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Vaud

Rentrée 2019 : Vaud veut plus d’égalité à l’école

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La conseillère d'Etat vaudoise en charge de la formation Cesla Amarelle a présenté la traditionnelle conférence de presse de la rentrée. Elle se tient cette année sous le signe de l'égalité des chances. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Cesla Amarelle place cette rentrée scolaire vaudoise sous le signe de l’égalité des chances. La ministre pointe du doigt un système de formation empreint de sélectivité sociale en Suisse qui reproduit, voire accentue les inégalités.

« C’est une réalité préoccupante », a résumé mardi la conseillère d’Etat en charge de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) à Lausanne. Cette inégalité se décline sous différentes formes comme par la sous-représentation des élèves issus de milieux modestes dans les études menant à la maturité.

Mais elle est aussi présente dès les premières années d’école avec des enfants souffrant de déficiences, de lacunes linguistiques ou rencontrant des difficultés d’apprentissage et qui nécessitent un encadrement particulier.

Un cinquième

« Il y a une grande hétérogénéité dans les classes et toujours plus d’élèves à besoins particuliers », poursuit la ministre. On estime que ceux-ci sont environ 18% par classe aujourd’hui.

Avec le concept 360°, Cesla Amarelle espère améliorer la situation. Ce cadre, qui part du principe d’une école inclusive et qui entre en vigueur dès cette rentrée, doit permettre aux établissements de l’école obligatoire d’identifier les besoins de leurs élèves pendant trois ans et de développer ou adapter des instruments pour y répondre. Chaque établissement recevra une enveloppe pour les dépenses liées à l’intégration.

Pour les syndicats SPV et SSP, la principale remarque sur ce concept concerne les moyens. Le premier demande que le système fonctionne sur une politique des besoins et non de moyens. Le second considère que les moyens supplémentaires débloqués pour ce concept sont insuffisants, d’autant plus que « les nouvelles missions confiées aux établissements s’ajoutent aux difficultés actuelles comme la pénibilité du travail des enseignants ».

Gros chantier

Autres chantiers que la conseillère d’Etat tient à « consolider » cette année: l’éducation au numérique, la Loi sur l’enseignement obligatoire (LEO) et la valorisation de la formation professionnelle. S’agissant du numérique, le canton poursuit sa phase-pilote dans dix établissements du deuxième cycle.

Il étend par ailleurs l’interdiction des téléphones portables à tous les établissements du cycle obligatoire. Partant du constat que tous les élèves n’ont pas une prise de distance critique sur le numérique, la ministre attend de l’école qu’elle leur fournisse les outils pour s’interroger. « J’espère que l’interdiction du portable sera une phase transitoire », explique-t-elle.

Ecole gratuite

Cette rentrée dans le canton de Vaud est également synonyme de gratuité de l’école obligatoire. Concrètement, les parents n’auront plus à ouvrir leur porte-monnaie pour les fournitures scolaires comme les livres, ni pour les camps et excursions.

Si la prise en charge des frais de fournitures par le canton n’a pas fait débat, le report de la prise en charge des camps et sorties par les communes a lui fait grincer des dents. Elles sont plusieurs à affirmer que les budgets arrêtés avant cette décision ne leur permettent pas d’assumer ces frais. Reste qu’à ce stade, aucune avancée n’a été annoncée dans ce dossier.

Plus nombreux

Lundi, ils seront près de 127’000 élèves à prendre ou reprendre le chemin de l’école dans le canton. Dans le secteur de l’obligatoire, cela représente 1000 élèves supplémentaires par rapport à l’an dernier et la poursuite de la tendance amorcée depuis huit ans.

Dans les détails, ils seront 90’480 à se rendre à l’école obligatoire et 36’500 au postobligatoire. Environ 13’220 enseignants retourneront en classe et 2900 étudiants s’assiéront sur les bancs de la Haute école pédagogique, dont 1300 nouveaux inscrits.

(KEYSTONE-ATS)

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Fausse alerte à la bombe à Payerne: un mineur identifié

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L'auteur de la fausse alerte à la bombe à l'Hôpital de Payerne a été identifié (archives). CREDIT: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
L’auteur de la fausse alerte à la bombe vendredi dernier à l’Hôpital intercantonal de Payerne (VD) a été identifié. Il s’agit d’un adolescent mineur de la région souffrant de troubles du comportement, annonce lundi la police cantonale vaudoise.

L’adolescent, par son comportement et ses propos, semble avoir « généré un malentendu », écrit la police dans son communiqué. Elle précise que ce jeune homme n’a jamais eu l’intention de mettre en alerte la population. Il a été entendu par des inspecteurs, avant d’être remis à ses parents.

Cet individu avait été surpris vendredi matin dans les sous-sols de l’hôpital, évoquant des explosifs. Un important dispositif avait été mis sur pied, mais après la fouille de plusieurs niveaux de l’établissement, aucun objet suspect n’avait été découvert.

