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Nouveau budget dans le rouge pour Yverdon-les-Bains

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La Ville d'Yverdon-les-Bains prévoit un nouveau budget dans le rouge pour 2020. (Photo : RB)

Yverdon continue de voir la vie en rouge. La Ville a présenté ce vendredi son budget pour 2020. Un projet dans la continuité de ces dernières années : déficitaire. 

Le projet de comptes pour l’année prochaine présente à nouveau un excédent de charges. La Municipalité table sur un déficit de 3,23 millions de francs. Le total brut des charges s’élève à 255 millions contre 252 millions pour les revenus.

Dans le détail, les charges sont en hausse de 5 millions par rapport au budget 2019. Des augmentations dans plusieurs domaines clés, comme pour les frais liés aux sorties scolaires ou encore du personnel de la Ville d’Yverdon. Les investissements pèsent aussi dans la balance. Plus de 50 millions en 2020. La rénovation du stade Municipal, la route de contournement ou encore l’extension de la caserne des Pompiers sont quelques-uns des chantiers en cours dans la cité thermale. Ce qui impacte la santé financière de la Ville.

Jean-Daniel Carrard, Syndic d’Yverdon-les-Bains :

Jean-Daniel Carrard
Syndic, Yverdon-les-Bains
Jean-Daniel Carrard Syndic, Yverdon-les-Bains

Pour faire face à ces charges qui ne cessent d’augmenter, Yverdon ne peut pas compter sur ses revenus. Les recettes fiscales sont prévues en baisse de 3% pour l’année prochaine. La faute à "RIE3", notamment.

Alors pour assurer ses investissements et ses services à la population, la Cité thermale a décidé de se séparer, ou plutôt de “transformer” certains de ses biens.

Le Syndic, Jean-Daniel Carrard :

Jean-Daniel Carrard
Syndic, Yverdon-les-Bains
Jean-Daniel Carrard Syndic, Yverdon-les-Bains

Malgré les mesures prises, la dette yverdonnoise devrait prendre un coup l’année prochaine et croître de 35 millions, pour se fixer à près de 320 millions.

Le tableau est donc peu réjouissant pour la santé financière de la Ville d’Yverdon-les-Bains. Mais le Syndic se veut rassurant.

Jean-Daniel Carrard :

Jean-Daniel Carrard
Syndic, Yverdon-les-Bains
Jean-Daniel Carrard Syndic, Yverdon-les-Bains

Ces prochains mois, comme d’autres communes vaudoises, la Ville d’Yverdon va continuer à négocier avec le Canton, pour une meilleure répartition des revenus. Une aide financière qui permettrait à la Ville d’Yverdon de "respirer un peu" selon sa Municipalité.

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Vaud

Coronavirus - un médecin vaudois tire la sonnette d'alarme pour les EMS

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Olivier Pasche, docteur au Centre médical renforcé de Thierrens (VD), se dit très inquiet et révolté de la situation dans les EMS, où patients fragilisés et personnel soignant sont extrêmement exposés. (KEYSTONE/POOL REUTERS/Denis Balibouse)
"Il y a un double désastre dans les EMS": c'est le cri du coeur lancé par un médecin vaudois. Olivier Pasche, docteur au Centre médical renforcé de Thierrens (VD), se dit très inquiet et révolté de la situation dans les EMS, où patients fragilisés et personnel soignant sont extrêmement exposés.

"On n'arrive pas à arrêter la progression des cas positifs dans les EMS (...) Il est révoltant de voir des personnes agées tomber comme des mouches et d'être impuissant", constate-t-il en marge d'une présentation du travail effectué au cabinet de Thierrens à des journalistes. "C'est un problème très grave".

Il s'est dit notamment choqué d'entendre que des EMS continuent à proposer des places libérées par des décès (ou pour une autre raison) à de nouveaux patients, a priori en bonne santé. Incompréhensible, selon lui.

