Rejoignez-nous

Vaud

Une commission dit oui à la géothermie, non à l'initiative

Publié

,

le

La majorité de la commission du Grand Conseil vaudois recommande de rejeter l'initiative des Verts "pour un canton sans extraction d'hydrocarbures" déposée en 2017 (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

La commission du Grand Conseil vaudois a achevé ses travaux sur la Loi sur les ressources naturelles du sous-sol (LNRSS). Si elle soutient unanimement la géothermie, elle reste divisée sur l'initiative "pour un canton sans hydrocarbures", une majorité recommandant son rejet. Les Verts s'inquiètent.

La commission ad hoc constituée afin d'examiner la LNRSS et le projet de décret sur l'initiative populaire "Pour un canton sans extraction d'hydrocarbures", recommande l’entrée en matière sur le projet de loi à l’unanimité, indique-elle lundi dans un communiqué. Des divergences sont néanmoins apparues sur les questions liées à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures.

Le projet de loi constitue en effet un contre-projet indirect à l'initiative des Verts déposée le 9 février 2017. Cette dernière propose d'introduire un nouvel article dans la Constitution vaudoise interdisant la prospection, l'exploration et l'extraction des hydrocarbures dans le canton.

Pas de gaz de schiste

La commission s’est orientée vers une variante n'interdisant ni une ressource ni une technique. Une majorité s’est accordée sur l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, dont le gaz de schiste, le "tight gas" ou le gaz de couche.

La recherche et l'exploitation d'hydrocarbures conventionnels seraient quant à elles autorisées. Mais elles seraient soumises à la compensation intégrale de l’émission en équivalent CO2 de l'exploitation du carburant extrait, sous forme d'investissements dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie.

Interdiction totale

Une minorité de la commission soutient en revanche l’interdiction totale de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures, comme le demande le texte de l’initiative. Seule l'exploitation d'hydrocarbures conventionnels découverts fortuitement lors de forages pour des projets de géothermie serait encore possible, sous réserve de l'autorisation du Conseil d'Etat.

La commission souhaite que le projet de loi puisse être débattu rapidement au Grand Conseil afin de permettre à la géothermie profonde de se développer et de profiter des conditions de soutien financier prévues par la Confédération. Celles-ci sont limitées dans le temps, actuellement jusqu’en 2025, précise le communiqué.

Insuffisant

La majorité bourgeoise de la commission a fait un premier pas en direction de l’initiative des Verts en proposant d’ancrer dans la loi l’interdiction d’extraire des hydrocarbures non conventionnels. Ce n'est toutefois pas encore insuffisant, ont réagi les Verts vaudois.

D’autant que les Verts ont appris que le Département du territoire et de l’environnement (DTE) vient de renouveler le permis de recherche accordé à la société Petrosvibri (site de Noville). Ils tenteront de s’y opposer, relève leur communiqué.

Recours envisagé

Cette décision est en totale contradiction avec l’ambition affichée par la majorité bourgeoise de la commission d’interdire au niveau légal l’extraction des gaz non conventionnels. Il est en effet établi que les hydrocarbures dont l’extraction est prévue à Noville sont non conventionnels.

Dans de telles conditions, les Verts ne voient pas à ce stade de raison qui devrait les inciter à retirer l’initiative. Ils étudieront par ailleurs l’opportunité de former un recours à l’encontre du renouvellement du permis accordé à la société Petrosvibri.

Une seule procédure

Le projet de loi du Conseil d’Etat abroge la loi du 6 février 1891 sur les mines et celle sur les hydrocarbures de 1957. Il inclut le monopole régalien sur les matières premières ainsi que d’autres ressources du sous-sol. Désormais, une seule et même procédure de permis de recherche et de concession a été retenue pour permettre l’utilisation de l’ensemble des ressources concernées.

(ATS / KEYSTONE - CHRISTIAN MERZ)

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vaud

Le réseau PubliBike Lausanne-Morges vandalisé et suspendu

Publié

le

Les 39 stations et 360 vélos sont hors service pour une durée indéterminée. (©DR)
Le réseau de vélos en libre-service PubliBike de Lausanne-Morges a été suspendu cette semaine après avoir été vandalisé à large échelle. Les 39 stations et 360 vélos sont hors service pour une durée indéterminée. Le montant des dégâts s'élève à plusieurs dizaines de milliers de francs.

"Sur les 360 vélos du réseau, seuls cinq ont été épargnés et sont encore en état de rouler", a indiqué vendredi à Keystone-ATS un porte-parole de PubliBike, confirmant une information de la RTS. Le réseau a donc été mis hors service mardi dernier, précise-t-il. "On a de la peine à comprendre les raisons" de cette vague de déprédation qui "a commencé il y a quelques semaines", dit-il.

Selon le porte-parole, c'est la première fois que PubliBike doit faire face à un tel niveau de vandalisme sur plusieurs stations en même temps. Les auteurs de ces déprédations n'ont pas encore pu être identifiés. La société a déposé plusieurs plaintes contre inconnu.

