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Vaud

« Parlons cash » pour se désendetter

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«Parlons cash!» C’est le nom de la nouvelle campagne de prévention du surendettement lancée aujourd’hui dans le Canton. Destinée tant aux jeunes qu’aux adultes, elle marque aussi les dix ans du programme cantonal de prévention au surendettement. Elle promeut un numéro important, celui de la permanence téléphonique gratuite et anonyme du canton qui est la porte d’entrée principale dans le dispositif de prévention et d’aide. Cesla Amarelle, conseillère d’Etat en charge de la formation et de la jeunesse :

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat, VD
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat, VD

Avec le constat que 80 % des personnes surendettées en Suisse ont contracté leur première dette avant 25 ans, la campagne est aussi pensée pour parler aux jeunes. Cesla Amarelle :

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat, VD
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat, VD

En dix ans, plus de 11’000 élèves ont été sensibilisés à la problématique du surendettement et à la gestion de l’argent en général. Grâce à des partenaires publics et privés de qualité, grâce aux communes qui participent à la facture sociale, la prévention a pu se multiplier et se diversifier. Brochures, spectacles, rencontres, débats, stands, activités dans le cadre scolaire et en dehors, la palette est très large. Et l’implication de l’école obligatoire et des Hautes Ecoles dans la prévention du surendettement va encore s’intensifier avec la nouvelle campagne.

Des partenaires précieux et fidèles

Caritas, le CSP, Corref, la Ville de Lausanne et la Fédération romande des consommateurs font partie des partenaires principaux de la prévention et de l’aide aux personnes endettées. Les services publics, les communes et d’autres partenaires privés concrétisent les actions de prévention au niveau local, notamment pour les jeunes.

Caritas, par exemple, répond à la permanence, propose des accompagnements et des cours de gestion de budget. Le budget qui est un outil très important dans les cas de surendettement. Olivier Cruchon, Chef du secteur Action sociale à Caritas Vaud :

Olivier Cruchon
Chef du secteur Action sociale à Caritas Vaud
Olivier Cruchon Chef du secteur Action sociale à Caritas Vaud

Caritas joue également un rôle important d’information, car ils constatent que beaucoup de gens ne sont pas au point sur les aides auxquelles ils ont droit. Mais au-delà des difficultés financières, Olivier Cruchon constate que des problématiques multiples découlent de cette situation :

Olivier Cruchon
Chef du secteur Action sociale à Caritas Vaud
Olivier Cruchon Chef du secteur Action sociale à Caritas Vaud

L’Unité d’assainissement financier de la Ville de Lausanne fait aussi partie des partenaires vers qui sont redirigés les appelants. Le service propose une écoute et de faire un premier bilan des dettes dans le but de trouver des solutions adaptées aux besoins. Virginie Galdemar, cheffe de cette Unité :

Virginie Galdemar
Cheffe de l’Unité d’assainissement financier de la Ville de Lausanne
Virginie Galdemar Cheffe de l’Unité d’assainissement financier de la Ville de Lausanne

Plus de 1’400 personnes ont fait appel à la centrale téléphonique en 2017. En moyenne, 89 % des appelants sont endettés et 66 % sont orientés vers un service spécialisé en désendettement. Le numéro : 0840 43 21 00.

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Vaud

Lancement d’un projet pilote de justice restaurative

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Les rencontres se tiendront à la prison des Léchaires, à Palézieux (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Mettre face-à-face agresseurs et victimes pour amener l’auteur à prendre conscience des conséquences de ses actes et aider la victime à surmonter son traumatisme: le canton de Vaud lance un projet pilote de justice restaurative avec de jeunes adultes.

La justice restaurative – parfois aussi appelée justice restauratrice – permet d’échanger, d’établir un dialogue. Différentes formes existent: Vaud a opté pour le « dialogue restauratif », qui se fera dès cet automne sur une base volontaire avec des jeunes adultes de 18 à 22 ans incarcérés à la prison des Léchaires, à Palézieux.

Pas avec victime directe

Cet espace d’échanges réunira des auteurs de crimes et délits avec des victimes de faits similaires, et non avec leur victime directe, a expliqué jeudi Sylvie Bula, cheffe du Service pénitentiaire. Ce projet pilote s’inspire de ce qui se pratique à l’étranger, en Belgique et au Canada, mais aussi à la prison de Lenzburg (AG).

Comme à Lenzburg, le canton travaillera en collaboration avec le « Forum suisse de justice restaurative », qui sera chargé d’entendre les agresseurs et les victimes susceptibles d’y prendre part. Des groupes comptant deux à six détenus et un nombre comparable de victimes seront formés. Encadrés par des professionnels, ils se réuniront à huit reprises, au rythme de deux heures par semaine.

Eviter la spirale délictueuse

Un premier bilan sera tiré au premier trimestre 2020. L’objectif est que ces jeunes n’entrent pas dans une spirale délictueuse. La conseillère d’Etat Béatrice Métraux reconnaît que les effets de la justice restaurative ne sont pas établis scientifiquement, mais des études parlent d’une baisse du taux de récidive de 7 à 10%.

« Les auteurs n’ont pas toujours une pleine vision des conséquences de leurs actes sur une victime en chair et en os. La justice restaurative permet de les responsabiliser, de leur faire prendre conscience qu’il y a des personnes qui ont souffert et souffrent encore. Cela permet d’avancer dans le travail sur le délit et l’empathie », a expliqué Sylvie Bula.

Victimes entendues

Du côté des victimes, la démarche leur permet de se faire entendre. Les victimes n’ont pas toujours eu l’opportunité de témoigner. « Elles ont envie d’être entendues et reconnues comme victimes. Des victimes m’écrivent et me disent: il a été condamné et moi ? », a expliqué la cheffe du Département des institutions et de la sécurité.