"Problème éthique"

"Cela pose un problème éthique que d'accueillir des gens sans être capable de gérer les risques (...) Quelque chose va de travers là (...). Il faudra rendre des comptes", s'insurge-t-il.

S'il admet que la situation est très compliquée dans les EMS et n'a pas lui-même une solution toute faite pour protéger les personnes âgées et le personnel soignant, il estime que ce n'est "pas une raison pour faire n'importe quoi". Il réclame encore plus de matériel et de mesures de protection.

Le canton s'était dit mercredi très préoccupé de cette situation tendue dans les EMS. "Nous suivons de très près la situation", a déclaré la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz. Un gros tiers de ces établissements accompagnent des personnes malades et font face à de nombreux décès.

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Vaud

Centres médicaux vaudois renforcés pour endiguer le flux vers les hôpitaux

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(KEYSTONE/POOL REUTERS/Denis Balibouse)
Ils sont là pour soulager la pression des cabinets médicaux et endiguer le flux vers les hôpitaux vaudois: 16 Centres médicaux ambulatoires renforcés permettent de gérer en même temps les patients suspectés de Covid-19 et les patients habituels. Reportage à Thierrens.

Si dans tout le canton une dizaine de ces "super cabinets" existaient déjà, d'autres se sont mis en place autour de cabinets médicaux traditionnels en plein crise du coronavirus. C'est le cas de celui du village de Thierrens dans le Gros-de-Vaud. Une structure renforcée qui s'est créée en "deux semaines de folie" et qui est pleinement opérationnelle depuis le 20 mars, raconte un des cinq médecins de ce cabinet, le docteur Olivier Pasche.

Chaos et débrouillardise

"Face au chaos du début de la crise, ça a été la débrouillardise", raconte M. Pasche. "La grande question étant 'comment faire lorsque les premiers patients suspects ou atteints du Covid-19 arriveront chez nous sans mettre en dangers les patients habituels, comment filtrer, trier, distribuer les masques?". Et donc en gros: "soit on ferme, soit on fait le maximum pour protéger les gens", résume-t-il.

Le premier patient suspect arrive le 6 mars au cabinet. Puis ce sont les téléphones qui explosent une semaine après. Et d'autres "patients coronavirus" qui débarquent, personnes âgées à risques ou personnel soignant exposé à la maladie pour la plupart.

Olivier Pasche et son équipe multiplie les appels à l'aide. Au niveau cantonal, au tout début, c'est un peu "débrouillez-vous, on est sous l'eau". "On a été livré à nous-mêmes", dit-il. Le cabinet contacte alors la commune et le dispositif se met en place en très peu de temps, grâce à la "participation immédiate" de la population.

Tout un village solidaire

La Protection civile apporte son soutien logistique, administratif et matériel, la Gym Homme monte une grande tente "filière coronavirus" sur le parking à l'arrière du cabinet, la menuiserie voisine construit une grande cloison pour séparer littéralement le cabinet en deux, des étudiants en médecine sont sollicités, un ramoneur fournit des masques en réserve, les pompiers et des bénévoles au village proposent aussi leur aide. Un camion-restaurant livre même les repas pour l'équipe du Centre médical.

Tout ça en à peine deux semaines. Aujourd'hui, "ça fonctionne bien", résume M. Pasche, saluant l'énorme élan de solidarité de la commune et de ses citoyens. Une vingtaine de personnes travaillent dans ce centre de consultation renforcé, qui assure un cloisonnement et une sécurité maximale entre patients coronavirus et habituels.

"Cette séparation a été notre priorité absolue", souligne-t-il. A l'entrée du cabinet, des bénévoles effectuent un premier tri. Désinfectant et contrôle de la température pour tout le monde. Au moindre doute, les personnes suspectes de Covid-19 passent à droite, direction la tente de contrôle, les autres à gauche dans les locaux traditionnels du cabinet, mais réduit presque de moitié.

