la SSCL, reprenant un modèle qui a été utilisé plusieurs fois depuis le début de la crise.

Cette nouvelle action est prévue sur six semaines auprès de plus de 300 enseignes membres du programme Enjoy Lausanne.

Aucune limite n'a été fixée en matière de bons disponibles. Lors du premier semi-confinement du printemps, plus de 30'000 francs de bons avaient été achetés via cette opération de la SCCL.

L'argent dépensé en ligne par le consommateur est versé dans un délai de sept jours au commerçant choisi. Quant au bon cadeau, il pourra être utilisé dès la réouverture du magasin.

 

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Lausanne

Trop de nuisances sonores: la ville achète un radar antibruit

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Le radar acoustique affiche "Bruit" en rouge en cas de dépassement des 83 décibels (archives - KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Après le test concluant mené l'automne dernier, la ville de Lausanne a décidé d'acquérir un radar antibruit. Dès mars, ce dispositif démontable et déplaçable sera installé en différents endroits de la ville. A la rue Centrale, les premières mesures montrent qu'un véhicule passe en moyenne toutes les cinq minutes en produisant un bruit supérieur à 83 décibels.

"On a constaté qu'il y a un réel souci de nuisances sonores causées par le trafic routier", a expliqué mercredi à Keystone-ATS la municipale Florence Germond. Selon les premières mesures, les motos, mais aussi certains comportements d'automobilistes, comme la vitesse excessive et les accélérations brusques, sont en cause.

Atteinte à la santé

De nombreux véhicules - en moyenne un toutes les 4 minutes et 42 secondes à la rue Centrale, un toutes les 9 minutes et 19 secondes au Bugnon, un toutes les 30 minutes et 38 secondes à Tivoli - dépassent les 83 décibels (dB). Un niveau sonore très élevé "qui peut potentiellement porter atteinte à la santé", relève Mme Germond.

Entre 70 et 82 dB, soit un niveau susceptible de déranger ou de réveiller la population durant la nuit, cet intervalle descend à un toutes les 17 secondes à la rue Centrale et 15 secondes au Bugnon.

Le test a été réalisé durant huit semaines à l'automne 2020, à raison d'une semaine par emplacement. Les valeurs relevées sont indicatives, précise la ville, et ne sont pas comparables avec les normes de l'ordonnance fédérale de protection contre le bruit (OPB).

Surtout la nuit

Reste que les bruits excessifs sont beaucoup plus nombreux la nuit, de même que les excès de vitesse. Si le radar antibruit vise avant tout à sensibiliser la population et à fournir des données, des contrôles répressifs auront lieu "de temps à autre".

"Nous voulons aussi combattre le bruit routier par la réduction de la vitesse de nuit", rappelle la municipale. D'ici 2023, Lausanne veut généraliser le 30 km/h de nuit à l'ensemble de la ville, à l'exception des axes prioritaires.

Le projet voté en 2019 par le Conseil communal est actuellement bloqué par un recours: "On attend le jugement de la Cour de droit administratif et public (CDAP). Notre dispositif est prêt", précise Mme Germond.

Différents lieux

Le radar antibruit, acquis pour 18'000 francs, sera positionné à partir du mois de mars en différents endroits stratégiques du territoire communal. "Lors du test, j'ai reçu des mails de citoyens qui demandaient si on pouvait l'installer dans leur quartier", ajoute la municipale des finances et de la mobilité.

Pour rappel, le dispositif "préventif et informatif" comporte un panneau qui affiche "Bruit" en rouge lorsque les 83 dB sont dépassés. Il permet également de relever la vitesse.

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