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Vaud

Canton et communes se mettent d'accord sur la facture scolaire

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Cesla Amarelle, Conseillère d'Etat vaudoise, se réjouit de l'accord trouvé avec les communes. (@KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Après sept longues années de négociations, le canton de Vaud et ses communes ont enfin trouvé un accord sur le développement des infrastructures scolaires. Ils se sont entendus sur une meilleure clé de répartition, notamment sur le financement des équipements numériques dans les salles de classe, désormais à part égale.

Canton et communes vaudoises trouvent un accord sur la facture scolaire. Après sept longues années de négociations. Jusqu'à aujourd'hui, ils n'avaient jamais réussi à se mettre d'accord en matière de constructions scolaires, c'est-à-dire sur qui paie quoi et pour quoi. En gros, les communes avaient la main sur les constructions et infrastructures scolaires et le canton sur les salaires, le matériel et les fournitures. Mais d’importants désaccords subsistaient sur qui allait payer, par exemple, le tableau numérique appelé à remplacer le tableau noir. Aujourd’hui, ils se sont entendus sur une meilleure clé de répartition. Une étape qualifiée d’essentielle par Cesla Amarelle, conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation :

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation

Avec l'accord trouvé, l'Etat et les communes financeront les équipements numériques des salles de classe à part égale et de manière uniformisée. Ce financement 50-50 se fera sur la base d'un forfait unique par salle de classe pour une durée de huit ans, soit 2500 francs pour chaque partie. Cette révision du règlement sur les constructions scolaires primaires et secondaires vient aussi corriger un certain nombre d’injustices selon le député vaudois, syndic d’Yverdon et membre du comité de l’Union des communes vaudoises Jean-Daniel Carrard :

Jean-Daniel Carrard
Député vaudois, syndic d’Yverdon et membre du comité de l’Union des communes vaudoises
Jean-Daniel Carrard Député vaudois, syndic d’Yverdon et membre du comité de l’Union des communes vaudoises

Cette révision a un impact direct sur les outils numériques des salles de classe. Cesla Amarelle, conseillère d’Etat vaudoise en charge du département de la formation :

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation

Les communes devraient enregistrer ainsi une économie estimée à quelque 40 millions de francs, selon le canton. Une des autres conséquences de cet accord selon Cesla Amarelle : assurer une meilleure égalité entre les élèves :

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation

S'agissant de la planification et de la construction scolaire, les communes continuent de garder la main, mais avec un système plus clair et simple. Chaque année depuis 2013, il y a 1% d'élèves en plus à chaque rentrée scolaire, ce qui représente 1000 élèves supplémentaires. Cela nécessite donc chaque année en moyenne un établissement scolaire en plus.

De longues négociations

Il aura fallu sept longues années de négociations pour y parvenir. Cesla Amarelle, conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation :

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation

Cet accord est le résultat d’âpres négociations entre le Canton, l’Union des communes vaudoises et l’association de communes vaudoises. Ont-elles dû faire beaucoup de concessions ? On écoute Jean-Daniel Carrard, député vaudois, syndic d’Yverdon et membre du comité de l’Union des communes vaudoises :

Jean-Daniel Carrard
Député vaudois, syndic d’Yverdon et membre du comité de l’Union des communes vaudoises
Jean-Daniel Carrard Député vaudois, syndic d’Yverdon et membre du comité de l’Union des communes vaudoises

A noter que la prochaine grosse négociation en vue pour les associations de communes et l'Etat est la facture sociale.

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Vaud

Le canton de Vaud mettra fin le 19 juin à l'état de nécessité

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"C'est une séquence de crise que nous fermons ici", a déclaré jeudi devant la presse Nuria Gorrite, présidente du Conseil d'Etat vaudois (archives). Keystone/SALVATORE DI NOLFI
Le Conseil d'Etat vaudois mettra fin le 19 juin prochain à l'état de nécessité, a-t-il annoncé jeudi. A cette même date, le gouvernement désactivera ainsi son plan ORCA (organisation en cas de catastrophe) et désengagera l'Etat-major cantonal de conduite (EMCC).

