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Vaud

Port du masque obligatoire dans les commerces vaudois

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Le Conseil d'Etat vaudois a décidé de rendre obligatoire le port du masque dans les commerces. (@KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le canton de Vaud veut éviter un nouveau semi-confinement. Et pour y parvenir, il mise sur le traçage et le masque, plutôt que sur des fermetures d’établissements. Un traçage qui sera obligatoire dans les restaurants, les bars, les discothèques ou les lieux de culte. Et un masque exigé pour pénétrer dans un supermarché, par exemple.

C’est un fait : le virus est toujours là! Le nombre de nouveau cas de coronavirus est reparti à la hausse ces derniers jours partout en Suisse. Des nouvelles infections qui concernent surtout les jeunes et les personnes actives. Hier jeudi, 41 personnes positives étaient en isolement sur sol vaudois et 225 en quarantaine. Des contaminations qui sont probablement liées au non respect des mesures individuelles de protection, comme la distance sociale ou la désinfection des mains.

Rebecca Ruiz, Conseillère d’Etat vaudoise en charge de la santé :

Rebecca Ruiz
Conseillère d'Etat vaudoise en charge de la santé
Rebecca Ruiz Conseillère d'Etat vaudoise en charge de la santé

Au regard de cette situation, le Conseil d’Etat prend de nouvelles mesures afin d’éviter une seconde flambée du COVID-19. Il décrète dès mercredi prochain 8 juillet à 6h le port du masque obligatoire dans les commerces accueillant plus de 10 personnes en même temps. Clients et personnel compris. On parle ici notamment des supermarchés et autres centre commerciaux et garden center.

Pour les clubs, discothèques ou encore les bars, le masque est fortement recommandé dès ce vendredi soir, tout comme la prise de température des clients à leur entrée dans ces établissements. En revanche, et là ce sera obligatoire dès ce vendredi soir 3 juillet : le traçage de la clientèle devra être systématique et fiable. Une collecte de données qui sera aussi exigée dès mercredi prochain cette fois, dans les restaurants.

Déjà recommandé jusqu’à aujourd’hui, le traçage est malheureusement trop souvent pris à la légère selon Philippe Leuba, Conseiller d’Etat en charge de l’économie :

Philippe Leuba
Conseiller d'Etat vaudois en charge de l'économie
Philippe Leuba Conseiller d'Etat vaudois en charge de l'économie

Des restaurants qui devront aussi garantir le respect absolu de la distance sociale.

Globalement pour le Conseil d’Etat vaudois, l’objectif annoncé est déduire au strict minimum les contraintes pour le secteur économique, avec des mesures proportionnées entre maintien de l’activité et protection de la santé de la population. En cas de non-respect de ces directives et de péjoration de la situation sanitaire, le Gouvernement vaudois prendra de nouvelle mesures, annoncées plus contraignantes.

Mais pour éviter d’en venir (ou d’en revenir) à cet extrême-là, la balle est désormais dans le camp de la population.

Nuria Gorrite, Présidente du Conseil d’Etat :

Nuria Gorrite
Présidente du Conseil d'Etat vaudois
Nuria Gorrite Présidente du Conseil d'Etat vaudois

Pour garantir le respect et l’application des mesures, des contrôles seront menés par les différents corps de Police. Avec des dénonciations pénales à la clé pour les contrevenants. La durée de ce nouveau dispositif de protection est indéterminée. Mais il sera adapté en fonction des impératifs sanitaires et économiques.

Et puis notez qu’en ligne avec les annonces fédérales de mercredi, le canton de Vaud rappelle que le port du masque sera obligatoire dans tous les transports publics. Pour les résidents vaudois rentrant de pays classés à risque par la Confédération, ils devront quant à eux s’annoncer auprès du canton, via la hotline santé joignable au 0800 316 800 et qui donnera les indications nécessaires.

