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Vaud

Le canton de Vaud s'approche des 40 décès

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Le nombre de décès dans le canton de Vaud a doublé en deux jours. (KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Trente-huit décès et 11'000 demandes de chômage partiel: le canton de Vaud continue d'être l'un des plus touchés en Suisse par la crise du coronavirus. Les autorités s'inquiètent notamment du comportement de certains jeunes, peu soucieux des règles en vigueur.

Le nombre de morts liés au Covid-19 dans les hôpitaux vaudois a quasiment doublé en deux jours. Il est passé de 21 mercredi à 38 vendredi. "La progression est régulière, mais elle n'est pas exponentielle", a commenté le médecin cantonal Karim Boubaker lors d'un point presse.

Le nombre des hospitalisations en cours a franchi la barre des 300 personnes, à 327 dont 66 aux soins intensifs. Le canton peut encore absorber de nouveaux malades:

Karim Boubaker
Médecin cantonal vaudois
Karim Boubaker Médecin cantonal vaudois

Inquiétudes pour les jeunes

Le médecin cantonal a, encore une fois, rappelé que le Covid-19 ne touchait pas uniquement les personnes âgées ou à risque. Un avertissement adressé aux plus jeunes, dont certains ne se sentent pas concernés.

La conseillère d'Etat Béatrice Métraux a ainsi reconnu "une grande inquiétude" au sujet des jeunes qui ne suivent pas les directives fédérales (groupe de 5 personnes au maximum, 2 mètres entre les personnes):

Béatrice Métraux
Conseillère d'Etat
Béatrice Métraux Conseillère d'Etat

"Certains comportements à risque viennent de gens qui se sentent à l'abri", a ajouté sa collègue Nuria Gorrite, présidente du gouvernement vaudois :

Nuria Gorrite
Conseillère d'Etat
Nuria Gorrite Conseillère d'Etat

Dans l'ensemble, la grande majorité des habitants du canton respectent les règles de l'OFSP, à savoir la distance sociale et l'interdiction des rassemblements de plus de 5 personnes. Le canton tient ainsi à remercier la population:

Nuria Gorrite
Conseillère d'Etat
Nuria Gorrite Conseillère d'Etat

Aide à l'agriculture

Canton le plus touché avec le Tessin et Bâle-Ville au niveau sanitaire, Vaud l'est aussi sur le plan économique. Environ 11'000 demandes de chômage partiel ont été adressées par les entreprises vaudoises. "Un chiffre considérable", a noté le ministre de l'économie Philippe Leuba:

Philippe Leuba
Conseiller d'Etat
Philippe Leuba Conseiller d'Etat

Toujours au niveau économique, M. Leuba a annoncé qu'une plateforme a été élaborée pour trouver de la main-d'oeuvre pour les agriculteurs et les viticulteurs vaudois, notamment auprès de bénévoles. L'objectif est de "susciter la solidarité dans la population", a-t-il dit.

L'autre défi des autorités consistera à assurer la venue en Suisse des travailleurs étrangers habituellement affectés aux champs ou aux vignes, a ajouté M. Leuba.

Démocratie en suspens ?

Malgré la crise, le gouvernement vaudois tient aussi à rappeler que les institutions démocratiques n'ont pas été mises sur la touche. Nuria Gorrite, présidente du Conseil d'Etat:

Nuria Gorrite
Conseillère d'Etat
Nuria Gorrite Conseillère d'Etat

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1 commentaire

1 commentaire

  1. David

    28 mars 2020 à 17:39

    Trente-huit décès et 11'000 demandes de chômage partiel... Quel est le rapport ? 😤😤😤

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Vaud

Une antenne régionale pour l'intégration des réfugiés

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La conseillère d'Etat vaudoise Rebecca Ruiz, à gauche, écoute le témoignage de Mohammad Alaa, au centre, réfugié syrien, et de Yakup, à droite, réfugié turque lors de la présentation à la presse du centre social d'intégration des refugies (CSIR), rattaché au Département de la santé et de l'action sociale du canton de Vaud. (©KEYSTONE/Laurent Gilliéron)

Le Centre social d'intégration des réfugiés (CSIR) du canton de Vaud a ouvert cet automne une antenne régionale à Montreux. Elle emploie 21 collaborateurs - contre 65 au siège à Lausanne - qui traitent 309 dossiers, soit l'équivalent de 813 réfugiés.