"C'est une séquence de crise que nous fermons ici", a déclaré devant la presse Nuria Gorrite, présidente du Conseil d'Etat. "Le fonctionnement normal de l'Etat reprend ses droits, après un peu plus de deux mois d'état de nécessité", a-t-elle dit. "Si notre démocratie a connu quelques bouleversements temporaires, je crois pouvoir dire qu'elle n'a pas trop souffert des décisions que nous avons dû prendre", a-t-elle ajouté.

Mme Gorrite s'est félicitée que les libertés un temps restreintes puissent être presque entièrement restaurées et que chacun puisse commencer à planifier sereinement l'avenir. "Il est venu le temps de nous réjouir et d'envisager l'avenir avec confiance". Pour le gouvernement, "après avoir surmonté l'épreuve, nous avons désormais la lourde tâche de construire l'avenir" du canton, a-t-elle affirmé.

Fin de mission pour la PCi

La décision de lever l'état de nécessité entraîne pour le canton de Vaud l'abrogation de l'article concernant les rassemblements privés, qui empêche encore les réunions de plus de 10 personnes jusqu'à ce samedi. La limite passera ensuite à 30 personnes, calquée sur la décision de mercredi du Conseil fédéral.

Les contrôles dans l'espace public vont se poursuivre pour le week-end prolongé de la Pentecôte, a pour sa part averti la conseillère d'Etat Béatrice Métraux. Ils seront axés sur la prévention plutôt que sur la répression.

Le canton a aussi annoncé que les prestations d'aide de la Protection civile (PCi) prendront fin ce dimanche.

De son côté, le médecin cantonal Karim Boubaker a envisagé la possibilité d'une légère augmentation de cas épisodique, à l'heure du déconfinement. Mais il a tenu à rassurer la population sur l'identification et la traçabilité des personnes contaminées, rendus moins compliqué du fait de l'actuel très faible nombre de nouveaux cas positifs quotidiens.

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Vaud

Lac Léman: les lignes touristiques de la CGN rouvrent dès le 6 juin

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Les bateaux à vapeur de la CGN reprendront du service à partir du 6 juin (archives). KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
Les emblématiques bateaux à vapeur de la CGN sont bientôt de retour dans le paysage lacustre. La CGN procédera dès le 6 juin à la réouverture progressive de ses lignes touristiques suspendues depuis le 13 mars dernier en raison de l’épidémie du coronavirus.

Le plan de reprise couvrira l’intégralité des rives lémaniques suisses jusqu’au 15 juin, indique jeudi la CGN. Il sera articulé autour de trois boucles, proposées au public au départ de Lausanne, Genève et Le Bouveret (VS) avec une desserte des ports principaux.

Cet horaire spécial s’explique notamment par le temps nécessaire à remettre en exploitation la totalité de la flotte. En fonction de la fréquentation, les lignes seront renforcées si nécessaire.

Dès le 15 juin, les rives françaises seront également accessibles au plus grand nombre. Les lignes transfrontalières N1 (Lausanne – Evian), N2 (Lausanne – Thonon), et N3 (Nyon-Yvoire) seront à nouveau en libre accès avec la levée des restrictions douanières.

Enfin, dès le 28 juin, la CGN opérera à nouveau à plein avec son horaire usuel de haute saison. Toutes les conditions sanitaires requises selon les directives de la Confédération seront respectées sur l’ensemble de la flotte, précise le communiqué.

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Lausanne

Déchets dans le Léman: Lausanne lance une campagne de prévention

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Quelques 55 tonnes de plastique se retrouvent chaque année dans le Léman. Il s'agit de déchets non dégradables qui restent dans l'environnement, sauf à faire l'objet de nettoyage spécifique, pour 10'000 ans environ (archives). Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
La Ville de Lausanne lance une campagne de sensibilisation visant à éviter les déchets polluants dans les eaux du lac Léman. Chaque année, ce sont en effet près de 55 tonnes de déchets plastiques qui finissent dans le lac et qui y restent longtemps.

