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Vaud

L'histoire du Comptoir Suisse

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Au lendemain de l'annonce de son arrêt, retour sur le Comptoir et son rôle social et économique à travers les âges.

Il y a près de cent ans, en 1920, ouvrait le Comptoir Suisse des industries alimentaires et agricoles. Un lieu d'affaires destiné aux professionnels dans un contexte post-Première Guerre mondiale. Claire-Lise Deblue, historienne et chercheuse à l'Université de Lausanne :

Claire-Lise Deblue
Historienne, UNIL
Claire-Lise Deblue Historienne, UNIL

Milieu des années 20, l'évolution vers un Comptoir populaire :

Claire-Lise Deblue
Historienne, UNIL
Claire-Lise Deblue Historienne, UNIL

Années 70, le Comptoir devient aussi un lieu de contestation. Claire-Lise Deblue, historienne et chercheuse à l'UNIL :

Claire-Lise Deblue
Historienne, UNIL
Claire-Lise Deblue Historienne, UNIL

Malgré la fin du Comptoir, une nouvelle manifestation pourrait émerger à Beaulieu. C'est en tout cas le vœux des autorités de Lausanne et du Canton. Chapeauté par MCH, un nouveau concept d'événement national pourrait aussi voir le jour dès 2020. Combinant événements temporaires et physiques avec une offre numérique, le concept pourrait occuper les sites de Lausanne, Bâle et Zurich.

 

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Vaud

les députés veulent venir à la rescousse des indépendants

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Le Grand Conseil vaudois veut donner un coup de main aux indépendants. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les parlementaires vaudois se soucient des indépendants en temps de crise liée au coronavirus. Ils ont accepté mardi de renvoyer en commission une motion socialiste qui demande un soutien financier à fonds perdu, moyennant trois conditions. La droite voudrait élargir le texte à d'autres types de petits entrepreneurs prétérités.

La motion du député Sébastien Cala (PS) propose de fixer cette aide à un versement unique équivalent à 10% du chiffre d'affaires de 2020 mais au maximum 6000 francs. Le texte demande au Conseil d'Etat de proposer une base légale qui préciserait les conditions permettant au gouvernement d'accorder une aide à fonds perdu. M. Cala a aussi rappelé que les indépendants n'ont pas droit aux indemnités chômage.

La motion cible uniquement les indépendants, et notamment les "petits". Elle concerne ceux qui ne peuvent être éligibles aux conditions des cas de rigueur édictées par l'Ordonnance fédérale sur les mesures en cas de pertes de gain en lien avec le coronavirus, dont le chiffre d'affaires a chuté de 20% au moins entre les années civiles 2019 et 2020 et dont le revenu net de l'activité lucrative est inférieur à 90'000 francs.

Combler la "pingrerie" fédérale

Des députés Verts et socialistes ont salué un texte qui tombe à pic face à la "pingrerie" de la Confédération, les indépendants étant "les oubliés" de la crise du coronavirus. La gauche de l'hémicycle a martelé plusieurs fois qu'il ne fallait pas perdre de temps afin de "combler des lacunes".

Si la droite s'est dans l'ensemble aussi ralliée sur le fond de la motion, plusieurs parlementaires ont en revanche critiqué sa forme. Ils ont ainsi plaidé pour un renvoi du texte en commission pour mieux définir les contours du texte, notamment de savoir si d'autres catégories d'entrepreneurs ne devaient pas aussi être prises en compte (sociétés à responsabilité limitée, petites PME ou entreprises créées dès 2020).

Le conseiller d'Etat en charge de l'économie Philippe Leuba a aussi mis en garde contre un texte "trop précis" qui exclurait tous ceux qui ne sont pas des indépendants. Il a rappelé qu'il y avait par exemple de "grands indépendants qui étaient moins fragiles économiquement que de petites PME ou Sàrl". Il faut "éviter de faire du cas par cas" et élargir la motion à tous les potentiels oubliés du filet d'aide économique, a-t-il dit en substance.

Au final, dans un vote gauche-droite très serré, les députés ont voté en faveur du renvoi de la motion à une commission plutôt que directement au Conseil d'Etat (comme l'exigeait le motionnaire), par 71 voix contre 67 et deux abstentions. Le Bureau du Grand Conseil doit maintenant décider si le texte sera renvoyé à la Commission des finances, ce qui pourrait accélérer son traitement.

