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Vaud

Vaud ouvre deux nouveaux centres de vaccination

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Payerne a ouvert lundi un centre de vaccination aménagé sur le parking de l'hôpital. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Deux nouveaux centres de vaccination ouvrent leurs portes lundi à Payerne et à Rennaz (VD). A l'Hôpital intercantonal de la Broye (HIB), l'ancien homme de radio Jean-Charles Simon a été parmi les premiers à se faire vacciner. Le centre affiche complet pour un mois.

L'HIB a aménagé une installation modulaire de 270 m2 à l'extérieur de l'établissement, sur un parking. Il compte vacciner 175 personnes par jour dans un premier temps. Le rythme devrait s'accélérer, pour arriver à 325 par jour dès le 25 février, annonce lundi le HIB.

Le centre affiche complet pour son premier mois de vaccination. Les quelque 3000 plages horaire disponibles en ligne depuis le 18 janvier ont été occupées en moins de trois jours. Des équipes administratives et soignantes ont été engagées et formées par le canton. Son encadrement est assuré par l'hôpital broyard.

Seul le vaccin Moderna y est administré. Lundi, Jean-Charles Simon, 72 ans, a fait partie des premières personnes à être vaccinées. "Il est à risques et est venu en voisin, puisqu'il est Broyard", explique Christian Aebi, chargé de communication de l'hôpital.

Pour mémoire, avec Payerne et Rennaz, en plus des quatre sites déjà en fonction à Lausanne, Yverdon, Morges et Gland, le canton de Vaud dispose désormais de six centres de vaccination. L'ouverture d'autres espaces est prévue - à Beaulieu-Lausanne, mais aussi dans les régions d'Echallens et de Montreux - lorsque le canton sera assuré de disposer de suffisamment de vaccins.

Jean-Charles Simon est venu se faire vacciner "en voisin". (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

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Elections communales VD 2021

Le COVID a chamboulé la campagne des communales

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Les formations politiques ont dû se réinventer pour faire campagne, en cette période de pandémie. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

C’est une campagne un peu particulière qui s’achève. Celle pour les élections communales vaudoises du 7 mars. Campagne particulière à cause de la pandémie de coronavirus, qui a chamboulé les habitudes des partis politiques. Pas de grands rassemblements, de réunions ou de porte-à-porte : il a fallu se réinventer pour faire passer les messages.

Si les traditionnels stands lors des marchés ont tout même été maintenus, les partis ont aussi misé sur le digital. Vidéos de présentation des listes pour les Conseils communaux, des candidats aux Municipalités ont par exemple inondé les réseaux sociaux ces dernières semaines. Les programmes détaillés ont aussi été publiés sur les sites web des différentes formations politiques.

Mais au final, il aura été difficile pour les partis d’expliquer concrètement à la population leurs idées.

Pour René Knüsel, politologue et professeur honoraire en sciences sociales et politiques à l’Université de Lausanne, la pandémie a redistribué les cartes. Et cela pourrait avoir un impact sur les résultats finaux.

René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur honoraire à l'UNIL
René KnüselPolitologue et professeur honoraire à l'UNIL

Face à la situation sanitaire, certaines formations politiques ont tout de même pris le virage de l’innovation pour faire campagne. C’est le cas par exemple à Bussigny, où l’entente communale, composée du PLR, des indépendants de droite et des Vert’libéraux, a lancé le “BussiQuizz”. Un parcours de 6 postes répartis dans la commune, qui permettait aux habitants de s’informer sur le programme de l’entente, tout en répondant à différentes questions.

Une action politique. Mais pas que, selon le Président de la formation, Antonio Procaccitto :

Antonio Procaccitto
Président de l'entente communale de Bussigny
Antonio ProcaccittoPrésident de l'entente communale de Bussigny

Ce “BussiQuizz” s’est déroulé du 23 janvier au 14 février. Plus de 300 personnes ont participé. La moitié, qui a répondu tout juste, s’est même partagée 1’500 francs de bons d’achat à faire valoir auprès des commerçants de la commune.

Parmi les questions posées dans ce jeu, certaines avaient pour but de faire découvrir les spécificités de la commune de Bussigny.