"A l'heure du déconfinement progressif qui se met en place, les Lausannoises et les Lausannois vont retrouver les plaisirs offerts par le lac: baignade, navigation, balades sur les rives et sur le Léman", écrit jeudi la Municipalité dans un communiqué. "Le moment est bien choisi pour rappeler à tous les usagers du lac et de ses rives que 'le lac n'est pas une poubelle'", titre de la campagne que lancent les autorités via le Service de l'eau.

Elle s'articule en deux volets, explique la Ville. D'une part, des panneaux seront posés dans les ports d'Ouchy et de Vidy sur le thème des déchets plastiques dans les eaux. Sur la base d'un visuel mêlant des animaux lacustres et des déchets plastiques, les affiches rappellent l'ampleur du problème: 55 tonnes de plastique se retrouvent chaque année dans le Léman.

Il s'agit de déchets non dégradables qui restent dans l'environnement, sauf à faire l'objet de nettoyage spécifique, pour 10'000 ans environ. Près des 12 milliards de particules de plastique flottent à la surface du lac ou à faible profondeur, rappelle la Municipalité.

D'autre part, il s'agit de les sensibiliser aux déchets qui finissent trop souvent dans les toilettes. Lingettes désinfectantes, masques chirurgicaux, cotons-tiges, médicaments, tampons hygiéniques ou encore préservatifs se retrouvent trop souvent dans les toilettes, bouchent les canalisations, endommagent les installations d'épuration ou polluent les milieux naturels.

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Lausanne

La cathédrale de Lausanne aura de nouveaux bancs en 2022

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Le prototype du futur banc qui meublera la Cathédrale de Lausanne à l'horizon 2022. Ce banc est dote d’un dossier réversible afin d’orienter le public soit en direction du choeur, soit dans la direction opposée, face a l'orgue. Issus d?une technologie d'assemblage développée par l'EPFL, les 78 exemplaires nécessaires aux 460 places assises de la nef seront réalisés entièrement en bois de chêne des forêts de l'Etat de Vaud, pour un budget de 300'000 francs. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
La cathédrale de Lausanne va changer d'allure en 2022. Les chaises centenaires disposées dans sa nef seront remplacées par 78 nouveaux bancs. Budget de l'opération: 300'000 francs.

Ces chaises en vannerie, qui datent de 1912, sont certes "vénérables", mais elles ne sont plus adaptées aux besoins en matière de confort et d'utilisation, a expliqué la conseillère d'Etat Christelle Luisier, en charge des affaires religieuses. En compagnie de son collègue Pascal Broulis, elle a dévoilé jeudi à la presse un prototype des futurs bancs.

Ceux-ci ont la particularité d'avoir un dossier réversible. Le public pourra ainsi être orienté face au choeur de la cathédrale ou dans la direction opposée face à l'orgue. Mme Luisier a en effet rappelé que la cathédrale lausannoise, l'une des plus visitées de Suisse (475'000 visiteurs en 2019), accueillait de nombreux concerts.

Les 78 bancs de quatre ou six places permettront d'accueillir 460 personnes dans la nef, comme jusqu'ici avec les chaises. Celles-ci seront conservées en stock pour les événements avec davantage de public, sachant que l'édifice peut recevoir jusqu'à 1000 personnes assises.

Bois et fabricant vaudois

Les bancs seront fabriqués en bois de chêne issu des forêts de l'Etat de Vaud, a relevé Pascal Broulis. Le mandat de réalisation a été confié à l'entreprise lausannoise GAB Manufacture, qui sera associée à un designer de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL). "Nous avons privilégié les filières courtes", a souligné le ministre en charge du patrimoine bâti.

Pascal Broulis a rappelé que le remplacement de ces chaises avait donné lieu à un débat "très intense" en 2012 devant le Parlement vaudois et qu'un premier projet avait dû être abandonné. Le nouveau projet a été initié au printemps 2019, avant d'être validé en octobre par le Grand Conseil. Il s'agit désormais d'abattre les arbres et de fabriquer les bancs. Leur inauguration est prévue pour les Fêtes de Pâques 2022.

Le remplacement des chaises s'intègre dans les travaux de restauration de la cathédrale annoncés l'été dernier. Programmés jusqu'en 2024 pour un coût de 10,1 millions de francs, ils visent notamment à prendre soin des façades de la tour du transept sud, qui souffre de dégradations. Des échafaudages sont actuellement en montage sur cette façade sud.

