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Vaud

Claude D. de retour sur le banc des accusés

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Claude D. lors de l'énoncé du verdict (prison à perpétuité et internement à vie) en 2016 à Renens (archives). (©KEYSTONE/FREDERIC BOTT)

Après l'annulation de son internement à vie, Claude D. se retrouve à nouveau devant la justice vaudoise. L'assassin de Marie risque fort d'écoper de l'internement ordinaire, alors que la défense ne veut pas dévoiler ses cartes.

Claude D. (42 ans) sera face à la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois. L'audience est prévue sur deux jours, les 27 et 28 septembre.

Conditions pas remplies

Jugé en 2016 pour l'assassinat de Marie (19 ans), Claude D. a été condamné à la prison à perpétuité et à l'internement à vie par le Tribunal du Nord vaudois. Une sentence confirmée par le Tribunal cantonal, avant que le Tribunal fédéral n'annule l'internement à vie en mars dernier.

La Cour suprême a estimé que les conditions n'étaient pas remplies. Selon elle, les avis des deux psychiatres divergeaient alors qu'ils auraient dû être concordants pour que l'internement à vie puisse être prononcé.

Un seul élément

Cet élément du jugement est donc le seul à être remis en question. Quelle que soit l'issue du nouveau procès, Claude D. reste condamné à la prison à perpétuité. Si l'on s'en tient aux autres cas semblables que la justice a traités en Suisse, l'internement ordinaire devrait être prononcé.

Après s'être séparé de ses deux avocats d'office Loïc Parein et Yaël Hayat, Claude D. est désormais défendu par Véronique Fontana, avocate de choix. Questionnée par Keystone-ATS, elle souligne "l'intérêt de cette affaire exceptionnelle".

Dialogue possible

"La relation avec Claude D. est adéquate. On arrive à discuter de la ligne de défense, à dialoguer, à argumenter. Il est conscient des enjeux", explique-t-elle.

"Le fait que je sois une femme ne signifie rien de particulier. J'agis en tant que professionnelle, en tant qu'avocate pénaliste, choisie j'espère pour ses compétences", poursuit Véronique Fontana.

Internement ordinaire

A moins de coups de théâtre, dont Claude D. est amateur, le programme de l'audience est tracé, aucune mesure d'instruction n'ayant été demandée. Audition du prévenu, puis plaidoiries de la défense et du Ministère public. Avec un verdict possible vendredi.

Procureur général du canton de Vaud, Eric Cottier ne veut pas s'exprimer sur l'affaire. Lui qui avait soutenu mordicus l'internement à vie devrait sans doute plaider l'internement ordinaire.

Gros enjeux

Une mesure contre laquelle Véronique Fontana promet de se battre. Elle ne s'exprime pas davantage sur sa stratégie, se contentant de dire que "tout est possible".

Une demande de mesure thérapeutique institutionnelle serait une des solutions envisageables. Interrogé sur ces enjeux, Baptiste Viredaz précise le contexte. Auteur de l'"Introduction au droit des sanctions", l'avocat lausannois note qu'il y aurait deux avantages de taille pour le prévenu à obtenir une mesure thérapeutique institutionnelle.

Peine prioritaire

Le condamné devrait exécuter en premier la mesure. En cas de succès de celle-ci, la peine privative de liberté n'aurait plus à être exécutée. De plus, une telle condamnation oblige l'Etat à offrir une thérapie.

Si la Cour se décide pour un internement ordinaire, la peine est prioritaire, ce qui signifie la perpétuité pour Claude D., soit au minimum 15 ans de réclusion avant un réexamen de son cas et un très probable maintien de l'intéressé en détention. En outre, en pareille situation, il n'y a pas d'obligation de traitement et le suivi psychiatrique est beaucoup plus léger le cas échéant, explique Baptiste Viredaz.

Cause douloureuse

La famille de Marie n'a pas été autorisée à participer à l'audience, selon Jacques Barillon. L'avocat indique qu'il est "possible" qu'il y assiste dans le public.

"L'issue de cette cause, si douloureuse pour mes clients, les concerne". La famille de Marie vit ce nouveau rendez-vous judiciaire "assez mal, mais avec stoïcisme", ajoute-t-il.