Antonio Procaccitto, président de l’entente, à l’origine de ce quizz :

Antonio Procaccitto
Président de l'entente communale de Bussigny
Antonio ProcaccittoPrésident de l'entente communale de Bussigny

Composée des PLR, des indépendants de droite et des Vert’libéraux, l’entente communale de Bussigny présente 4 candidats pour l’élection à la Municipalité le 7 mars. Et 49 pour le Conseil communal. Face à eux : le PSIG, qui regroupe les indépendants de gauche, les socialistes et les Verts. Ils lancent 3 candidats pour l’exécutif bussignolais et 40 pour le législatif. Enfin, troisième formation en course dans ces élections communales à Bussigny : l’UDC, avec ses 2 candidats à la Municipalité et 22 candidats pour le Conseil communal.

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Vaud

Lausanne-Vevey: plusieurs chantiers simultanés sur l'A9 en 2021

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Les travaux vont bientôt reprendre sur l'A9 entre Lausanne et Vevey. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT - Archives).

Les travaux vont reprendre en mars sur l'A9 entre Lausanne et Vevey. L'Office fédéral des routes (OFROU) a présenté vendredi les différents chantiers prévus cette année sur ce tronçon, qui donneront lieu notamment à des "opérations spectaculaires" sur deux ponts.

Le pont à la jonction de Chexbres sera entièrement détruit entre le 16 et le 19 avril, puis reconstruit. C'est la première fois que la filiale d'Estavayer-le-Lac de l'OFROU va procéder à la démolition d'un tel ouvrage sur un axe principal, a expliqué le chef de projet Frédéric Rondeau lors d'une visioconférence. La gestion de ce chantier s'annonce particulièrement complexe, tant pour les travaux en eux-mêmes que pour la gestion du trafic.

Un peu plus loin en direction du Vevey, une autre "prouesse technique" sera nécessaire pour assainir le pont sur la Salenche, dont l'état est jugé "dégradé". Pour cet ouvrage, il est prévu de déconstruire et reconstruire le tablier du pont en maintenant la structure métallique, a indiqué Guillaume Garcia-Mora, chef de projet pour ce tronçon.

Divers autres travaux d'assainissement sont prévus jusqu'en novembre sur ce secteur de l'A9, comme par exemple pour le tunnel de Flonzaley et le pont des Curnilles. Le système de récolte des eaux sera également renouvelé. Une paroi anti-bruit de 300 m de long sera aussi posée sur les hauts de Vevey, dans le respect des paysages de Lavaux, a ajouté M. Garcia-Mora.

L'ensemble de ces travaux représente un investissement de 54 millions de francs pour 2021. Le projet global, entamé en 2017 et prévu jusqu'en 2032, est estimé à près de 900 millions de francs.

Site web dédié

Quant à l'impact de la crise sanitaire, il a pu être absorbé l'an dernier. Les chantiers ont certes fermé durant six semaines, mais le retard a pu être rattrapé. Pour cette année, le coronavirus ne devrait pas entraîner de perturbations particulières sur le planning, a estimé M. Rondeau. Il a expliqué que les mesures mises en place en 2020, comme les temps de pause décalés, seront toujours appliquées. Le port du masque reste également obligatoire lorsque les ouvriers ne peuvent pas maintenir une distance suffisante entre eux.

En revanche, le trafic sera à nouveau impacté par ces différents travaux avec des fermetures, des changements de voie et des réductions de vitesse. L'OFROU a rappelé qu'il avait développé un site internet spécialement dédié à l'axe Vennes-Chexbres et ses environs. Il donne des informations pratiques aux automobilistes, mais aussi aux riverains.

Pas de solution à long terme

Pour mémoire, parallèlement à ces travaux d'assainissement, l'OFROU a cherché des solutions à long terme dans ce secteur, soit au-delà de 2040. Plusieurs variantes ont été examinées comme la construction de nouvelles voies, essentiellement en tunnel. Le rapport, remis en septembre dernier, souligne toutefois qu'aucune option n'a été retenue. En cause: la topographie des lieux qui ne permet pas d'envisager une solution à des coûts raisonnables.

Le canton de Vaud a dit partager les conclusions de l'OFROU, expliquant miser sur le train pour faciliter les déplacements entre Lausanne et Vevey. Cela n'a toutefois pas été du goût des communes riveraines. Lutry a notamment demandé une reprise des études.

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Elections communales VD 2021

La majorité de gauche dans le viseur du centre et de la droite à Lausanne

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Sauf énorme surprise, la majorité de gauche devrait se maintenir à la Municipalité de Lausanne. Ici, le Syndic socialiste Grégoire Junod. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

A quoi ressemblera la Municipalité de Lausanne ces 5 prochaines années ? La population est appelée à élire son nouvel exécutif le 7 mars prochain, dans le cadre des élections communales, qui se dérouleront dans tout le canton de Vaud. Analyse des enjeux avec le politologue René Knüsel.