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Lausanne

Près de 11'000 interventions pour le SPSL en 2020

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En mai 2020, les pompiers lausannois étaient intervenus pour évacuer un but de football après un match où près de 1000 jeunes avaient bravé une interdiction de rassemblement. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Lausanne, les services de secours et de sauvetage n'ont pas chômé en 2020. Ils ont réalisé près de 11'000 interventions d'urgence. Les pompiers ont été un peu moins sollicités durant le semi-confinement du printemps. Le nombre de jours de service des astreints à la protection civile (PCi) a, lui, quadruplé.

L'année a été dense pour le Service de protection et sauvetage de la ville de lausanne (SPSL). En janvier, l'ensemble du service a été engagé dans le cadre de "Lausanne en Jeux" et sur les différents sites des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ). Et, dès février, il a rempli de nombreuses missions en lien avec la pandémie de Covid-19.

Aussi la PCi

La protection civile, via ses organisations régionales de Lausanne-District, Ouest lausannois et Lavaux-Oron, a réalisé plus de 200 missions au sein des hôpitaux, des EMS et au centre funéraire de Montoie. En coordination avec le service social de la ville, elle est aussi intervenue auprès des personnes précarisées.

Son nombre de jours de service a quadruplé par rapport à 2019, pour atteindre les 20'255 jours. Cette hausse est en grande partie due aux prestations fournies dans le cadre du Covid-19, a expliqué à Keystone-ATS Michel Gandillon, remplaçant du chef de la division communication.

Pompiers et ambulanciers

Les sapeurs-pompiers sont intervenus à 1790 reprises, en léger recul (-9,1%) en raison du semi-confinement du printemps. "Il y avait moins de monde sur les routes, dans les entreprises. L'activité tournait au ralenti", rappelle M. Gandillon. Les ambulanciers ont effectué 9049 interventions d'urgence et de sauvetage (+ 1,9%).

Les secours ont pris des mesures organisationnelles de manière à éviter au maximum les quarantaines et les cas de Covid-19 dans leurs effectifs. "Chez les pompiers par exemple, ceux qui entrent ne croisent plus ceux qui sortent. Nous essayons de limiter au maximum les contacts", explique M. Gandillon. Un soin tout particulier est accordé à la désinfection du matériel.

Il y a eu "quelques cas" de Covid-19 chez les ambulanciers et les sapeurs-pompier. "Mais nous avons toujours pu assurer les interventions. Nous n'avons pas eu besoin de demander de l'aide ailleurs", a ajouté le porte-parole.

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Vaud

Vaud fait face aux bouleversements de la transition numérique

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La transition numérique impacte plus ou moins fortement certaines branches. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/Christian Beutler)

Le canton de Vaud a les armes pour faire face à la transition numérique. C’est ce que révèle une étude du nouveau numéro de "Prospectif" de Statistique Vaud. Entre 2001 et 2018, années marquées par l'apparition des nouvelles technologies numériques, l'emploi a progressé de 30% dans le canton de Vaud.

L'emploi dans le canton de Vaud n'a jusqu'ici pas souffert de la transition numérique. C’est ce que démontre une étude du nouveau numéro de "Prospectif" de Statistique Vaud. Entre 2001 et 2018, années marquées par l'apparition des nouvelles technologies numériques, l'emploi a progressé de 30% dans le canton de Vaud. Pour autant, cette augmentation s’est accompagnée d’une perte des secteurs primaire et secondaire au profit du secteur des services. Et si le canton a bien fait preuve de résilience jusqu’ici, de nombreux enjeux restent toutefois à relever pour limiter l’impact de la transition numérique dans les années à venir. Carole Martin, cheffe de projet à Statistique Vaud:

Carole Martin
Cheffe de projet à Statistique Vaud
Carole Martin Cheffe de projet à Statistique Vaud

L’étude de Statistique Vaud souligne ainsi l'importance de faire de la formation continue et de favoriser la reconversion professionnelle pour minimiser les "poches de chômage" qui pourraient apparaître dans certaines branches. Car face à l’évolution de la numérisation, tous les secteurs ne sont pas égaux.

Carole Martin
Cheffe de projet à Statistique Vaud
Carole Martin Cheffe de projet à Statistique Vaud

Selon les projections de l’étude, si l’on tient compte aussi bien des emplois qui pourraient disparaître que de ceux qui pourraient être créés : l’effet de la transition numérique devrait être comprise entre -5% et +5% entre 2014 et 2030. Des chiffres bas qui cachent une réalité plus mouvante qu’il n’y paraît.

Carole Martin
Cheffe de projet à Statistique Vaud
Carole Martin Cheffe de projet à Statistique Vaud

Selon cette étude de Statistique Vaud, cette transition impactera différemment les branches d’activités. L’informatique, la santé et l’ingénierie devraient en profiter alors que d’autres secteurs comme le commerce, la finance ou les assurances pourraient connaître plus de difficultés à faire face.