Véritable exécution

Pour mémoire, alors qu'il est aux arrêts domiciliaires après avoir été condamné en 2000 à 20 ans de prison pour le meurtre de sa première amie, Claude D. enlève Marie. Il la tue durant la nuit 13 au 14 mai 2013 dans une forêt près de Châtonnaye (FR).

(ATS / KEYSTONE - FREDERIC BOTT)

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Vaud

Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises

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Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises pour les milieux culturels et la restauration. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois prend acte des premiers assouplissements prévus par le Conseil fédéral dès le 1er mars. Concernant la restauration et la culture, il regrette l'absence de perspectives plus précises et plus immédiates.

Le gouvernement salue mercredi le fait que les demandes de certains cantons aient été partiellement prises en compte, notamment l'élargissement des activités de sport et de culture pour les jeunes jusqu'à 20 ans. Il se réjouit aussi que l'évaluation de la situation se fasse de manière plus rapprochée, à la mi-mars, comme demandé.

Dans sa réponse à la consultation, Vaud avait plaidé pour que les restaurants puissent ouvrir à midi dès le 15 mars et que les théâtres et les cinémas puissent accueillir 50 personnes dans leurs salles. Le Conseil fédéral ne l'a pas entendu de cette oreille.

Vaud regrette l'absence de perspectives plus précises et immédiates pour les restaurants et la culture. Mais il constate que le Conseil fédéral envisage des mesures de réouverture dès le 22 mars si la situation épidémiologique évolue favorablement. Et que cette réouverture pourrait être complète: restauration, autres activités intérieures et enseignement en présentiel dans les Hautes Ecoles.

Le Conseil d'Etat continuera de suivre "avec la plus grande attention" l'évolution de la situation, écrit-il dans un communiqué. Concernant les aides financières, il souligne l'importance que le système soit modulé selon la stratégie, avec des aides progressives ou dégressives selon le degré d'activité autorisé.

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Vaud

Le château de Chillon rouvrira ses portes le 1er avril

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Privé de touristes, le château de Chillon a particulièrement souffert de la crise du coronavirus. (Image d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le château de Chillon va rouvrir ses portes le 1er avril. Il proposera diverses activités durant les vacances de Pâques. Pour l'heure pour les enfants uniquement, car les restrictions sanitaires ne le permettent pas pour les familles.

Pour des raisons financières, le haut-lieu touristique des bords du Léman ne rouvrira pas ses portes le 1er mars, comme de nombreux musées. "En cette période sans vacances en Suisse, sans touristes étrangers, avec une partie des hôtels fermés, on ne peut pas prendre le risque d'ouvrir pour 20 à 50 personnes. Cela nous coûterait trop cher et mettrait en péril la Fondation", a expliqué mercredi à Keystone-ATS sa directrice Marta Sofia dos Santos.

Le château abaissera son pont-levis à partir du 1er avril, date du début des vacances de Pâques dans plusieurs cantons. "Même si la situation restera difficile, il y aura alors un public", estime Mme dos Santos. "Et nous avons bon espoir que cela s'améliore ensuite en mai et en juin".

Durant les vacances de Pâques, Chillon proposera un programme dédié aux enfants, avec les ateliers PâKOCHâTO, Le bois au bout des doigts ou encore A vos pinceaux. Si le Conseil fédéral l'autorise d'ici là, des activités en famille pourraient enrichir le programme.

Aides Covid

Mesures RHT exceptées, le château n'a pour l'heure pas reçu d'aide au titre de la loi sur le Covid, car il est n'est pas considéré comme un musée mais un patrimoine historique. Il pourrait en revanche être éligible aux aides pour les cas de rigueur. La direction est en train de ficeler un dossier.

Confronté à une situation financière très difficile en 2020, le château a dû licencier six collaborateurs (représentant environ 5 Equivalents temps plein ETP), qui travaillaient dans l'accueil, l'entretien et l'administration. Et huit contrats de durée déterminée n'ont pas été renouvelés. Début 2020, le site employait une soixantaine de personnes. Celles-ci ne sont plus qu'une quarantaine actuellement (entre 20 et 22 ETP).