Sept sièges sont en jeu. Ils sont actuellement occupés par trois socialistes : Grégoire Junod, Florence Germond et Oscar Tosato. Ce dernier ne se représente pas. Deux Verts sont aussi en poste : Natacha Litzistorf et Jean-Yves Pidoux, qui ne se représente pas. Le sixième siège est occupé par le POP David Payot. Enfin, la Municipalité lausannoise compte un seul et unique représentant de droite : le PLR Pierre-Antoine Hildbrand.

Pour ce premier tour, 26 candidats, répartis sur 10 listes, sont sur les rangs.

Au final, la gauche devrait rester ultra-majoritaire, même si les Verts ont brisé la traditionnelle alliance rose-rouge-verte au 1er tour. Le PLR espère quant à lui décrocher un deuxième siège.

Tour d’horizon des enjeux avec René Knüsel. Il est politologue et professeur honoraire en sciences sociales et politiques à l’Université de Lausanne :

René Knüsel
Politologue et professeur honoraire à l'UNIL
René KnüselPolitologue et professeur honoraire à l'UNIL

La droite souhaite conquérir un second siège à la Municipalité de Lausanne. Pour y parvenir, le PLR lance deux candidats, dont son sortant Pierre-Antoine Hildbrand. L’UDC propose même un ticket avec 5 candidats.

Pour le politologue René Knüsel, il n’est pas impossible de voir un deuxième représentant de droite entrer à l’exécutif. Il nous explique pourquoi :

René Knüsel
Politologue et professeur honoraire à l'UNIL
René KnüselPolitologue et professeur honoraire à l'UNIL

Pour le Conseil communal lausannois, 396 candidats sont en course pour 100 sièges. Des candidates et candidats répartis sur 10 listes : Le Centrw, Les Verts et Jeunes Verts, Juste Milieu, Action nationale et chrétienne, le Parti socialiste, l’UDC, le PLR, Ensemble à Gauche, les vert'libéraux et le Parti scientifique citoyen.

La gauche est majoritaire depuis de nombreuses et compte actuellement 61 sièges au Conseil communal. Une majorité qui ne devrait pas être trop bousculée lors de ces élections.

René Knüsel, politologue et professeur honoraire en sciences sociales et politiques à l’UNIL :

René Knüsel
Politologue et professeur honoraire à l'UNIL
René KnüselPolitologue et professeur honoraire à l'UNIL

Les élections communales vaudoises ce sera le dimanche 7 mars. Avec le premier tour pour les Municipalités. Le second est agendé au 28 mars.

 

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Culture

Un livre célèbre 100 femmes qui ont fait Lausanne

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Elisa Serment, garde-malade diplômée, participe à la fondation de l'Union des femmes de Lausanne. (Images d'archives - ©KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Un livre retrace la vie de 100 femmes qui ont marqué de leur empreinte la ville de Lausanne. L'ouvrage, très accessible, est largement illustré par la dessinatrice Hélène Becquelin. Il sort de presse lundi.

Le destin de ces femmes fait écho aux débats actuels sur la place des femmes et leur reconnaissance par la société, explique jeudi la ville dans un communiqué. L'ouvrage a été réalisé par un groupe d'expertes sous la houlette de la déléguée à l'égalité de la ville.

Ces courts récits, faciles à lire, illustrent les obstacles auxquels ces femmes se sont heurtées en raison de leur genre. Mais aussi leurs succès. L'ouvrage s'ouvre avec Elisa Serment (1865-1957), garde-malade diplômée de La Source devenue une pionnière féministe.

De Jaquette de Clause (XVe siècle) à Mère Sofia, les personnalités choisies sont toutes décédées. On n'y trouvera donc pas certaines figures plus récentes, comme Yvette Jaggi. Ces femmes sont nées à Lausanne, y ont vécu ou ont fait rayonner la ville dans le monde.

Gravir des montagnes

Parmi les militantes, Antoinette Quinche (1896-1979) s'engage en faveur du suffrage féminin, accordé en 1959 dans le canton de Vaud. Elle entre en pionnière au Collège classique cantonal: il est réservé aux garçons, jusqu'à ce que son père exige de voir le règlement interdisant à une fille de suivre les cours: il n'y en a pas. En 1923, elle et Linette Combe sont les premières Vaudoises à obtenir un doctorat en droit de l'Université de Lausanne.