Ceux-ci bénéficient d'un service plus proche de leur lieu de vie, explique jeudi le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) dans un communiqué. Il précise que le CSIR s'occupe notamment de l'intégration socioprofessionnelle, du soutien social et de l'octroi du revenu d'insertion pour les personnes reconnues comme réfugiés (permis B et F).

L'ouverture d'une antenne locale permet aussi de rapprocher les bénéficiaires des acteurs locaux pour assurer une meilleure intégration. "La proximité est un atout important pour améliorer l’intégration des réfugiés, notamment lorsqu'il s’agit de leur formation et de tout ce qui touche à l'emploi", affirme Rebecca Ruiz, la cheffe du DSAS, citée dans le communiqué.

Le bureau de Montreux couvre les districts de la Riviera, du Pays-d’Enhaut et d’Aigle ainsi que les communes de Chexbres, Puidoux, Rivaz et Saint-Saphorin.

Mesures d'insertion

Le CSIR propose plusieurs programmes pour assurer une intégration socioprofessionnelle des réfugiés. "Ils sont de plus en plus nombreux à toucher une bourse d'études plutôt qu'un revenu d’insertion, en participant aux programmes de formation professionnelle qui leur sont proposés", relève le DSAS. Ces programmes sont destinés aux jeunes (18 à 25 ans) et aux adultes sans formation professionnelle initiale achevée.

Le CSIR propose aussi des mesures d'insertion sur le marché de travail. Cela se concrétise sous forme de stage, de formations courtes, de cours de formation (français, mathématiques, informatique), d'ateliers sur la vie quotidienne en Suisse ou encore des activités pour reprendre confiance en soi.

L'antenne de Montreux traite 309 dossiers qui correspondent à 813 réfugiés. Le CSIR à Lausanne continue lui de s'occuper des autres réfugiés du canton, soit de 600 dossiers, représentant 1331 réfugiés.

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Lausanne

Lausanne: visites pour personnes seules et livres pour les Fêtes

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Les bibliothèques de la ville réactivent leur livraison de livres aux seniors. (Image prétexte - ©KEYSTONE/DPA/FRANK RUMPENHORST)

La ville de Lausanne organise des visites pour rompre la solitude durant les Fêtes. Pendant une petite heure, des visiteurs se rendront auprès des personnes qui le souhaitent afin de partager un moment de convivialité.

Pour les personnes seules, la période des Fêtes peut être difficile. L'annulation des activités collectives, des manifestations, fêtes et repas proposées par les associations et les institutions, va encore accentuer cette solitude, explique jeudi la ville dans un communiqué.

Pour y remédier, des visites à domicile ou dans un lieu choisi sont proposées du 21 au 24 décembre, puis du 28 au 31 décembre. Elles se feront selon un protocole sanitaire très strict, assure la ville. Les personnes qui souhaitent en bénéficier doivent s'annoncer.

De leur côté, les bibliothèques de la ville réactivent, du 14 au 23 décembre, la livraison de livres à domicile. Cette prestation s'adresse aux Lausannois de plus de 65 ans qui détiennent une carte des bibliothèques de la ville. Il est possible de passer commande de livres par téléphone ou par email.

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Vaud

Participation à distance possible pour les Conseils communaux

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Des membres de conseils communaux, comme ici à Lausanne, pourraient participer et voter à distance s'ils sont malades ou en quarantaine. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Même malades ou en quarantaine à cause du Covid-19, des élus pourraient participer aux débats et voter à distance lors des conseils communaux ou généraux du canton de Vaud. Pour obtenir cette autorisation, les communes devront établir un risque que le conseil ne puisse fonctionner faute de quorum.

La commune devra aussi garantir "un système informatique fiable et sécurisé permettant une pleine participation aux débats (suivi et prise de parole) des membres et le vote simultané comme à bulletin secret", indique jeudi le Conseil d'Etat. Il ajoute qu'en cas d'interruption de connexion à distance, les débats devront être suspendus voire reportés.

La compétence d'autoriser ce type de séance appartient au Département des institutions et du territoire, après consultation du Département des infrastructures et des ressources humaines.

Les législatifs des communes vaudoises ont connu plusieurs difficultés à se réunir ces dernières semaines. Mi-novembre à Yverdon par exemple, le conseil communal avait dû être interrompu car le quorum n'était plus atteint suite au départ de plusieurs élus en cours de séance.

Au niveau du Parlement cantonal, le bureau du Grand Conseil a été saisi par des députés pour voir s'il était aussi possible de mettre en place un tel système. Cette question est en train d'être examinée.