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Elections communales VD 2021

Les "petits" vont arbitrer la course à la Municipalité

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26 candidats répartis sur 10 listes sont en course pour la Municipalité de Lausanne. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Suite et fin ce soir de notre tour d’horizon en vue de l’élection à la Municipalité de Lausanne. Le premier tour du scrutin aura lieu le dimanche 7 mars, dans le cadre des élections communales vaudoises.

26 candidats sont sur les rangs pour 7 sièges. Dont deux sont laissés libres, après les départs du socialiste Oscar Tosato et du Vert Jean-Yves Pidoux.

Parmi les partis lausannois en lice, il y a les “gros”, mais aussi les “petits”.  Et ils pourraient jouer les trouble-fêtes au premier tour de l’élection à la Municipalité de Lausanne.

Deux candidates pour Le Centre

Tout d’abord “Le Centre Lausanne” (anciennement le PDC), qui lance deux candidates. Il s'agit de Stéphanie Mooser, cheffe d'entreprise et conseillère communale, ainsi que Valérie Dittli, avocate stagiaire, chargée de recherche à l'Université de Lausanne et présidente de la section cantonale du parti.

"Une meilleure conciliation entre vie familiale et vie privée" figure au centre des préoccupations des deux candidates. De professions libérales, elles se disent également sensibles "à la cause des indépendants, des commerces locaux, des tenanciers de bars et restaurants, des milieux culturels et tant d'autres acteurs économiques" affectés par la crise du coronavirus.

Bruno Dupont, l'habitué

Ensuite, il y a Bruno Dupont, 54 ans. Il se présente seul sous la bannière Action nationale et chrétienne. Habitué des élections lausannoises, il s’était présenté en 2016 sur la liste Stop à l’accueil des étrangers et avait récolté 2% des voix au premier tour. Il milite notamment pour la suppression de certaines taxes pour les commerçants, ou pour une aide au logement des étudiants en difficulté.

Les outsiders du PSC

Enfin, dernier des “petits” : le Parti scientifique citoyen. Il présente un ticket avec trois noms: Olivier Uwe Rehfisch, Nicolas Ballarin et Julie Rachel Mariller. Se décrivant “sans idéologie”, sans clivage gauche/droite, le parti dit examiner les lois et leurs impacts «de façon scientifique et méthodique». Il propose par exemple de diminuer de 70% la pollution en Ville de Lausanne, de créer plus d’espaces verts, de diminuer les taxes des événements ou encore d’organiser un grand-prix de formule E à Lausanne.

Le rôle d'arbitre pour les "petits"

Le 7 mars, les “petits” partis feront face aux “gros” dans les urnes. René Knüsel, politologue et professeur honoraire en sciences sociales et politiques à l’Université de Lausanne, parle de “bonne nouvelle pour la démocratie”. Les électeurs auront ainsi le choix. Mais les candidats des petits partis feront-ils de la simple figuration, ou arriveront-ils à s’emparer d’une part du gâteau ?

Ecoutez l’analyse de René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur honoraire à l'UNIL
René KnüselPolitologue et professeur honoraire à l'UNIL

Des candidats qui sont parfois méconnus. Ce qui pourrait retenir les électeurs.

Explications de René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur honoraire à l'UNIL
René KnüselPolitologue et professeur honoraire à l'UNIL

Le Centre Lausanne, le Parti scientifique citoyen et le mouvement Action nationale et chrétienne sont donc dans la course à la Municipalité de Lausanne. Pour savoir quel sera leur score, rendez-vous le dimanche 7 mars.

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Vaud

Yverdon: un plan pour dynamiser l'offre culturelle

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La ville d'Yverdon-les-Bains veut dynamiser sa vie culturelle et son patrimoine. (Image d'archives - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Yverdon-les-Bains, deuxième ville du canton de Vaud, veut doper son offre culturelle. Elle dévoile un plan directeur de la culture, qui dessine les grandes lignes pour les 10 prochaines années. Mais il est trop tôt pour dire si des moyens financiers supplémentaires seront débloqués.

La municipale Carmen Tanner a présenté mercredi le nouveau plan directeur de la culture à l'horizon 2030 (PDC30). Ce document a été dévoilé à l'issue d'une démarche participative menée auprès de la population (480 idées reçues) et après une maturation, par étapes, du projet auprès de la municipalité.