 

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Alerte à la bombe à l’Hôpital de Payerne

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Vendredi 24 janvier 2020, un individu au comportement suspect a été surpris dans les sous-sols de l’Hôpital intercantonal de la Broye à Payerne. Il a parlé d’explosifs. Un important dispositif a été mis sur pied. Plusieurs niveaux de l’hôpital ont été fouillés par la Police cantonale. Aucun objet suspect n’a été découvert. L’hôpital n’a pas été évacué et aucune personne n’a été mise en danger. L’individu en question n’a pas encore été identifié.

Vendredi 24 janvier 2020, à 09h40, le personnel de l’Hôpital intercantonal de la Broye à Payerne a avisé la centrale du 117 qu’un homme inconnu au comportement suspect avait été mis en fuite dans les sous-sols de l’établissement. Il a évoqué des explosifs. Son attitude laissait penser qu’il souffre de problèmes psychologiques.

De nombreuses patrouilles de la gendarmerie se sont rendues sur place, dont des membres du groupe Neutralisation Enlèvement Détection d’engins explosifs (NEDEX), des spécialistes de la brigade canine et de la Police de sûreté de la Police cantonale vaudoise. La gendarmerie fribourgeoise a également envoyé des patrouilles.

Avec l’aide efficace du personnel de l’HIP, une fouille systématique des locaux a été menée sur plusieurs niveaux de l’hôpital. Pendant ces opérations, l’hôpital n’a pas été évacué. Par contre, l’accès a été interdit à toute personne venant de l’extérieur. Une cellule de crise a été mise en œuvre à l’HIB, notamment pour la gestion des événements urgents.

La fouille des locaux n’a pas amené la découverte d’objet suspect. L’homme a l’origine de cet événement n’a pour l’instant pas été identifié.

L’HIB a repris progressivement son rythme habituel à partir de 14h00. Les accès ne sont désormais plus interdits. Aucune personne n’a été mise en danger.

Cet événement a nécessité l’intervention de 6 hommes du SDIS Broye-Vully (en prévention), d’une ambulance du CSU-nvb (en prévention), de 3 patrouilles de la gendarmerie fribourgeoise, de 4 assistants de sécurité publique de la ville de Payerne et d’une cinquantaine de personnels de la Police cantonale vaudoise (brigade canine, NEDEX, DARD, gendarmerie et Police de sûreté).

(COMMUNIQUE POLICE VD)

 

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Facture sociale: des communes mettent la pression sur le canton

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Réunie en assises, une centaine de communes vaudoises ont envoyé jeudi soir un signal fort au Conseil d’Etat sur la facture sociale. Elles remettent en question la clé de répartition actuelle et déclarent « l’état d’urgence » pour les finances communales. Certaines envisagent même une action en justice.

A l’initiative des syndics de Crans-près-Céligny, Robert Middleton, et de Rolle, Denys Jaquet, des Assises de la facture sociale ont été organisées jeudi soir au Casino Théâtre de Rolle. Les deux responsables communaux ont aussi créé le Mouvement contre la facture sociale, un groupe de réflexion et non une nouvelle association intercommunale, aiment-ils à préciser.

L’objectif est de débattre de la facture sociale et exiger que le canton reprenne à sa charge la totalité des quelque 820 millions de francs de l’addition pour 2020, au lieu du principe « moitié-moitié » actuel. Des communes comme Crans-près-Céligny, Rolle et Bursinel ont récemment menacé de ne pas payer leur part de cette facture sociale.

« Plus de 160 personnes représentant 114 communes vaudoises ont participé à ces assises », soit plus du tiers des 309 communes du canton, se félicite Robert Middleton, interrogé par Keystone-ATS. « Villes et villages de toutes les régions du canton étaient représentés », souligne-t-il, se disant « impressionné et ému ».

« Ras-le-bol général »

« C’est un gros succès et un message fort envoyé au Conseil d’Etat pour dire que la situation actuelle ne peut plus durer et que des réformes rapides doivent être mises en place », affirme-t-il. « C’est un indicateur du ras-le-bol général des communes, dont beaucoup s’endettent et doivent commencer à emprunter pour faire tourner le ménage communal », constate-t-il.

Les assises ont adopté par acclamation plusieurs conclusions. Elles déclarent « l’état d’urgence pour les finances communales ». Elles « soutiennent » l’Union des communes vaudoises (UCV) et l’Association des communes vaudoises (AdCV) dans le cadre des négociations en cours avec le Conseil d’Etat.

Les représentants des communes présentes soulignent par ailleurs que leur action « ne met pas en cause la facture sociale en tant que telle », « ne vise pas la création d’une structure parallèle aux associations faîtières des communes » et « va de pair avec une refonte de la péréquation intercommunale qui répond aux besoins des communes à faible potentiel fiscal ».