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Lausanne

Hébergement d'urgence: un toit pour la nuit à Beaulieu

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Cet hébergement spartiate est avant tout destiné aux adultes, a expliqué Yan Desarzens, directeur de la Fondation Mère Sofia. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Depuis mardi, les SDF peuvent trouver un toit pour la nuit dans les halles nord de Beaulieu à Lausanne. Un espace de 3000 m2, géré par la Fondation Mère Sofia, a été sommairement aménagé pour accueillir une population précarisée.

Fini le Comptoir suisse et les paysannes vaudoises: les halles nord, vouées à la démolition, accueillent cet hiver des sans-abris. La ville a dû dénicher de nouveaux lieux pour renforcer son dispositif d'hébergement hivernal afin de répondre à la crise sanitaire.

La Fondation Mère Sofia a investi grosso modo un tiers du rez-de-chaussée de l'immense halle. Une surface inhabituelle: "nous sommes passés des 200 m2 de nos locaux de Saint-Martin à environ 3000 m2. C'est gigantesque. Nous n'avons pas l'habitude de fonctionner avec des surfaces aussi grandes", explique son directeur Yan Desarzens à Keystone-ATS.

Pour une centaine de personnes

Une centaine de SDF peuvent y trouver un abri pour passer la nuit et prendre un repas, dans le respect des règles sanitaires. La capacité maximale peut être portée à 120, au besoin. Mardi, soir d'ouverture, la nouvelle structure a accueilli une vingtaine de personnes.

"C'était très calme, mais c'est toujours comme ça les premiers jours. Il faut quelque temps pour que le bouche-à-oreille fonctionne. Mais cela laisse présager un afflux pour les jours ou semaines à venir", estime M. Desarzens. La structure devrait rester ouverte jusqu'au 30 avril 2021.

Aval du médecin cantonal

L'espace a été équipé de douches et de WC. Il a été subdivisé en trois zones A, B et C séparées par des parois pour éviter des foyers épidémiques en cas de contamination par le coronavirus. Et chaque zone comprend un lieu d'accueil, avec des tables pour boire et manger, ainsi qu'un lieu de repos, avec des chambrées de dix.

"Les lits sont placés à 1,5 mètre les uns des autres, avec les têtes à l'opposé", explique M. Desarzens. Des parois en bois de plus de deux mètres de haut séparent ces chambrées. Dans les zones A et B, les lits seront attribués à la même personne durant plusieurs jours ou semaines. Ce qui lui permettra de laisser ses affaires sur place. Le dispositif a reçu l'aval des services du médecin cantonal.

Spartiate

Cet hébergement spartiate est avant tout destiné aux adultes. "Je l'imagine mal pour des enfants. Je serai très triste de devoir en accueillir", avoue le directeur. D'autres structures sont mieux adaptées, comme les studios d'un immeuble à Isabelle-de-Montolieu, voué à la démolition et également ouvert provisoirement cet hiver.

A Beaulieu, la Protection civile - trois personnes chaque soir - viendra donner un coup de main aux cinq collaborateurs de Mère Sofia qui passent la nuit sur place et tentent de recréer du lien social. Désormais, les sans-abri portent plus volontiers le masque. "Ils sont beaucoup plus attentifs aux règles de sécurité sanitaires", observe Yan Desarzens.

Un infirmier fait partie de l'équipe de nuit. Et il y a une zone prévue pour les personnes symptomatiques. En cas de soupçons de Covid-19, le SDF est emmené à l'Etape où un étage est réservé aux personnes positives. Prochainement, une permanence infirmière devrait passer une à deux fois par semaine dans les structures nocturnes de la ville pour dispenser des soins de premier recours.

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Lausanne

Une fausse alarme se déclenche à Lausanne

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Un sirène s'est déclenchée à la suite d'un problème technique. Il n'y a aucun danger. (©LFM/RIBEIRO)

Une des sirènes d’alarme de la région lausannoise a été déclenchée à tort ce matin. Un problème technique est à l'origine de cette fausse alarme.

C'était une fausse alarme. Certains Lausannois ont pu entendre ce matin une des sirènes d'alarme pour les catastrophes ou situations d’urgence d’origine naturelle, technique ou anthropique. Il s'agissait en fait d'un problème technique qui a déclenché inopinément l'alarme. Selon les autorités, il n’y a aucun risque pour la population.

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