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Vaud

Des règles claires à l'EPFL pour les voyages

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L'EPFL met sur pied une directive cadrant clairement les règles en matière d'acceptations d'avantages, de cadeaux et de voyages par ses collaborateurs (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'EPFL entend poser un cadre clair pour l'acceptation d'avantages, de cadeaux, d'invitations à l'étranger par ses collaborateurs. Une directive en ce sens entrera en vigueur en décembre. L'ex-patron de l'école Patrick Aebischer l'estime dommageable.

"La directive en matière d’acceptation d’avantages et d’invitations reçus est arrivée au terme de la consultation au sein de l’école hier", a indiqué Corinne Feuz, co-rédactrice en chef de la cellule Mediacom samedi à Keystone-ATS. Elle confirmait une information du quotidien 24 heures.

Le projet s’inscrit dans l’amélioration de Polylex, le recueil des lois de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), avec une volonté d’être plus précis que l’Article 56b de l’Ordonnance sur le personnel des EPFL. Ce dernier fait foi actuellement et jusqu’à la future entrée en vigueur de la directive, explique-t-elle.

Eviter les relations de dépendance

La directive établit une distinction entre membres de la direction et collaborateurs. Ces derniers doivent refuser toutes les invitations susceptibles de restreindre leur indépendance et refuser les invitations à l'étranger, sauf autorisation écrite.

Les décisions concernant les invitations de membres de la direction doivent être examinées en séance de direction et être protocolées. Pour éviter toute relation de dépendance, l'EPFL doit payer les frais de déplacement, de logement et de nourriture. Il est en outre totalement interdit d'accepter des cadeaux de plus de 200 francs.

Recherche de fonds plus difficile

Interviewé sur le sujet par le quotidien vaudois, Patrick Aebischer, ancien président de l'EPFL, dit ne pas connaître cette directive mais estime "très dommageable de rendre la recherche de fonds plus difficile. Le monde académique a son propre fonctionnement", relève-t-il. "La seule chose qui compte, c'est qu'un collaborateur ou un cadre ne puisse pas se mettre d'argent dans la poche."

Evoquant ses voyages, notamment en Carélie, avec le milliardaire Frederik Paulsen, Patrick Aebischer souligne que "c'est de la responsabilité d'un président d'université de trouver des philanthropes qui soutiennent des projets de recherche, des chaires et de participer à des voyages scientifiques avec les généraux donateurs".

Pas d'intérêt personnel

"Mettre de l'argent dans la science, c'est comme l'injecter dans un trou noir. La personne ne va pas en tirer un intérêt personnel", relève-t-il. "M. Paulsen a fait sa fortune. Il n'a plus besoin de réaliser des affaires", souligne Patrick Aebischer. Il rappelle que le président de Ferring a financé deux chaires et a soutenu des projets de recherche pour 30 millions de francs à l'EPFL.

L'ex-patron de l'école estime également qu'il y a un lien entre la directive et les critiques sur les voyages des conseillers d'Etat genevois Pierre Maudet et vaudois Pascal Broulis. Ce que réfute l'EPFL: le projet remonte à janvier 2017, les directives ont été rédigées de manière largement anticipée, note Mme Feuz.

 

(ATS)

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Vaud

Hôpital de Rennaz: le Conseil d'Etat ne veut pas d'une CEP

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Dès ses débuts, l'Hôpital de Rennaz a fait l'objet de critiques. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gouvernement vaudois ne veut pas d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz, a-t-il indiqué jeudi. Le Conseil d'Etat estime que les deux audits publiés en août ont suffisamment permis de faire la lumière sur les difficultés de l'établissement valdo-valaisan.

C'est la droite du Parlement qui avait réclamé la création d'une CEP en mai dernier pour "faire toute la lumière" sur la "situation financière catastrophique" de l'HRC. Cet outil est utilisé lorsque "des événements de grande portée l'exigent", précise la loi. Dans les faits, il est rarement employé, la dernière fois en 2003 lors de l'affaire dite de la débâcle de la Banque cantonale vaudoise (BCV).

Comme le veut la procédure, le Conseil d'Etat disposait d'un délai pour se déterminer formellement sur la création de cette CEP et ainsi faire valoir son droit d'être entendu. Il a annoncé sa décision en transmettant au Grand Conseil son rapport, où il recommande au plénum de rejeter toute CEP. Le Parlement aura le dernier mot en se prononçant prochainement sur ce rapport.