"On a pris le temps de se mettre d'accord. Mais c'est la stratégie d'une municipalité. Il y a une belle unanimité pour ce projet", a expliqué Mme Tanner. Le volet financier a pour l'heure été mis de côté, l'exécutif voulant d'abord s'entendre sur une vision commune.

Offre limitée

A l'exception de la Maison d'Ailleurs, Yverdon-les-Bains a longtemps souffert d'une offre culturelle limitée, ayant peu d'écho hors la région. La donne est en train de changer. Depuis dix ans, la ville a développé son offre jeune public, ouvert en 2013 un Centre d'art contemporain et stimulé l'événementiel en accueillant notamment la Schubertiade en 2017 ou la fête des yodleurs en 2018.

Pour passer à l'étage supérieur, le nouveau plan directeur de la ville se décline en cinq champs d'action: le premier vise à réinjecter de l'art dans la ville, une manière de "rendre l'art accessible à tous sur le territoire communal. Il y a un grand potentiel à Yverdon", a expliqué le chef de service Raphaël Kummer. Cela pourrait se concrétiser par une sculpture lumineuse au nouveau collège des Rives ou une oeuvre pour la passerelle sur la Thièle.

Vie nocturne

Deuxième axe: la dynamisation de la vie nocturne. Rares sont aujourd'hui les lieux yverdonnois où sortir le soir après 22h00. L'objectif est de développer l'offre cinématographique - un seul exploitant pour l'heure - et festive.

"Il faut renforcer l'attractivité de la ville, notamment pour les 5000 étudiants qui n'y font parfois que passer", a relevé Gil Vassaux, chef de projet. "Une vie nocturne et culturelle dynamiques font partie des conditions cadre pour le développement économique d'une ville". Des assises de la vie nocturne seront organisées.

Un patrimoine à valoriser

La valorisation du patrimoine local - troisième thème - passera par la redynamisation du centre-ville historique. Des itinéraires régionaux permettront de redécouvrir le château, qui abrite un musée, et de le relier à d'autres sites comme la Maison d'Ailleurs, le château de Grandson ou le musée d'automates de Ste-Croix.

Un accès élargi à la culture - en cassant un maximum de barrières physiques ou psychologiques - ainsi qu'un soutien et une reconnaissance du travail des artistes constituent les deux derniers champs d'action prioritaires du PDC30. Sans oublier la durabilité, qui est intégrée au plan en tant que mission transversale.

Sports 5 pas enterré

En marge de sa présentation, Carmen Tanner a rappelé que le projet Sports 5 - qui a récemment suscité le débat - faisait toujours partie du plan directeur culturel. Ce site - qui doit accueillir des activités sportives et culturelles - "est perturbé par le retrait d'un investisseur. Mais cela n'annule pas la volonté de la ville de poursuivre. Cela prendra un peu plus de temps", a-t-elle déclaré.

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Culture

Les Numerik Games se déploient sur 7 week-ends thématiques

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L'édition 2020 du Numerik Games Festival se déclinera ce printemps en sept week-ends thématiques, en distanciel ou en présentiel selon l'évolution de la situation sanitaire. (Image d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’édition reportée de 2020 du Numerik Games Festival va se déployer en sept événements thématiques. Destinés à être découverts en ligne, ils reprennent l’essentiel de la programmation prévue pour novembre dernier. Le premier aura lieu le week-end du 5 au 7 mars.

Le programme sera dédié sur l’écrivain de science-fiction Alain Damasio très présent dans les médias français durant la crise de la Covid-19 en 2020. Les différents rendez-vous graviteront autour de l’écrivain culte: tous pourront être suivis en live streaming aux horaires annoncés, sur YouTube, Twitch et Facebook Live, annonce le Festival mercredi.

Ce nouveau format a pour objectif de permettre aux contenus culturels de l’édition 2020 de vivre malgré les circonstances sanitaires. Il est également pensé pour garantir une adéquation entre le format des événements et l’évolution rapide des normes sanitaires; en présentiel si les conditions le permettent, en distanciel tant que la situation demeure inchangée.

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