Attention à la 2e vague

Sous la tente du "tri pandémique", il y a une partie salle d'attente et une partie contrôle. Là, des étudiants en médecine en soutien font un premier dépistage et diagnostic afin de prioriser les patients selon la gravité de leur état. Ils sont ensuite amenés entrent à l'intérieur du cabinet, dans la partie "coronavirus".

Une salle d'urgence avec aspirateur et masque à oxygène est à disposition de suite à l'entrée. Plus loin, des petits bureaux de consultation, isolés et désinfectés en permanence, pour faire le test du frottis. Un autre bureau fait office de téléconsultation. "On reçoit énormément d'appels", indique une infirmière.

Une fois le diagnostic de l'infection posé, les patients atteints du coronavirus sont réorientés, soit pour une prise en charge urgente vers un hôpital ou une mise en quarantaine à la maison.

Environ 40 cas positifs ont été détecté dans le Centre médical renforcé de Thierrens. "Mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg", rappelle M. Pasche. "Entre un tiers et la moitié des personnes consultées" sont des patients coronavirus. "On s'attend à une deuxième vague avec le personnel soignant exposé, surtout celui des EMS", anticipe-t-il.

Le docteur Olivier Pasche tient aussi à rappeler que les patients habituels ne doivent ni hésiter ni se gêner de venir chez leur médecin, quels que soient leurs soucis de santé. Il a constaté une baisse de 50% des consultations normales depuis la semaine passée dans le cabinet de Thierrens.

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Vaud

Coronavirus - Des sans-abri mis à l'amende au Sleep-In de Renens (VD)

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Des sans-abri ont été sanctionnés à Renens (VD) pour ne pas avoir respecté les consignes de sécurité (photo d'illustration). (KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
La police est intervenue jeudi vers midi à proximité du Sleep-In, lieu d'accueil pour les sans-abri situé à Renens (VD). Seize amendes de 100 francs ont été délivrées pour ce rassemblement de plus de cinq personnes, interdit en raison du Covid-19.

"Cette absurde intervention a pris près de deux heures et a nécessité la présence de six policiers", s'insurge l'association Sleep-In sur son compte Facebook. Elle s'en prend aux autorités qui "n'ont rien mis en place en journée pour les personnes sans abri, lorsque l'entier de la population est vivement invitée à se confiner."

Contactée par Keystone-ATS, la police vaudoise confirme l'intervention et répond que la crise du coronavirus "demande que tout un chacun respecte les directives et les consignes d'hygiène et de distance sociale." Elle ajoute que les polices cantonale et communales "font le nécessaire" pour assurer le respect de ces directives.

Davantage de places d'accueil

A noter que la Ville de Lausanne a déjà pris plusieurs mesures pour les sans-abri en cette période de coronavirus. Elle a ouvert fin mars un nouveau lieu d'accueil au bâtiment de la Pontaise. Il offre 50 places supplémentaires par nuit ainsi que 14 chambres pour des personnes malades ou en quarantaine.

Le dispositif d'accueil lausannois offre ainsi 208 places en tout, réparties sur six sites différents.

A la mi-mars, la ville avait déjà élargi ses capacités, en mettant à disposition une cinquantaine de places dans une salle de gym du Bugnon.

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Lausanne

Coronavirus - Lausanne fait les courses pour ses aînés

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Lausanne, ici avec son Hôtel de Ville, propose de faire les courses des plus de 65 ans (photo d'illustration). (KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Comme plusieurs autres villes du pays, Lausanne propose de faire les courses de ses citoyens de plus de 65 ans en cette période de coronavirus. La prestation, qui démarre lundi, est effectuée par des collaborateurs de la ville qui se sont portés volontaires.

Ce service "complète les systèmes de livraisons ou d'aides privés ou publics", écrit vendredi la capitale vaudoise dans un communiqué. Les bénéficiaires ne paieront pas de frais de livraison.