En Valais aussi, la question a été débattue. Les députés ont finalement refusé en juin dernier la mise en place d'une CEP. Ils ont en revanche chargé leur Conseil d'Etat d'étudier l'opportunité de créer une CEP intercantonale.

Réaction immédiate

Dans son communiqué, le gouvernement vaudois rappelle qu'il a agi dès que les difficultés financières de l'HRC ont été connues. D'entente avec son homologue valaisan, il a très vite sollicité deux audits financiers indépendants, l'un auprès du Contrôle cantonal des finances du canton de Vaud (CCF) et de l'Inspection cantonale des finances du canton du Valais (ICF), l'autre, axé sur la gouvernance, auprès d'une fiduciaire.

Ces deux enquêtes avaient confirmé d'importantes lacunes au sein de l'hôpital de Rennaz. Elles critiquaient notamment sa gestion financière et même celle des affaires courantes.

Le Conseil d'Etat vaudois relève aussi que ces audits mettent en évidence "qu'il n'y a eu à aucun moment malversation et encore moins volonté de détourner des deniers publics ou de les utiliser à d'autres fins que celles prévues". Il constate qu'ils ont permis d'identifier un certain nombre de manquements au sein de l'hôpital, "sans pour autant constituer des circonstances exceptionnelles qui justifieraient la mise en place d'une CEP".

Sans attendre les résultats des deux audits, plusieurs mesures ont déjà été prises, tant sous l'angle financier que sous celui de la gouvernance, souligne le Conseil d'Etat. L'HRC a ainsi désigné un nouveau directeur administratif et financier ainsi qu'un directeur général ad interim, à la suite de la démission de l'ancien directeur général.

Mieux associer encore le Parlement

Les deux cantons ont aussi renouvelé leurs représentants au sein du Conseil d'établissement. L'HRC est par ailleurs en train de consolider un plan de retour à l'équilibre, qui lui permettra de stabiliser sa situation financière d'ici quelques années et d'envisager ainsi l’avenir plus calmement, justifie encore le gouvernement vaudois pour rejeter une CEP.

Dans son rapport transmis au Grand Conseil, le Conseil d’Etat propose d'associer le plénum de manière plus étroite sur ce dossier. Il informera à intervalles réguliers, en plus de la commission interparlementaire de contrôle de l'HRC, les commissions de gestion et des finances du Parlement sur l'évolution de la situation de l'hôpital de Rennaz.

Cette information portera sur l'évolution de la situation financière et des coûts de construction, sur la finalisation et la mise en œuvre du plan de retour à l'équilibre, ainsi que sur le suivi des garanties et des engagements de l'HRC, promet le canton.

Inauguré en été 2019, le site à Rennaz a accueilli en novembre passé ses premiers patients. Dès ses débuts, il a fait l'objet de critiques, notamment pour des problèmes d'absentéisme, de démissions en cascade, de temps d'attente aux urgences ou d'annulations d'opérations.

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Vaud

Le CHUV suspend toutes les visites aux patients hospitalisés

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Le CHUV à Lausanne prend des mesures immédiates pour lutter contre la deuxième vague du coronavirus. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le CHUV à Lausanne suspend toutes les visites aux patients hospitalisés dès ce jeudi en raison de la deuxième vague de coronavirus, a-t-il indiqué sur son site. Dans le cas de situations particulières, certaines exceptions peuvent être envisagées au cas par cas, précise-t-il.

Il s'agit de protéger au mieux les patients ainsi que les collaborateurs, ajoute la direction de l'établissement.

A partir de ce même jour, le CHUV réduit aussi son activité programmée dans le but de traiter l'afflux de patients atteints du Covid-19. Toutes les interventions chirurgicales et médicales non urgentes, les hospitalisations et les consultations ambulatoires dont le report n'influe pas sur la santé des patients sont reportées, annonce le Centre hospitalier universitaire.

En raison de l'augmentation rapide des admissions dans les hôpitaux vaudois de patients positifs au Covid-19, le canton de Vaud avait pris mardi des mesures immédiates pour augmenter les capacités de soins intensifs dans tous ses hôpitaux. Les interventions électives non urgentes sont repoussées non seulement au CHUV mais aussi dans les hôpitaux de la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV).

Le canton comptait mardi matin 34 patients Covid aux soins intensifs. Les hospitalisations s'accélèrent et les évaluations actuelles tablent sur 80 patients aux soins intensifs à la fin de la semaine, avec un potentiel doublement à la fin de la semaine prochaine, selon le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).