La participation à ces dialogues restauratifs n’aura aucun effet sur l’exécution de la peine. Pas question d’espérer une réduction, a averti Mme Métraux. Le nouvel outil s’adresse en priorité aux auteurs de brigandages, de lésions corporelles ou de vols par effraction.

Béatrice Métraux souligne que la justice restaurative n’est pas un « positionnement politique », mais une « mission » donnée par le programme de législature et les assises de la chaîne pénale. « On ne peut pas éternellement construire de nouvelles prisons. Il faut aussi trouver d’autres pistes », a-t-elle ajouté. L’expérience ne nécessite pas de base légale particulière et le financement est estimé à 3500 francs seulement.

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Vaud

Vers une nouvelle loi pour encadrer la prostitution

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Le Grand Conseil a commencé son examen du projet loi sur la prostitution. Les députés sont entrés en matière à l’unanimité ce mardi après-midi.

Ce projet doit remplacer la loi actuelle vieille de 15 ans. La nouvelle législation doit mieux protéger les travailleuses et travailleurs du sexe et les informer sur leurs droits et leurs devoirs. Pour ce faire, le gouvernement propose 2 changements majeurs. La conseillère d’Etat Béatrice Métraux

Béatrice Métraux
Conseillère d'Etat, VD
Béatrice Métraux Conseillère d'Etat, VD

Les députés sont entrés en matière à l’unanimité marrdi après-midi sur le projet de loi. Pour la conseillère d’Etat Béatrice Métraux, malgré les amendements en discussion, la volonté de protéger les travailleuses et travailleurs du sexe est unanime.

Béatrice Métraux
Conseillère d'Etat, VD
Béatrice Métraux Conseillère d'Etat, VD

Les débats doivent se poursuivre au Grand Conseil. À noter que la prostitution de rue relève pour sa part de la compétence communale. Dans le canton, elle concerne de ce fait essentiellement la Ville de Lausanne.

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Vaud

La police vaudoise cible les « parents-taxis »

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« A l’école sans voiture, c’est plus sûr ! ». C’est avec ce slogan que la police vaudoise lance une nouvelle campagne de prévention, pour améliorer la sécurité aux abords des écoles.

Sont visés cette fois, les «parents-taxis», ces mamans ou ces papas qui amènent leurs enfants en voiture à l’école.
La police encourage les parents à enseigner à leur ou leurs enfants à parcourir le chemin qui relie leur domicile à l’école, afin qu’ils puissent ensuite effectuer seuls ces trajets, à pied.

Pascal Fontaine, porte-parole de la Police cantonale vaudoise :

Adj Pascal Fontaine
Porte-parole Police VD
Adj Pascal Fontaine Porte-parole Police VD

Les enfants sont également incités à faire les déplacements à vélo, à utiliser les transports publics ou les lignes Pedibus. Si la voiture devait rester le seul moyen envisageable, plusieurs options sont donc recommandées : le covoiturage, ou récupérer ses enfants quelques minutes après l’heure de sortie afin d’éviter tout stationnement sauvage et favoriser ainsi la fluidité du trafic :

Adj Pascal Fontaine
Porte-parole Police VD
Adj Pascal Fontaine Porte-parole Police VD

Le Pedibus est une excellente alternative aux «parents- taxis». Il s’agit d’un groupe d’enfants qui se rend à pied à l’école, sous la conduite d’un adulte. Chaque parent qui inscrit son enfant dans le réseau Pedibus s’inscrit également pour l’amener, une à deux fois par semaine, selon les besoins. Selon la Police vaudoise, le Pedibus est une excellente manière d’apprendre aux enfants les règles de sécurité, de favoriser leur mobilité active, de décongestionner les abords des écoles et de simplifier la vie des parents, dans un esprit de convivialité.

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Vaud

Comment cohabiter avec le loup ?

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Cohabiter avec le loup, oui, mais comment ? C’est en substance la question posée par le député PLR Philippe Gemain. Il demande au Conseil d’Etat vaudois quels moyens il compte mettre à disposition face au retour du prédateur. 

Au moins 7 loups ont été observés officiellement cette année dans le canton, dont une meute comprenant 3 louveteaux dans la région du Marchairuz.

Aujourd’hui, les éleveurs ne sont indemnisés pour la perte d’une bête que si des traces ADN de loup sont identifiées sur le cadavre de l’animal. Philippe Germain attend du Conseil d’Etat des moyens pour développer la cohabitation.

Philippe Germain
Député PLR, VD
Philippe Germain Député PLR, VD

Le loup divise. D’un côté les éleveurs font part de leurs inquiétudes pour leurs troupeaux. De l’autre, des voix s’élèvent au sein de la population pour rappeler que le loup est une espèce protégée et qu’il ne doit pas être abattu. Pour Philippe Germain, il ne faut pas opposer les camps.

Philippe Germain
Député PLR, VD
Philippe Germain Député PLR, VD

Le gouvernement a 3 mois pour apporter des réponses.

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Vaud

Rebecca Ruiz en convalescence suite à une opération

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La conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz a subi une opération chirurgicale non planifiée en fin de semaine dernière. La cheffe du Département vaudois de la santé et de l’action sociale (DSAS) sera en conséquent absente cette semaine. Elle devrait reprendre progressivement ses activités la suivante.

L’opération s’est bien déroulée, a communiqué le canton mardi. Comme le prévoit l’organisation du Conseil d’Etat, Cesla Amarelle en charge du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture assure la suppléance de Mme Ruiz durant cette absence. En fonction de l’évolution de sa convalescence, la cheffe du DSAS pourrait être en mesure de reprendre progressivement ses activités la semaine suivante.

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