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3 Commentaires

3 Comments

  1. MYRIAM THOMAS

    3 juillet 2020 à 15:52

    Bravo pour cette sage décision

  2. Notification automatique: Wearing a mandatory mask in Vaudois shops | En24 News

  3. Thomas Schwager

    3 juillet 2020 à 21:57

    hygiènisme, racisme ... même combat? I CAN'T BREATHE

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Vaud

Pas de tests rapides du Covid-19 à Aigle... pour l'instant

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S’il veut réaliser un test rapide, un Aiglon doit pour l'instant se rendre à Rennaz, Vevey, Martigny ou encore Ollon. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/Laurent Gillieron)

A l'heure actuelle, il n'est pas possible de faire un test rapide pour détecter le coronavirus à Aigle. Une situation dangereuse selon le député Stéphane Montangero. Le Conseil d'Etat dit chercher à remédier à ce problème.

Faire un test rapide de dépistage du coronavirus à Aigle ? La démarche est impossible pour l'instant. Un constat qui a surpris le député vaudois socialiste Stéphane Montangero au point d’interpeller le Conseil d’Etat vaudois cet après-midi à l’heure des questions orales du Grand Conseil. A l’occasion de sa réponse, le gouvernement a reconnu qu’Aigle était actuellement dépourvue de cette possibilité de faire des tests rapides. Stéphane Montangero, lui, reste interloqué :

Stéphane Montangero
Député socialiste, VD
Stéphane Montangero Député socialiste, VD

S’il veut réaliser un test rapide, un Aiglon doit donc se rendre à Rennaz, Vevey, Martigny ou encore Ollon. Une situation, selon l’élu, qui met en péril les efforts de freiner la pandémie.

Stéphane Montangero
Député socialiste, VD
Stéphane Montangero Député socialiste, VD

Face au constat, le Conseil d’Etat a assuré que des contacts allaient être entrepris avec des pharmacies et des cabinets médicaux afin de remédier à cela. Une réponse qui ne satisfait qu’à moitié Stéphane Montangero.

Stéphane Montangero
Député socialiste, VD
Stéphane Montangero Député socialiste, VD

Dans sa réponse, le Conseil d’Etat a également assuré qu’Aigle était une exception parmi les communes du canton de 10'000 habitants et plus.

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Vaud

Des députés vaudois veulent plus de mesures face au loup

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Des députés vaudois estiment que le canton n'en fait pas assez dans la gestion du loup. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le loup est réapparu mardi lors de la séance du Grand Conseil vaudois. Des députés agriculteurs se sont inquiétés de la gestion de ce prédateur par le canton, où une meute s'est notamment installée dans le Jura vaudois.

"J'ai l'impression que la situation n'est pas sous contrôle", a estimé Pierre-François Mottier, qui avait interpelé le Conseil d'Etat sur cette question. "Il faut prendre des mesures plus drastiques. La chasse de cet animal doit devenir imminente car un grand prédateur qui n'a lui-même pas de prédateur restera toujours un problème", a affirmé l'élu PLR.

En décembre dernier, l'Etat de Vaud annonçait que deux moutons et un veau avaient été tués par des loups entre avril et novembre 2020. Mardi devant les députés, la conseillère d'Etat Béatrice Métraux a répété que le canton discutait avec tous acteurs concernés pour trouver "les mesures les plus intelligentes pour aider les agriculteurs."

La ministre de l'environnement a notamment cité l'installation de parcs pour la nuit avec une clôture électrifiée et l'utilisation de chiens de protection. Elle a ajouté que le loup faisait l'objet d'un suivi détaillé toute l'année, afin de connaître la situation effective et d'anticiper les attaques. "Ce monitoring est efficace", a-t-elle indiqué.

"Perte sentimentale"

Pour Philippe Germain (PLR), la pose d'une clôture électrique n'est souvent "pas adéquate" en raison de la configuration du terrain en montagne. Quant aux chiens de protection, il a jugé qu'il s'agissait d'une "bonne idée", mais qu'elle pouvait poser des problèmes avec les promeneurs.

Egalement à l'origine d'une interpellation au Conseil d'Etat, Philippe Germain s'est réjoui que les agriculteurs soient totalement indemnisés en cas d'attaque avérée. "Mais l'argent ne remplace pas la perte sentimentale", a-t-il reconnu.

M. Germain a dit avoir "bon espoir" que des solutions soient trouvées. Il a toutefois mis en garde contre le coût financier engendré par toutes les mesures qui seront prises pour assurer une cohabitation avec le loup.