Carole Martin
Cheffe de projet à Statistique Vaud
Carole Martin Cheffe de projet à Statistique Vaud

Un facteur à prendre en compte : l’étude a été réalisée avant le Covid-19. Une donnée qui pourrait changer en partie les prévisions.

Carole Martin
Cheffe de projet à Statistique Vaud
Carole Martin Cheffe de projet à Statistique Vaud

Et pour une transition numérique vaudoise réussie, trois enjeux sont importants selon Statistique Vaud: la formation aux nouvelles compétences, la garantie de la compétitivité et l’attractivité économiques ainsi que l'accompagnement des mutations du marché du travail.

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Vaud

Un chacal doré photographié près du col du Marchairuz

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Début janvier, un chacal doré a été immortalisé par un piège photographique près du col du Marchairuz (VD). (©KORA)

Un chacal doré a été photographié près du Col du Marchairuz (VD) dans la nuit du 4 au 5 janvier. Il s'agit de la première observation indéniable du chacal doré dans le Jura, selon la fondation Kora et le canton de Vaud.

L'animal a été immortalisé par un piège photographique placé dans le cadre du monitoring du lynx effectué par la fondation Kora et le canton. "Son apparition est une première dans le massif du Jura", a souligné lundi Laurence Jobin, porte-parole du Département de l'environnement, revenant sur une information de 24 Heures.

Un autre spécimen avait été repéré en juin dernier dans le canton, dans la région de Morcles. "Il s'agit d'un retour naturel et progressif de l'espèce depuis l'Europe de l'Est", a précisé Frédéric Hoffmann, chef de la section chasse, pêche et surveillance à la Direction générale de l'environnement.

Galerie de portraits

Le chacal doré n'est pas le seul à s'être fait tirer le portrait sur ce même site du Jura vaudois: en plus des images de lynx, cette campagne fournit de nombreux clichés de la faune sauvage locale, explique le Kora lundi dans une publication. On retrouve le renard sur la grande majorité des images. Il est suivi de loin du loup qui se fait plus régulièrement photographier depuis l’installation de la première meute dans la région en 2019.

Totalement inoffensif, le chacal doré ressemble à un chien de taille moyenne à la fourrure touffue. Il est signalé en Suisse depuis 2011. Originaire du sud-est de l'Europe, il connaît actuellement une expansion fulgurante vers le nord et l'ouest. En Suisse romande, plusieurs spécimens ont été observés, dont deux à Fribourg en juin dernier et un à Genève il y a tout juste un an.

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Vaud

Une passerelle pour relier Nyon à Prangins

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L'aménagement permettra de rejoindre le chemin paysager qui mène au coeur historique de Prangins et de son château. (©EXPLORATION ARCHITECTURE)

Les communes de Nyon et de Prangins veulent être reliées par une passerelle de mobilité douce. Elles soumettent chacune à leur Conseil communal une demande de crédit destinée aux études détaillées. La passerelle pour piétons et vélos pourrait être mise en service à l'horizon 2025.

La passerelle Nyon-Prangins est implantée en bordure sud des voies CFF. Son tracé est entièrement situé sur le territoire nyonnais. Il débute près de la gare et se termine au niveau du pont de la Redoute, aux portes de la commune de Prangins.

La passerelle permettra une liaison directe, plus rapide et efficace, entre les deux communes. Il existe actuellement un chemin piétonnier permettant de se déplacer entre la gare de Nyon et la route de l’Etraz et ensuite jusqu’au pont de la Redoute. Mais ce chemin est interdit aux deux roues, très étroit, en pente, pas éclairé et malaisé pour les personnes à mobilité réduite.

Pour les pendulaires et les promeneurs

La passerelle renforcera l'accessibilité au centre-ville de Nyon et au site de la gare, fréquenté par plus de 23'000 voyageurs par jour, indique lundi un communiqué. Elle incitera aussi à la découverte de la région, car elle permettra de rejoindre le chemin paysager qui mène au coeur historique de Prangins et de son château.

Les coûts des études, d'un montant total de 676'000 francs, sont répartis à parts égales entre les deux communes. A l'issue d'un concours - mené sous la forme d'un mandat d'études parallèles -, un collège d'experts a retenu à l'unanimité le dossier du groupe Gradiant. Le début des travaux est espéré pour 2023, sous réserve de retards dans la procédure d'autorisation de construire.

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