"La plupart des cadenas ont été cassés à l'aide de pierres, de marteaux et de scies. Des vélos ont été retrouvés dans le lac et d'autres sont portés disparus", explique le porte-parole de l'entreprise. Celle-ci soupçonne "une réelle volonté de détruire" voire une éventuelle "préméditation".

Plus de 300 vélos sont depuis en réparation dans un atelier de Lonay (VD). PubliBike n'était pas en mesure d'annoncer une reprise du service de son réseau de vélos. Il faudra compter sur plusieurs jours voire semaines pour un retour à la normale. Des agents de sécurité vont être engagés pour surveiller l'ensemble du réseau Lausanne-Morges, a encore ajouté le porte-parole.

Continuer la lecture

Vaud

Le nombre de logements vacants augmente dans le canton

Publié

le

Malgré sa hausse constante, le taux de vacance fait toujours état d'une pénurie de logements dans le canton de Vaud. (Image d'illustration - ©Keystone/LAURENT GILLIERON)
Le canton de Vaud comptait 5700 logements vacants au 1er juin 2020. Parmi eux, 1200 sont disponibles uniquement à la vente. L'offre a connu une importante augmentation par rapport à l'année dernière, soit plus de 1180 logements (4510 en 2019). Conséquence, le taux global de vacance à travers tout le canton a grimpé de 1,1% à 1,4%.

Parmi ces 5700 logements vacants, 4480 sont offerts à la location ou sur les deux marchés (location et vente). Les logements disponibles à la location ont augmenté de 950 unités et ceux disponibles à la vente de 230 unités, a indiqué vendredi Statistique Vaud. La hausse la plus forte concerne les logements de trois pièces.

Le taux global de vacance n'a cessé d'augmenter depuis 2009, année du taux le plus bas jamais mesuré, soit 0,4%. Il atteint un niveau comparable à l'année 2000. Ce taux (encore provisoire) mesure le rapport mathématique entre l'effectif des logements offerts à la vente ou à la location et l'ensemble du parc de logements du canton.

Pénurie toujours là

Malgré sa hausse, le taux de vacance fait toujours état d'une pénurie de logements dans le canton. Le marché est considéré comme équilibré lorsqu'il affiche un taux de vacance de 1,5%, ce qui n'est plus le cas depuis 1999, précise l'Etat de Vaud.

Pour neuf des dix districts vaudois, le taux de vacance augmente. Trois districts affichent un taux global de vacance supérieur à 1,5%: Aigle (2,8%) Broye-Vully (2,6%) et Jura-Nord vaudois (1,7%). Aigle enregistre la plus forte augmentation (+0,7 point de %), et seul le district de Broye-Vully affiche une légère baisse (de 2,7% en 2019 à 2,6%).

L'enquête cantonale sur les locaux industriels et commerciaux vacants, effectuée conjointement à celle sur les logements vacants, chiffre à 183'600 m2 les surfaces industrielles et commerciales vacantes disponibles dans le canton. Elles étaient de 154'900 m2 en 2019, selon les statistiques.

Continuer la lecture

Vaud

C'est le Tribunal Fédéral qui tranchera pour les éoliennes au Mollendruz

Publié

le

De tous les parcs éoliens planifiés en Suisse, c'est sans doute celui qui abîme le plus lourdement le paysage, selon les opposants au projet. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Le parc éolien du Mollendruz n’est pas encore prêt de voir le jour. Après avoir vu leurs recours rejetés par la justice vaudoise le mois dernier, les opposants ne baissent pas les bras. Ils ont décidé de porter l’affaire devant le Tribunal Fédéral.

Parmi les recourants, l’on retrouve BirdLife Suisse, Helvetia Nostra ou encore Pro Natura. Tous s’opposent à la construction des douze mâts de plus de 200 mètres de hauteur sur la crête du Jura vaudois située entre le Col du Mollendruz et le Chalet Dernier. 

Selon eux, de tous les parcs éoliens planifiés en Suisse, c’est sans doute celui qui abîme le plus lourdement le paysage. Un intérêt qui n’a pas été assez pris en compte par la justice vaudoise dans son jugement.

Michel Bongard, Secrétaire général de Pro Natura Vaud :

Michel Bongard
Secrétaire général Pro Natura Vaud
Michel Bongard Secrétaire général Pro Natura Vaud

Un temps mise de côté par l’Etat de Vaud, la planification pour la construction de parc éoliens a finalement été faite. Mais pas dans le bon sens selon Michel Bongard, de Pro Natura Vaud :

Michel Bongard
Secrétaire général Pro Natura Vaud
Michel Bongard Secrétaire général Pro Natura Vaud

Elaboré depuis 2009, le projet de parc éolien du Mollendruz est mené par Energie Naturelle Mollendruz SA. La compagnie ewz est l'un des actionnaires aux côtés des communes de Juriens, La Praz, Mont-la-Ville, Vaulion et Yverdon-les-Bains.

 

Continuer la lecture

Vaud

Procès Guignard: acquittement demandé

Publié

le

Philippe Guignard et son avocate Marianne Fabarez-Vogt se sont défendus jeudi après-midi à Renens des accusations d'escroquerie à l'encontre de l'ancien pâtissier. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Le procès fleuve de Philippe Guignard s'est achevé jeudi soir à Renens (VD) en attendant le verdict le 28 juillet. L'avocate de l'ancienne star de la pâtisserie, qui risque la prison ferme, a demandé que son client soit libéré de l'accusation d'escroquerie.