Pour Jean-Luc Chollet (UDC), "il en va de la cohésion entre la plaine et la montagne". L'agriculteur lausannois a déploré "la vision idéalisée" qu'auraient selon lui certains citadins au détriment de la légitimité des paysans de montagne. "Des animaux sont blessés, étripés, et il faut souvent les achever après une attaque. Cela n'est pas admissible", a-t-il dit.

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Vaud

Les députés veulent recenser les agressions liées à l'orientation sexuelle

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Le Grand Conseil vaudois souhaite que la police recense les agressions basées sur l'orientation sexuelle. (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois souhaite que la police recense les agressions basées sur l'orientation sexuelle. L'objectif consiste à bénéficier de statistiques pour mieux évaluer le phénomène et prendre des mesures.

"Les seuls chiffres connus viennent actuellement d'associations privées. Or sans chiffres officiels, il n'est pas possible de connaître vraiment le problème et de le combattre", a relevé la socialiste Claire Attinger Doepper au sujet d'une motion déposée en 2019 par la désormais conseillère nationale Léonore Porchet.

L'idée consiste à ce que la police puisse indiquer, lors du dépôt d'une plainte, le caractère homo, bi ou transphobe d'une agression. Il s'agirait d'ajouter une case spéciale à cocher avec une mention telle "agression homophobe". La victime serait libre de répondre ou pas à cette question.

Pour le Vert David Raedler, "il y a urgence à intervenir" sachant que ce type d'agressions est en croissance, mais que seules 10 à 20% d'entre elles sont répertoriées. "La récolte de ces chiffres légitimerait une politique publique et permettrait de voir comment la situation évolue", a ajouté Claire Attinger Doepper.

"Statistiques pas fiables"

A l'opposé, le PLR Pierre Volet a estimé que de telles statistiques ne seraient "pas fiables" car elles reposeraient uniquement sur le ressenti de la victime, sans connaître les véritables visées de l'agresseur. Selon lui, il faudrait "attendre un jugement" pour qualifier une agression.

D'autres élus ont aussi estimé que cette nouvelle case à cocher poserait des problèmes aux policiers, les forçant à entrer dans l'intimité d'une victime. "Les personnes concernées n'ont pas forcément envie d'avouer leur coming out", a déclaré M. Volet.

Pour la plupart des élus de droite, un postulat, moins contraignant pour le Conseil d'Etat, suffirait pour appréhender cette question. "Un postulat n'aurait pas de sens. Seule une motion permettrait de créer une base légale", a rétorqué la Verte Sabine Glauser Krug.

Son point de vue a été suivi par une courte majorité des élus: ils ont été 71 à soutenir le maintien de la motion, tandis que 69 ont demandé une transformation en postulat. Au vote final, ils ont été 81 à décider du renvoi de la motion au Conseil d'Etat, contre 50 non et 8 abstentions.

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Lausanne

Le festival du Film Vert se tiendra en septembre

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Le film principal du festival "Génération Greta" revient sur le parcours de jeunes femmes qui sensibilisent le monde à l'urgence climatique. (©KEYSTONE/AP/RAFAEL YAGHOBZADEH)

Le festival du Film vert est reporté au mois de septembre en raison de la situation sanitaire. Après une édition 2020 compliquée, en partie repoussée et annulée, les organisateurs ont décidé de miser sur la prudence et de programmer cette 16e édition du 4 septembre au 17 octobre.

En repoussant les dates du festival, les organisateurs espèrent qu'il sera possible d'inviter des intervenants pour échanger avec le public à l'issue des projections. Ils souhaitent également organiser des animations autour des films, ont-ils expliqué mardi.

La programmation de la prochaine édition - avec quelque 50 films - sera publiée ultérieurement. Le film principal, qui sera diffusé dans toutes les villes où le festival a lieu, est "Génération Greta", de Johan Boulanger et Simon Kessler (2020).

Depuis 2006, le festival présente chaque année une sélection des meilleurs documentaires sur le développement durable, la nature ou l'écologie au sens large. Il se tient dans de nombreuses villes de Suisse romande, mais aussi au Tessin et en France voisine.