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Lausanne

Une ancienne école transformée en appartements

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La transformation de l'ancienne Ecole Piotet à Lausanne a permis la création de quatre appartements. (PHOTO PRETEXTE - ©KEYSTONE/URS FLUEELER)

L'ancienne Ecole Piotet à Lausanne a été transformée en appartements. Acquis en 2000 par la Ville, l'immeuble de la rue de la Pontaise 15 était initialement voué à l'installation d’un centre d'enseignement, avant que la construction de quatre logements ne soit préférée. Ceux-ci seront inaugurés samedi.

Le bâtiment rénové affiche une consommation énergétique trois fois plus faible qu'avant travaux et 20% inférieure à un objet neuf respectant les dernières normes en vigueur, relève mercredi la capitale vaudoise dans un communiqué. Elle ajoute que ces travaux de réaménagement et la suppression d'un parking couvert ont aussi permis la création d'un nouveau parc public.

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Culture

Beausobre: Souchon, Sardou, Lambiel et autre Lhermitte en vedette

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Yann Lambiel ouvrira les feux avec son spectacle "Multiple". (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Théâtre de Beausobre à Morges (VD) a dévoilé mercredi le programme de sa prochaine saison. Elle démarrera plus tard que d'habitude, le 4 février, en raison des travaux de rénovation en cours sur le site.

C'est l'humoriste Yann Lambiel, établi de longue date à Morges, qui ouvrira les feux avec son spectacle "Multiple". Suivront plusieurs pièces montées à Paris dans lesquelles jouent notamment Laetitia Casta, Clémentine Célarié, Daniel Auteuil, Thierry Lhermitte, Michel Sardou ou Patrick Chesnais.

Côté musique, plusieurs concerts sont programmés avec notamment Alain Souchon, Yannick Noah, Avishai Cohen, les Soeurs Berthollet et I Muvrini. Deux spectacles musicaux, ceux de Michaël Gregorio et The Opera Locos, sont aussi proposés, de même que des représentations de danse et de cirque.

Outre Yann Lambiel, l'humour romand sera à l'honneur avec Brigitte Rosset et Simon Romang. D'autres spectacles suisses sont prévus avec notamment les pièces "Le Journal d’Anne Frank" et "Un fil à la patte". La saison se terminera le 3 juin avec le concert de la famille Oesch's die Dritten.

Optimisme

Face à la crise du coronavirus, le Théâtre de Beausobre se veut optimiste et dit "croire en un avenir sanitaire meilleur pour 2021", dans lequel les spectacles pourront avoir lieu. "L’envie est aussi de faire oublier un instant l'ambiance actuelle en proposant au public de se projeter dans l'avenir avec des spectacles qui sauront les faire rire, rêver et s'émouvoir", poursuit-il dans son communiqué.

Pour mémoire, le chantier à Beausobre a démarré il y a une année. Les travaux de rénovation de la salle et du hall du théâtre doivent se terminer début 2021. Quant à la création d'un nouveau bâtiment, baptisé Beausobre V, elle devrait s'étendre jusqu'à l'automne 2021.

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Vaud

Mobilisation du personnel de santé, l'Etat dit être à l'écoute

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Les syndicats et associations professionnelles annoncent une journée de mobilisation dans les établissements et une manifestation à 18 h à Lausanne.(Image d'archives ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Semaine cruciale pour le personnel de santé en Suisse. Plusieurs mobilisations ont lieu depuis le début de la semaine dans les différents cantons. Les autorités vaudoises disent être à l'écoute.

Lundi à Neuchâtel, mardi à Genève et ce mercredi à Lausanne, où un rassemblement aura lieu en fin de journée, partout le personnel soignant appelle à la mobilisation. Après les efforts consentis lors de la première vague de coronavirus, les syndicats et associations du personnel de santé demandent une meilleure reconnaissance. Cela passe selon eux par une meilleure dotation en personnel et une revalorisation salariale. Avec l’arrivée de la seconde vague et la pression qui s’accentue à nouveau sur le système hospitalier, ces demandes reviennent avec insistance. Elles sont entendues par la conseillère d’Etat vaudoise en charge de la santé qui assure que les autorités ne restent pas inactives:

Rebecca Ruiz
Conseillère d'Etat, VD
Rebecca Ruiz Conseillère d'Etat, VD

Samedi, la mobilisation du personnel soignant convergera vers Berne où un rassemblement est prévu sur la Place fédérale, dans le respect des mesures sanitaires.

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