Au côté de trois coprévenus, Philippe Guignard comparaissait jeudi pour la septième journée devant le Tribunal d'arrondissement du Nord vaudois, délocalisé à Renens. Il est accusé d'avoir dupé seize personnes entre 2011 et 2013 avec un projet immobilier à Orbe et utilisé leur argent - plus de 3,2 millions de francs - pour éponger des dettes personnelles et de sa société.

Des faits pour lesquels le procureur Anton Rüsch a requis mercredi une peine de prison de 3 ans, dont 18 mois ferme.

Avocate de Philippe Guignard, Me Marianne Fabarez-Vogt a concédé jeudi des traits "narcissiques" et l'ambition "parfois démesurée" de Philippe Guignard, lui qui n'a "pas pu résister à la tentation de l'agrandissement" de son entreprise. "C'était une star. Mais les étoiles, ce n'est pas bon pour la tête", a-t-elle déclaré.

Selon elle, Philippe Guignard n'a toutefois jamais fait preuve de malhonnêteté. Elle a affirmé que le pâtissier n'avait pas voulu s'enrichir personnellement avec ce projet immobilier, mais uniquement cherché "par tous les moyens" une issue à des affaires qui périclitaient.

Le principal intéressé, dans l'ultime prise de parole de la journée, a aussi reconnu qu'il avait été dépassé par les événements. "Je me suis lancé dans une opération qui était au-dessus de mes moyens. Je suis désolé et déçu de moi-même", a déclaré Philippe Guignard.

Santé précaire

Me Fabarez-Vogt a demandé que l'ancien pâtissier soit acquitté des principales accusations, soit l'escroquerie par métier et la gestion déloyale aggravée. Elle a ajouté que si le chef déchu devait néanmoins être condamné, sa peine devrait être "beaucoup plus clémente que celle requise" par le procureur.

Me Fabarez-Vogt est aussi revenue à maintes reprises sur la santé précaire de Philippe Guignard, qui souffre d'états dépressifs depuis plusieurs années. Décrivant un patron "complètement débordé", elle a estimé qu'il n'avait "plus le discernement adéquat" au moment de détourner les fonds du projet immobilier pour régler ses dettes.

Toujours au sujet de cette santé vacillante, l'avocate a demandé à la Cour de ne pas tenir compte du comportement parfois "inapproprié" de son client durant son procès. Car si Philippe Guignard s'est tenu à carreau jeudi, il s'était distingué les jours précédents par ses prises de parole intempestives, ses sorties de la salle d'audience ou ses somnolences.

Trois coprévenus

Egalement embarqués dans cette affaire, un ancien notaire, un financier et un promoteur immobilier risquent respectivement 24, 20 et 18 mois de prison avec sursis pour complicité d'escroquerie, selon le réquisitoire du procureur. Leurs avocats ont toutefois réclamé jeudi leur acquittement.

Concernant l'ancien notaire, son avocat a affirmé qu'il n'avait usé "d'aucune astuce et tromperie" dans l'opération du projet immobilier. Quant à ses deux confrères, ils ont notamment souligné que leurs clients s'étaient laissé "éblouir" par la notoriété de Philippe Guignard pour se lancer dans un projet qui semblait "crédible", sans se douter du véritable objectif du pâtissier.

Continuer la lecture

Lausanne

Lausanne veut se végétaliser avec des "jardins de poche"

Publié

le

Par la voie de sa municipale Natacha Litzistorf, Lausanne appelle ses habitants à végétaliser la Ville. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Lausanne veut “manger du bitume”. La Municipalité invite la population à végétaliser jusqu’aux plus petits recoins de la ville. Associations, collectifs, entreprises et habitants pourront obtenir un «permis de végétaliser», et planter, par exemple, des fleurs ou toute autre plante comestible.

Par cette démarche, Lausanne lance un appel à la population pour s’impliquer et se mobiliser afin de verdir la ville.

Pour ce faire, il faudra faire acte de candidature. La faisabilité des projets sera ensuite évaluée par les services de la Ville et devra respecter, évidemment, certaines règles. Comme le jardinage écologique et le respect de la sécurité des usagers.

Natacha Litzistorf, Municipale lausannoise en charge de l’environnement :

Natacha Litzistorf
Municipale lausannoise
Natacha Litzistorf Municipale lausannoise

Une marche à suivre et des recommandations pour ces "jardins de poche" sont disponibles sur le site de la ville : lausanne.ch

Pour accompagner les porteurs de projet, un kit de démarrage sera fourni, sous forme de cours de jardinage écologique, de terreau, de graines de fleurs et si nécessaire de bacs en bois.

Continuer la lecture

C'était quoi ce titre ?

Les 2 derniers titres

Horoscope du jour

Capricorne

Amours évoluant sur un mode accéléré : la passion est au rendez-vous, la séduction au top, les rencontres sont débridées.

Publicité

Les Sujets à la Une

X