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Elections communales VD 2021

Coup d'envoi donné pour les élections communales

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26 candidats briguent l'un des sept sièges de la Municipalité de Lausanne. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Première échéance de poids aujourd’hui avec le délai du dépôt des listes en vue des élections communales vaudoises du 7 mars. La Municipalité de Lausanne attise les convoitises avec 26 candidats sur 10 listes. Dans le canton, les enjeux sont multiples.

26 candidats pour 7 sièges. Autant dire que la Municipalité de Lausanne suscite la convoitise. C’est ce qui ressort du dépôt des listes des candidats en vue des élections communales du 7 mars prochain. 26 personnes sur 10 listes, c’est 10 candidats et une liste de plus qu’en 2016. Trois candidats Verts, trois socialistes, un popiste, deux candidats PLR, deux Vert’libéraux, deux du Centre, quatre candidats pour Ensemble à Gauche, cinq pour l’UDC, un pour l’Action nationale et chrétienne et trois pour le Parti scientifique citoyen. Un choix très vaste et intéressant pour le politologue et professeur de l’Université de Lausanne René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Fait marquant cette année, les Verts donnent un coup de canif à l’alliance de gauche pour la Municipalité. Dopés par la vague verte, la sortante Natacha Litzistorf et ses colistiers Xavier Company et Daniel Dubas partent seuls et ambitionnent de décrocher un troisième siège. Les trois socialistes Emilie Moeschler et les sortants Grégoire Junod et Florence Germond ont malgré tout maintenu leur alliance avec le candidat POP David Payot. La fin d’une alliance qui est passagère selon René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Une autre alliance de 2016 vole en éclat, celle des Vert’libéraux et du PDC, nouvellement appelé Le Centre. Tout comme les Verts, les Vert’libéraux veulent surfer sur le succès des fédérales et partent seuls. Mathias Paquier et Virginie Cavalli portent ces ambitions. Sous sa nouvelle identité, Le Centre lance, lui, Valérie Dittli et Stéphanie Mooser.

Toujours plus à droite de l’échiquier, le PLR sortant Pierre-Antoine Hildbrand se représente. A ses côtés, la députée vaudoise Florence Bettschart-Narbel. Là aussi l’objectif est clair : gagner un siège supplémentaire. L’UDC, elle, envoie cinq candidats : trois UDC loyalistes avec Fabrice Moscheni, Yohan Ziehli et Patrizia Mori et deux PLC avec Valentin Christe et Nicola Di Giulio. Il y a donc du choix à droite. René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Aux listes déjà évoquées, il faut encore ajouter celle de la gauche radicale Ensemble à Gauche qui lance quatre candidats : Franziska Meinherz, Maimouna Mayoraz, Pierre Conscience - tous trois issus de solidaritéS - et l'indépendant Johann Dupuis. Il y a également celle de l’Action nationale et chrétienne incarnée par Bruno Dupont et celle du Parti scientifique citoyen avec Olivier Uwe Rehfisch, Nicolas Ballarin et Julie Rachel Mariller.

De nouveaux enjeux s'invitent dans la campagne

26 Lausannois sur 10 listes briguent donc un des 7 sièges mis en jeu. A Yverdon-les-Bains, on observe deux blocs, l’un de 5 candidats de gauche, l’autre de 6 candidats de la droite et du centre-droit. A Montreux, 14 personnes sont sur les rangs, alors que le syndic et conseiller national PLR Laurent Wehrli ne se représente pas. A Nyon, 17 candidats se lancent. Ils sont 29 à Vevey. Autant de candidats qui vont devoir se démarquer. Et dans ces élections communales, on retrouve des enjeux permanents tels que le maintien ou non des équilibres politiques entre la gauche et la droite, mais, selon le politologue vaudois René Knüsel, il y en a d’autres qui vont être de premiers plans en 2021 :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Première échéance le 7 mars pour le premier tour. Le deuxième aura lieu le 28 mars. Le scrutin se prolongera les 25 avril et 16 mai avec respectivement les premier et deuxième tours des élections des syndics.

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