Durcir le ton

Concrètement, le Mouvement va attendre le dénouement des discussions actuelles entre le gouvernement vaudois, l’UCV et l’AdCV. S’il devaient y avoir trop de concessions faites par les communes, MM. Middleton et Jaquet se réservent le droit de convoquer de nouvelles assises pour élaborer un plan d’action « plus dur ».

Les communes de Crans-près-Céligny et de Rolle ont déjà décidé de faire recours au Tribunal cantonal contre les chiffres définitifs de la facture sociale qui seront annoncés par le canton au mois de juin. Un groupe d’étude a été mis sur pied pour examiner les questions de constitutionnalité.

« Selon nous, la facture sociale ne respecte pas l’article 139 de la Constitution vaudoise, qui précise que les communes sont autonomes pour choisir l’affectation de leurs impôts », explique M. Middleton. « Plusieurs communes nous ont indiqué être prêtes à intenter une action collective », relève-t-il.

En décembre dernier, les représentants des communes ont aussi fait entendre leur ras-le-bol lors du débat sur le budget 2020 au Grand Conseil. Ils ont réclamé une nouvelle répartition des charges sociales. A leurs yeux, celles-ci pèsent trop sur les finances des communes et pas assez sur les épaules du canton.

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Yves Ravenel quitte également son poste de syndic

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Yves Ravenel a démissionné vendredi de sa fonction de syndic de Trélex (archives). (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO))
A peine deux semaines après avoir démissionné du Grand Conseil vaudois et de sa présidence, l’UDC Yves Ravenel quitte également sa fonction de syndic de la commune de Trélex (VD). Le vice-syndic du village, Cédric Marzer, a confirmé à l’agence Keystone-ATS une information de 24 heures.

« Je quitte mon poste de syndic avec effet immédiat », a annoncé Yves Ravenel vendredi sur le site du quotidien vaudois. Le politicien est dans la tourmente depuis la révélation d’une condamnation pour menaces sur son épouse.

« J’ai pris une semaine de réflexion et après 30 ans de politique, c’est bon, je tourne la page », explique-t-il. « Je vais me consacrer à ma santé, à mes proches et à ma vie de tous les jours », ajoute-il encore.

« Nous regrettons cette décision même si c’est un scénario qui restait possible dans cette situation inédite. C’est abrupt. Nous sommes sous le choc », confie M. Marzer. « Nous aurons une séance de la Municipalité lundi pour discuter des détails. Mais le collège municipal fonctionne bien et assure l’intérim », assure-t-il.

Déferlante médiatique

Yves Ravenel avait annoncé le lundi 13 janvier qu’il démissionnait avec effet immédiat de ses fonctions de président et député du Grand Conseil vaudois. Il était sous le feu des médias depuis la révélation au début du mois de sa condamnation, l’été dernier, pour menaces qualifiées et tentative de menaces qualifiées sur son épouse. Une condamnation à laquelle il avait d’abord fait opposition, avant de l’accepter.

L’ex-premier citoyen du canton avait dénoncé une « déferlante médiatique » sur sa vie privée et reconnu que « la confiance et la sérénité requises pour représenter les Vaudoises et les Vaudoise ne sont plus rassemblées ».

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La STEP régionale de La Côte franchit une nouvelle étape

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Une station d'épuration régionale doit voir le jour en 2025 à Gland (photo d'illustration). CREDIT: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
Le projet de station d’épuration régionale sur La Côte avance. Une nouvelle association intercommunale, l’APECplus, a été lancée pour piloter la construction de cette future STEP basée à Gland (VD).

Les trente communes partenaires doivent désormais se prononcer durant le premier trimestre 2020 sur les statuts d’APECplus, annonce celle-ci jeudi dans un communiqué. Il s’agira également de mener les premières études pour la réalisation de la STEP, estimée à ce stade à environ 98 millions de francs.

La planification actuelle prévoit le début des travaux pour 2023 et une mise en service en 2025. A terme, la STEP doit permettre de traiter les eaux usées de 120’000 équivalents habitants.

Cette STEP régionale unique, qui doit remplacer les quatre stations existantes, est « l’option qui présente le plus d’avantages, aussi bien sur le plan financier qu’environnemental », affirme l’APECplus. Les nouvelles infrastructures doivent mieux préserver les cours d’eau et le lac Léman, grâce notamment à un meilleur traitement des micropolluants et de l’azote.

L’APECplus rappelle qu’une évaluation des sites de la future STEP a été menée dès 2012, l’implantation étant impossible sur les sites actuels de Gingins, Nyon, Prangins et Gland. Le choix s’est finalement porté le site du Lavasson, situé sur la commune de Gland. Il a été retenu comme étant « le plus pertinent aussi bien du point de vue technique qu’environnemental ou territorial. »

Le projet sera financé à hauteur d’environ 20% par la Confédération et l’Etat de Vaud, dans le cadre du plan cantonal micropolluants.

 

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