Dans un autre registre, Henriette d'Angeville (1794-1871) s'attaque à un bastion masculin: l'alpinisme. Elle est la première femme à avoir gravi le Mont-Blanc et à avoir elle-même financé et organisé son expédition. Elle tiendra un journal toute sa vie, dont le dernier tome est conservé au Musée historique de Lausanne.

Tennis ou pédagogie

Lolette Payot (1911-1988) était la meilleure joueuse de tennis de l'histoire suisse avant l'arrivée de Martina Hingis. Classée deux fois au quatrième rang mondial, elle a des parents qui géraient le club de Montchoisi, où elle enseignera. Le livre revient aussi sur des parcours de scientifiques, philanthropes, artistes ou pédagogues.

Cet ouvrage de 150 pages s'inscrit dans un projet de valorisation des femmes dans la mémoire collective, car trop souvent, l'espace public a été pensé par et pour les hommes. Plusieurs de ces femmes font déjà ou feront l'objet d'une visibilisation dans la ville par la pose de plaques commémoratives ou l'attribution de noms de rues, annonce la ville.

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Vaud

Projets à Renens et Prilly: les CFF font marche arrière

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Les projets immobiliers des CFF à Renens et Prilly peuvent se poursuivre comme prévu. (Images d'archives - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON}

Les projets immobiliers des CFF à Renens et Prilly ne sont plus gelés. L'ancienne régie fédérale a annoncé jeudi faire marche arrière, à la grande satisfaction des autorités vaudoises.

Les CFF avaient indiqué fin janvier suspendre une trentaine de projets immobiliers jusqu'en 2025, dans l'Ouest lausannois mais aussi à Berne, Zurich ou Winterthour. Ils avaient justifié cette décision en raison de la situation économique "très tendue" due à la crise du coronavirus et au fait que la Confédération ne leur permettait pas d'augmenter leur plafond d'endettement.

La Confédération a toutefois fini par revoir ses directives, permettant ainsi aux CFF "d'étendre leur marge de manoeuvre financière", écrit jeudi le transporteur dans son communiqué. Ainsi, les CFF "peuvent mettre en œuvre sans interruption" les projets qu'ils pensaient suspendre. Ils précisent toutefois qu'une nouvelle évaluation de la situation sera faite lorsque l'impact de la pandémie sera plus clair.

Efforts payants

Dans la foulée du communiqué des CFF, le canton de Vaud s'est réjoui de ce dénouement. "Les arguments vaudois pour défendre ces projets essentiels pour le canton ont convaincu le Conseil fédéral de revoir sa position", remarque l'Etat de Vaud dans son communiqué.

Il est vrai que les autorités vaudoises, cantonales et communales, n'ont pas ménagé leurs efforts pour défendre les projets de Malley-Gare et de Quai Ouest à Renens. Les communes concernées sont montées aux barricades et les députés du Grand Conseil ont voté à l'unanimité une résolution pour soutenir le Conseil d'Etat dans ses démarches à Berne.

Le gouvernement vaudois remercie aussi l'engagement de la députation vaudoise aux Chambres fédérales, via notamment la motion déposée par le conseiller aux Etats et président de OuestRail Olivier Français. Le texte de l'élu PLR, qui demande de relever le plafond d'endettement des CFF, avait été largement soutenu la semaine dernière par la commission des finances du Conseil des Etats.

Chantiers stratégiques

Le canton de Vaud a encore rappelé jeudi "l'importance stratégique" de ces projets pour renforcer le noeud ferroviaire Lausanne-Renens. Un report aurait aussi été "en contradiction" avec la volonté d'améliorer l'accessibilité des emplois et logements en transports publics, alors que la lutte contre le réchauffement climatique est une priorité. Ces chantiers doivent aussi jouer un rôle "dans l'indispensable politique anticyclique d'investissements" pour limiter les effets économiques de la crise du coronavirus.

Les communes de Renens, Prilly et Lausanne ont aussi réagi dans un communiqué commun, dans lequel elles soulignent que ces réalisations "jouent un rôle central dans le plan des investissements communaux". Quelque 2500 nouveaux habitants et emplois dépendent des projets Malley-Gare et Quai Ouest.

A cheval entre Prilly et Renens, le projet Malley-Gare doit constituer la première étape de la renaissance de la friche de Malley. Devisé à 250 millions de francs, il prévoit la construction de plusieurs bâtiments, dont deux tours, pour accueillir des logements et des bureaux. Quant à Quai Ouest, il vise à construire un nouvel immeuble à côté de la gare de Renens.

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