A noter qu'une seconde étape de restauration et conservation sera ensuite menée sur l'édifice gothique, construit entre 1170 et 1235. Ces travaux auront lieu entre 2024 et 2029 pour un montant d'environ 10 millions de francs également.

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Santé

Directeur de l'Hôpital de Rennaz, Pascal Rubin jette l'éponge

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(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Pascal Rubin, le directeur général de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) à Rennaz (VD), démissionne. A la tête d'un établissement dans la tourmente financière, il dit jeter l'éponge en raison des attaques personnelles qui se sont multipliées à son encontre.

Les discussions autour de la situation financière et de la gouvernance de l'HRC "ont atteint un tel degré de personnalisation qu'elles ne permettent plus un examen sérieux sur le fond", a relevé jeudi Pascal Rubin dans une déclaration écrite. Il a estimé que l'avenir de l'établissement "ne peut se résumer à des combats de personnes."

Le nouvel hôpital de Rennaz, qui a accueilli ses premiers patients en novembre dernier, enchaîne les difficultés depuis plusieurs mois. Et notamment financières: un déficit de 17,9 millions de francs est attendu pour 2019, au lieu des 6 millions de perte budgétés. Une garantie d'emprunt complémentaire vient de lui être octroyée en urgence par les cantons de Vaud (pour 60 millions) et du Valais (20 millions) pour assurer sa viabilité financière à court terme.

Surcoûts et retards liés au déménagement, problèmes de mise en oeuvre et revenus hospitaliers inférieurs aux attentes ont été avancés pour justifier l'ampleur de la perte. Plusieurs voix se sont aussi élevées contre la gouvernance de l'établissement, qui a notamment dû composer avec des démissions en cascade et des problèmes d'absentéisme depuis son inauguration.

"Pacte de confiance" à recréer

Les syndicats avaient notamment exigé en début de semaine un renouvellement immédiat de la direction, l'accusant d'une "dérive autoritaire et inopérante." Autant dire que ces mêmes syndicats se sont réjouis du départ de Pascal Rubin. "C'est une bonne et sage décision compte tenu de la situation", a commenté Thierry Lambelet du syndicat Syna, contacté par Keystone-ATS.

S'exprimant aussi au nom des syndicats SSP, SCIV ainsi que de l'Association suisse des infirmières et infirmiers, il a évoqué "une étape symboliquement très forte", ajoutant toutefois que le départ du directeur n'allait pas régler tous les problèmes. "C'est tout un état d'esprit qui doit être changé" au niveau de la direction, a souligné M. Lambelet, précisant qu'il fallait "recréer un pacte de confiance."

De son côté, la conseillère d'Etat vaudoise en charge de la santé Rebecca Ruiz a pris acte de la démission de Pascal Rubin. "Avec ma collègue (valaisanne) Esther Waeber-Kalbermatten, nous sommes en contact avec le conseil d'établissement pour assurer la continuité de l'HRC", a-t-elle indiqué, sans vouloir faire davantage de commentaires.

Audits en cours

Concernant la succession de Pascal Rubin, cela se fera "dans les meilleurs délais", a écrit le conseil d'établissement de l'HRC dans son communiqué. Il a dit regretter les attaques personnelles à l'encontre de son ex-directeur, tout en le remerciant pour le travail accompli depuis 10 ans. Nommé directeur de l'Hôpital Riviera en 2010, puis de l'HRC en janvier 2014, Pascal Rubin "a mis en oeuvre les étapes structurantes indispensables" pour la création de l'établissement de Rennaz, qui a permis de regrouper cinq sites hospitaliers de la région.

Tant l'hôpital valdo-valaisan que Pascal Rubin s'en sont tenus jeudi à des déclarations écrites. lls n'ont pas voulu faire d'autres commentaires, sachant que deux audits sont en cours. Ceux-ci ont été ordonnés par les cantons de Vaud et du Valais pour faire la lumière sur la situation de l'établissement. Des premiers rapports sont attendus pour le début de l'été.

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