La commande doit être passée auprès de la permanence téléphonique déjà existante pour les plus de 65 ans (021 315 35 08). La livraison se fera dans les trois jours. Quant aux articles, ils seront achetés auprès des commerçants locaux "dans la mesure du possible", poursuit le communiqué.

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Vaud

Le meilleur point de vue sur la crise

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Denis Froidevaux, chef de l'Etat-major cantonal de conduite, dirige le poste de commandement pour le canton de Vaud pendant la crise du coronavirus.(KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Le TOC - pour "tactical operations center" - de l'Etat-major cantonal de conduite (EMCC) doit avoir un œil sur tout ce qui se passe dans le canton de Vaud en lien avec la pandémie de Covid-19. Reportage dans l'un des centres névralgiques de la gestion de la crise.

Le TOC est logé au Centre de la police cantonale à la Blécherette sur les hauts de Lausanne dans une salle borgne, tapissée d'écrans. Au 26e jour d'opération, une dizaine de personnes s'y activent. "Nous sommes à la limite des règles sanitaires, note Denis Froidevaux, le chef de l'EMCC. Si le Conseil fédéral prend des mesures supplémentaires, nous devrons déménager."

Denis Froidevaux est le seul de la pièce à ne pas porter l'uniforme (hormis les journalistes présents). Il y a le bleu de la police, dont un agent assure le lien entre les activités de la Grande Maison et le TOC, le bleu marine des membres de l'EMCC et le vert de la protection civile (PCi) qui est là en renfort.

M. Froidevaux salue au passage la qualité du personnel de la PCi: "Ce sont des gens qui sont parfois plus importants que nous."

Données multiples

Toutes les informations du terrain remontent au centre opérationnel. Sur les écrans s'affichent l'évolution des hospitalisations par établissement, les hommes de la PCi engagés sur terrain, la carte des EMS ou encore l'état d'approvisionnement de la grande distribution. Et bien sûr, l'évolution du nombre de décès. Même l'état de la situation dans les centres funéraires est surveillé de près.

Ces données permettent d'ajuster le dispositif et, si possible, d'anticiper lorsque les signaux commencent à tourner à l'orange dans un secteur.

"Il faut constamment s'adapter, nous sommes en face d'un adversaire que l'on ne voit pas et qui fait évoluer la situation d'heure en heure", relève Patrick Lampert qui gère ce dispositif. Il dirige l'opérationnel, alors que son supérieur, Denis Froidevaux, est à l'échelon "stratégique". Il n'est pas évident de s'y retrouver dans l'organigramme de l'état de nécessité décrété par le gouvernement.

Cette nouvelle organisation se décompose en trois couches bien distinctes: politique, stratégique et opérationnel. Au sommet, le Conseil fédéral gouverne par ordonnances et le Conseil d'État avec des arrêtés. "Le politique décide et nous exécutons", clarifie Denis Froidevaux. La mission de l'EMCC est "d'assurer au Conseil d'État la capacité de prendre des décisions."

Organigramme complexe

En dessous, l'échelon stratégique est composé du médecin cantonal, Karim Boubaker, et du chef de l'État-major cantonal de conduite. Ils chapeautent l'opérationnel avec principalement la cellule de crise de la Direction générale de la santé, qui se concentre sur les questions sanitaires, et l'EMCC qui s'occupe du reste.

"Notre mission est de créer des conditions favorables pour soutenir le dispositif sanitaire qui est la clé du succès contre la pandémie", précise le chef de l'EMCC. Denis Froidevaux répète souvent à ses interlocuteurs que l'on est en terra incognita. Il faut trouver des solutions à des problèmes auxquels personne n'a jamais été confronté auparavant.

"Nous estimons que l'on est parti pour au minimum 80 jours de crise", lâche-t-il. "Après, il faudra imaginer la désescalade de la crise, comment remettre la machine en route. Cela n'a également jamais été fait."

 

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